Drones contre alliances : comment Kiev monnaie sa guerre auprès d’une douzaine de pays
Du Golfe à Helsinki, l'Ukraine échange son savoir-faire militaire contre des garanties stratégiques, au moment où Washington se retire.
Depuis mars 2026, Volodymyr Zelensky transforme l'expertise ukrainienne en drones en monnaie diplomatique. D'Abou Dhabi à Helsinki, une douzaine de pays négocient désormais avec Kiev un cadre baptisé « Drone Deal ».
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le pivot post-américain
Après la suspension de l'aide militaire par Donald Trump et l'effondrement des pourparlers de Genève, Kiev reconstruit ses alliances hors de Washington.
Une asymétrie économique imparable
Un système complet ukrainien Hunter coûte 32 000 euros, contre plus de 900 millions pour un Patriot. Défendre devient moins cher qu'attaquer, exactement l'inversion que cherchent les pays du Golfe.
Le goulet d'étranglement réglementaire
Le contrôle des exportations reste, selon Chatham House, le principal obstacle. Les accords sont signés ; les livraisons traînent. La Commission européenne, elle, ne s'exprime pas.
Le risque de prolifération
Europol et Interpol documentent déjà la diffusion d'armes ukrainiennes vers le marché noir européen. Varsovie prépare le projet Trident.
Une fenêtre qui se referme
Douze à dix-huit mois avant que Tytan (Allemagne) et Frankenburg (Estonie) proposent des systèmes équivalents. Les drones russes à réaction à 400 km/h imposent déjà une montée en gamme.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Depuis mars 2026, l'Ukraine a signé ou ouvert des négociations avec une douzaine de pays Arabie saoudite, Qatar, Émirats, Allemagne, Norvège, Pays-Bas, Turquie, Syrie, Azerbaïdjan, Finlande, Jordanie, Bahreïn.
- Le cadre « Drone Deal » organise la coproduction et les licences d'exportation pour systèmes sans pilote la Finlande a été invitée à le rejoindre le 5 mai 2026.
- L'asymétrie économique est le moteur 32 000 € pour un système Hunter complet contre plus de 900 millions pour un Patriot, défendre devient moins cher qu'attaquer.
- L'industrie de défense ukrainienne tourne à moitié de ses capacités les premiers contrats d'exportation officiels sont attendus pour la seconde moitié de 2026.
- Europol et Interpol documentent déjà la diffusion d'armes ukrainiennes sur le marché noir européen, un risque que la Pologne tente d'endiguer via le projet Trident.
- Aucune source consultée ne mentionne la position de la Commission européenne sur ces transferts de technologie militaire.
Lorsque Volodymyr Zelensky atterrit à Bahreïn, le mardi 5 mai [1], la visite ne suscite nulle réaction particulière. C’est précisément ce qui la rend remarquable. Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama [2][3][4][5][6][7][8][9]: depuis deux mois [10], les déplacements du président ukrainien au Proche-Orient et dans le Caucase se sont multipliés, après plus de quatre années [11] de guerre de haute intensité contre la Russie.
Kiev tente d’occuper un espace diplomatique nouveau, après s’être longtemps concentré presque exclusivement sur les capitales européennes et Washington [12]. La méthode est inédite dans l’histoire récente de l’Ukraine. Selon plusieurs sources, on se souvient comment Israël, après la guerre du Kippour en 1973, avait progressivement monnayé son expérience du combat en exportant ses drones vers de nombreux pays, transformant un savoir-faire né dans la nécessité en levier diplomatique. Selon plusieurs sources, la Turquie a suivi un chemin comparable avec le Bayraktar TB2. Kiev s’inscrit dans cette filiation, à un rythme inédit: quatre ans après l’invasion russe du 24 février 2022 [13], la diplomatie de Volodymyr Zelensky [14] a changé de nature.
Le Golfe d’abord, par nécessité partagée
Fin mars [15], Zelensky signe des partenariats de sécurité à long terme avec l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis [16]. Mi-avril [17], Kiev conclut des accords de production d’armements avec l’Allemagne [17], puis avec la Norvège et les Pays-Bas [18]. Suivent la Turquie et la Syrie [19], puis l’Azerbaïdjan d’Ilham Aliyev [20]. Le 5 mai 2026 [21], la Finlande de Petteri Orpo [22] est invitée à rejoindre le cadre baptisé « Drone Deal » [23]: des accords bilatéraux portant sur la coproduction, le transfert de technologies et la délivrance de licences d’exportation pour les systèmes sans pilote [24].
