Vivastreet : la justice relance l’enquête pour proxénétisme aggravé
La cour d'appel de Paris a infirmé le non-lieu rendu en septembre 2025 et renvoyé le dossier à l'instruction.
La cour d'appel de Paris a infirmé le 5 mai un non-lieu en faveur de Vivastreet. L'enquête pour proxénétisme aggravé reprend après dix ans.
- La cour d'appel de Paris a infirmé le 5 mai 2026 le non-lieu rendu en septembre 2025 en faveur de Vivastreet.
- L'enquête pour proxénétisme aggravé reprend après près de dix ans de procédure.
- La rubrique Erotica a généré plus de 33 millions d'euros de chiffre d'affaires entre 2013 et 2018, soit 40 à 50 % du total du site.
- L'enjeu juridique central une plateforme numérique peut-elle être qualifiée d'« établissement » au sens de l'article 225-10 du code pénal
- L'infirmation est liée à un vice de procédure le Mouvement du Nid n'a jamais reçu le réquisitoire définitif.
Le message est toujours là. Sept ans après [1]. Sur la rubrique « Rencontres » de Vivastreet, fermée le 18 juin 2018 [2], une phrase s’affiche encore: « En dépit de nos efforts, il a été suggéré que certains utilisateurs font un usage inapproprié de notre site » [3]. Le site n’a pas changé un mot. La justice, elle, vient de changer d’avis.
Le 5 mai [4], la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a infirmé l’ordonnance de non-lieu rendue le 10 septembre 2025 [5] en faveur du site et de ses anciens dirigeants. Les appels des parties civiles sont déclarés recevables [6]. Le dossier retourne au juge d’instruction [7]. Près de dix ans après les premières plaintes [8], les investigations pour proxénétisme aggravé reprennent.
Une rubrique à 33 millions d’euros
Les gendarmes de la section de recherches de Paris [10] ont fait les comptes. 37 annonces par page [11], 240 pages disponibles [12]. Soit environ 8 880 annonces en permanence [13] pouvant s’apparenter à des propositions sexuelles tarifées. Le tarif de base: 79,99 euros par mois et par annonce [14], contre 29,99 euros pour une offre d’emploi [15]: la prime tarifaire sur la prostitution est de 2,6. Entre 2013 et 2018, la rubrique « Erotica » a généré plus de 33 millions d’euros de chiffre d’affaires [9] selon les calculs des enquêteurs.
Les annonces, les enquêteurs en ont lu des milliers. « C’est 120 euros la demi-heure 180, l’heure. Je propose l’amour avec pénétration vaginale. Pas de sodo » [16], lâchait une jeune femme qui recevait dans le 12e arrondissement de Paris. D’autres: « SEXY CHINOISE DISPO H24 » [17], « BELLE PETITE POUPEE SUPER SEXY POUR VOUS » [18]. Le Mouvement du Nid avait dressé un constat d’huissier [19] montrant que le modérateur de Vivastreet « ne pouvait ignorer la nature » du contenu lié à la prostitution.
Derrière les annonces, une économie souterraine
Les 33 millions d’euros encaissés par Vivastreet ne sont qu’une fraction visible d’un flux financier autrement plus large. Selon les estimations versées au dossier, la rubrique « Erotica » représentait entre 40 et 50 % du chiffre d’affaires global du site [20], soit 11 à 21 millions d’euros annuels [21]. La maison mère, W3 Ltd, est domiciliée à Jersey [22], paradis fiscal britannique au régime opaque. Côté annonceurs, les enquêteurs ont relevé que les mêmes textes, les mêmes numéros, les mêmes photos réapparaissaient dans plusieurs villes - signature classique de réseaux organisés plutôt que de démarches individuelles. Matilda Ferey, avocate de l’association Agir contre la prostitution des enfants [23], déplorait dès 2025 que « de nombreuses pistes [soient] restées inexplorées, notamment la responsabilité de sociétés derrière le site Vivastreet en leur qualité de personne morale » [24]. Yannick Pons, le fondateur, voyait sa fortune personnelle évaluée à 70 millions d’euros dès 2013 [25] [26].
