Bardella au Medef : l’offensive séduction qui dérange même au RN

Déjeuner de plus de deux heures avec Patrick Martin, lettre aux fédérations, conférence devant 1 800 milliards d'actifs le président du RN courtise les patrons. Mais la ligne sociale de Marine Le Pen continue de plomber l'opération.

Bardella au Medef : l'offensive séduction qui dérange même au RN
Bardella au Medef : l'offensive séduction qui dérange même au RN Illustration Alexandre Mercier / info.fr

Jordan Bardella multiplie les rendez-vous avec le patronat et promet la fin du «carcan» fiscal. Derrière la vitrine libérale, le programme reste fracturé entre deux lignes inconciliables, suspendues à un verdict…

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Déjeuner de plus de deux heures entre Bardella et le Medef le 20 avril 2026.
  • 69 957 défaillances d'entreprises en France en 2025, hausse de 3,1% sur un an.
  • Le RN propose une réduction de 20% des impôts de production et un «choc fiscal positif».
  • Maurice Lévy (Publicis), Pascal Demurger (Maif), BNP Paribas refusent tout dialogue.
  • Le Medef juge désormais Bardella «mieux conscient» des enjeux économiques, un an après l'avoir qualifié de «dangereux».
  • 100 accords fiscaux bilatéraux menacés par l'amendement RN-gauche, selon Bercy.

Le président du Rassemblement national [1] a choisi le Journal du Dimanche pour un titre qui sonne comme un manifeste: «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» [2]. Cinq jours plus tôt, le 20 avril 2026 [3], il avait passé plus de deux heures [4] à déjeuner avec le bureau exécutif du Medef [5], face à Patrick Martin [6]. La séquence est verrouillée: interview au JDD, lettre aux fédérations professionnelles envoyée «en début de semaine» [7], et, en amont, conférence devant des fonds gérant 1 800 milliards d’euros d’actifs [8] chez Oddo BHF [9] le 4 décembre 2025 [10]. Bardella veut convaincre les patrons. Les patrons, eux, n’ont toujours pas signé.

LES ENJEUX
Un programme économique fracturé par construction
La ligne libérale de Bardella (-20% d'impôts de production, simplification) coexiste avec la ligne sociale de Le Pen (baisse de la TVA, opposition à la réforme des retraites). Ce n'est pas une incohérence: c'est une division des rôles entre président du parti et présidente de groupe parlementaire.
Une méfiance patronale persistante
Maurice Lévy refuse de rencontrer le RN. Pascal Demurger dénonce une «erreur tactique». BNP Paribas et Blackrock coupent court. La séduction n'opère pas en haut du CAC 40.
Le record de 69 957 défaillances
Le RN s'appuie sur la hausse de 3,1% des défaillances en 2025 et un quatrième trimestre record. Mais Altares anticipe un léger repli en 2026, ce qui fragiliserait l'argumentaire de rupture.
L'arbitrage suspendu au procès Le Pen
L'arbitrage entre les deux lignes économiques du RN n'aura lieu qu'après le verdict en appel du procès des assistants parlementaires de Marine Le Pen, à l'été 2026. Confirmation = Bardella libéré; infirmation = Le Pen reprend la main.
Le coût caché de la taxe surprise
L'amendement RN-gauche de taxation des multinationales fait tomber «une centaine d'accords fiscaux bilatéraux» selon Bercy, frappant les ETI françaises exportatrices - un chiffre absent de la communication pro-patronale du RN.

L’argument central tient en un chiffre: 69 957 [11] défaillances d’entreprises en 2025, en hausse de 3,1% [12] sur un an, avec un quatrième trimestre à 19 024 défauts [13], record absolu sur la période [14]. Mais Bardella avance, lui, le chiffre de «près de 70 000 sur le premier trimestre 2026» [15] - et c’est là que la rhétorique dérape. Comparer un chiffre trimestriel (T1 2026) au record annuel de 2025 revient à annualiser un rythme de plus de 280 000 défaillances, soit quatre fois le record historique. La comparaison est arithmétiquement intenable. Sur cette base brouillée, il déroule pourtant son diagnostic: «L’UE organise aujourd’hui la décroissance de nos économies» [16], les normes sont des «impôts de papier» coûtant, selon le RN, «près de 60 milliards d’euros» [17] par an, et la France a accumulé, toujours selon Bardella, «1 200 milliards d’euros de dette supplémentaire» [18] en dix ans pendant que les taux passaient «de 1 % à plus de 3 %» [19].