Au total, en soixante jours, plusieurs pays ont signé ou ouvert des négociations formelles avec Kiev: Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Allemagne, Norvège, Pays-Bas, Turquie, Syrie, Azerbaïdjan, Finlande, ainsi que des étapes diplomatiques en Jordanie et à Bahreïn. D’autres dossiers sont en cours d’instruction sans accord formalisé. Le périmètre exact dépend de la définition retenue: partenariat de sécurité signé, mémorandum technique ou simple discussion avancée.
L’asymétrie économique: pourquoi le Golfe ne pouvait pas refuser
Le ressort de cette diplomatie est mécanique, et c’est ce qui la rend, pour l’instant, imparable. Les monarchies du Golfe se savent vulnérables. L’Iran [25] dispose de dizaines de milliers de Shahed en réserve [26]. Un drone Shahed coûte entre 20 000 et 30 000 dollars à fabriquer [27]. L’intercepter avec un missile Patriot PAC-3 coûte plusieurs millions de dollars [28]. Les Ukrainiens, eux, fabriquent des intercepteurs pour quelques milliers d’euros [29]. Un système complet Hunter - drone, logiciel, station au sol et lanceur - revient à 32 000 euros [30]. Un système Patriot complet: plus de 900 millions d’euros [31].
L’arithmétique est sans appel pour un État qui doit défendre des centaines de kilomètres de littoral et des infrastructures pétrolières dispersées. À effectif égal de menaces, défendre avec du Patriot coûte beaucoup plus cher qu’attaquer avec du Shahed; défendre avec du Hunter coûte moins cher qu’attaquer. C’est exactement cette inversion de la courbe coût/efficacité qui rend l’offre ukrainienne irrésistible pour Riyad, Doha ou Manama. Ce sont d’ailleurs les Ukrainiens qui ont déployé environ 200 experts dans le Golfe [32] pour aider les États de la région à se défendre contre les Shahed [33], qu’ils interceptent quotidiennement [34].
Mais l’asymétrie a une face cachée. Elle suppose que les drones à neutraliser restent dans une enveloppe technologique proche du Shahed actuel. Or, Fabian Hoffmann, chercheur au Norwegian Defence University College [35], note que les nouveaux drones russes à réaction volent désormais à 400 km/h [36] - trop vite pour la plupart des intercepteurs manuels. À ce rythme, l’avantage économique ukrainien s’érode: il faudra automatiser, accélérer, monter en gamme. Et qui en profite vraiment? Pour l’instant: les acheteurs du Golfe, qui obtiennent une défense bon marché; et les industriels ukrainiens, qui découvrent un marché. Les contribuables américains, eux, restent sollicités pour les systèmes haut de gamme que ces drones ne remplacent pas tout à fait.
Pourquoi maintenant: le retrait américain
Le calendrier n’est pas neutre. En février 2025 [37], Zelensky a été humilié dans le Bureau ovale par Donald Trump [38], qui l’a qualifié de « dictateur » [39]. Le président américain a largement suspendu l’aide militaire à Kiev. Les pourparlers de paix de Genève, en février 2026 [40], se sont effondrés au bout de deux heures le deuxième jour [41]: la Russie avait lancé une frappe de missiles sur des villes ukrainiennes le premier jour [42]. Washington a réduit les livraisons d’armes à Kiev, la guerre contre l’Iran nécessitant de préserver les stocks [43].
L’Ukraine a tiré les conclusions. Phillips P. O’Brien, professeur d’études stratégiques à l’université de St Andrews [44], affirme que Kiev a désormais « renoncé aux États-Unis » [45]. Zelensky a publiquement reproché à Washington d’avoir assoupli les sanctions sur le pétrole russe: « la Russie a encore manipulé les Américains et le président des États-Unis » [46].
Une industrie qui tourne à moitié de ses capacités
L’industrie de défense ukrainienne dispose d’une capacité de production inutilisée de 50 % dans certains domaines [47]. Zelensky a annoncé que l’Ukraine commencerait bientôt à exporter des armes [48] et promis de simplifier les procédures administratives [49]. Les premiers contrats d’exportation officiels - systèmes aériens et maritimes sans pilote - sont attendus pour la seconde moitié de 2026.