Une jeune fille de 14 ans, une plainte, dix ans
L’affaire commence par une enquête de France Inter en 2016 [27]. Une jeune fille de 14 ans [28] a posté une annonce sur Vivastreet en se faisant passer pour une masseuse de 20 ans [29]. Ses parents portent plainte pour proxénétisme sur mineure [30]. Le 1er décembre 2016 [31], le Mouvement du Nid dépose à son tour plainte. Une enquête préliminaire est ouverte en février 2017 [32], confiée à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) [33]. Le 30 mai 2018 [34], le parquet ouvre une information judiciaire pour proxénétisme aggravé contre X [35]. Le 18 juin, Vivastreet ferme « Rencontres » [2]. Aucune des sources consultées ne précise si la jeune fille de 14 ans [28] ou ses parents figurent parmi les parties civiles au dossier renvoyé en instruction.
« Hébergeur », rien d’autre: le pari juridique de Vivastreet
La défense du site tient en un mot. Vivastreet « modère le contenu », n’est qu’un « hébergeur », « pas responsable du contenu généré par les internautes » [36]. L’argument repose sur la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 (LCEN), dont l’article 6 distingue radicalement l’éditeur, responsable de plein droit des contenus qu’il publie, et l’hébergeur, qui n’engage sa responsabilité qu’à compter du moment où il a effectivement connaissance d’un contenu illicite et n’agit pas promptement pour le retirer. Ce régime, transposé d’une directive européenne de 2000 et désormais articulé avec le règlement européen sur les services numériques (DSA, applicable depuis février 2024), offre aux plateformes de petites annonces un bouclier puissant.
Mais l’argument bute sur l’article 225-10 du code pénal, qui punit le proxénétisme aggravé de dix ans d’emprisonnement [37] et de 750 000 euros d’amende [38]. Dans sa version en vigueur depuis le 19 mars 2003 [39], il vise notamment quiconque « détient, gère, exploite, dirige, fait fonctionner, finance ou contribue à financer un établissement de prostitution » [40], ou « accepte ou tolère habituellement » dans un établissement ouvert au public que des personnes s’y prostituent [41]. La question, posée pour la première fois à ce niveau par le dossier Vivastreet, est de savoir si une plateforme numérique peut être qualifiée d’« établissement » au sens de ce texte. Une jurisprudence affirmative ferait sauter le bouclier de l’hébergeur sur tout le secteur des petites annonces en ligne.
La contradiction au cœur du non-lieu
Dans son ordonnance de septembre 2025, la juge d’instruction reconnaît que la rubrique Erotica abritait bien des « offres à caractère prostitutionnel » [42], dont les dirigeants « ne pouvaient raisonnablement ignorer la réalité » [43]. Elle qualifie la modération d’« insuffisante » [44]. Et elle prononce pourtant un non-lieu, au motif qu’il manque « une volonté délibérée » [45] de favoriser ces publications, et en saluant la « coopération réelle et efficiente » [46] du site avec les services de sécurité.
La logique interroge: comment ne pas pouvoir ignorer, et ne pas vouloir? La magistrate a appliqué un critère intentionnel strict, équivalent à un dol spécial - il faudrait prouver que les dirigeants ont activement souhaité le développement de la prostitution sur leur plateforme. Les parties civiles défendent une lecture toute différente: l’article 225-10 réprime aussi celui qui « accepte ou tolère habituellement » la prostitution dans un établissement. Connaissance avérée plus inaction prolongée, plaident-elles, suffisent à caractériser la tolérance. C’est très exactement ce débat-là que la cour d’appel renvoie au juge d’instruction.