Le grand écart programmatique

C’est ici que l’opération séduction se grippe. Bardella propose «un choc fiscal positif» [20] avec une réduction de 20 % [21] des impôts de production, le «plus grand chantier de simplification» [22] de l’histoire et l’abrogation de la «surtransposition mortifère» [23] des normes européennes. Sur le papier, du libéralisme classique. Dans le même temps, le contre-budget pour le projet de loi de finances 2026, présenté le 23 octobre [24] par Marine Le Pen [25] et Jean-Philippe Tanguy [26], a vu le RN voter à l’Assemblée, avec la gauche, une taxation surprise des bénéfices des multinationales [27]. Bardella tente la justification sur RMC: «On augmente les impôts de ces entreprises pour justement baisser les impôts des entreprises françaises, PME et ETI» [28]. L’amendement frappe en réalité toutes les multinationales, françaises comprises [29].

Le ministre de l’Économie Roland Lescure [30] a résumé la situation à l’Assemblée le 28 octobre 2025 [31]: «Madame Le Pen! Vous passez de Javier Milei à Nicolás Maduro!» [32]. La pique est cruelle, elle est exacte - mais elle masque le mécanisme. Cette dualité n’est pas une simple incohérence idéologique: c’est une division des rôles institutionnalisée. Marine Le Pen, présidente du groupe à l’Assemblée [25], dirige les votes parlementaires et y imprime sa ligne sociale. Jordan Bardella, président du parti [1], communique à l’extérieur, dans la presse économique et auprès des fédérations patronales, où il défend une ligne libérale. La frontière est étanche tant qu’aucun des deux n’a à arbitrer. Xavier Timbeau, directeur principal de l’Observatoire français des conjonctures économiques [33], pose le diagnostic théorique de cette schizophrénie organisée: Bardella «s’inscrit dans une perspective beaucoup plus libérale, proche de la tradition de Jean-Marie Le Pen» [34], là où Marine Le Pen [35] «porte une vision populaire et populiste» qui «oppose le peuple aux élites économiques» [36]. Le RN défend ainsi simultanément la baisse des impôts de production, la simplification normative, la réindustrialisation - et la baisse de la TVA, la revalorisation des retraites, l’opposition au recul de l’âge de départ. Les patrons, eux, savent qu’à un moment l’un des deux étages devra céder.

Jordan Bardella, président du RN
«Je n'ai pas l'entreprise honteuse»
Jordan Bardella, président du RN
JDD
«Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez socialiste.»
Renaud Dutreil, conseiller occasionnel du RN
selon Le Monde, 2025

Le coût caché de la taxe surprise sur les multinationales

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L’amendement voté avec la gauche a un coût que la communication patronale du RN passe sous silence. À Bercy, on chiffre la casse: «L’amendement fait au passage tomber une centaine d’accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers» [37]. Une centaine [38]: ces conventions, négociées depuis des décennies entre Paris et la quasi-totalité de ses partenaires économiques (États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Japon, Suisse, Pays-Bas notamment) évitent aux entreprises françaises la double imposition à l’étranger. Leur chute mécanique frapperait les ETI exportatrices et les filiales françaises de groupes multinationaux - c’est-à-dire l’électorat patronal que Bardella prétend séduire. Le RN cite McKinsey [39] et McDonald’s [40] pour incarner les multinationales visées, mais l’amendement, tel qu’il est rédigé, ne distingue pas selon la nationalité du capital. Les entreprises françaises présentes hors d’Europe sont concernées au même titre que les groupes américains. Voilà pourquoi le coût est «caché»: il ne figure ni dans la lettre aux entrepreneurs, ni dans la conférence Oddo BHF, ni dans l’interview du JDD. Il n’apparaît qu’au détour d’une note technique de Bercy.

