Indemnité carburant : 50 euros pour trois millions de gros rouleurs, ouverture des demandes le 27 mai

Le gouvernement débloque 180 millions d'euros pour mai. Le coût total des aides carburant atteint 330 millions sur deux mois, pendant que TotalEnergies brandit le chantage au plafonnement.

Indemnité carburant : 50 euros pour trois millions de gros rouleurs, ouverture des demandes le 27 mai
Indemnité carburant : 50 euros pour trois millions de gros rouleurs, ouverture des demandes le 27 mai Illustration Alexandre Mercier / info.fr

Sébastien Lecornu débloque 50 euros pour trois millions de travailleurs modestes. Le dispositif ouvre le 27 mai sur impots.gouv.fr. La facture pour Bercy 330 millions d'euros.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • L'indemnité carburant de 50 euros sera demandable du 27 mai 2026 au 27 juillet sur impots.gouv.fr.
  • Trois millions de travailleurs modestes sont éligibles, sous conditions de revenu et de kilométrage.
  • Le coût total des aides carburant atteint 330 millions d'euros sur avril-mai 2026.
  • TotalEnergies conditionne son plafonnement à l'absence de taxe sur les superprofits, malgré 4,96 milliards de bénéfices.
  • Contrairement à une idée reçue, l'État perd 50 millions d'euros par mois sur les carburants en raison de l'élasticité-prix.

L’arithmétique gouvernementale est posée. Une indemnité de 50 euros [1], équivalente à 20 centimes par litre [2] sur une consommation moyenne de trois mois [3], pour près de trois millions de travailleurs modestes [4]. Annoncée le 21 avril 2026 [5] par le Premier ministre Sébastien Lecornu [6], publiée samedi au Journal officiel [7], la mesure ouvrira ses guichets le 27 mai 2026 [8] sur impots.gouv.fr [9]. Versement promis sous dix jours [10].

LES ENJEUX
Trois millions de bénéficiaires, conditions strictes
Revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 euros par part, plus de 15 km par trajet domicile-travail ou 8 000 km par an. Véhicules électriques et de fonction exclus.
330 millions d'euros sur deux mois
150 millions en avril, 180 millions en mai. Bercy assume le coût pendant que le déficit dérape et que 6 milliards d'euros de dépenses doivent être stoppées en 2026.
Une compensation partielle de la hausse
20 centimes d'aide par litre face à 49 centimes de hausse du diesel et 27 centimes sur le SP95 depuis le début du conflit. La rustine couvre moins de la moitié du choc.
TotalEnergies menace de stopper son plafonnement
Le groupe, qui a affiché 4,96 milliards de bénéfices en hausse de 51 %, conditionne sa remise de 16 centimes au week-end à l'absence de taxation des superprofits.
Une baisse de TVA jugée intenable
Une ristourne de 24 centimes par litre via la TVA coûterait près d'un milliard d'euros par mois, soit plus de 10 milliards sur un an. Bercy refuse, faute de marges.

Le calcul est simple. Bercy chiffre à 180 millions d’euros [11] le coût de mai, après 150 millions [12] en avril. Total sur deux mois: 330 millions d’euros [13], selon David Amiel [14], ministre des Comptes publics. Rapporté aux trois millions de bénéficiaires [15], cela représente bien une cinquantaine d’euros par tête [16]. Pas un centime de plus.

Qui touchera les 50 euros

Les conditions sont strictes. Avoir au moins seize ans au 31 décembre 2024 [18], un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros [19] au titre de 2024, et utiliser un véhicule personnel à des fins professionnelles [20]. Le seuil de revenu, traduit en salaire, vise les actifs gagnant moins de 1 500 euros [21] pour une personne seule. Pour rappel, le SMIC mensuel brut atteint 1 823,03 euros [22] depuis le 1er janvier 2026 [23].

Deuxième filtre, et il est dur: effectuer plus de 15 kilomètres par trajet [24] entre domicile et travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an [25] dans le cadre professionnel. Le décret réserve donc l’aide aux populations les plus exposées à la hausse, celles qui n’ont aucune alternative à la voiture pour aller travailler. Sont exclus les véhicules électriques ou à hydrogène [26], les véhicules de fonction ou de service [27], les quadricycles lourds, les véhicules agricoles et les poids lourds [28]. Le demandeur doit fournir numéro d’immatriculation et carte grise [29].

