Indemnité carburant : 50 euros pour trois millions de gros rouleurs, ouverture des demandes le 27 mai
Le gouvernement débloque 180 millions d'euros pour mai. Le coût total des aides carburant atteint 330 millions sur deux mois, pendant que TotalEnergies brandit le chantage au plafonnement.
Sébastien Lecornu débloque 50 euros pour trois millions de travailleurs modestes. Le dispositif ouvre le 27 mai sur impots.gouv.fr. La facture pour Bercy 330 millions d'euros.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Trois millions de bénéficiaires, conditions strictes
Revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 euros par part, plus de 15 km par trajet domicile-travail ou 8 000 km par an. Véhicules électriques et de fonction exclus.
330 millions d'euros sur deux mois
150 millions en avril, 180 millions en mai. Bercy assume le coût pendant que le déficit dérape et que 6 milliards d'euros de dépenses doivent être stoppées en 2026.
Une compensation partielle de la hausse
20 centimes d'aide par litre face à 49 centimes de hausse du diesel et 27 centimes sur le SP95 depuis le début du conflit. La rustine couvre moins de la moitié du choc.
TotalEnergies menace de stopper son plafonnement
Le groupe, qui a affiché 4,96 milliards de bénéfices en hausse de 51 %, conditionne sa remise de 16 centimes au week-end à l'absence de taxation des superprofits.
Une baisse de TVA jugée intenable
Une ristourne de 24 centimes par litre via la TVA coûterait près d'un milliard d'euros par mois, soit plus de 10 milliards sur un an. Bercy refuse, faute de marges.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'indemnité carburant de 50 euros sera demandable du 27 mai 2026 au 27 juillet sur impots.gouv.fr.
- Trois millions de travailleurs modestes sont éligibles, sous conditions de revenu et de kilométrage.
- Le coût total des aides carburant atteint 330 millions d'euros sur avril-mai 2026.
- TotalEnergies conditionne son plafonnement à l'absence de taxe sur les superprofits, malgré 4,96 milliards de bénéfices.
- Contrairement à une idée reçue, l'État perd 50 millions d'euros par mois sur les carburants en raison de l'élasticité-prix.
L’arithmétique gouvernementale est posée. Une indemnité de 50 euros [1], équivalente à 20 centimes par litre [2] sur une consommation moyenne de trois mois [3], pour près de trois millions de travailleurs modestes [4]. Annoncée le 21 avril 2026 [5] par le Premier ministre Sébastien Lecornu [6], publiée samedi au Journal officiel [7], la mesure ouvrira ses guichets le 27 mai 2026 [8] sur impots.gouv.fr [9]. Versement promis sous dix jours [10].
Le calcul est simple. Bercy chiffre à 180 millions d’euros [11] le coût de mai, après 150 millions [12] en avril. Total sur deux mois: 330 millions d’euros [13], selon David Amiel [14], ministre des Comptes publics. Rapporté aux trois millions de bénéficiaires [15], cela représente bien une cinquantaine d’euros par tête [16]. Pas un centime de plus.
Qui touchera les 50 euros
Les conditions sont strictes. Avoir au moins seize ans au 31 décembre 2024 [18], un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros [19] au titre de 2024, et utiliser un véhicule personnel à des fins professionnelles [20]. Le seuil de revenu, traduit en salaire, vise les actifs gagnant moins de 1 500 euros [21] pour une personne seule. Pour rappel, le SMIC mensuel brut atteint 1 823,03 euros [22] depuis le 1er janvier 2026 [23].
Deuxième filtre, et il est dur: effectuer plus de 15 kilomètres par trajet [24] entre domicile et travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an [25] dans le cadre professionnel. Le décret réserve donc l’aide aux populations les plus exposées à la hausse, celles qui n’ont aucune alternative à la voiture pour aller travailler. Sont exclus les véhicules électriques ou à hydrogène [26], les véhicules de fonction ou de service [27], les quadricycles lourds, les véhicules agricoles et les poids lourds [28]. Le demandeur doit fournir numéro d’immatriculation et carte grise [29].
Le décret ouvre l’éligibilité aux revenus de type traitements et salaires, mais aussi aux bénéfices industriels et commerciaux et aux bénéfices non commerciaux des micro-entrepreneurs et professionnels [30][31], ainsi qu’aux bénéfices agricoles [32]. Sur le papier, un VTC, un livreur indépendant ou un artisan itinérant peut donc prétendre à l’aide, à condition de respecter les seuils de revenu et de kilométrage. Aucune source consultée ne précise toutefois le traitement spécifique des indépendants dont le véhicule sert simultanément d’outil professionnel et personnel, zone grise classique pour ces métiers.