Le portefeuille technologique ukrainien attire. Le Sting, quadricoptère développé par la société Wild Hornets [50][51]. Le Merops, drone intercepteur à voilure fixe financé par Eric Schmidt, ancien dirigeant de Google [52]. Des systèmes acoustiques comme Zvook [53] et Sky Fortress [54]. Les drones ukrainiens traitent les cibles volant jusqu’à 6 000 mètres d’altitude [55]. Le Merops dépasse 250 km/h [56], contre 185 km/h pour le Shahed [57].
L’angle mort: le contrôle des exportations et le silence européen
Le récit officiel a ses fissures. Orysia Lutsevych, chercheuse à Chatham House [58], le résume sèchement: « Le point d’étranglement est le contrôle des exportations » [59]. En clair: malgré les accords signés, Kiev peine à livrer. « L’Ukraine doit désormais s’organiser pour tenir ses engagements » [60]. Kiev pose aussi une condition non négociable: aucune exportation ne doit affaiblir ses propres capacités de défense sur le front est [61].
À ce goulet d’étranglement ukrainien s’ajoute un silence remarquable: aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne la position des institutions européennes, en tant que telles, sur ces transferts de technologie militaire vers le Golfe. Les règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires devraient pourtant s’appliquer dès lors qu’un État membre coproduit ou réexporte. Aucune prise de position publique n’est documentée dans cette affaire. Cette absence est, en soi, une donnée politique.
Le risque rarement évoqué: la prolifération
L’autre angle mort est rarement évoqué dans les capitales européennes: la diffusion incontrôlée. Les statistiques d’Europol [62] et d’Interpol [63] attestent, selon Paulina Polko, directrice du département des sciences de la sécurité à l’Académie WSB [64], « que des armes provenant d’Ukraine apparaissent en Allemagne et se répandent dans toute l’Europe. Il s’agit de fusils d’assaut, de pistolets, voire de lance-grenades, qui se retrouvent sur le marché noir » [65]. Varsovie prépare le « projet Trident » [66] pour endiguer un afflux attendu de milliers d’armes illégales par an [67] après la fin du conflit, contre des centaines aujourd’hui [68]. Le journal polonais Rzeczpospolita en a obtenu les détails [69]. La fin des conflits armés est historiquement associée à un risque de prolifération incontrôlée [70].
Ce que dit l’ambiguïté des Émirats
L’alignement du Golfe sur Kiev n’est pas total - et nulle part ailleurs cette ambiguïté n’est aussi visible qu’aux Émirats arabes unis. Les Émirats arabes unis ont signé fin mars un partenariat de sécurité à long terme avec Kiev [16]. Mais en décembre 2025 [71], ils ont publié une déclaration condamnant une attaque présumée de drones ukrainiens contre la résidence de Vladimir Poutine [72] - attaque que l’Ukraine a niée. Et dans le même temps, la valeur des échanges commerciaux entre la Russie et les Émirats a grimpé à 12 milliards de dollars en 2025 [73].
Comment un même État peut-il être partenaire de sécurité de Kiev, défenseur public de Poutine et partenaire commercial massif de Moscou? La réponse tient à ce que les diplomates du Golfe appellent depuis longtemps une « neutralité active »: une doctrine qui consiste à entretenir des canaux avec toutes les parties d’un conflit pour préserver à la fois la sécurité physique de l’État, ses revenus commerciaux et son rôle de médiateur potentiel. Un diplomate européen anonyme [74] veut y voir un signe de bascule: « Nous verrons les pays du Golfe s’aligner davantage sur l’UE » [75]. « L’ère de la neutralité est révolue » pour la région [76]. La formule est belle; les 12 milliards d’échanges avec Moscou [73] suggèrent qu’elle est prématurée.
Le pari de Zelensky est lisible. Pavlo Klimkin, ancien ministre des affaires étrangères ukrainien entre 2014 et 2019 [77], le formule ainsi: « Le statu quo au Proche-Orient est terminé. Toute la région comprend désormais qu’elle doit se préparer à des formes d’escalade imprévisibles. Dans ce contexte, un pays qui possède une expérience concrète du combat et un écosystème technologique fonctionnant en temps réel devient extrêmement précieux » [78]. Orysia Lutsevych complète: « Zelensky s’efforce vraiment de montrer que l’Ukraine est un atout et non un fardeau, et qu’elle a une réponse à apporter à la nature changeante de la guerre » [79].
Une fenêtre qui se referme plus vite qu’on ne le pense
Le récit dominant présente cette « diplomatie des drones » comme une victoire ukrainienne. Les chiffres racontent autre chose. L’industrie tourne à 50 % de ses capacités [47]. Les procédures d’exportation restent un « point d’étranglement » [59]. Et surtout, le savoir-faire ukrainien a une valeur datée - plus datée qu’on ne le dit.