Le décret ouvre l’éligibilité aux revenus de type traitements et salaires, mais aussi aux bénéfices industriels et commerciaux et aux bénéfices non commerciaux des micro-entrepreneurs et professionnels [30][31], ainsi qu’aux bénéfices agricoles [32]. Sur le papier, un VTC, un livreur indépendant ou un artisan itinérant peut donc prétendre à l’aide, à condition de respecter les seuils de revenu et de kilométrage. Aucune source consultée ne précise toutefois le traitement spécifique des indépendants dont le véhicule sert simultanément d’outil professionnel et personnel, zone grise classique pour ces métiers.

Une seule indemnité par demandeur [33], une seule par véhicule [34]. Justificatifs à conserver cinq ans [35]. En cas de manquement délibéré, majoration de 50 % [36]. En cas de manœuvres frauduleuses, 100 % [37]. L’administration peut contrôler pendant cinq ans [38].

Le contexte qui fait mal au pouvoir d’achat

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Le timing n’a rien d’anodin. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le litre d’essence SP95 a augmenté de 27 centimes en moyenne [39], le diesel de 49 centimes [40]. Le 4 mai 2026 [41], le gazole se vendait 2,219 euros le litre [42], le SP95-E10 à 2,02 euros [43]. Le pic d’avril a frôlé les 2,40 euros [44] sur le gazole avant un repli à 2,18 euros [45] le 21 avril.

Le calcul de l’aide est révélateur. Vingt centimes par litre [2] sur trois mois, soit 50 euros, correspond à une consommation de référence d’environ 250 litres sur le trimestre. C’est moins qu’un plein mensuel pour un grand rouleur. L’aide compense moins de la moitié de la hausse du diesel observée depuis le début du conflit [40]. Pas plus.

L’État ne profite pas de la crise, contrairement à la légende

L’idée d’une manne fiscale pour Bercy est démentie par les chiffres. Selon Andreas Rüdinger [46], spécialiste de l’Iddri, l’État récupère environ 120 millions d’euros de recettes de TVA additionnelles par mois [47] grâce à la hausse des prix. Mais la part fixe de l’accise (61 centimes pour le diesel [48], 67 centimes pour l’essence [49]) ne bouge pas, et l’élasticité-prix joue: pour 1 % de hausse, les volumes baissent de 0,21 % à 0,40 % [50] selon l’Insee [51]. Net, l’État perd environ 50 millions d’euros par mois [52].

« C’est lunaire de dire que l’État profite de la crise » [53], tranche Nicolas Goldberg [54], expert Énergie chez Colombus Consulting.

Pourquoi Bercy refuse la baisse de TVA réclamée par le RN

La proposition est portée par Jordan Bardella [55], président du Rassemblement national, qui réclame le passage du taux de TVA sur les carburants de 20 % [56] à 5,5 %. Mécaniquement, la ristourne atteindrait 24 centimes par litre [57], soit 4 centimes de plus que l’aide ciblée actuelle. Mais le coût change d’échelle: près d’un milliard d’euros par mois [58], plus de 10 milliards d’euros sur un an [59], répond Maud Bregeon [60], porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie: « Il faudrait que l’on m’explique où est-ce qu’on les trouve » [61].

Le précédent existe, et il est récent. On se souvient de la « remise Borne » de 2022: une ristourne universelle à la pompe pendant la flambée post-invasion russe en Ukraine, sans condition de ressources ni de kilométrage. La Cour des comptes a chiffré à plus de 8 milliards d’euros [62] le seul soutien à la consommation de carburant sur l’épisode 2022-2023. Verdict de la rue Cambon, qui a inspiré la doctrine actuelle: un soutien indifférencié au prix du carburant est « la pire des solutions à mettre en œuvre d’un point de vue budgétaire, social et écologique » [63], selon la formule d’Andreas Rüdinger. Une TVA à 5,5 % aurait, un défaut supplémentaire: passer le taux réduit à un produit fossile envoie un signal-prix contraire à la trajectoire climatique, et serait politiquement difficile à inverser une fois acquis.