Le vice de procédure qui change tout
Ce qui a fait basculer la cour d’appel n’est pas une question de fond. C’est un papier qui n’est jamais arrivé. Le Mouvement du Nid n’a jamais reçu le réquisitoire définitif du parquet de Paris [47]. L’association a saisi la cour d’appel pour ce motif [48]. Les magistrats ont infirmé une ordonnance par laquelle la juge initiale avait refusé un acte d’investigation [49]. « Ce dossier a été délaissé pendant dix ans. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de cette décision de la cour d’appel » [50], confient Sophie Obadia et Joachim Bokobsa, avocats du Mouvement du Nid [51]. Me Lorraine Questiaux [52] ajoute: « C’est une décision qui s’imposait. Il est absolument primordial que les autorités judiciaires s’attaquent aux proxénètes en cols blancs qui dans le cynisme le plus complet bâtissent des fortunes sur les viols et la haine des femmes » [53].
L’angle mort: l’enquêteur et l’enquêté
Reste un point que les parties civiles dénoncent depuis 2018 et que la cour d’appel devra réexaminer: la conduite de l’enquête initiale. L’OCRTEH, organe désigné pour traquer la traite des êtres humains, avait noué avec Vivastreet un partenariat formalisé: le site lui transmettait les annonces qu’il jugeait suspectes [54]. Selon l’ACPE, le fondateur du site assurait des formations auprès de la police judiciaire [55] et se targuait d’avoir lui-même saisi cette dernière en 2009 [56] sur la recrudescence d’annonces prostitutionnelles. Pour les parties civiles, ces liens « trop étroits » [57] ont produit une enquête « à décharge » [58]: le site choisissait les annonces qu’il signalait, l’enquêteur recevait son dossier déjà filtré, et les pistes sur la responsabilité des personnes morales restaient « inexplorées » [24]. Le refus d’un acte d’investigation par la juge initiale, infirmé par la cour d’appel [49], s’inscrit dans cette ligne. Le renvoi devant un nouveau juge a précisément pour objet de rouvrir les actes refusés et d’examiner la chaîne de responsabilité jusqu’à la maison mère W3 Ltd, à Jersey [22].
Une voix critique sur les chiffres
Tous les acteurs ne parlent pas d’une seule voix. Laurent Mélito, sociologue ayant travaillé dans un service social d’accueil de personnes prostituées [59], nuance le récit dominant. Le Mouvement du Nid estime que 60 % de la prostitution se fait désormais en ligne [60]. « Ces chiffres sont purement idéologiques », répond le chercheur. « Dans la rue, vous comptez des personnes. Sur internet vous comptez des annonces » [61]. Une même personne peut avoir une dizaine d’annonces actives [62]. Pour lui, une fourchette « crédible » serait « entre 50 et 70 % » [63], sans plus de précision possible.
Pourquoi maintenant
La fermeture de la rubrique « Rencontres » est intervenue le 18 juin 2018 [64], quelques semaines après celle de Backpage.com aux États-Unis, le 6 avril 2018 [65]. On se souvient que le site américain avait été l’objet, des années durant, du même argumentaire « hébergeur » que Vivastreet. Ses responsables ont depuis été poursuivis par la justice fédérale américaine pour blanchiment et facilitation de la prostitution. Backpage demeure à ce jour un précédent souvent cité de plateforme de petites annonces sanctionnée pénalement pour son rôle dans l’économie prostitutionnelle - une référence que les parties civiles françaises mettent désormais en avant.
En France, le non-lieu de septembre 2025 aurait pu enterrer définitivement le dossier. Le vice de procédure soulevé par les parties civiles l’a empêché. La cour d’appel renvoie maintenant l’affaire devant un nouveau juge d’instruction. « La cour d’appel a bien en tête les enjeux liés à la prostitution et à la manne financière qu’elle représente. Nous espérons désormais que le nouveau juge d’instruction reprenne l’affaire » [66], déclarent les avocats du Mouvement du Nid.
