VigE-Commerce : Bercy industrialise la traque après deux échecs face à Shein

Recalé deux fois par la justice, le gouvernement crée une cellule interministérielle pour coordonner la surveillance des plateformes asiatiques

VigE-Commerce : Bercy industrialise la traque après deux échecs face à Shein
VigE-Commerce : Bercy industrialise la traque après deux échecs face à Shein Illustration Rémi Pasquier / info.fr

Après deux défaites judiciaires contre Shein, Bercy lance VigE-Commerce, une cellule interministérielle pour traquer les produits dangereux sur les plateformes asiatiques.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Bercy lance VigE-Commerce le 28 avril 2026, cellule interministérielle de surveillance des plateformes.
  • Décision prise après deux rejets judiciaires de la demande de suspension de Shein (décembre 2025 et mars 2026).
  • 205 références de produits dangereux retirées des places de marché entre septembre 2025 et mars 2026.
  • La France contrôle moins de 1 % de ses produits manufacturés importés le taux européen tombe à 0,008 %.
  • Une mission parlementaire propose 29 mesures, dont une responsabilité accrue des plateformes comme importateur présumé.

Le 28 avril 2026 [1], le ban et l’arrière-ban de l’administration française se réunit à Bercy [1]. Objectif affiché: lancer VigE-Commerce [2], une cellule interministérielle de surveillance des plateformes numériques. La création intervient au terme d’une séquence judiciaire humiliante pour le ministère de l’Économie [3], recalé deux fois en quatre mois dans sa tentative de suspendre Shein [4].

LES ENJEUX
Échec judiciaire en série
Deux rejets successifs (19 décembre 2025, 19 mars 2026) ont privé l'État de l'arme du blocage et révélé l'inadéquation du droit français face aux plateformes asiatiques.
Coordination administrative
VigE-Commerce, piloté par Bercy, doit centraliser les signalements et orchestrer DGCCRF, douanes, ARCOM et parquet de Paris, jusque-là dispersés.
Volume incontrôlable
0,008 % des produits importés dans l'UE sont inspectés et la France contrôle moins de 1 % de ses importations manufacturées: la cellule arrive sur un terrain quasi vierge.
Réponse européenne
Désignée Very Large Online Platform au titre du DSA, Shein s'expose à des amendes pouvant atteindre 6 % de son chiffre d'affaires mondial et à une suspension du marché européen.
Voie législative parallèle
29 propositions parlementaires, dont la désignation des plateformes comme importateur présumé, attendent une traduction législative pour combler le vide juridique.

« On veut renforcer les capacités de réaction et de coordination de l’État » [5], explique Bercy au Parisien. La cellule doit « fluidifier mais aussi mieux coordonner le traitement des signalements qui remontent notamment des consommateurs et des associations » [6]. Traduction: faute d’avoir pu bloquer Shein devant un juge, l’État industrialise la riposte administrative.

Un chef de file pour une administration éclatée

L’aveu sous-tend la création de VigE-Commerce. « Il y a énormément de services qui sont compétents pour contrôler ces plates-formes d’e-commerce, avec de vrais pouvoirs pour intervenir. Mais on a besoin d’avoir un chef de file » [9], reconnaît Bercy. La DGCCRF [10], les douanes [11], l’ARCOM [12], le procureur de Paris [13]: chacun travaille dans son couloir. VigE-Commerce vise à orchestrer l’ensemble.

Concrètement, la cellule sera pilotée par Bercy, qui se positionne en chef de file [9] de la coordination interministérielle. Sa mission opérationnelle est double: centraliser les remontées de signalements émanant des consommateurs et des associations [14], et accélérer leur transmission vers le service compétent - DGCCRF pour les retraits administratifs, douanes pour le contrôle physique des colis, ARCOM pour les contenus, parquet de Paris pour le pénal. Le détail précis du budget, du calendrier de réunion et de la chaîne hiérarchique n’a pas été communiqué publiquement à ce stade. Ce qui change par rapport à l’existant: jusqu’ici, chaque administration agissait sur saisine propre, sans dispositif unique de tri et de priorisation des signalements.

Des chiffres qui mesurent l’ampleur du retard

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En mars 2026 [15], 42 références de produits dangereux [16] ont été retirées des places de marché. Sur six mois, entre septembre 2025 et mars 2026 [17], ce sont 205 références [18] qui ont disparu des sites Shein, eBay, AliExpress et Amazon [19][20][21][22]. La DGCCRF avait obtenu, sur le seul mois d’octobre 2025, le retrait de 28 produits dangereux des plateformes Shein, Temu ou Amazon [23][24][25]. Ce dernier chiffre, communiqué par la DGCCRF, n’est pas directement comparable au total semestriel de 205 références: son périmètre d’acteurs et la formulation officielle (« la DGCCRF et ses homologues européens » [25]) diffèrent du décompte cumulé sur six mois.