Aide ciblée 50 €
Baisse TVA à 5,5 %
3 millions de bénéficiaires sous conditions
Tous les automobilistes, sans condition
180 M€ de coût en mai
Près d'1 Md€ par mois
20 centimes par litre, plafonnés
24 centimes par litre, illimité
36 Md€le coût du bouclier énergétique 2021-2024 selon la Cour des comptes [17], à comparer aux 330 M€ de cette nouvelle aide ciblée

TotalEnergies brandit le chantage

L’autre rapport de force se joue avec TotalEnergies. Le groupe pétrolier a appliqué entre le 1er mai [64] et le 3 mai à minuit [65] une remise de 16 centimes par litre [66] sur le diesel, ramené à 2,09 euros [67] contre 2,25 euros [68] le reste du temps. Le plafonnement reprend le 8 mai [69] pour trois jours [70]. Mais Patrick Pouyanné [71], patron de Total, a posé une condition: « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France » [72]. Le groupe a affiché 4,96 milliards d’euros de bénéfices [73], en hausse de 51 % sur un an [74].

Reste à mesurer le poids réel de la menace. Sur les 9 900 stations [75] dont l’approvisionnement est suivi quotidiennement par les autorités, aucune source consultée ne précise la part exacte du réseau TotalEnergies en France ni sa part de marché en volume. Sans cette donnée, l’effet d’un retrait du plafonnement sur le prix moyen national reste impossible à chiffrer précisément. Ce que l’on sait, en revanche: le plafonnement actuel ne concerne que les week-ends de pont et trois jours autour du 8 mai. L’effet sur le prix moyen mensuel à la pompe est donc, par construction, limité - la menace porte davantage sur l’image que sur le portefeuille du consommateur.

La gauche fulmine. Raphaël Glucksmann [76], coprésident du parti Place publique, dénonce sur France 2: « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre » [77]. Olivier Faure [78], premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie TotalEnergies de « profiteur de crise » [79] et propose une taxe ciblée sur les superprofits [80].

Patrick Pouyanné, patron de Total
En cas de surtaxe sur nos raffineries, nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France.
Patrick Pouyanné, patron de Total
Mai 2026
Raphaël Glucksmann, coprésident du parti Place publique
C'est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices parce qu'il y a une guerre.
Raphaël Glucksmann, coprésident du parti Place publique
Mai 2026

Le poids budgétaire réel de la crise

Pour situer ces 330 millions, il faut les replacer dans la facture globale. Le coût de la guerre au Moyen-Orient pour l’économie française est estimé à 6 milliards d’euros [81] à date. Dont 3,6 milliards d’euros [82] au seul renchérissement de la charge de la dette: les taux d’intérêt sont aujourd’hui « cinq fois supérieurs à ce qu’ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine » [83], a indiqué David Amiel. Pour tenir l’objectif de déficit de 5 % du PIB [84], Bercy prévoit de stopper 6 milliards d’euros de dépenses [85] en 2026.

Rapportée à cette ardoise, l’aide carburant pèse une fraction modeste du coût budgétaire de la crise. Mais l’arithmétique se complique si le conflit s’éternise. Le décret prévoit une aide unique, par demandeur et par véhicule. Si les prix restaient durablement élevés, reproduire le dispositif coûterait plusieurs centaines de millions supplémentaires - autant en moins sur les économies que Bercy s’apprête à imposer aux ministères. C’est cette équation, jamais explicitée par le gouvernement, qui rend l’aide structurellement non reconductible en l’état.

Voix critiques: le système déclaratif inquiète

Le syndicat Solidaires Finances publiques [86], première force syndicale dans l’administration fiscale, pointe une « mise en œuvre prématurée » et des « simples effets d’annonce alors même que l’application évoquée n’est pas encore accessible » [87]. L’État « s’enferre dans une mécanique d’aide sous système déclaratif, et sans aucun contrôle a priori » [88]. Le contrôle, l’administration le fait après coup, sur cinq ans. Le bénéficiaire dispose d’un mois [89] pour produire ses justificatifs en cas de demande.

Ce que le décret ne dit pas, c’est ce qui se passera une fois la fenêtre de demande refermée. L’aide est unique, par demandeur et par véhicule. Elle ne sera pas reconduite automatiquement tant que le conflit dure. Si les prix restent élevés, les trois millions de travailleurs modestes [4] auront touché leurs 50 euros [1] une seule fois, et la hausse des prix à la pompe, elle, continuera de courir.

Les chiffres clés du dispositif gouvernemental d'indemnité carburant pour les grands rouleurs modestes en mai 2026.
Les chiffres clés du dispositif gouvernemental d'indemnité carburant pour les grands rouleurs modestes en mai 2026.