Première raison: la menace évolue. Les nouveaux drones russes à réaction volent à 400 km/h [36], ce qui complique l’interception manuelle dont les opérateurs ukrainiens ont fait leur signature. Fabian Hoffmann [35] estime qu’il faudra automatiser massivement pour rester dans la course. Deuxième raison: la concurrence européenne se structure rapidement. Des entreprises comme Tytan, basée en Allemagne [80], et Frankenburg, basée en Estonie [81], développent déjà leurs propres systèmes autonomes - concurrents directs des intercepteurs ukrainiens, mais sans le passif réglementaire d’un pays en guerre. Troisième raison: l’Ukraine elle-même a commencé à fabriquer des drones à l’étranger, en Allemagne et au Royaume-Uni notamment [82], ce qui dilue son avantage exclusif.
Combien de temps cette fenêtre reste-t-elle ouverte? Aucun expert cité ne s’avance sur une durée chiffrée, mais la trajectoire est nette: les industriels européens proposeront à terme des produits comparables, certifiés OTAN, sans les contraintes d’un fournisseur en conflit. Au-delà, le savoir-faire ukrainien continuera d’avoir une valeur d’expérience - mais plus de valeur de monopole.
Et un détail rarement souligné: le même savoir-faire qui séduit Riyad et Helsinki alimente, par fuite, le marché noir européen. Ce qui se vend aux États se diffuse aussi en dehors d’eux. C’est la rançon de toute industrie d’armement qui tourne sous-employée dans un pays en guerre.
► Zelensky-Trump: récit d'une humiliation diplomatique
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (82)
« Lorsque Volodymyr Zelensky atterrit à Bahreïn, mardi 5 mai, la visite ne suscite nulle réaction particulière. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riyad, Doha, Abou Dhabi, Amman, Damas, Bakou, Erevan, et désormais Manama: alors que la guerre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Depuis deux mois, les déplacements du président ukrainien au Proche-Orient et dans le Caucase se sont multipliés. »
lemonde.fr ↗ ↩
« après plus de quatre années de guerre de haute intensité contre la Russie. »
lemonde.fr ↗ ↩
« après s’être longtemps concentré presque exclusivement sur les capitales européennes et Washington. »
lemonde.fr ↗ ↩
« depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022. »
lemonde.fr ↗ ↩
« les déplacements du président ukrainien Volodymyr Zelensky au Proche-Orient et dans le Caucase se sont multipliés. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Lors de sa tournée diplomatique dans les pays du Golfe à la fin du mois de mars »
slate.fr ↗ ↩
«.après avoir conclu fin mars des partenariats de sécurité à long terme avec l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. »
boursorama.com ↗ ↩
« Mi-avril, Kiev a également conclu des accords de production d'armements avec l'Allemagne »
slate.fr ↗ ↩
« Ce mois-ci, l'Ukraine a signé des accords de défense en Allemagne, en Norvège et aux Pays-Bas. »
boursorama.com ↗ ↩
« Ces dernières semaines, Volodimir Zelensky a également conclu des accords de coopération en matière de sécurité avec la Turquie et la Syrie. »
boursorama.com ↗ ↩
«.et a signé ce week-end des accords avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev sur la défense et l'énergie. »
boursorama.com ↗ ↩
« Le Premier ministre finlandais discute des incursions de drones avec Zelensky et envisage de rejoindre « l’accord sur les drones » mai 5, 2026 »
visahq.com ↗ ↩
« Le Premier ministre Petteri Orpo a eu un entretien dimanche soir avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky »
visahq.com ↗ ↩
« Zelensky a profité de cette rencontre pour inviter la Finlande à rejoindre le nouveau cadre « Drone Deal » de Kyiv »
visahq.com ↗ ↩
« des accords bilatéraux portant sur la coproduction, le transfert de technologies et la délivrance de licences d’exportation pour les systèmes sans pilote »
visahq.com ↗ ↩
« la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran bouleverse la région. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'Iran disposerait de dizaines de milliers de Shahed en réserve. »
latribune.fr ↗ ↩
« Un drone Shahed coûte environ entre 20 000 et 30 000 dollars »
latribune.fr ↗ ↩
« un missile Patriot (PAC-3) utilisé pour l'abattre coûte plusieurs millions de dollars »
latribune.fr ↗ ↩