Le double échec judiciaire qui force la main

La création de VigE-Commerce répond à un mur juridique. Le 19 décembre 2025 [26], le tribunal judiciaire de Paris [27] rejette la demande de l’État de suspendre Shein pour trois mois [28]. Les juges reconnaissent un « dommage grave à l’ordre public » [29] mais jugent la mesure « disproportionnée » [30], pointant une atteinte possible à la « liberté d’entreprendre » [31].

Le gouvernement fait appel. Le 19 mars 2026 [32], la Cour d’appel de Paris [33] confirme le rejet. En appel, l’État avait pourtant revu ses prétentions à la baisse: non plus le blocage total, mais la suspension de la seule marketplace pour trois mois sous contrôle de l’Arcom [34][35]. Refus. Motif: « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus » [36], la plateforme ayant « réagi avec promptitude pour retirer les produits litigieux » [37].

Bonne foi ou stratégie? L’arbitrage des temporalités

L’affaire avait éclaté début novembre 2025 [38] avec la découverte sur Shein [39] de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes, d’armes de catégorie A et de médicaments interdits [40]. Le 5 novembre [41], la plateforme suspendait elle-même sa marketplace [42]. Elle l’a relancée progressivement « peu avant Noël 2025 » [43], après un audit interne [44].

Une contradiction apparente traverse l’ensemble du dossier. D’un côté, Bercy dénonce des plateformes qui « ont intégré ces manquements répétés à leur business model » [45]. De l’autre, la Cour d’appel valide la « réaction rapide et vigoureuse » de Shein [46]. Les deux affirmations ne portent pas sur la même temporalité: la « promptitude » retenue par les juges concerne la séquence post-signalement de novembre 2025 (suspension de la marketplace, audit, retrait des produits litigieux), tandis que l’intégration au business model dénoncée par le ministère vise la récurrence structurelle des manquements antérieurs et le caractère « systémique » [47] reconnu par Bercy. Le juge tranche sur l’instant; l’administration raisonne sur la trajectoire.

Aucune des sources consultées pour cet article ne rapporte de déclaration publique de Shein ou de sa filiale ISSL [48] contestant sur le fond les accusations de Bercy en dehors de la procédure judiciaire; les avocats du groupe ont en revanche dénoncé à l’audience du 5 décembre 2025 [49] une « cabale politique et médiatique » [50].

La justice a maintenu une seule contrainte: Shein doit mettre en place une vérification d’âge pour les produits à caractère pornographique, sous astreinte de 10 000 euros par infraction [51] pendant douze mois [52].

Un cadre pénal lourd, peu mobilisé

Au-delà de la procédure civile engagée par Bercy, les produits incriminés relèvent d’incriminations pénales lourdes. Selon plusieurs sources, l’article 227-23 du Code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende la diffusion d’images à caractère pédopornographique, peines portées à sept ans et 100 000 euros lorsque les faits sont commis via un réseau de communication électronique. La détention d’armes de catégorie A et la mise sur le marché de médicaments non autorisés relèvent également d’incriminations pénales spécifiques. L’article 6-3 de la LCEN [53], précisé par la loi SREN du 21 mai 2024 [54], permet quant à lui au juge de prendre « toutes les mesures permettant de prévenir ou de faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication en ligne » [55] - c’est le fondement procédural mobilisé par l’État, mais qui n’épuise pas l’arsenal disponible. À ce stade, le procureur de Paris [13], saisi par la DGCCRF [56], n’a pas annoncé de mise en examen.

Pour Brunessen Bertrand, professeure à l’Université de Rennes et membre de l’Institut universitaire de France [57], l’affaire révèle les limites du droit national face aux plateformes étrangères. Le gouvernement lui-même l’admet implicitement: la création de VigE-Commerce, parallèlement aux actions pénales et européennes, vise précisément à compenser cette inadéquation.

8 sur 10colis Shein non conformes lors du contrôle douanier de Roissy le 6 novembre 2025, sur 200 000 colis inspectés [7][8]

La procédure DSA en arrière-plan

Désignée Very Large Online Platform au titre du Digital Services Act [58] depuis le 26 avril 2024 [59], Shein dépasse largement le seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels [60] qui déclenche les obligations renforcées du règlement européen. Les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial [61][62], et la Commission peut prononcer des « mesures de suspension sur le marché européen en cas de violations graves et répétées » [63].

