Versailles : l’ex-président du CNC Dominique Boutonnat relaxé en appel pour agression sexuelle
La cour d'appel de Versailles a prononcé ce vendredi 3 juillet la relaxe de Dominique Boutonnat, ancien patron du CNC, poursuivi pour agression sexuelle sur son filleul en Grèce en 2020.
Ce vendredi 3 juillet 2026, la cour d'appel de Versailles a relaxé Dominique Boutonnat, ex-président du Centre national du cinéma, des accusations d'agression sexuelle portées par son filleul. La présidente a motivé la décision en indiquant que la culpabilité des faits reprochés n'est pas établie. En première instance, en juin 2024, il avait été condamné à trois ans de prison dont un an ferme.
L’essentiel
- 3 juillet 2026 : la cour d’appel de Versailles relaxe Dominique Boutonnat pour agression sexuelle
- Faits : agression sexuelle présumée sur son filleul, alors âgé de 19 ans, en Grèce en août 2020
- Première instance : condamnation à 3 ans de prison dont 1 an ferme en juin 2024
- Motivation : la présidente de la cour estime que la culpabilité n’est pas établie
- Réactions : les avocats de la défense saluent une décision motivée ; la partie civile ne s’exprime pas
La cour d’appel de Versailles a prononcé ce vendredi 3 juillet 2026 la relaxe de Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). L’ex-haut fonctionnaire de 56 ans était poursuivi pour agression sexuelle sur son filleul, des faits qui se seraient déroulés en Grèce en août 2020.
Le dénouement judiciaire
Dominique Boutonnat comparaissait libre devant la cour d’appel. La présidente de la formation de jugement a motivé la relaxe en indiquant que « la culpabilité des faits d’agression sexuelle reprochés n’est pas établie », selon les informations de TV5Monde et de l’Agence France-Presse.
Cette décision infirme le jugement rendu en première instance par le tribunal correctionnel de Nanterre, qui avait condamné Dominique Boutonnat en juin 2024 à trois ans de prison, dont un an ferme. Cette condamnation l’avait contraint à démissionner de la présidence du CNC, poste qu’il occupait depuis 2019.
Les faits et la procédure
Les faits reprochés à Dominique Boutonnat remontent à août 2020. Son filleul, alors âgé de 19 ans, l’accusait de l’avoir agressé sexuellement lors d’un séjour en Grèce. Le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête après le dépôt de plainte du jeune homme.
Lors du procès en appel, qui s’est tenu en mai 2026, l’avocat général avait requis une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, à l’encontre de Dominique Boutonnat, selon La Gazette France. La défense avait plaidé la relaxe, contestant la matérialité des faits.
Réactions des avocats
Mes Céline Lasek et Delphine Meillet, avocates de Dominique Boutonnat, ont salué une décision « extrêmement motivée en droit et en fait », rapporte TV5Monde. Elles ont estimé que la relaxe était la conséquence logique de l’absence de preuves suffisantes.
En revanche, Me Caroline Toby, avocate du plaignant, a choisi de ne pas s’exprimer publiquement après le prononcé de l’arrêt, selon les mêmes sources.
Contexte dans les Yvelines
La cour d’appel de Versailles est l’une des plus importantes juridictions d’appel en France, couvrant les départements des Yvelines, des Hauts-de-Seine et de l’Essonne. Elle siège dans le palais de justice de Versailles, place André-Mignot. Cette affaire, très médiatisée en raison de la fonction de Dominique Boutonnat à la tête du CNC, a été suivie avec attention dans le milieu du cinéma et au-delà. Le département des Yvelines, qui compte près de 1,5 million d’habitants, est régulièrement le théâtre de procès d’envergure nationale.
Alors que l’actualité judiciaire retient l’attention, le Tour de France 2026 bat son plein : le sprinteur belge Arnaud De Lie a manqué la présentation des équipes à Barcelone, tandis que le jeune Paul Seixas s’apprête à vivre son premier Tour.
Prochaine étape
À ce stade, aucun pourvoi en cassation n’a été annoncé. La relaxe prononcée par la cour d’appel de Versailles est définitive en l’absence de pourvoi du parquet général ou de la partie civile. Si la partie civile décidait de se pourvoir, la Cour de cassation ne pourrait examiner que les questions de droit, pas les faits.
Cet arrêt met un terme à plus de cinq années de procédure judiciaire. Dominique Boutonnat, qui avait quitté la tête du CNC en juin 2024, retrouve la présomption d’innocence pleine et entière.