Une seule indemnité par demandeur [33], une seule par véhicule [34]. Justificatifs à conserver cinq ans [35]. En cas de manquement délibéré, majoration de 50 % [36]. En cas de manœuvres frauduleuses, 100 % [37]. L’administration peut contrôler pendant cinq ans [38].
Le contexte qui fait mal au pouvoir d’achat
Le timing n’a rien d’anodin. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le litre d’essence SP95 a augmenté de 27 centimes en moyenne [39], le diesel de 49 centimes [40]. Le 4 mai 2026 [41], le gazole se vendait 2,219 euros le litre [42], le SP95-E10 à 2,02 euros [43]. Le pic d’avril a frôlé les 2,40 euros [44] sur le gazole avant un repli à 2,18 euros [45] le 21 avril.
Le calcul de l’aide est révélateur. Vingt centimes par litre [2] sur trois mois, soit 50 euros, correspond à une consommation de référence d’environ 250 litres sur le trimestre. C’est moins qu’un plein mensuel pour un grand rouleur. L’aide compense moins de la moitié de la hausse du diesel observée depuis le début du conflit [40]. Pas plus.
L’État ne profite pas de la crise, contrairement à la légende
L’idée d’une manne fiscale pour Bercy est démentie par les chiffres. Selon Andreas Rüdinger [46], spécialiste de l’Iddri, l’État récupère environ 120 millions d’euros de recettes de TVA additionnelles par mois [47] grâce à la hausse des prix. Mais la part fixe de l’accise (61 centimes pour le diesel [48], 67 centimes pour l’essence [49]) ne bouge pas, et l’élasticité-prix joue: pour 1 % de hausse, les volumes baissent de 0,21 % à 0,40 % [50] selon l’Insee [51]. Net, l’État perd environ 50 millions d’euros par mois [52].
« C’est lunaire de dire que l’État profite de la crise » [53], tranche Nicolas Goldberg [54], expert Énergie chez Colombus Consulting.
Pourquoi Bercy refuse la baisse de TVA réclamée par le RN
La proposition est portée par Jordan Bardella [55], président du Rassemblement national, qui réclame le passage du taux de TVA sur les carburants de 20 % [56] à 5,5 %. Mécaniquement, la ristourne atteindrait 24 centimes par litre [57], soit 4 centimes de plus que l’aide ciblée actuelle. Mais le coût change d’échelle: près d’un milliard d’euros par mois [58], plus de 10 milliards d’euros sur un an [59], répond Maud Bregeon [60], porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie: « Il faudrait que l’on m’explique où est-ce qu’on les trouve » [61].
Le précédent existe, et il est récent. On se souvient de la « remise Borne » de 2022: une ristourne universelle à la pompe pendant la flambée post-invasion russe en Ukraine, sans condition de ressources ni de kilométrage. La Cour des comptes a chiffré à plus de 8 milliards d’euros [62] le seul soutien à la consommation de carburant sur l’épisode 2022-2023. Verdict de la rue Cambon, qui a inspiré la doctrine actuelle: un soutien indifférencié au prix du carburant est « la pire des solutions à mettre en œuvre d’un point de vue budgétaire, social et écologique » [63], selon la formule d’Andreas Rüdinger. Une TVA à 5,5 % aurait, un défaut supplémentaire: passer le taux réduit à un produit fossile envoie un signal-prix contraire à la trajectoire climatique, et serait politiquement difficile à inverser une fois acquis.
TotalEnergies brandit le chantage
L’autre rapport de force se joue avec TotalEnergies. Le groupe pétrolier a appliqué entre le 1er mai [64] et le 3 mai à minuit [65] une remise de 16 centimes par litre [66] sur le diesel, ramené à 2,09 euros [67] contre 2,25 euros [68] le reste du temps. Le plafonnement reprend le 8 mai [69] pour trois jours [70]. Mais Patrick Pouyanné [71], patron de Total, a posé une condition: « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France » [72]. Le groupe a affiché 4,96 milliards d’euros de bénéfices [73], en hausse de 51 % sur un an [74].
Reste à mesurer le poids réel de la menace. Sur les 9 900 stations [75] dont l’approvisionnement est suivi quotidiennement par les autorités, aucune source consultée ne précise la part exacte du réseau TotalEnergies en France ni sa part de marché en volume. Sans cette donnée, l’effet d’un retrait du plafonnement sur le prix moyen national reste impossible à chiffrer précisément. Ce que l’on sait, en revanche: le plafonnement actuel ne concerne que les week-ends de pont et trois jours autour du 8 mai. L’effet sur le prix moyen mensuel à la pompe est donc, par construction, limité - la menace porte davantage sur l’image que sur le portefeuille du consommateur.