C’est à ce levier que la France a appelé. Le ministre des PME et du Commerce Serge Papin [64] a réuni en novembre 2025 ses homologues européens [65] pour « partager les expériences, remonter les pratiques (.) et voir quels leviers peuvent être utilisés par les différents États membres » [66]. Aucune décision européenne contraignante commune n’a publiquement émergé de cette réunion. Le Parlement européen a en revanche voté le 26 novembre 2025 [67] une résolution demandant à la Commission « de durcir le ton dans sa régulation des plateformes d’e-commerce » [68]. Le calendrier d’éventuelles sanctions DSA contre Shein n’a pas été précisé par Bruxelles.

L’angle mort: un contrôle douanier microscopique

VigE-Commerce arrive sur un terrain où l’État ne contrôle quasiment rien. La France inspecte moins de 1 % des produits manufacturés qu’elle importe [69]. Le taux d’inspection au niveau européen est encore plus faible: 0,008 % [70] des produits importés dans l’Union l’an dernier, selon le rapport parlementaire remis le 17 décembre [71].

L’opération douanière inédite menée à Roissy-Charles de Gaulle le 6 novembre 2025 [72][73] avait pourtant donné un aperçu glaçant: sur 200 000 colis [7] contrôlés, huit articles sur dix [8] se sont révélés non conformes (cosmétiques non autorisés, jouets dangereux, électroménager défaillant). Une coordination administrative ne remplacera pas des moyens douaniers à la hauteur des volumes.

La voie parlementaire: 29 propositions en attente

En parallèle, la mission spéciale de la Commission développement durable [74] de l’Assemblée nationale a remis 29 propositions [75] pour lutter contre la fraude e-commerce. L’un des rapporteurs, le député LR Antoine Vermorel-Marques [76], et Romain Eskénazi, député PS et président de la mission d’information [77], proposent notamment de porter à 5 euros [78] la taxe européenne sur les petits colis (prévue à minimum 3 euros [79] par Bruxelles).

Plus structurant: désigner les plateformes comme « importateur présumé » [80] lorsque le producteur n’a pas de représentant en Europe. « On est dans une zone de non-droit » [81], résume Eskénazi. En cas de vente de produits gravement illégaux (poupées pédopornographiques, armes), la plateforme pourrait être suspendue voire interdite en Europe si elle ne coopère pas [82].

Un seul précédent: le retrait de Wish

On se souvient que l’application Wish a été déréférencée des moteurs de recherche et des stores français à la suite d’une injonction de la DGCCRF, après le constat de la mise en vente massive de produits non conformes ou contrefaits, selon plusieurs sources. C’est à ce jour le seul cas de blocage effectif d’une plateforme de commerce en ligne en France, ce qui mesure la difficulté de l’exercice contre Shein, plateforme infiniment plus volumineuse, dotée de capacités juridiques sans commune mesure et désignée Very Large Online Platform européenne [58]. Au-delà du cas français, la Commission a engagé des procédures DSA contre plusieurs grandes plateformes, sans qu’aucune n’ait à ce jour abouti à une suspension.

Bilan chiffré de la surveillance des plateformes e-commerce en France entre septembre 2025 et mars 2026.
Bilan chiffré de la surveillance des plateformes e-commerce en France entre septembre 2025 et mars 2026.

Bercy face à un modèle qui « intègre » l’illégalité

Bercy résume le défi: « Les plateformes ont intégré ces manquements répétés à leur business model » [45]. Au-delà de Shein, AliExpress, Joom, Wish, Temu et eBay [83] ont tous été signalés au procureur de Paris pour vente de produits illégaux.

VigE-Commerce incarne ce pari: si la justice française refuse de bloquer, l’administration peut au moins accélérer les retraits, multiplier les signalements, et nourrir les procédures européennes du Digital Services Act [58]. Une stratégie d’attrition, faute de pouvoir frapper au cœur.