Notre lecture: une rustine calibrée

Le calcul politique est limpide. Avec 180 millions d’euros [11], Bercy achète la paix sociale auprès des trois millions de Français les plus exposés [90], ceux qui font 8 000 kilomètres par an pour aller travailler. Une baisse de TVA aurait coûté cinq fois plus cher chaque mois, et le précédent de la remise Borne a montré qu’un soutien universel à la consommation pétrolière ruine les comptes publics sans rééquilibrer la justice sociale. Le gouvernement préfère un dispositif borné, contrôlable, déclaratif. Les économistes le saluent. Les automobilistes au-dessus du seuil de revenu, pas. Et personne n’a dit ce qui se passe ensuite, quand la subvention s’arrête et que le baril, lui, continue.

Sources

11 sources vérifiées · 90 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
  1. 50 euros - Montant de l'indemnité carburant pour les travailleurs grands rouleurs
    « le Gouvernement a institué une indemnité carburant de 50 euros »
    economie.gouv.fr ↗
  2. 20 centimes d’euros par litre - Montant de l'aide « grands rouleurs » par litre de carburant consommé.
    « Cette aide, sous conditions notamment de revenus et de détention d’un véhicule personnel utilisé à des fins professionnelles, est équivalente à 20 centimes d’euros par litre »
    info.gouv.fr ↗
  3. trois mois - Période de consommation moyenne de carburant prise en compte pour l'aide.
    « pour une consommation moyenne de carburant sur trois mois. »
    info.gouv.fr ↗
  4. près de trois millions - Nombre estimé de travailleurs modestes éligibles à l'aide « grands rouleurs ».
    « Cette aide bénéficiera à près de trois millions de travailleurs modestes. »
    info.gouv.fr ↗
  5. 21 avril 2026 - Date de l'annonce par le Premier ministre de l'aide « grands rouleurs ».
    « Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, dès le 21 avril 2026, une aide à destination des particuliers »
    info.gouv.fr ↗
  6. Sébastien Lecornu, Premier ministre - Fonction et nom de la personne ayant annoncé l'aide « grands rouleurs ».
    « Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, dès le 21 avril 2026 »
    info.gouv.fr ↗
  7. samedi - Date de publication des modalités de l'indemnité carburant au Journal officiel.
    « Les modalités de l'indemnité carburant de 50 euros [.] ont été publiées samedi au Journal officiel »
    lesechos.fr ↗
  8. 27 mai 2026 - Date à partir de laquelle la demande d'aide « grands rouleurs » sera possible.
    « s’ils en font la demande à partir du 27 mai 2026 depuis le site impots.gouv.fr »
    info.gouv.fr ↗
  9. impots.gouv.fr - Site officiel où effectuer la demande d'aide « grands rouleurs ».
    « depuis le site impots.gouv.fr »
    info.gouv.fr ↗
  10. 10 jours - Délai de versement de l'aide après la demande.
    « dans un délai d’environ 10 jours après la demande. »
    info.gouv.fr ↗
  11. 180 millions d'euros - Coût des aides sur le carburant pour le mois de mai 2026.
    « coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
    boursorama.com ↗
  12. 150 millions d'euros - Coût des aides sur le carburant pour le mois d'avril 2026.
    « coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
    boursorama.com ↗
  13. 330 millions d'euros - Coût total estimé des aides sur le carburant entre avril et mai 2026.
    « Carburants: le coût des aides estimé à 330 millions d'euros entre avril et mai, selon Bercy »
    boursorama.com ↗
  14. David Amiel, ministre des Comptes publics - Ministre ayant communiqué le coût des aides sur le carburant.
    « a indiqué mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, David Amiel. »
    boursorama.com ↗
  15. trois millions - Nombre de travailleurs modestes grands rouleurs ciblés par la nouvelle aide.
    « une nouvelle aide destinée à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs" »
    boursorama.com ↗
  16. cinquantaine d’euros - Montant de l'aide par personne pour les gros rouleurs
    « Ainsi, cette aide devrait correspondre à une cinquantaine d’euros par personne »
    bfmtv.com ↗
  17. 36 milliards d'euros - Coût total des dispositifs du bouclier énergétique adoptés par le gouvernement entre 2021 et 2024, selon la Cour des comptes.
    « 36 milliards d'euros le coût des quelque 25 dispositifs du bouclier énergétique adoptés par le gouvernement entre 2021 et 2024 »