Le patronat, divisé, observe

Le Medef rappelle qu’il «reçoit tous les partis représentés au Parlement» [41]. La séquence n’est pourtant pas anodine. Patrick Martin lui-même, qui jugeait il y a un an le programme du RN «dangereux» [42], cite désormais Bardella parmi les responsables «mieux conscients» [43] des enjeux économiques. Le glissement est mesurable. Il n’est pas partagé. Pascal Demurger [44], patron de la Maif [44], qualifie la démarche d’«erreur tactique» et d’«illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale» [45]. Maurice Lévy, président d’honneur de Publicis [46], tranche net: «Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants» [47].

Cette stratégie d’approche du grand patronat n’est pas inédite. On se souvient des tentatives de Marine Le Pen avant 2017, lorsque le FN cherchait déjà à dédiaboliser son discours économique: les rendez-vous étaient restés confidentiels et les retombées nulles. À l’échelle européenne, le précédent qui hante les esprits est plus récent: Giorgia Meloni [48] a réussi, dans les mois précédant sa victoire, à rassurer Confindustria, l’équivalent italien du Medef, en s’engageant publiquement sur la stabilité fiscale et le maintien des engagements européens. Le patronat français, qui a observé cette séquence en temps réel, sait que la séduction est possible - mais elle exige des gages que Bardella, contraint par sa colocataire politique, n’est pas en mesure de fournir.

Dans les milieux d’affaires, la ligne sociale défendue par Marine Le Pen est qualifiée de «communiste» [49] par nombre de patrons. La méfiance se traduit concrètement: à la conférence Oddo BHF du 4 décembre 2025, les fonds présents étaient anglo-saxons - Citadel notamment [50]. Les français Amundi [51] et Covéa [52] n’étaient pas là. Blackrock [53] avait décliné l’invitation. BNP Paribas [54] coupe court: «Nous n’avons pas de contact avec le RN et d’une manière générale avec les partis politiques» [55]. La Société Générale [56] se retranche derrière «les autorités en place à Bercy et à l’Élysée» [57]. Le Crédit Agricole, lui, indique être «apolitique» mais «accepterait d’échanger» si un parti le sollicitait, quel qu’il soit [58]. Aucune source consultée ne mentionne en revanche la position de la Fédération bancaire française au-delà du principe général de réponse aux sollicitations parlementaires [59] - ni celle des grandes banques mutualistes BPCE de manière directe.

100accords fiscaux bilatéraux avec des pays étrangers menacés par un seul amendement RN-gauche, selon Bercy

Le précédent qui hante: la taxe et la défiance des PME

Renaud Dutreil [60], ancien ministre des petites et moyennes entreprises (2005-2007) [61] de Jacques Chirac, devenu conseiller occasionnel du duo Le Pen-Bardella depuis un an selon Le Monde [62], livre l’analyse la plus crue: «Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez « socialiste ». Je ne sais pas si c’est la ligne principale, mais elle existe» [63]. La phrase est lâchée par celui-là même que Bardella et Le Pen ont écouté pour étendre la logique du «capitalisme familial» [64] au secteur agricole. Sur le terrain, l’inquiétude est concrète. Lors d’une rencontre récente, un chef d’entreprise des Alpes-Maritimes interpellait la députée RN Alexandra Masson [65]: «On se dépêche de faire des pactes Dutreil, parce que vous allez y toucher!» [66]. La promesse libérale ne convainc pas ceux qu’elle vise.