Sollicitée, Me Céline Lasek, avocate du fondateur et actionnaire de la société [67], n’avait pas réagi dans l’immédiat. Le message d’excuses, lui, est toujours en ligne. Il y est depuis sept ans.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (67)
-
sept ans - Durée depuis la fermeture des rubriques « Rencontres » jusqu'à la date de l'article
« Sept ans plus tard, y figure toujours le même message »
mediapart.fr ↗ ↩ -
18 juin 2018 - Date de fermeture définitive de la rubrique Rencontres de Vivastreet
« Le 18 juin 2018, Vivastreet a fermé définitivement sa rubrique Rencontres. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
"En dépit de nos efforts, il a été suggéré que certains utilisateurs font un usage inapproprié de notre site, en agissant d’une manière qui serait contraire à nos conditions générales. En conséquence, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre notre section Rencontres, afin de prévenir tout abu - Message affiché par Vivastreet à la place des pages de la rubrique "Rencontres".
« Un message s'affiche désormais en lieu et place de ces pages: "En dépit de nos efforts, il a été suggéré que certains utilisateurs font un usage inapproprié de notre site, en agissant d’une manière qui serait contraire à nos conditions générales. En conséquence, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre notre section Rencontres, afin de prévenir tout abus." »
marianne.net ↗ ↩ -
5 mai - Date à laquelle la cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu.
« Mais ce mardi 5 mai, la cour d’appel de Paris a infirmé cette décision et demandé le renvoi du dossier à l’instruction où les investigations pourraient désormais reprendre. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
10 septembre 2025 - Date de l'ordonnance de non-lieu infirmée par la chambre de l'instruction
« « a infirmé l’ordonnance de refus d’acte » et celle « aux fins de non-lieu du 10 septembre 2025 » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La chambre de l’instruction a déclaré les appels des parties civiles recevables - Décision sur la recevabilité des appels des parties civiles
« « La chambre de l’instruction a déclaré les appels des parties civiles recevables » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le dossier retourne au juge d’instruction saisi - Suite de la procédure judiciaire après l'infirmation du non-lieu
« en précisant que le dossier retournait donc au juge d’instruction saisi »
leparisien.fr ↗ ↩ -
près de 10 années - Durée de la procédure judiciaire concernant Vivastreet.
« Après près de 10 années de procédure, le 10 septembre 2025, la justice tranche »
acpe-asso.org ↗ ↩ -
plus de 33 millions d'euros - Chiffre d'affaires généré par la rubrique "Erotica" entre 2013 et 2018.
« la rubrique "Erotica" a généré un chiffre d’affaires de plus de 33 millions d’euros entre 2013 et 2018, d’après les calculs des gendarmes. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Gendarmes de la section de recherches de Paris, enquêteurs dans cette affaire - Unité ayant mené l'enquête initiale sur Vivastreet.
« Pourtant, les gendarmes de la section de recherches de Paris n’avaient pas ménagé leur peine, lors de l’enquête initiale. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
37 annonces par page - Nombre d'annonces par page dans la rubrique "Erotica France" sur Vivastreet.
« À raison de 37 annonces par page et de 240 pages disponibles en ligne, les enquêteurs s’étaient ainsi aperçus que la rubrique "Erotica France" abritait environ 8.880 annonces en permanence »
bfmtv.com ↗ ↩ -
240 pages disponibles en ligne - Nombre de pages disponibles dans la rubrique "Erotica France" sur Vivastreet.
« À raison de 37 annonces par page et de 240 pages disponibles en ligne, les enquêteurs s’étaient ainsi aperçus que la rubrique "Erotica France" abritait environ 8.880 annonces en permanence »
bfmtv.com ↗ ↩ -
8 880 annonces - Nombre estimé d'annonces pouvant s'apparenter à des propositions sexuelles tarifées dans la rubrique "Erotica France".
« les enquêteurs s’étaient ainsi aperçus que la rubrique "Erotica France" abritait environ 8.880 annonces en permanence pouvant s’apparenter à des propositions sexuelles tarifées. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
79,99 euros par mois et par annonce - Tarif de base pour une annonce dans la rubrique "Erotica" sur Vivastreet.