La gauche fulmine. Raphaël Glucksmann [76], coprésident du parti Place publique, dénonce sur France 2: « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre » [77]. Olivier Faure [78], premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie TotalEnergies de « profiteur de crise » [79] et propose une taxe ciblée sur les superprofits [80].
Le poids budgétaire réel de la crise
Pour situer ces 330 millions, il faut les replacer dans la facture globale. Le coût de la guerre au Moyen-Orient pour l’économie française est estimé à 6 milliards d’euros [81] à date. Dont 3,6 milliards d’euros [82] au seul renchérissement de la charge de la dette: les taux d’intérêt sont aujourd’hui « cinq fois supérieurs à ce qu’ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine » [83], a indiqué David Amiel. Pour tenir l’objectif de déficit de 5 % du PIB [84], Bercy prévoit de stopper 6 milliards d’euros de dépenses [85] en 2026.
Rapportée à cette ardoise, l’aide carburant pèse une fraction modeste du coût budgétaire de la crise. Mais l’arithmétique se complique si le conflit s’éternise. Le décret prévoit une aide unique, par demandeur et par véhicule. Si les prix restaient durablement élevés, reproduire le dispositif coûterait plusieurs centaines de millions supplémentaires - autant en moins sur les économies que Bercy s’apprête à imposer aux ministères. C’est cette équation, jamais explicitée par le gouvernement, qui rend l’aide structurellement non reconductible en l’état.
Voix critiques: le système déclaratif inquiète
Le syndicat Solidaires Finances publiques [86], première force syndicale dans l’administration fiscale, pointe une « mise en œuvre prématurée » et des « simples effets d’annonce alors même que l’application évoquée n’est pas encore accessible » [87]. L’État « s’enferre dans une mécanique d’aide sous système déclaratif, et sans aucun contrôle a priori » [88]. Le contrôle, l’administration le fait après coup, sur cinq ans. Le bénéficiaire dispose d’un mois [89] pour produire ses justificatifs en cas de demande.
Ce que le décret ne dit pas, c’est ce qui se passera une fois la fenêtre de demande refermée. L’aide est unique, par demandeur et par véhicule. Elle ne sera pas reconduite automatiquement tant que le conflit dure. Si les prix restent élevés, les trois millions de travailleurs modestes [4] auront touché leurs 50 euros [1] une seule fois, et la hausse des prix à la pompe, elle, continuera de courir.
Notre lecture: une rustine calibrée
Le calcul politique est limpide. Avec 180 millions d’euros [11], Bercy achète la paix sociale auprès des trois millions de Français les plus exposés [90], ceux qui font 8 000 kilomètres par an pour aller travailler. Une baisse de TVA aurait coûté cinq fois plus cher chaque mois, et le précédent de la remise Borne a montré qu’un soutien universel à la consommation pétrolière ruine les comptes publics sans rééquilibrer la justice sociale. Le gouvernement préfère un dispositif borné, contrôlable, déclaratif. Les économistes le saluent. Les automobilistes au-dessus du seuil de revenu, pas. Et personne n’a dit ce qui se passe ensuite, quand la subvention s’arrête et que le baril, lui, continue.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
« le Gouvernement a institué une indemnité carburant de 50 euros »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Cette aide, sous conditions notamment de revenus et de détention d’un véhicule personnel utilisé à des fins professionnelles, est équivalente à 20 centimes d’euros par litre »
info.gouv.fr ↗ ↩
« pour une consommation moyenne de carburant sur trois mois. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Cette aide bénéficiera à près de trois millions de travailleurs modestes. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, dès le 21 avril 2026, une aide à destination des particuliers »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, dès le 21 avril 2026 »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Les modalités de l'indemnité carburant de 50 euros [.] ont été publiées samedi au Journal officiel »
lesechos.fr ↗ ↩
« s’ils en font la demande à partir du 27 mai 2026 depuis le site impots.gouv.fr »
info.gouv.fr ↗ ↩
« depuis le site impots.gouv.fr »
info.gouv.fr ↗ ↩
« dans un délai d’environ 10 jours après la demande. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
boursorama.com ↗ ↩
« coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
boursorama.com ↗ ↩
« Carburants: le coût des aides estimé à 330 millions d'euros entre avril et mai, selon Bercy »
boursorama.com ↗ ↩
« a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
boursorama.com ↗ ↩