Le contexte économique réel: un argument qui se retourne

Les chiffres macroéconomiques compliquent encore l’opération. Bardella réclame une baisse de 20 % des impôts de production [21]. Or la CVAE a déjà diminué de 75 % [67] par rapport à 2019 [68] (les baisses effectives ayant été entérinées à partir de 2021), et 10,6 milliards d’euros [69] de baisses ont été actés dès 2021 [70]. La suppression complète est annoncée d’ici 2027 [71]. L’écart de compétitivité avec l’Allemagne reste néanmoins de «près de 100 milliards d’euros» [72] selon Rexecode [73], après déduction des aides reçues. Le diagnostic du décrochage est juste. L’antériorité des baisses, elle, est moins commode pour un parti qui se présente comme la rupture absolue. Sur les défaillances, Thierry Millon, directeur des études chez Altares [74], anticipe «un léger repli» en 2026 malgré la facturation électronique obligatoire à partir de septembre 2026 [75]. Le pic serait derrière.

PATRONAT FACE AU RN - POSITIONS
Patrick Martin (Medef)Reçoit, dialogue, juge Bardella «mieux conscient»
Pascal Demurger (Maif)«Erreur tactique et illusion politique»
Maurice Lévy (Publicis)Refuse toute rencontre
BNP Paribas«Aucun contact» avec les partis [55]
Crédit Agricole«Apolitique», accepterait d'échanger si sollicité [58]
Chiffres clés des défaillances d'entreprises en France en 2025 et données de l'offensive du RN vers le patronat.
Chiffres clés des défaillances d'entreprises en France en 2025 et données de l'offensive du RN vers le patronat.

L’angle mort: le procès Le Pen et l’arbitrage suspendu

Ce que les sources économiques disent peu, et qui pèse pourtant sur tout l’édifice: l’arbitrage final entre la ligne libérale de Bardella et la ligne sociale de Le Pen «interviendra après le verdict du procès de Marine Le Pen, à l’été» [76]. L’appel, dont le verdict est attendu à l’été, conditionne tout: selon plusieurs sources, en cas de confirmation de la condamnation prononcée en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, Bardella deviendrait le candidat naturel à l’Élysée, libéré du compromis avec sa mentor, et la ligne libérale pourrait s’imposer comme ligne unique du parti. En cas d’infirmation totale ou partielle restituant l’éligibilité à Marine Le Pen [35], c’est sa ligne sociale qui reprend la main, et la séduction du Medef devient cosmétique. Aucune fédération patronale n’engagera de soutien tant que cette équation à deux inconnues n’est pas résolue.

D’ici là, le programme reste à deux étages. Bardella écrit aux fédérations pour récolter la liste des «impôts papier» [7]. Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy votent avec la gauche des taxes que le patronat juge calamiteuses. Un cadre RN s’en inquiète ouvertement, redoutant un «clash» si les patrons continuent de juger le programme «pas terrible» [77] tout en acceptant les rendez-vous.

L’opération séduction de Bardella au Medef n’est pas un échec. Elle n’est pas non plus une percée. C’est une mise en scène d’unité programmatique sur un programme qui n’est pas unifié. Les patrons ont compris qu’ils négociaient avec deux interlocuteurs en un, et que celui qui tranchera n’est pas forcément celui qui leur sourit en avril 2026. Tant que la cour d’appel n’aura pas livré son verdict, le RN continuera de parler le langage du Medef le matin et celui de la France insoumise l’après-midi. Les fonds anglo-saxons écoutent. Les français, eux, attendent.