► Lire aussi: Le bilan officiel des procédures engagées contre Shein

Sources

9 sources vérifiées · 83 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (83)
  1. ce mercredi (28 avril 2026) - Date de réunion pour la création de VigE-Commerce
    « Ce mercredi, le ban et l’arrière-ban de l’administration se réunissent »
    leparisien.fr ↗
  2. VigE-Commerce, cellule de surveillance des plates-formes numériques - Nouvelle structure mise en place par Bercy
    « une cellule de surveillance des plates-formes numériques baptisée VigE-Commerce »
    leparisien.fr ↗
  3. ministère de l’Économie (Bercy) - Acteur organisant la riposte contre les plates-formes numériques
    « le ministère de l’Économie organise la riposte »
    leparisien.fr ↗
  4. Bercy a été recalé par la justice dans sa tentative pour suspendre la plate-forme Shein - Échec judiciaire de Bercy concernant Shein
    « Recalé par la justice dans sa tentative pour suspendre la plate-forme asiatique d’e-commerce Shein »
    leparisien.fr ↗
  5. On veut renforcer les capacités de réaction et de coordination de l’État - Déclaration de Bercy sur les objectifs de VigE-Commerce
    « « On veut renforcer les capacités de réaction et de coordination de l’État, détaille Bercy. » »
    leparisien.fr ↗
  6. Bercy veut fluidifier et mieux coordonner le traitement des signalements concernant les plates-formes d’e-commerce - Objectif de la cellule VigE-Commerce
    « Objectif, fluidifier mais aussi mieux coordonner le traitement des signalements qui remontent notamment des consommateurs et des associations. »
    leparisien.fr ↗
  7. 200 000 colis - Nombre de colis contrôlés lors de l'opération douanière.
    « Au total, ce sont 200 000 colis qui ont été contrôlés. »
    economie.gouv.fr ↗
  8. huit articles sur dix - Proportion de produits non conformes parmi ceux contrôlés.
    « En effet, huit articles sur dix se sont révélés non conformes (cosmétiques non autorisés, jouets dangereux, appareils électroménagers défaillants…). »
    economie.gouv.fr ↗
  9. Il y a énormément de services qui sont compétents pour contrôler ces plates-formes d’e-commerce, avec de vrais pouvoirs pour intervenir. Mais on a besoin d’avoir un chef de file. - Déclaration de Bercy sur la nécessité de coordination
    « « Il y a énormément de services qui sont compétents pour contrôler ces plates-formes d’e-commerce, avec de vrais pouvoirs pour intervenir. Mais on a besoin d’avoir un chef de file. » »
    leparisien.fr ↗
  10. DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) - Organisation responsable des retraits de produits dangereux en France.
    « En mars, les places de marché ont retiré 42 références de produits dangereux, à la demande de la DGCCRF et d’autres autorités nationales de protection des consommateurs. »
    economie.gouv.fr ↗
  11. douane, service de contrôle des colis - Service mobilisé aux côtés de la DGCCRF.
    « Aux côtés de la DGCCRF, la douane, elle aussi, est fortement mobilisée. »
    economie.gouv.fr ↗
  12. ARCOM, régulateur compétent en matière de contenus illicites - Organisme saisi par la DGCCRF concernant des contenus illicites.
    « La DGCCRF a donc immédiatement saisi le procureur de la République et signalé les faits à l’ARCOM, le régulateur compétent en la matière. »
    economie.gouv.fr ↗
  13. procureur de Paris - Autorité judiciaire destinataire des signalements.
    « Toutes ont été signalées au procureur de Paris. »
    economie.gouv.fr ↗
  14. consommateurs et associations - Sources des signalements traités par VigE-Commerce
    « le traitement des signalements qui remontent notamment des consommateurs et des associations »
    leparisien.fr ↗
  15. mars 2026 - Période durant laquelle 42 références de produits dangereux ont été retirées.
    « En mars, la DGCCRF et le réseau des autorités nationales de protection des consommateurs de l’Union Européenne ont obtenu des plateformes de commerce électronique le retrait de 42 références de produits dangereux de leur site internet »
    economie.gouv.fr ↗
  16. 42 - Nombre de références de produits dangereux retirées des places de marché en mars 2026.
    « En mars, les places de marché ont retiré 42 références de produits dangereux, à la demande de la DGCCRF et d’autres autorités nationales de protection des consommateurs. »
    economie.gouv.fr ↗
  17. septembre 2025 à mars 2026 - Période couvrant le retrait de 205 références de produits dangereux.
    « Ainsi, entre septembre 2025 et mars 2026, ce sont 205 références qui ont été retirées. »
    economie.gouv.fr ↗
  18. 205 - Nombre total de références de produits dangereux retirées entre septembre 2025 et mars 2026.
