Vesoul : le 2e appartement de colocation solidaire inauguré avec le préfet
Loyer de 20 à 50 euros, bénévolat obligatoire et accompagnement social le dispositif passe à deux logements et six bénéficiaires
Le préfet de la Haute-Saône Serge Jacob et des élus locaux ont inauguré le 30 avril 2026 le deuxième appartement de colocations solidaires à Vesoul. Ce T3 à loyer très modéré accueille trois jeunes en précarité, contre une participation bénévole obligatoire et un suivi éducatif assuré par l'AHSSEA.
Le préfet de la Haute-Saône Serge Jacob et des élus locaux ont inauguré le 30 avril 2026 le deuxième appartement de colocations solidaires à Vesoul. Ce T3 à loyer très modéré accueille trois jeunes en précarité, contre une participation bénévole obligatoire et un suivi éducatif assuré par l’AHSSEA.
L’essentiel
- Inauguration : 30 avril 2026, en présence du préfet Serge Jacob et d’élus locaux.
- Loyer : 20 à 50 euros par mois pour un T3 partagé à Vesoul.
- Bénéficiaires : six jeunes aidés au total depuis le lancement du dispositif, via les deux appartements.
- Accompagnement : deux éducateurs de l’AHSSEA assurent le suivi éducatif et social.
- Financement : État, conseil départemental, communauté d’agglomération, ville de Vesoul, CAF, Habitat 70, Éducation nationale et acteurs de l’insertion.
Une inauguration en présence du préfet
Jeudi 30 avril 2026, Serge Jacob s’est rendu à Vesoul pour l’ouverture officielle du deuxième logement du dispositif. Les élus locaux et les partenaires du projet étaient présents, selon le compte officiel de la préfecture sur X.
Ce deuxième appartement s’inscrit dans la continuité du premier, ouvert le 6 janvier 2025. Le modèle reste identique : un T3 loué à tarif très bas, un encadrement associatif, et une contrepartie en bénévolat.
20 à 50 euros par mois, bénévolat en échange
Le loyer est fixé entre 20 et 50 euros mensuels, selon L’Est Républicain. En contrepartie, chaque colocataire s’engage à effectuer des heures de bénévolat obligatoire et à participer à la vie locale, comme l’indique la préfecture sur X.
L’accompagnement est assuré par deux éducateurs de l’AHSSEA - Association haut-saônoise pour la sauvegarde de l’enfant à l’adulte. Ils veillent au bon fonctionnement de la colocation et au respect des engagements pris par les résidents. Ce suivi éducatif et social vise une sortie vers l’autonomie : emploi, formation, logement pérenne.
Le dispositif se rapproche d’autres expériences de logement d’insertion accompagné menées en France. À Biarritz, 28 logements sociaux ont été inaugurés dans une démarche différente mais avec le même objectif d’accès au logement pour les publics fragiles.
Trois résidents, trois trajectoires
Selon L’Est Républicain, les trois premiers occupants du deuxième appartement sont Moïse, 18 ans, étudiant en bac pro comptabilité ; Ben, 19 ans, réfugié tchadien en formation logistique ; et Clara Galmiche, 18 ans, en BTS assistant de gestion. Ces profils illustrent la cible du projet : étudiants, jeunes travailleurs et réfugiés en situation de précarité.
Un réseau de partenaires étoffé
Le projet mobilise un large partenariat institutionnel. La préfecture cite sur X : l’État, le conseil départemental de Haute-Saône, la communauté d’agglomération de Vesoul, la ville de Vesoul, la CAF, l’Éducation nationale, Habitat 70 et les acteurs de l’emploi et de l’insertion.
Ce montage collectif s’inscrit dans le plan gouvernemental contre la pauvreté. Les préfectures sont régulièrement mobilisées sur des dossiers de logement social à l’échelle locale, dans des configurations qui varient selon les territoires.
Contexte en Haute-Saône
La Haute-Saône est un département rural de 242 000 habitants environ, où la précarité des jeunes constitue un enjeu identifié. Vesoul, préfecture du département, concentre les dispositifs d’insertion et de formation. L’AHSSEA y intervient depuis plusieurs décennies dans le champ de la protection de l’enfance et de l’insertion sociale.
À l’échelle nationale, l’INSEE indique qu’environ 13,5 % de la population française était en situation de privation matérielle et sociale en 2025. Ce contexte justifie, selon les porteurs du projet, le développement de formules de logement intermédiaire comme la colocation solidaire.
En Bourgogne-Franche-Comté, région dont fait partie la Haute-Saône, la préfecture de région recense plusieurs initiatives locales liées au plan contre la pauvreté. L’expérience vésulienne reste toutefois l’une des rares à combiner logement très social, bénévolat obligatoire et accompagnement éducatif renforcé par une association spécialisée.
Depuis janvier 2025 : six jeunes accompagnés
Le premier appartement avait accueilli ses trois résidents le 6 janvier 2025, rapporte Ici.fr. Avec le deuxième logement, le dispositif totalise désormais six jeunes accompagnés. L’Est Républicain fait état de « sorties positives vers l’autonomie » pour les premiers bénéficiaires, sans préciser les détails de ces parcours.
Le modèle est qualifié de « porte d’entrée vers l’emploi » par les acteurs du projet, selon le titre de l’article de L’Est Républicain. Dans les Vosges voisines, d’autres initiatives locales misent aussi sur la formation et l’emploi pour ancrer les jeunes dans le territoire.
Aucune annonce d’extension du dispositif à d’autres communes ou d’ouverture d’un troisième appartement n’a été communiquée à ce stade.
Sources
- Préfecture de la Haute-Saône (@Prefet70) : Tweet inauguration 2e appartement colocation solidaire Vesoul
- L'Est Républicain : Deuxième colocation solidaire inaugurée à Vesoul : un mode de logement atypique, « porte d'entrée vers l'emploi »
- Ici.fr : Haute-Saône : une première colocation solidaire à Vesoul pour trois étudiants
- L'Est Républicain : Vesoul. Porte ouverte sur la première colocation solidaire de Haute-Saône