Sources

12 sources vérifiées · 77 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
  1. Jordan Bardella, président du Rassemblement national - Identité et fonction de la personne interrogée dans l'article.
    « Jordan Bardella, président du RN: «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» »
    lejdd.fr ↗
  2. Je n’ai pas l’entreprise honteuse - Déclaration de Jordan Bardella sur sa vision des entreprises.
    « «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» »
    lejdd.fr ↗
  3. 20 avril 2026 - Date à laquelle Jordan Bardella a rencontré le Medef.
    « Ce lundi 20 avril 2026, Jordan Bardella a rencontré le Medef (Mouvement des entreprises de France). »
    bfmtv.com ↗
  4. plus de deux heures - Durée du déjeuner entre Jordan Bardella et le bureau exécutif du Medef
    « un déjeuner de plus de deux heures avec le bureau exécutif du Medef lundi »
    lopinion.fr ↗
  5. Jordan Bardella a déjeuné avec le comité exécutif du Medef - Action concrète lors de la rencontre entre le RN et le Medef.
    « Jordan Bardella a déjeuné avec le comité exécutif du Medef »
    parlons-politique.fr ↗
  6. Patrick Martin, président du Medef - Fonction et organisation de Patrick Martin.
    « le président du Medef, Patrick Martin »
    challenges.fr ↗
  7. Jordan Bardella a écrit en début de semaine à l'ensemble des filières et des organisations professionnelles pour les rencontrer et recueillir la liste des 'impôts papier' - Initiative de Jordan Bardella pour recueillir des informations auprès des professionnels.
    « j’ai écrit en début de semaine à l’ensemble des filières et des organisations professionnelles pour les rencontrer et recueillir la liste des « impôts papier » »
    lejdd.fr ↗
  8. 1.800 milliards d’euros - Montant des actifs sous gestion représentés par les fonds présents à la conférence.
    « Ces fonds représentaient 1.800 milliards d’euros d’actifs sous gestion »
    bfmtv.com ↗
  9. Oddo BHF, banque - Organisateur de la conférence où Jordan Bardella a présenté son programme économique.
    « une conférence organisée par la banque Oddo BHF »
    bfmtv.com ↗
  10. 4 décembre - Date de la conférence organisée par Oddo BHF où Jordan Bardella était présent.
    « Ce jeudi 4 décembre, le président du Rassemblement national (RN) était invité à une conférence organisée par la banque Oddo BHF »
    bfmtv.com ↗
  11. 69.957 - Nombre de défaillances d'entreprises en France en 2025
    « il y a eu 69.957 défaillances (sauvegardes, redressements ou liquidations judiciaires) l'an dernier »
    bfmtv.com ↗
  12. 3,1% - Hausse des défaillances d'entreprises en 2025 par rapport à 2024
    « en hausse de 3,1% par rapport à 2024 »
    bfmtv.com ↗
  13. 19.024 - Nombre de défaillances d'entreprises au quatrième trimestre 2025
    « Sur le seul quatrième trimestre, 19.024 entreprises ont fait défaut »
    bfmtv.com ↗
  14. Record absolu de défaillances d'entreprises au quatrième trimestre 2025 - Record absolu pour la période du quatrième trimestre 2025
    « record absolu pour cette période »
    bfmtv.com ↗
  15. près de 70 000 - Nombre de faillites d'entreprises au premier trimestre 2026.
    « près de 70 000 sur le premier trimestre 2026, un triste record… »
    lejdd.fr ↗
  16. L’UE organise aujourd’hui la décroissance de nos économies - Critique de Jordan Bardella sur le rôle de l'Union européenne.
    « « L’UE organise aujourd’hui la décroissance de nos économies » »
    lejdd.fr ↗
  17. près de 60 milliards d'euros - Coût annuel des normes administratives pour la France.
    « Les normes, véritables impôts de papier, coûtent à notre pays près de 60 milliards d’euros chaque année. »
    rassemblementnational.fr ↗
  18. 1 200 milliards d'euros - Montant de la dette supplémentaire accumulée en dix ans.
    « nous avons accumulé 1 200 milliards d’euros de dette supplémentaire »
    lejdd.fr ↗
  19. 1 % à plus de 3 % - Évolution des taux d'intérêt sur dix ans.
    « les taux d’intérêt sont passés de 1 % à plus de 3 % »
    lejdd.fr ↗
  20. Le RN propose un choc fiscal positif par l’allègement massif des impôts de production - Mesure fiscale proposée pour stimuler la croissance.
    « Nous proposons un choc fiscal positif, par l’allègement massif des impôts de production »
    rassemblementnational.fr ↗
  21. 20% - Réduction proposée des impôts de production.