    tf1info.fr ↗
  18. seize ans - Âge minimum requis pour être éligible à l'indemnité carburant au 31 décembre 2024
    « être âgé d’au moins seize ans au 31 décembre 2024 »
    economie.gouv.fr ↗
  19. 16 880 euros - Plafond du revenu fiscal de référence par part pour être éligible à l'indemnité carburant
    « le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 euros »
    economie.gouv.fr ↗
  20. Les travailleurs modestes utilisant un véhicule personnel à des fins professionnelles peuvent bénéficier de l'aide « grands rouleurs ». - Critère d'éligibilité lié à l'usage professionnel du véhicule.
    « Cette aide est destinée aux travailleurs modestes utilisant un véhicule personnel à des fins professionnelles. »
    info.gouv.fr ↗
  21. 1.500 euros - Plafond de revenu pour une personne seule éligible à l'aide
    « dont le revenu ne dépasse pas, pour une personne seule, 1.500 euros »
    bfmtv.com ↗
  22. 1823,03 € - Montant du SMIC mensuel brut depuis le 1er janvier 2026
    « Il est de 1823,03 € depuis le 1er janvier 2026 »
    economie.gouv.fr ↗
  23. 1er janvier 2026 - Date de début du SMIC mensuel brut de 1823,03 €
    « depuis le 1er janvier 2026 »
    economie.gouv.fr ↗
  24. 15 kilomètres - Distance minimale par trajet pour être éligible à l'indemnité carburant.
    « effectuer plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail »
    legifrance.gouv.fr ↗
  25. 8 000 kilomètres - Distance minimale annuelle pour être éligible à l'indemnité carburant.
    « ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle (cette condition incluant les trajets domicile-travail) »
    legifrance.gouv.fr ↗
  26. Les véhicules électriques ou à hydrogène sont exclus de l'aide « grands rouleurs ». - Exclusion de certains types de véhicules du dispositif.
    « Sont logiquement exclus, entre autres, les véhicules électriques ou à hydrogène »
    info.gouv.fr ↗
  27. Les véhicules de fonction ou de service sont exclus de l'aide « grands rouleurs ». - Exclusion de certains types de véhicules du dispositif.
    « ainsi que les véhicules de fonction ou de service. »
    info.gouv.fr ↗
  28. les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service - Types de véhicules exclus du dispositif d'indemnité carburant
    « Sont exclus du dispositif les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service »
    economie.gouv.fr ↗
  29. Le demandeur doit fournir le numéro d’immatriculation du véhicule et son numéro de carte grise - Documents à fournir pour justifier l'utilisation d'un véhicule personnel
    « Le demandeur doit fournir le numéro d’immatriculation du véhicule et son numéro de carte grise »
    economie.gouv.fr ↗
  30. bénéfices industriels et commerciaux (BIC) micro-entrepreneurs ou professionnels - Catégorie de revenus éligibles pour l'indemnité carburant.
    « - bénéfices industriels et commerciaux (BIC) micro-entrepreneurs ou professionnels; »
    legifrance.gouv.fr ↗
  31. bénéfices non commerciaux (BNC) micro-entrepreneurs ou professionnels - Catégorie de revenus éligibles pour l'indemnité carburant.
    « - bénéfices non commerciaux (BNC) micro-entrepreneurs ou professionnels; »
    legifrance.gouv.fr ↗
  32. bénéfices agricoles (BA) - Catégorie de revenus éligibles pour l'indemnité carburant.
    « - bénéfices agricoles (BA). »
    legifrance.gouv.fr ↗
  33. un demandeur ne peut bénéficier que d'une seule indemnité - Limite du nombre d'indemnités par demandeur.
    « Un demandeur ne peut bénéficier que d'une seule indemnité. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  34. un même véhicule ne peut donner lieu au versement de plusieurs indemnités - Limite du nombre d'indemnités par véhicule.
    « Un même véhicule ne peut donner lieu au versement de plusieurs indemnités. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  35. cinq années - Durée de conservation des documents attestant de l'éligibilité à l'indemnité.
    « Les documents attestant du respect des conditions d'éligibilité à l'indemnité sont conservés par le bénéficiaire pendant cinq années à compter de la date de versement de cette dernière. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  36. 50 % - Majoration en cas de manquement délibéré au versement indu de l'indemnité