« une nouvelle aide destinée à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs" »
boursorama.com ↗ ↩
« Ainsi, cette aide devrait correspondre à une cinquantaine d’euros par personne »
bfmtv.com ↗ ↩
« 36 milliards d'euros le coût des quelque 25 dispositifs du bouclier énergétique adoptés par le gouvernement entre 2021 et 2024 »
tf1info.fr ↗ ↩
« être âgé d’au moins seize ans au 31 décembre 2024 »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 euros »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Cette aide est destinée aux travailleurs modestes utilisant un véhicule personnel à des fins professionnelles. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« dont le revenu ne dépasse pas, pour une personne seule, 1.500 euros »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il est de 1823,03 € depuis le 1er janvier 2026 »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« depuis le 1er janvier 2026 »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« effectuer plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle (cette condition incluant les trajets domicile-travail) »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Sont logiquement exclus, entre autres, les véhicules électriques ou à hydrogène »
info.gouv.fr ↗ ↩
« ainsi que les véhicules de fonction ou de service. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Sont exclus du dispositif les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Le demandeur doit fournir le numéro d’immatriculation du véhicule et son numéro de carte grise »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« - bénéfices industriels et commerciaux (BIC) micro-entrepreneurs ou professionnels; »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« - bénéfices non commerciaux (BNC) micro-entrepreneurs ou professionnels; »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« - bénéfices agricoles (BA). »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Un demandeur ne peut bénéficier que d'une seule indemnité. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Un même véhicule ne peut donner lieu au versement de plusieurs indemnités. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Les documents attestant du respect des conditions d'éligibilité à l'indemnité sont conservés par le bénéficiaire pendant cinq années à compter de la date de versement de cette dernière. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Elles peuvent être majorées de 50 % en cas de manquement délibéré »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« et de 100 % en cas de manœuvres frauduleuses »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« L’administration peut exercer un contrôle pendant un délai de cinq ans à compter du versement »
info.gouv.fr ↗ ↩
« le litre d'essence SP95 a augmenté en moyenne de 27 centimes »
tf1info.fr ↗ ↩
« le diesel de 49 centimes »
tf1info.fr ↗ ↩
« la tendance est à une légère hausse en ce lundi 4 mai 2026 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le gazole se vendait en moyenne à 2,219 € le litre »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le SP95-E10 s’établissait à 2,02 € »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Après un pic à près de 2,40€ début avril, le prix moyen du litre de gazole à la pompe s'établissait le 21 avril à 2,18€ »
boursorama.com ↗ ↩
« le prix moyen du litre de gazole à la pompe s'établissait le 21 avril à 2,18€ »
boursorama.com ↗ ↩
« détaille ainsi Andreas Rüdinger, spécialiste des questions énergétiques à l'Iddri (Institut du développement et des relations internationales) »
tf1info.fr ↗ ↩
« l'État récupère environ 120 millions d'euros de recettes de TVA additionnelles par mois »
tf1info.fr ↗ ↩
« l'accise est de 61 centimes par litre »
tf1info.fr ↗ ↩
« Idem pour l'essence, à 67 centimes »
tf1info.fr ↗ ↩
« les volumes de carburant achetés par les automobilistes diminuent à court terme, de 0,21% à 0,40% »
tf1info.fr ↗ ↩
« selon l'Insee »
tf1info.fr ↗ ↩
« un résultat net de -50 millions d'euros par mois »
tf1info.fr ↗ ↩
« C'est lunaire de dire que l'État profite de la crise, confirme Nicolas Goldberg »
tf1info.fr ↗ ↩
« Nicolas Goldberg, expert Énergie chez Colombus Consulting »
tf1info.fr ↗ ↩
« le président du Rassemblement national, Jordan Bardella »
bfmtv.com ↗ ↩
« la part est de 20% »
tf1info.fr ↗ ↩
« Une telle baisse équivaut à une ristourne d'environ 24 centimes par litre »
tf1info.fr ↗ ↩
« coûterait près de 1 milliard d'euros à l'État par mois »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Ça couterait plus de 10 milliards d’euros, répond la ministre" »
bfmtv.com ↗ ↩
« la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Il faudrait que l’on m’explique où est-ce qu’on les trouve." »