    « réduire de 20%, réalignant ainsi la France sur ses partenaires européens. »
    rassemblementnational.fr ↗
  22. Le RN propose d’ouvrir le plus grand chantier de simplification de l’histoire de la France - Mesure proposée pour alléger le fardeau normatif.
    « Nous ouvrirons le plus grand chantier de simplification de notre histoire »
    rassemblementnational.fr ↗
  23. Le RN propose d’abroger la surtransposition mortifère des normes européennes - Mesure proposée pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.
    « et abrogerons la surtransposition mortifère qui vous met en situation de concurrence déloyale au sein même du marché unique. »
    rassemblementnational.fr ↗
  24. 23 octobre - Date de présentation du « contre-budget » du RN pour le projet de loi de finances 2026.
    « présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026, à Paris, le 23 octobre »
    nouvelobs.com ↗
  25. Marine Le Pen, présidente du groupe RN - Présentation des auteurs du « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026.
    « Marine Le Pen, présidente du groupe RN, et Jean-Philippe Tanguy, député RN, présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026 »
    nouvelobs.com ↗
  26. Jean-Philippe Tanguy, député RN - Présentation des auteurs du « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026.
    « Marine Le Pen, présidente du groupe RN, et Jean-Philippe Tanguy, député RN, présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026 »
    nouvelobs.com ↗
  27. Une taxation surprise des bénéfices des multinationales votée par la gauche et le RN à l'Assemblée - Action législative impliquant le RN et la gauche.
    « Celui d'une taxation surprise des bénéfices des multinationales votée par la gauche et le RN. »
    lesechos.fr ↗
  28. On augmente les impôts de ces entreprises pour justement baisser les impôts des entreprises françaises, PME et ETI - Déclaration de Jordan Bardella sur RMC concernant la taxation des multinationales.
    « « On augmente les impôts de ces entreprises pour justement baisser les impôts des entreprises françaises, PME et ETI », tente même Jordan Bardella sur RMC. »
    lesechos.fr ↗
  29. Jordan Bardella déclare sur RMC que toutes les multinationales, y compris les françaises, sont concernées par la hausse des impôts - Précision apportée par l'article sur la portée de la taxation votée.
    « En oubliant au passage que toutes les multinationales sont concernées par cette hausse inédite, y compris les françaises. »
    lesechos.fr ↗
  30. Roland Lescure, ministre de l’Économie - Interpellation de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale sur la position économique du RN.
    « le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a raillé à l’Assemblée nationale, en interpellant la cheffe frontiste le 28 octobre »
    nouvelobs.com ↗
  31. 28 octobre - Date de l’interpellation de Marine Le Pen par Roland Lescure à l’Assemblée nationale.
    « en interpellant la cheffe frontiste le 28 octobre »
    nouvelobs.com ↗
  32. « Madame Le Pen! Vous passez de Javier Milei à Nicolás Maduro! » - Déclaration de Roland Lescure à l’Assemblée nationale pour critiquer la position économique du RN.
    « « Madame Le Pen! Vous passez de Javier Milei à Nicolás Maduro! » »
    nouvelobs.com ↗
  33. Xavier Timbeau, économiste et directeur principal de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) - Invité du podcast Le Titre à la Une pour discuter du programme économique du RN.
    « Pour en parler, le nouvel épisode du podcast Le Titre à la Une reçoit Xavier Timbeau, économiste et directeur principal de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). »
    bfmtv.com ↗
  34. Jean-Marie Le Pen, figure historique du Rassemblement national (RN) - Référence à la tradition politique à laquelle Jordan Bardella est associé.
    « Jordan Bardella s'inscrit dans une perspective beaucoup plus libérale, proche de la tradition de Jean-Marie Le Pen »
    bfmtv.com ↗
  35. Marine Le Pen, figure du Rassemblement national (RN) - Identité et rôle de Marine Le Pen dans le RN.
    « Marine Le Pen qui porte une vision populaire et populiste »
    bfmtv.com ↗
  36. Marine Le Pen oppose le peuple aux élites économiques - Discours politique de Marine Le Pen.
    « tout en opposant le peuple aux élites économiques »
    bfmtv.com ↗