« Avec un tarif de base de 79,99 euros par mois et par annonce (contre 29,99 euros par mois pour la catégorie "offre d’emploi" par exemple) »
bfmtv.com ↗ ↩ -
29,99 euros par mois - Tarif pour une annonce dans la catégorie "offre d'emploi" sur Vivastreet.
« (contre 29,99 euros par mois pour la catégorie "offre d’emploi" par exemple) »
bfmtv.com ↗ ↩ -
C’est 120 euros la demi-heure 180, l’heure. Je propose l’amour avec pénétration vaginale. Pas de sodo [sodomie ndlr] - Proposition tarifée attribuée à une jeune fille dans une annonce sur Vivastreet.
« « C’est 120 euros la demi-heure 180, l’heure. Je propose l’amour avec pénétration vaginale. Pas de sodo [sodomie ndlr] », lâchait ainsi une jeune fille qui "recevait", à l’époque, dans le 12e arrondissement de Paris. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
SEXY CHINOISE DISPO H24 - Exemple d'annonce publiée sur Vivastreet
« « SEXY CHINOISE DISPO H24 » »
mediapart.fr ↗ ↩ -
BELLE PETITE POUPEE SUPER SEXY POUR VOUS - Exemple d'annonce publiée sur Vivastreet
« « BELLE PETITE POUPEE SUPER SEXY POUR VOUS » »
mediapart.fr ↗ ↩ -
Le Mouvement du Nid avait dressé un constat d’huissier montrant que le modérateur de Vivastreet ne pouvait ignorer la nature du contenu lié à la prostitution - Preuve apportée par le Mouvement du Nid
« Le Mouvement du Nid avait dressé un constat d’huissier « montrant que le modérateur » de Vivastreet, « au vu de l’annonce initiale, ne pouvait ignorer la nature de son contenu », lié à la prostitution »
leparisien.fr ↗ ↩ -
40 et 50% - Part estimée de la rubrique "Erotica" dans le chiffre d'affaires de Vivastreet.
« elle représenterait en effet, estimait une enquête du Monde de février 2017, entre 40 et 50% de son chiffre d'affaires »
marianne.net ↗ ↩ -
11 et 21 millions d’euros - Montant annuel estimé des revenus de la rubrique "Erotica".
« soit entre 11 et 21 millions d’euros par an. »
marianne.net ↗ ↩ -
W3 Ltd, maison mère de Vivastreet, entreprise domiciliée à Jersey - Maison mère de Vivastreet et son lieu de domiciliation.
« Vivastreet a pour maison mère W3 Ltd, une entreprise domiciliée à Jersey, un paradis fiscal »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Matilda Ferey, avocate d’Agir contre la prostitution des enfants - Avocate d'une association partie civile dans l'affaire
« Matilda Ferey, avocate d’Agir contre la prostitution des enfants, association partie civile. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« De nombreuses pistes sont restées inexplorées, notamment la responsabilité de sociétés derrière le site Vivastreet en leur qualité de personne morale » - Déclaration de Matilda Ferey sur l'enquête
« « De nombreuses pistes sont restées inexplorées, notamment la responsabilité de sociétés derrière le site Vivastreet en leur qualité de personne morale », s’est désolée Matilda Ferey »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Yannick Pons, fondateur de Vivastreet - Fondateur de Vivastreet dont la fortune a été évaluée en 2013.
« Fondé en 2004 par Yannick Pons, dont la fortune était évaluée en 2013 à 70 millions d’euros »
tf1info.fr ↗ ↩ -
70 millions d’euros - Fortune de Yannick Pons en 2013.