« L'Ukraine produit désormais des intercepteurs dont le coût de fabrication unitaire est estimé à quelques milliers d'euros seulement. »
latribune.fr ↗ ↩
« Le coût d'un système complet, tel que le modèle Hunter, s'élève à environ 32 000 euros. »
latribune.fr ↗ ↩
« En comparaison, un système Patriot complet peut coûter plus de 900 millions d'euros. »
latribune.fr ↗ ↩
« l'Ukraine a déployé environ 200 experts dans le Golfe »
latribune.fr ↗ ↩
« aider les États de la région à se protéger des drones iraniens Shahed à longue portée »
latribune.fr ↗ ↩
« un engin que les forces ukrainiennes interceptent quotidiennement »
latribune.fr ↗ ↩
« selon Fabian Hoffmann, du Norwegian Defence University College »
latribune.fr ↗ ↩
« l'arrivée de modèles à réaction volant à 400 km/h complique la tâche des humains »
latribune.fr ↗ ↩
« Malgré l'humiliation infligée lors de leur rencontre dans le Bureau ovale en février 2025 »
slate.fr ↗ ↩
« Le président états-unien a pourtant largement suspendu l'aide militaire à Kiev »
slate.fr ↗ ↩
« allant jusqu'à qualifier son homologue Volodymyr Zelensky de «dictateur» »
slate.fr ↗ ↩
« The Geneva peace talks in February 2026 collapsed after two hours on day two. »
mickryan.substack.com ↗ ↩
« The Geneva peace talks in February 2026 collapsed after two hours on day two. »
mickryan.substack.com ↗ ↩
« Russia launched a missile strike on Ukrainian cities on the opening day of the talks. »
mickryan.substack.com ↗ ↩
« Washington a réduit les livraisons d'armes à Kiev, la guerre contre l'Iran nécessitant de préserver les stocks »
slate.fr ↗ ↩
« Phillips P. O'Brien, professeur d'études à l'université de St Andrews, en Écosse »
slate.fr ↗ ↩
« il affirme que l'Ukraine aurait désormais «renoncé aux États-Unis» »
slate.fr ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky a ouvertement critiqué l'assouplissement états-unien des sanctions visant le pétrole russe, notant que «la Russie a encore manipulé les Américains et le président des États-Unis» »
slate.fr ↗ ↩
«.l'industrie de défense ukrainienne disposait d'une capacité de production inutilisée de 50% dans certains domaines. »
boursorama.com ↗ ↩
«.qu'elle commencerait bientôt à exporter des armes. »
boursorama.com ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky a promis de simplifier ces procédures administratives »
latribune.fr ↗ ↩
« Parmi les systèmes qui captent l'attention des stratèges américains figure le Sting. Ce quadricoptère en forme de balle est développé par la société Wild Hornets. »
latribune.fr ↗ ↩
« Un drone intercepteur Sting de la société ukrainienne Wild Hornets »
latribune.fr ↗ ↩
« Un autre modèle, le Merops, bénéficie de financements liés à l'ancien dirigeant de Google, Eric Schmidt. »
latribune.fr ↗ ↩
« Des systèmes acoustiques comme Zvook ou Sky Fortress complètent ce dispositif. »
latribune.fr ↗ ↩
« Des systèmes acoustiques comme Zvook ou Sky Fortress complètent ce dispositif. »
latribune.fr ↗ ↩
« Les drones traitent les cibles volant jusqu'à six mille mètres d'altitude. »
latribune.fr ↗ ↩
« Ce drone à voilure fixe atteint des vitesses supérieures à deux cent cinquante kilomètres par heure. »
latribune.fr ↗ ↩
« Il dépasse largement la pointe de cent quatre-vingt-cinq kilomètres par heure du Shahed iranien. »
latribune.fr ↗ ↩
« « Le point d’étranglement est le contrôle des exportations », souligne Orysia Lutsevych, chercheuse à Chatham House »
latribune.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Orysia Lutsevych est en réalité directrice du Forum sur l'Ukraine à Chatham House (Head of Ukraine Forum), et non simplement 'chercheuse' - voir factoide f78 et site officiel Chatham House. ↩
« « Le point d’étranglement est le contrôle des exportations », souligne Orysia Lutsevych, chercheuse à Chatham House »
latribune.fr ↗ ↩
« "L'Ukraine doit désormais s'organiser pour tenir ses engagements." »
boursorama.com ↗ ↩
« Kiev pose toutefois une condition non négociable. Aucune exportation ne doit affaiblir ses propres capacités de défense sur le front est. »
latribune.fr ↗ ↩