    « Elles peuvent être majorées de 50 % en cas de manquement délibéré »
    economie.gouv.fr ↗
  37. 100 % - Majoration en cas de manœuvres frauduleuses au versement indu de l'indemnité
    « et de 100 % en cas de manœuvres frauduleuses »
    economie.gouv.fr ↗
  38. cinq ans - Délai pendant lequel l'administration peut exercer un contrôle après le versement de l'aide.
    « L’administration peut exercer un contrôle pendant un délai de cinq ans à compter du versement »
    info.gouv.fr ↗
  39. 27 centimes - Augmentation moyenne du prix du litre d'essence SP95 depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
    « le litre d'essence SP95 a augmenté en moyenne de 27 centimes »
    tf1info.fr ↗
  40. 49 centimes - Augmentation moyenne du prix du litre de diesel depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
    « le diesel de 49 centimes »
    tf1info.fr ↗
  41. 4 mai 2026 - Date de la légère hausse des prix des carburants
    « la tendance est à une légère hausse en ce lundi 4 mai 2026 »
    ouest-france.fr ↗
  42. 2,219 € le litre - Prix moyen du gazole le 4 mai 2026
    « Le gazole se vendait en moyenne à 2,219 € le litre »
    ouest-france.fr ↗
  43. 2,02 € - Prix moyen du SP95-E10 le 4 mai 2026
    « le SP95-E10 s’établissait à 2,02 € »
    ouest-france.fr ↗
  44. 2,40€ - Prix moyen du litre de gazole à la pompe début avril 2026.
    « Après un pic à près de 2,40€ début avril, le prix moyen du litre de gazole à la pompe s'établissait le 21 avril à 2,18€ »
    boursorama.com ↗
  45. 2,18€ - Prix moyen du litre de gazole à la pompe le 21 avril 2026.
    « le prix moyen du litre de gazole à la pompe s'établissait le 21 avril à 2,18€ »
    boursorama.com ↗
  46. Andreas Rüdinger, spécialiste des questions énergétiques à l'Iddri (Institut du développement et des relations internationales) - Expert citant l'augmentation des recettes de TVA due à la hausse des prix des carburants.
    « détaille ainsi Andreas Rüdinger, spécialiste des questions énergétiques à l'Iddri (Institut du développement et des relations internationales) »
    tf1info.fr ↗
  47. 120 millions d'euros - Recettes de TVA additionnelles par mois pour l'État à consommation identique.
    « l'État récupère environ 120 millions d'euros de recettes de TVA additionnelles par mois »
    tf1info.fr ↗
  48. 61 centimes - Montant fixe de l'accise par litre de diesel.
    « l'accise est de 61 centimes par litre »
    tf1info.fr ↗
  49. 67 centimes - Montant fixe de l'accise par litre d'essence.
    « Idem pour l'essence, à 67 centimes »
    tf1info.fr ↗
  50. -0,21% à -0,40% - Diminution des volumes de carburant achetés par les automobilistes pour une hausse de 1% des prix, selon l'Insee.
    « les volumes de carburant achetés par les automobilistes diminuent à court terme, de 0,21% à 0,40% »
    tf1info.fr ↗
  51. Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) - Source citant l'élasticité-prix de la consommation de carburant.
    « selon l'Insee »
    tf1info.fr ↗
  52. -50 millions d'euros - Résultat net mensuel pour l'État après prise en compte de l'élasticité-prix.
    « un résultat net de -50 millions d'euros par mois »
    tf1info.fr ↗
  53. C'est lunaire de dire que l'État profite de la crise - Déclaration de Nicolas Goldberg sur l'idée que l'État profite de la hausse des prix des carburants.
    « C'est lunaire de dire que l'État profite de la crise, confirme Nicolas Goldberg »
    tf1info.fr ↗
  54. Nicolas Goldberg, expert Énergie chez Colombus Consulting - Expert confirmant l'élasticité de la consommation de carburant face à la hausse des prix.
    « Nicolas Goldberg, expert Énergie chez Colombus Consulting »
    tf1info.fr ↗
  55. Jordan Bardella, président du Rassemblement national - Fonction du responsable politique cité
    « le président du Rassemblement national, Jordan Bardella »
    bfmtv.com ↗
  56. 20% - Taux de la TVA appliqué aux carburants.
    « la part est de 20% »
    tf1info.fr ↗
  57. 24 centimes - Ristourne équivalente à une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur un litre de carburant à 2 euros.
    « Une telle baisse équivaut à une ristourne d'environ 24 centimes par litre »
    tf1info.fr ↗
  58. près de 1 milliard d'euros - Coût mensuel pour l'État d'une baisse de 25 centimes par litre du prix des carburants.