    « Ainsi, entre septembre 2025 et mars 2026, ce sont 205 références qui ont été retirées. »
    economie.gouv.fr ↗
  19. Shein (plateforme de commerce électronique) - Plateforme concernée par le retrait de produits dangereux.
    « Les produits ont été retirés des places de marché où ils ont été repérés, à savoir notamment les plateformes Shein, eBay, mais aussi Aliexpress et Amazon. »
    economie.gouv.fr ↗
  20. eBay (plateforme de commerce électronique) - Plateforme concernée par le retrait de produits dangereux.
    « Les produits ont été retirés des places de marché où ils ont été repérés, à savoir notamment les plateformes Shein, eBay, mais aussi Aliexpress et Amazon. »
    economie.gouv.fr ↗
  21. Aliexpress (plateforme de commerce électronique) - Plateforme concernée par le retrait de produits dangereux.
    « Les produits ont été retirés des places de marché où ils ont été repérés, à savoir notamment les plateformes Shein, eBay, mais aussi Aliexpress et Amazon. »
    economie.gouv.fr ↗
  22. Amazon (plateforme de commerce électronique) - Plateforme concernée par le retrait de produits dangereux.
    « Les produits ont été retirés des places de marché où ils ont été repérés, à savoir notamment les plateformes Shein, eBay, mais aussi Aliexpress et Amazon. »
    economie.gouv.fr ↗
  23. 28 - Nombre de produits dangereux retirés par la DGCCRF en octobre.
    « La DGCCRF [.] a fait retirer 28 produits dangereux des plateformes Shein, Temu ou encore Amazon le mois dernier. »
    clubic.com ↗
  24. octobre - Mois durant lequel 28 produits dangereux ont été retirés.
    « La DGCCRF et ses homologues européens ont obtenu le retrait de 28 références de produits dangereux, rien qu'au mois d'octobre. »
    clubic.com ↗
  25. La DGCCRF et ses homologues européens ont obtenu le retrait de 28 références de produits dangereux en octobre - Action menée par la DGCCRF et ses partenaires européens.
    « La DGCCRF et ses homologues européens ont obtenu le retrait de 28 références de produits dangereux, rien qu'au mois d'octobre. »
    clubic.com ↗
  26. 19 décembre 2025 - Date du rejet par le tribunal judiciaire de Paris de la demande de suspension de Shein.
    « Après que le tribunal judiciaire de Paris a rejeté, vendredi 19 décembre, la demande de l’Etat de suspendre pour trois mois la plateforme asiatique d’e-commerce Shein »
    lemonde.fr ↗
  27. tribunal judiciaire de Paris - Juridiction saisie pour la demande de suspension de Shein.
    « devant le tribunal judiciaire de Paris »
    liberation.fr ↗
  28. trois mois - Durée de la suspension demandée par l'État pour la plateforme Shein.
    « la demande de l’Etat de suspendre pour trois mois la plateforme asiatique d’e-commerce Shein »
    lemonde.fr ↗
  29. dommage grave à l’ordre public - Reconnaissance par le tribunal d'un préjudice lié à Shein.
    « Le tribunal a reconnu l’existence d’un « dommage grave à l’ordre public » »
    lemonde.fr ↗
  30. Le tribunal a jugé la mesure de suspension disproportionnée - Motif du rejet de la demande de suspension par le tribunal.
    « a jugé la mesure « disproportionnée » »
    lemonde.fr ↗
  31. atteinte à la liberté d’entreprendre - Autre motif du rejet de la demande d’interdiction de Shein.
    « susceptible d’être une « atteinte à la liberté d’entreprendre » »
    lemonde.fr ↗
  32. 19 mars 2026 - Date du rejet par la cour d’appel de Paris de la demande d’interdiction de Shein en France.
    « La cour d’appel de Paris a rejeté, jeudi 19 mars, la demande de l’Etat »
    lemonde.fr ↗
  33. Cour d'appel de Paris - Instance judiciaire ayant confirmé un jugement concernant Shein.
    « La Cour d'appel de Paris a confirmé ce jeudi 19 mars le jugement prononcé par le tribunal judiciaire en première instance et n'a pas prononcé le blocage de la plateforme. »
    economie.gouv.fr ↗
  34. Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) - Autorité que l’État voulait voir désigner pour contrôler Shein.
    « l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) »
    lemonde.fr ↗
  35. L’État ne demandait plus le blocage total du site mais la suspension de la seule marketplace pour trois mois sous contrôle de l’Arcom, ou, subsidiairement, son gel - Demande modifiée de l’État en appel.
    « En appel, l’État ne demandait plus le blocage total du site mais la suspension de la seule marketplace pour trois mois sous contrôle de l’Arcom, ou, subsidiairement, son gel. »
    leclubdesjuristes.com ↗
  36. « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus » - Motif du rejet de la demande de suspension par la Cour.
    « « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus » »
    leclubdesjuristes.com ↗
  37. ISSL avait réagi avec promptitude pour retirer les produits litigieux de la vente et mis en place des mesures de contrôle de ses produits et des vendeurs - Actions de conformité entreprises par ISSL selon la Cour.
    « la société ISSL « avait réagi avec promptitude pour retirer les produits litigieux de la vente » et « avait mis en place des mesures de contrôle de ses produits et des vendeurs ayant accès à sa marketplace » »
    leclubdesjuristes.com ↗
  38. début novembre 2025 - Période de découverte des produits illicites sur la plateforme Shein.
    « Sa demande de blocage faisait suite à la découverte, au début de novembre, de produits illicites »
    lemonde.fr ↗
  39. Shein, plate-forme asiatique d’e-commerce - Plate-forme visée par une tentative de suspension par Bercy
    « la plate-forme asiatique d’e-commerce Shein, qui vendait notamment des armes mais aussi des poupées sexuelles à l’apparence de fillette »
    leparisien.fr ↗
  40. Découverte de produits illicites dont des poupées pédopornographiques, des armes de catégorie A et des médicaments interdits sur la plateforme Shein - Nature des produits illicites découverts sur Shein.
    « la découverte, au début de novembre, de produits illicites dont des poupées pédopornographiques, des armes de catégorie A et des médicaments interdits sur la plateforme »
    lemonde.fr ↗
  41. 5 novembre - Date de la suspension temporaire de la marketplace de Shein.
    « depuis le 5 novembre après la découverte de la mise en vente de produits illicites »
    liberation.fr ↗
  42. Shein a suspendu temporairement sa marketplace depuis le 5 novembre - Suspension temporaire de la marketplace de Shein après la découverte de produits illicites.
    « déjà suspendue temporairement par Shein depuis le 5 novembre après la découverte de la mise en vente de produits illicites »
    liberation.fr ↗
  43. Shein a suspendu l’activité de sa marketplace avant de la relancer peu avant Noël 2025 - Réaction de Shein suite aux signalements de la DGCCRF.
    « Shein [.] avait suspendu l’activité de sa marketplace (où opèrent lesdits vendeurs tiers) un temps, avant de la relancer peu avant Noël 2025 »
    lemonde.fr ↗
  44. Shein avait suspendu sa marketplace, mené un audit interne, puis rouvert progressivement début 2026 - Actions de Shein suite à la découverte de produits illicites.
    « La plateforme avait suspendu cette marketplace, mené un audit interne, puis rouvert progressivement début 2026. »
    leclubdesjuristes.com ↗
  45. «Les plateformes ont intégré ces manquements répétés à leur business model» - Déclaration de Bercy sur les pratiques des plateformes comme Shein.
    « «Les plateformes ont intégré ces manquements répétés à leur business model» »
    liberation.fr ↗
  46. La cour d’appel a pris acte du retrait de la vente des produits litigieux et de la réaction rapide et vigoureuse de la plateforme Shein - Argument retenu par les juges pour rejeter la demande d’interdiction.
    « pris acte du « retrait de la vente des produits [litigieux] et de la réaction rapide et vigoureuse » de la plateforme »
    lemonde.fr ↗
  47. Les manquements de Shein sont qualifiés de «systémiques» par Bercy - Appréciation des manquements de Shein par le ministère de l’Économie.
    « Car les manquements sont répétés et même «systémiques», insiste Bercy »
    liberation.fr ↗
  48. ISSL (société exploitant la marketplace Shein) - Entité juridique responsable de la marketplace Shein.
    « la société ISSL »
    leclubdesjuristes.com ↗
  49. 5 décembre 2025 - Date de l'audience où les avocats de Shein se sont exprimés.
    « selon les termes de ses avocats lors de l’audience du 5 décembre »
    lemonde.fr ↗
  50. cabale politique et médiatique - Déclaration des avocats de Shein lors de l'audience.
    « Shein s’était dite, elle, victime d’une véritable « cabale » politique et médiatique, selon les termes de ses avocats lors de l’audience du 5 décembre »
    lemonde.fr ↗
  51. 10 000 euros - Montant de l'astreinte par infraction constatée pour Shein.
    « À défaut, la plateforme s'exposerait à une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée, pour une durée de 12 mois. »
    economie.gouv.fr ↗
  52. 12 mois - Durée de l'astreinte potentielle pour Shein.
    « À défaut, la plateforme s'exposerait à une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée, pour une durée de 12 mois. »
    economie.gouv.fr ↗
  53. Article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) - Fondement juridique invoqué par le gouvernement pour saisir la justice.
    « l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) »