« Les statistiques d'Europol et d'Interpol attestent que des armes provenant d'Ukraine apparaissent en Allemagne »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« Les statistiques d'Europol et d'Interpol attestent que des armes provenant d'Ukraine apparaissent en Allemagne »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« explique Paulina Polko, directrice du département des sciences de la sécurité à l'Académie WSB. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« "Les statistiques d'Europol et d'Interpol attestent que des armes provenant d'Ukraine apparaissent en Allemagne et se répandent dans toute l'Europe, il est donc peu probable qu'elles évitent la Pologne par quelque miracle. Il s'agit de fusils d'assaut, de pistolets, voire de lance-grenades, qui se retrouvent sur le marché noir. Ce constat nous amène à supposer que les armes en provenance d'Ukraine transitent par la Pologne bien trop facilement", explique Paulina Polko, directrice du département »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« tout cela est prévu par le projet Trident destiné à préparer les policiers à la détection et à la répression de la contrebande d'armes et d'explosifs. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« Des milliers d'armes illégales par an au lieu des centaines actuellement. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« Des milliers d'armes illégales par an au lieu des centaines actuellement. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« Le journal Rzeczpospolita en a obtenu les détails. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« La fin des conflits armés a toujours été associée au risque d'une prolifération incontrôlée. »
amp.agoravox.fr ↗ ↩
« En décembre 2025, cependant, les Émirats arabes unis ont publié une déclaration condamnant une attaque présumée de drones ukrainiens contre la résidence de Vladimir Poutine »
euractiv.com ↗ ↩
« En décembre 2025, cependant, les Émirats arabes unis ont publié une déclaration condamnant une attaque présumée de drones ukrainiens contre la résidence de Vladimir Poutine, ce que l’Ukraine a nié. »
euractiv.com ↗ ↩
« La valeur des échanges commerciaux entre la Russie et les Émirats arabes unis a grimpé à 12 milliards de dollars en 2025. »
euractiv.com ↗ ↩
« « L’espoir est que cela fasse pencher la balance davantage en faveur de l’Ukraine: armes, défenses aériennes, financement, tout cela serait bénéfique », a déclaré un diplomate. »
euractiv.com ↗ ↩
« « Nous verrons les pays du Golfe s’aligner davantage sur l’UE », a assuré un autre diplomate »
euractiv.com ↗ ↩
« « l’ère de la neutralité est révolue » pour la région. »
euractiv.com ↗ ↩
« juge ainsi l’ancien ministre des affaires étrangères ukrainien (2014-2019) et diplomate Pavlo Klimkin. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le statu quo au Proche-Orient est terminé, juge ainsi l’ancien ministre des affaires étrangères ukrainien (2014-2019) et diplomate Pavlo Klimkin. Toute la région comprend désormais qu’elle doit se préparer à des formes d’escalade imprévisibles. Dans ce contexte, un pays qui possède une expérience concrète du combat et un technologique fonctionnant en temps réel devient extrêmement précieux. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« "Zelensky s'efforce vraiment de montrer que l'Ukraine est un atout et non un fardeau, et qu'elle a une réponse à apporter à la nature changeante de la guerre", a déclaré Orysia Lutsevych. »
boursorama.com ↗ ↩
« des entreprises européennes comme Tytan en Allemagne »
latribune.fr ↗ ↩
« ou Frankenburg en Estonie développent déjà leurs propres systèmes automatisés »
latribune.fr ↗ ↩
« Si l'Ukraine a commencé à fabriquer des drones à l'étranger, notamment en Allemagne et en Grande-Bretagne. »
boursorama.com ↗ ↩
Sources
- Comment l’Ukraine tente d’élargir son horizon diplomatique en vendant ses armes
- Défense : le Pentagone veut acheter des drones ukrainiens pour protéger le Golfe
- L'Ukraine tourne enfin le dos à Donald Trump et redessine de nouvelles alliances mondiales
- "Diplomatie des drones" : comment l'Ukraine tente de gagner de précieux alliés
- Les accords de défense Ukraine-Golfe ravivent l’optimisme européen
- The Scales Begin to Tip: Assessing Ukraine's New Strategic Momentum in 2026
- Le Premier ministre finlandais discute des incursions de drones avec Zelensky et envisage de rejoindre « l’accord sur les drones »
- Ukraine : comment le drone est devenu l'atout maître de la diplomatie de Zelensky
- La Pologne se prépare à un afflux d’armes de contrebande en provenance d’Ukraine