« la fortune [de Yannick Pons] était évaluée en 2013 à 70 millions d’euros »
tf1info.fr ↗ ↩ -
2016 - Année des déclarations de l'avocate de Vivastreet et de l'enquête de la cellule investigation
« En 2016, L'avocate du site affirmait. »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
14 ans - Âge de la jeune fille ayant posté une annonce
« une jeune fille de 14 ans a posté une annonce pour se prostituer. »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
La jeune fille s'est fait passer pour une masseuse de 20 ans - Usurpation d'identité dans l'annonce postée
« Elle s'est fait passer pour une masseuse de 20 ans. »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
Les parents de la jeune fille ont déposé plainte contre Vivastreet pour proxénétisme sur mineure - Dépôt de plainte suite à l'annonce postée par leur fille
« Ses parents, furieux, ont déposé plainte contre le site pour proxénétisme sur mineure. »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
L'association Le Nid a déposé une plainte contre Vivastreet le 1er décembre 2016 - Origine de l'enquête préliminaire sur Vivastreet.
« une plainte déposée le 1er décembre 2016 par l'association Le Nid, favorable à l'abolition de la prostitution »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Une enquête préliminaire pour proxénétisme aggravé a été ouverte en février 2017 - Suite à la plainte du Mouvement du Nid
« qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire pour proxénétisme aggravé en février 2017. »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) - Organisme chargé de l'enquête préliminaire sur Vivastreet.
« enquête préliminaire pour "proxénétisme aggravé" confiée à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) »
tf1info.fr ↗ ↩ -
mercredi 30 mai - Date d'ouverture d'une information judiciaire pour proxénétisme aggravé contre Vivastreet.
« Le parquet de Paris a ouvert le mercredi 30 mai une information judiciaire pour "proxénétisme aggravé" visant le site de petites annonces Vivastreet France »
marianne.net ↗ ↩ -
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "proxénétisme aggravé" contre X visant Vivastreet France - Ouverture d'une information judiciaire pour proxénétisme aggravé.
« Le parquet de Paris a décidé, ce mercredi 30 mai, d'ouvrir une information judiciaire pour "proxénétisme aggravé" contre X visant le numéro 2 français des annonces gratuites en ligne, accusé d'héberger des messages mettant en relation avec des prostituées. »
marianne.net ↗ ↩ -
modérer le contenu, n’être qu’un « hébergeur », « pas responsable du contenu généré par les internautes » - Défense présentée par Vivastreet
« Vivastreet s’était défendu en indiquant modérer le contenu, n’être qu’un « hébergeur », « pas responsable du contenu généré par les internautes » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
dix ans d'emprisonnement - Peine maximale encourue pour proxénétisme aggravé selon l'article 225-10 du code pénal.
« Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende le fait, par quiconque, agissant directement ou par personne interposée »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
750 000 euros d'amende - Montant maximal de l'amende pour proxénétisme aggravé selon l'article 225-10 du code pénal.
« Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende le fait, par quiconque, agissant directement ou par personne interposée »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
19/03/2003 - Date d'entrée en vigueur de la version actuelle de l'article 225-10 du code pénal.
« Version en vigueur depuis le 19/03/2003 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Détenir, gérer, exploiter, diriger, faire fonctionner, financer ou contribuer à financer un établissement de prostitution - Acte constitutif de proxénétisme aggravé selon le 1° de l'article 225-10.
« 1° De détenir, gérer, exploiter, diriger, faire fonctionner, financer ou contribuer à financer un établissement de prostitution »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Accepter ou tolérer habituellement qu'une ou plusieurs personnes se livrent à la prostitution dans un établissement ouvert au public - Acte constitutif de proxénétisme aggravé selon le 2° de l'article 225-10.