    leclubdesjuristes.com ↗
  54. 21 mai 2024 - Date de promulgation de la loi SREN précisant l’article 6-3 de la LCEN.
    « précisé par la loi SREN du 21 mai 2024 »
    leclubdesjuristes.com ↗
  55. «Le président du tribunal judiciaire peut prendre toutes les mesures permettant de prévenir ou de faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication en ligne» - Déclaration du ministère de l’Économie sur les mesures possibles contre Shein.
    « «le président du tribunal judiciaire peut prendre toutes les mesures permettant de prévenir ou de faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication en ligne» »
    liberation.fr ↗
  56. La DGCCRF a immédiatement saisi le procureur de la République et signalé les faits à l’ARCOM - Actions entreprises par la DGCCRF après constatation de produits illicites.
    « La DGCCRF a donc immédiatement saisi le procureur de la République et signalé les faits à l’ARCOM, le régulateur compétent en la matière. »
    economie.gouv.fr ↗
  57. Brunessen Bertrand, professeure à l’Université de Rennes, membre de l’Institut universitaire de France - Auteur de l'analyse juridique sur la décision de la Cour d’appel.
    « Par Brunessen Bertrand, professeure à l’Université de Rennes, membre de l’Institut universitaire de France »
    leclubdesjuristes.com ↗
  58. Règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) - Cadre réglementaire européen applicable à Shein.
    « au titre du Règlement sur les services numériques »
    leclubdesjuristes.com ↗
  59. 26 avril 2024 - Date de désignation de Shein comme Very Large Online Platform (VLOP) par la Commission européenne.
    « Shein a été désignée Very Large Online Platform (VLOP) par la Commission européenne le 26 avril 2024 »
    leclubdesjuristes.com ↗
  60. 45 millions d’utilisateurs mensuels - Seuil pour qualifier une plateforme de «très grande plateforme en ligne».
    « «soit les sites comme Shein qui cumulent plus de 45 millions d’utilisateurs mensuels» »
    liberation.fr ↗
  61. 6 % du chiffre d’affaires mondial - Montant maximal des sanctions financières pour les très grandes plateformes en ligne.
    « «les sanctions financières peuvent aller jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial» »
    liberation.fr ↗
  62. 6 % - Pourcentage maximal des amendes en cas de violation du DSA.
    « les amendes peuvent aller jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial »
    leclubdesjuristes.com ↗
  63. La Commission européenne peut prononcer des mesures de suspension sur le marché européen en cas de violations graves et répétées - Mesures possibles de la Commission européenne contre les plateformes.
    « «Et en cas de violations graves et répétées, la Commission peut également présenter des mesures de suspension sur le marché européen» »
    liberation.fr ↗
  64. Serge Papin, ministre des PME et du Commerce - Ministre organisant une réunion avec ses homologues européens.
    « Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin »
    liberation.fr ↗
  65. Serge Papin organise une réunion de travail avec ses homologues européens jeudi - Réunion européenne pour lutter contre les plateformes d’e-commerce.
    « Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, organise une réunion de travail, jeudi, avec ses homologues européens »
    liberation.fr ↗
  66. «partager les expériences, remonter les pratiques, partager la réaction française et voir quels leviers peuvent être utilisés par les différents Etats membres pour lutter contre ces plateformes» - Objectif de la réunion organisée par Serge Papin.
    « «partager les expériences, remonter les pratiques, partager la réaction française et voir quels leviers peuvent être utilisés par les différents Etats membres pour lutter contre ces plateformes» »
    liberation.fr ↗
  67. Une résolution européenne est mise aux voix mercredi 26 novembre au Parlement européen à Strasbourg - Vote d’une résolution européenne pour durcir la régulation des plateformes d’e-commerce.
    « C’est qu’une résolution européenne est mise aux voix, mercredi 26 novembre, au Parlement européen à Strasbourg »
    liberation.fr ↗
  68. «Elle demande à la Commission européenne de durcir le ton dans sa régulation des plateformes d’e-commerce» - Objectif de la résolution européenne votée au Parlement européen.
    « «Elle demande à la Commission européenne de durcir le ton dans sa régulation des plateformes d’e-commerce» »
    liberation.fr ↗
  69. moins d'1% - Taux de contrôle des produits manufacturés importés par la France.
    « La France contrôle moins d'1% des produits manufacturés qu'elle importe »
    franceinfo.fr ↗