bfmtv.com ↗ ↩
« les soutiens à la consommation de carburants [.] avaient pesé plus de 8 milliards d'euros »
tf1info.fr ↗ ↩
« Un blocage des prix des carburants reste la pire des solutions à mettre en œuvre d'un point de vue budgétaire, social et écologique, conclut Andreas Rüdinger »
tf1info.fr ↗ ↩
« Depuis le 1er mai, les automobilistes pouvaient bénéficier d’une remise de 16 centimes par litre dans les stations du groupe pétrolier. »
capital.fr ↗ ↩
« Depuis le 1er mai, et jusqu’au 3 mai à minuit, le litre de diesel est proposé à 2,09 euros »
capital.fr ↗ ↩
« Depuis le 1er mai, les automobilistes pouvaient bénéficier d’une remise de 16 centimes par litre dans les stations du groupe pétrolier. »
capital.fr ↗ ↩
« le litre de diesel est proposé à 2,09 euros contre 2,25 euros le reste du temps. »
capital.fr ↗ ↩
« le litre de diesel est proposé à 2,09 euros contre 2,25 euros le reste du temps. »
capital.fr ↗ ↩
« Le plafonnement du diesel ne sera donc pas appliqué la semaine prochaine, et reprendra à partir du vendredi 8 mai pour trois jours complets. »
capital.fr ↗ ↩
« reprendra à partir du vendredi 8 mai pour trois jours complets. »
capital.fr ↗ ↩
« « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France », a mis en garde Patrick Pouyanné, patron de Total, dans le journal Sud-Ouest. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France », a mis en garde Patrick Pouyanné, patron de Total, dans le journal Sud-Ouest. »
leparisien.fr ↗ ↩
« les importants bénéfices du géant des hydrocarbures, d’un montant de 4,96 milliards d’euros et en hausse de 51 % sur un an en raison de la guerre »
leparisien.fr ↗ ↩
« les importants bénéfices du géant des hydrocarbures, d’un montant de 4,96 milliards d’euros et en hausse de 51 % sur un an en raison de la guerre »
leparisien.fr ↗ ↩
« l’état d’approvisionnement de quelque 9 900 stations est suivi quotidiennement. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre », a réagi sur France 2 le coprésident du parti Place publique. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie pour sa part TotalEnergies de « profiteur de crise ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie pour sa part TotalEnergies de « profiteur de crise ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« il explique que l’idée n’est pas de faire « une taxe Total mais une taxe qui vise celles et ceux qui font des superprofits liés à un conflit ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le coût de la guerre au Moyen-Orient est estimé à 6 milliards d'euros par le gouvernement à date »
boursorama.com ↗ ↩
« dont une grande partie (3,6 milliards d'euros) est liée à la hausse de la charge de la dette. »
boursorama.com ↗ ↩
« les taux d'intérêt sont aujourd'hui "cinq fois supérieurs à ce qu'ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine" »
bfmtv.com ↗ ↩
« tenir l'objectif de déficit de 5% du PIB cette année »
bfmtv.com ↗ ↩
« David Amiel, a annoncé que "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées" en 2026 »
bfmtv.com ↗ ↩
« a pointé Solidaires Finances publiques, première force syndicale dans l'administration fiscale »
boursorama.com ↗ ↩
« critiquant une "mise en oeuvre prématurée" et de "simples effets d'annonce alors même que l'application évoquée n'est pas encore accessible". »
boursorama.com ↗ ↩
« L'État "s'enferre dans une mécanique d'aide sous système déclaratif, et sans aucun contrôle a priori" »
boursorama.com ↗ ↩
« Le bénéficiaire dispose d'un délai d'un mois pour produire ces justifications à compter de la date de la demande. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Elles devraient concerner près de trois millions de Français »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- Carburant : comment bénéficier de l’aide « grands rouleurs » ?
- Carburant : l'aide pour les travailleurs « grands rouleurs »
- Paramètres d’affichage
- INFOGRAPHIES. Après une courte baisse, les prix des carburants remontent légèrement
- TotalEnergies : dernier jour pour profiter de l'opération prix bloqués à la pompe
- « Chantage », « profiteur de crise » : la position de TotalEnergies sur le plafonnement des carburants irrite à gauche
- Pourquoi la hausse des prix du carburant ne profite pas à l'État
- Augmentation du prix du gaz, repas à 1 € pour les étudiants, aides pour le carburant : ce qui change au 1er mai 2026
- 50 euros versés en juin pour les gros rouleurs gagnant moins de 1.500 euros: le gouvernement détaille sa nouvelle aide ciblée aux automobilistes
- Indemnité carburant : qui pourra toucher les 50 euros débloqués par l'exécutif, et quand ?
- Carburants : le coût des aides estimé à 330 millions d'euros entre avril et mai, selon Bercy