« 2° Détenant, gérant, exploitant, dirigeant, faisant fonctionner, finançant ou contribuant à financer un établissement quelconque ouvert au public ou utilisé par le public, d'accepter ou de tolérer habituellement qu'une ou plusieurs personnes se livrent à la prostitution à l'intérieur de l'établissement ou de ses annexes ou y recherchent des clients en vue de la prostitution »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
« offres à caractère prostitutionnel » - Nature des annonces sur la rubrique Erotica selon la juge
« il y avait bien des « offres à caractère prostitutionnel » sur la rubrique Erotica »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« ne pouvaient raisonnablement ignorer la réalité » - Connaissance des dirigeants de Vivastreet sur les annonces
« dont les dirigeants « ne pouvaient raisonnablement ignorer la réalité » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« insuffisante » - Évaluation de la modération des annonces par la juge
« Ces annonces ont certes fait l’objet d’une modération progressive, mais « insuffisante ». »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« une volonté délibérée de la part des (responsables) de Vivastreet de favoriser et pérenniser ce type de publications » - Condition non remplie pour caractériser le proxénétisme selon la juge
« cela ne signifie pas pour autant qu’il y ait eu « une volonté délibérée de la part des (responsables) de Vivastreet de favoriser et pérenniser ce type de publications » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« coopération réelle et efficiente » - Appréciation de la collaboration de Vivastreet avec les services de sécurité
« le site ayant eu une « coopération réelle et efficiente » avec les services de sécurité. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le Mouvement du Nid n'a jamais reçu le réquisitoire définitif du parquet de Paris dans ce dossier - Irrégularité soulevée par le Mouvement du Nid.
« N’ayant jamais reçu le réquisitoire définitif du parquet de Paris dans ce dossier, elle avait soulevé l’irrégularité de la procédure »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Le Mouvement du Nid a saisi la cour d'appel pour un problème de forme dans la procédure - Action entreprise par le Mouvement du Nid dans cette affaire.
« Partie civile à la procédure, elle avait notamment saisi la cour d’appel pour un problème de forme. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
La cour d'appel de Paris a infirmé une ordonnance par laquelle la juge initiale avait refusé un acte d'investigation - Décision de la cour d'appel concernant un refus d'acte d'investigation.
« les magistrats ont infirmé une ordonnance par laquelle la juge initiale avait refusé un acte d’investigation. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Ce dossier a été délaissé pendant dix ans. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de cette décision de la cour d’appel - Déclaration des avocats du Mouvement du Nid sur la décision de la cour d'appel.
« « Ce dossier a été délaissé pendant dix ans. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de cette décision de la cour d’appel », confient Sophie Obadia et Joachim Bokobsa, avocats du Mouvement du Nid à BFMTV. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Sophie Obadia et Joachim Bokobsa, avocats du Mouvement du Nid - Avocats représentant le Mouvement du Nid dans cette affaire.
« « Ce dossier a été délaissé pendant dix ans. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de cette décision de la cour d’appel », confient Sophie Obadia et Joachim Bokobsa, avocats du Mouvement du Nid à BFMTV. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Me Lorraine Questiaux, avocate du Mouvement du Nid - Identification de l'avocate ayant réagi à la décision judiciaire
« a réagi Me Lorraine Questiaux, l’avocate du Mouvement du Nid »
leparisien.fr ↗ ↩ -
C’est une décision qui s’imposait et nous sommes rassurés. Il est absolument que les autorités judiciaires s’attaquent aux proxénètes en cols blancs qui dans le cynisme le plus complet bâtissent des fortunes sur les viols et la haine des femmes - Réaction de Me Lorraine Questiaux, avocate du Mouvement du Nid
« « C’est une décision qui s’imposait et nous sommes rassurés. Il est absolument que les autorités judiciaires s’attaquent aux proxénètes en cols blancs qui dans le cynisme le plus complet bâtissent des fortunes sur les viols et la haine des femmes » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Vivastreet avait noué un partenariat avec l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCTREH) pour lui transmettre des annonces frauduleuses - Collaboration de Vivastreet avec une autorité judiciaire
« et avait rappelé avoir noué un « partenariat » avec l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCTREH) pour lui transmettre des annonces frauduleuses »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le fondateur de Vivastreet assure des formations auprès de la police judiciaire - Lien entre le fondateur de Vivastreet et l'OCRTEH.
« l'OCRTEH a des liens avec le fondateur de Vivastreet. Ce dernier assure des formations auprès de la police judiciaire »
acpe-asso.org ↗ ↩ -
2009 - Année où le fondateur de Vivastreet a saisi la police judiciaire.