  70. 0,008% - Taux d'inspection des produits importés dans l'Union européenne l'an dernier.
    « L'an dernier, le taux d'inspection des produits importés dans l’Union européenne était de seulement 0,008% »
    franceinfo.fr ↗
  71. mercredi 17 décembre - Date de remise du rapport des députés sur les contrôles des produits importés.
    « Ces élus de la Commission développement de l'Assemblée nationale, remettront, mercredi 17 décembre, un rapport »
    franceinfo.fr ↗
  72. 06 novembre 2025 - Date de l'opération douanière à Roissy-Charles de Gaulle.
    « une opération douanière inédite de contrôle des colis provenant de la plateforme Shein a eu lieu à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 06 novembre 2025. »
    economie.gouv.fr ↗
  73. aéroport Roissy-Charles de Gaulle - Lieu de l'opération douanière sur les colis Shein.
    « une opération douanière inédite de contrôle des colis provenant de la plateforme Shein a eu lieu à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 06 novembre 2025. »
    economie.gouv.fr ↗
  74. Commission développement de l'Assemblée nationale - Instance parlementaire à l'origine du rapport.
    « Ces élus de la Commission développement de l'Assemblée nationale »
    franceinfo.fr ↗
  75. 29 - Nombre de propositions faites par les députés pour lutter contre la fraude dans l'e-commerce.
    « Les députés d'une mission spéciale font 29 propositions pour lutter contre une fraude systémique, des contrefaçons et des produits ne respectant pas les normes »
    franceinfo.fr ↗
  76. Antoine Vermorel-Marques, député LR et rapporteur de la mission spéciale - Député expliquant une proposition sur la taxation des petits colis.
    « explique à France Inter l'un des rapporteurs, le député LR Antoine Vermorel-Marques »
    franceinfo.fr ↗
  77. Romain Eskénazi, député PS et président de la mission d'information - Député expliquant la responsabilité des plateformes.
    « explique Romain Eskénazi, député PS et président de la mission d'information »
    franceinfo.fr ↗
  78. 5 euros - Montant proposé par les députés pour augmenter la taxe sur les petits colis importés.
    « Le rapport des députés plaide pour augmenter cette taxe à 5 euros dès janvier 'par catégorie d'articles' »
    franceinfo.fr ↗
  79. 3 euros - Montant minimum de la taxe prévue par l'Union européenne pour les petits colis importés.
    « L'Union européenne taxera à partir de l'été prochain tous les petits colis importés à hauteur de minimum 3 euros »
    franceinfo.fr ↗
  80. Les députés proposent de désigner les plateformes comme importateur présumé si le producteur n'a pas de représentant sur le sol européen - Proposition pour responsabiliser les plateformes en cas d'absence de représentant du producteur.
    « on considère que si jamais le producteur n'a pas de représentant sur le sol européen, c'est la plateforme qui sera désignée importateur présumé »
    franceinfo.fr ↗
  81. On est dans une zone de non-droit et donc on considère que si jamais le producteur n'a pas de représentant sur le sol européen, c'est la plateforme qui sera désignée importateur présumé et qui pourra encourir toutes les procédures judiciaires - Proposition de Romain Eskénazi pour combler un vide juridique.
    « "On est dans une zone de non-droit et donc on considère que si jamais le producteur n'a pas de représentant sur le sol européen, c'est la plateforme qui sera désignée importateur présumé et qui pourra encourir toutes les procédures judiciaires" »
    franceinfo.fr ↗
  82. Les plateformes pourront être suspendues ou interdites en Europe si elles ne coopèrent pas en cas de vente de produits illégaux - Mesure proposée en cas de vente de produits dangereux ou illégaux (ex: poupées pédopornographiques, armes).
    « dans le cas grave de vente de poupées à caractère pédopornographiques ou d'armes de catégorie A, si le vendeur est introuvable, la plateforme pourra être suspendue, voire interdite en Europe si elle ne coopère pas »
    franceinfo.fr ↗
  83. Les plateformes AliExpress, Joom, Wish, Temu et eBay ont été signalées au procureur de Paris - Signalement des plateformes pour commercialisation de produits illégaux.
    « Toutes ont été signalées au procureur de Paris. »
    economie.gouv.fr ↗

Sources

Rémi Pasquier

Rémi Pasquier

Rémi est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans la cybersécurité, le hacking et les menaces numériques. Il distingue la revendication du forum cybercriminel, la confirmation par CERT, et la conséquence pour les usagers. Sources techniques primaires (ANSSI, CISA, ENISA), attribution étatique pesée, refus du sensationnalisme.

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