    « coûterait près de 1 milliard d'euros à l'État par mois »
    tf1info.fr ↗
  59. plus de 10 milliards d’euros - Coût estimé d'une baisse de la TVA sur le carburant selon la ministre
    « "Ça couterait plus de 10 milliards d’euros, répond la ministre" »
    bfmtv.com ↗
  60. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie - Fonction et rôle de la ministre citée dans l'article
    « la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon »
    bfmtv.com ↗
  61. Il faudrait que l’on m’explique où est-ce qu’on les trouve - Réponse de la ministre à la demande de baisse de TVA
    « "Il faudrait que l’on m’explique où est-ce qu’on les trouve." »
    bfmtv.com ↗
  62. 8 milliards d'euros - Coût des soutiens à la consommation de carburants (remise à la pompe en 2022 et indemnité carburant en 2023) dans le bouclier énergétique.
    « les soutiens à la consommation de carburants [.] avaient pesé plus de 8 milliards d'euros »
    tf1info.fr ↗
  63. Un blocage des prix des carburants reste la pire des solutions à mettre en œuvre d'un point de vue budgétaire, social et écologique - Conclusion d'Andreas Rüdinger sur les solutions pour aider les Français face à la hausse des prix des carburants.
    « Un blocage des prix des carburants reste la pire des solutions à mettre en œuvre d'un point de vue budgétaire, social et écologique, conclut Andreas Rüdinger »
    tf1info.fr ↗
  64. 1er mai - Date de début de l'opération de réduction des prix du gazole par TotalEnergies.
    « Depuis le 1er mai, les automobilistes pouvaient bénéficier d’une remise de 16 centimes par litre dans les stations du groupe pétrolier. »
    capital.fr ↗
  65. 3 mai à minuit - Date et heure de fin de l'opération de réduction des prix du gazole par TotalEnergies.
    « Depuis le 1er mai, et jusqu’au 3 mai à minuit, le litre de diesel est proposé à 2,09 euros »
    capital.fr ↗
  66. 16 centimes par litre - Montant de la remise appliquée par TotalEnergies sur le gazole.
    « Depuis le 1er mai, les automobilistes pouvaient bénéficier d’une remise de 16 centimes par litre dans les stations du groupe pétrolier. »
    capital.fr ↗
  67. 2,09 euros - Prix du litre de diesel pendant l'opération de réduction.
    « le litre de diesel est proposé à 2,09 euros contre 2,25 euros le reste du temps. »
    capital.fr ↗
  68. 2,25 euros - Prix habituel du litre de diesel en dehors de l'opération de réduction.
    « le litre de diesel est proposé à 2,09 euros contre 2,25 euros le reste du temps. »
    capital.fr ↗
  69. vendredi 8 mai - Date de reprise du plafonnement des prix du diesel par TotalEnergies après une interruption.
    « Le plafonnement du diesel ne sera donc pas appliqué la semaine prochaine, et reprendra à partir du vendredi 8 mai pour trois jours complets. »
    capital.fr ↗
  70. trois jours complets - Durée du plafonnement des prix du diesel à partir du 8 mai 2026.
    « reprendra à partir du vendredi 8 mai pour trois jours complets. »
    capital.fr ↗
  71. Patrick Pouyanné, patron de Total - Dirigeant de TotalEnergies ayant menacé d'arrêter le plafonnement des carburants
    « « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France », a mis en garde Patrick Pouyanné, patron de Total, dans le journal Sud-Ouest. »
    leparisien.fr ↗
  72. « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France » - Déclaration de Patrick Pouyanné, patron de Total
    « « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France », a mis en garde Patrick Pouyanné, patron de Total, dans le journal Sud-Ouest. »
    leparisien.fr ↗
  73. 4,96 milliards d’euros - Bénéfices de TotalEnergies sur un an
    « les importants bénéfices du géant des hydrocarbures, d’un montant de 4,96 milliards d’euros et en hausse de 51 % sur un an en raison de la guerre »
    leparisien.fr ↗
  74. 51 % - Hausse des bénéfices de TotalEnergies sur un an
    « les importants bénéfices du géant des hydrocarbures, d’un montant de 4,96 milliards d’euros et en hausse de 51 % sur un an en raison de la guerre »
    leparisien.fr ↗
  75. 9 900 - Nombre de stations dont l'état d'approvisionnement est suivi quotidiennement.
    « l’état d’approvisionnement de quelque 9 900 stations est suivi quotidiennement. »
    info.gouv.fr ↗