« se targue de l’avoir, lui-même, saisie, en 2009, pour exposer la problématique de recrudescence d’annonces prostitutionnelles »
acpe-asso.org ↗ ↩ -
« trop étroits » - Critique des liens entre Vivastreet et l'OCTREH
« des liens qui auraient été « trop étroits » entre Vivastreet et l’OCTREH. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« à décharge » - Critique de l'avocate du Mouvement du Nid sur l'enquête
« une enquête « à décharge » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Laurent Mélito, sociologue ayant travaillé dans un service social d'accueil de personnes prostituées et doctorant en sciences sociales à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) sur le thème des pratiques de l'escorting sur internet - Expert cité dans l'article
« Laurent Mélito, sociologue, a travaillé dans un service social d'accueil de personnes prostituées avant d'entreprendre un doctorat en sciences sociales à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS) sur le thème des pratiques de l'escorting sur internet »
lexpress.fr ↗ ↩ -
60% - Estimation du Mouvement du Nid sur la part de la prostitution en ligne
« Le Mouvement du Nid, qui a porté plainte contre Vivastreet, estime que 60% de la prostitution se fait désormais en ligne »
lexpress.fr ↗ ↩ -
La réalité est très difficile à estimer. Dans la rue, vous comptez des personnes. Sur internet vous comptez des annonces. - Déclaration de Laurent Mélito sur la difficulté d'estimer la prostitution en ligne
« La réalité est très difficile à estimer. Dans la rue, vous comptez des personnes. Sur internet vous comptez des annonces. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
une dizaine d'annonces - Nombre d'annonces en ligne pouvant être associées à une seule personne
« Certaines personnes peuvent avoir une dizaine d'annonces en ligne, avec plusieurs numéros de téléphone. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
entre 50 et 70% - Fourchette crédible proposée par Laurent Mélito pour la part de la prostitution en ligne
« Une fourchette crédible serait comprise entre 50 et 70%. »
lexpress.fr ↗ ↩ -
18 juin 2018 - Date de suppression définitive de la rubrique « Rencontres » de Vivastreet.
« La rubrique “ Rencontres ” a été définitivement supprimée le 18 juin 2018 »
acpe-asso.org ↗ ↩ -
6 avril 2018 - Date de fermeture du site « Backpage.com » aux États-Unis.
« la fermeture du site “Backpage.com ” aux États-Unis, le 6 avril 2018 »
acpe-asso.org ↗ ↩ -
La cour d’appel a bien en tête les enjeux liés à la prostitution et à la manne financière qu’elle représente. Nous espérons désormais que le nouveau juge d’instruction reprenne l’affaire - Attentes des avocats du Mouvement du Nid concernant la reprise de l'enquête.
« « La cour d’appel a bien en tête les enjeux liés à la prostitution et à la manne financière qu’elle représente. Nous espérons désormais que le nouveau juge d’instruction reprenne l’affaire. » »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Me Céline Lasek, avocate du fondateur et actionnaire de la société Vivastreet - Identification de l'avocate de Vivastreet sollicitée pour réaction
« Sollicitée, Me Céline Lasek, avocate du fondateur et actionnaire de la société, n’avait pas réagi dans l’immédiat »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Petites annonces de prostitution déguisée : la justice ordonne la poursuite de l’instruction contre le site Vivastreet
- Annonces de Vivastreet, la justice ouvre une enquête pour proxénétisme
- Non-lieu dans l’enquête visant Vivastreet pour de la prostitution cachée derrière des petites annonces
- Vivastreet: la justice relance les investigations pour "proxénétisme aggravé" sur l’ancien site de petites annonces
- Du proxénétisme sur un site de petites annonces ? L'affaire Vivastreet en 4 questions
- Paramètres d’affichage
- Prostitution: fermer un site ne sert à rien
- Visé par une enquête pour "proxénétisme aggravé", le site Vivastreet suspend sa rubrique "Rencontres"
- Proxénétisme 2.0 : la justice bute sur l’affaire Vivastreet
- La justice démissionnaire face au proxénétisme numérique de Vivastreet