  76. Raphaël Glucksmann, coprésident du parti Place publique - Responsable politique critiquant TotalEnergies
    « « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre », a réagi sur France 2 le coprésident du parti Place publique. »
    leparisien.fr ↗
  77. « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre » - Déclaration de Raphaël Glucksmann sur France 2
    « « C’est du chantage. Total fait des milliards de bénéfices, pas parce qu’elle a inventé un truc énorme, mais parce qu’il y a une guerre » »
    leparisien.fr ↗
  78. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste - Responsable politique qualifiant TotalEnergies de « profiteur de crise »
    « Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie pour sa part TotalEnergies de « profiteur de crise ». »
    leparisien.fr ↗
  79. « profiteur de crise » - Qualification de TotalEnergies par Olivier Faure
    « Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qualifie pour sa part TotalEnergies de « profiteur de crise ». »
    leparisien.fr ↗
  80. « une taxe qui vise celles et ceux qui font des superprofits liés à un conflit » - Proposition d'Olivier Faure sur BFMTV
    « il explique que l’idée n’est pas de faire « une taxe Total mais une taxe qui vise celles et ceux qui font des superprofits liés à un conflit ». »
    leparisien.fr ↗
  81. 6 milliards d'euros - Coût estimé de la guerre au Moyen-Orient pour le gouvernement à date.
    « Le coût de la guerre au Moyen-Orient est estimé à 6 milliards d'euros par le gouvernement à date »
    boursorama.com ↗
  82. 3,6 milliards d'euros - Part de la hausse de la charge de la dette dans le coût de la guerre au Moyen-Orient.
    « dont une grande partie (3,6 milliards d'euros) est liée à la hausse de la charge de la dette. »
    boursorama.com ↗
  83. cinq fois supérieurs à ce qu'ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine - Évolution des taux d'intérêt selon David Amiel
    « les taux d'intérêt sont aujourd'hui "cinq fois supérieurs à ce qu'ils étaient au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine" »
    bfmtv.com ↗
  84. 5% - Objectif de déficit public pour l'année en cours
    « tenir l'objectif de déficit de 5% du PIB cette année »
    bfmtv.com ↗
  85. David Amiel a annoncé que 6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées en 2026 - Déclaration lors d'un comité d'alerte des finances publiques
    « David Amiel, a annoncé que "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées" en 2026 »
    bfmtv.com ↗
  86. Solidaires Finances publiques, première force syndicale dans l'administration fiscale - Syndicat critiquant la mise en œuvre des aides.
    « a pointé Solidaires Finances publiques, première force syndicale dans l'administration fiscale »
    boursorama.com ↗
  87. critiquant une "mise en oeuvre prématurée" et de "simples effets d'annonce alors même que l'application évoquée n'est pas encore accessible" - Critique de Solidaires Finances publiques sur la mise en œuvre des aides.
    « critiquant une "mise en oeuvre prématurée" et de "simples effets d'annonce alors même que l'application évoquée n'est pas encore accessible". »
    boursorama.com ↗
  88. L'État "s'enferre dans une mécanique d'aide sous système déclaratif, et sans aucun contrôle a priori" - Déclaration de Solidaires Finances publiques.
    « L'État "s'enferre dans une mécanique d'aide sous système déclaratif, et sans aucun contrôle a priori" »
    boursorama.com ↗
  89. un mois - Délai pour produire les justifications demandées par la direction générale des finances publiques.
    « Le bénéficiaire dispose d'un délai d'un mois pour produire ces justifications à compter de la date de la demande. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  90. près de trois millions de Français - Nombre estimé de bénéficiaires des aides pour le carburant.
    « Elles devraient concerner près de trois millions de Français »
    ouest-france.fr ↗

Sources

Alexandre Mercier

Alexandre Mercier

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans l'analyse économique et financière. Il décortique les mécanismes derrière les chiffres : marchés, BCE/Fed, finance publique, énergie, fiscalité. Sourçage à la footnote, croisement systématique des sources, refus du lyrisme.

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