  37. L'amendement fait au passage tomber une centaine d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers - Déclaration attribuée à Bercy concernant l'impact de l'amendement.
    « « L'amendement fait au passage tomber une centaine d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers », s'étrangle-t-on à Bercy. »
    lesechos.fr ↗
  38. une centaine - Nombre d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers menacés par l'amendement.
    « « L'amendement fait au passage tomber une centaine d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers » »
    lesechos.fr ↗
  39. McKinsey, cabinet de conseil américain - Entreprise citée comme exemple de multinationale visée par la taxation.
    « il s'agit de faire en sorte que « McKinsey et McDonald's » paient des impôts en France »
    lesechos.fr ↗
  40. McDonald's, chaîne de restauration rapide américaine - Entreprise citée comme exemple de multinationale visée par la taxation.
    « il s'agit de faire en sorte que « McKinsey et McDonald's » paient des impôts en France »
    lesechos.fr ↗
  41. Le Medef reçoit tous les partis représentés au Parlement - Principe de neutralité affiché par le Medef dans ses relations politiques.
    « Son président rappelle qu’il reçoit tous les partis représentés au Parlement. »
    parlons-politique.fr ↗
  42. dangereux - Jugement antérieur de Patrick Martin sur le programme du RN
    « Un an après avoir jugé leur programme « dangereux » »
    lopinion.fr ↗
  43. Patrick Martin cite désormais Jordan Bardella parmi les responsables « mieux conscients » des enjeux économiques - Changement de position de Patrick Martin sur le RN
    « Un an après avoir jugé leur programme « dangereux », Patrick Martin cite désormais Jordan Bardella parmi les responsables « mieux conscients » des enjeux économiques. »
    lopinion.fr ↗
  44. Pascal Demurger, patron de la Maif (mutuelle d'assurance) - Fonction et employeur de Pascal Demurger.
    « le patron de la Maif, Pascal Demurger »
    challenges.fr ↗
  45. « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale » - Déclaration de Pascal Demurger sur la réception de Bardella par le Medef.
    « Pascal Demurger, qui voit là « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale » »
    challenges.fr ↗
  46. Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis - Identité et fonction de Maurice Lévy
    « Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, estime qu'il revient aux organisations patronales de recevoir les dirigeants RN »
    lopinion.fr ↗
  47. Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants - Déclaration de Maurice Lévy sur le RN
    « Maurice Lévy: « Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants » »
    lopinion.fr ↗
  48. Giorgia Meloni, dirigeante italienne (Première ministre) - Fonction et pays de Giorgia Meloni.
    « l’Italie où Giorgia Meloni, avec le scrutin proportionnel, a dû amoindrir ses positions »
    challenges.fr ↗
  49. « communiste » - Qualification du programme économique du RN par des patrons.
    « la ligne très sociale défendue mordicus par Marine Le Pen est qualifiée de « communiste » par nombre de patrons »
    challenges.fr ↗
  50. Citadel, fonds d’investissement anglo-saxon - Fonds d’investissement présent lors de la conférence.
    « Les gestionnaires présents ce jour-là étaient anglo-saxons comme Citadel »
    bfmtv.com ↗
  51. Amundi, fonds d’investissement français - Fonds d’investissement français absent de la conférence.
    « Les Français Amundi ou Covéa, eux, n’étaient pas là »
    bfmtv.com ↗
  52. Covéa, fonds d’investissement français - Fonds d’investissement français absent de la conférence.
    « Les Français Amundi ou Covéa, eux, n’étaient pas là »
    bfmtv.com ↗
  53. Blackrock, leader mondial de la gestion d’actifs - Fonds ayant décliné l’invitation à la conférence.
    « Le leader mondial Blackrock, lui, avait décliné l’invitation »
    bfmtv.com ↗
  54. BNP Paribas, banque française - Position de BNP Paribas vis-à-vis des contacts avec le RN.
    « La plus importante, BNP Paribas refuse de jouer les influenceuses du débat politique »
    bfmtv.com ↗
  55. Nous n’avons pas de contact avec le RN et d’une manière générale avec les partis politiques. - Déclaration de l’entourage de BNP Paribas.
    « Nous n’avons pas de contact avec le RN et d’une manière générale avec les partis politiques, selon son entourage. »
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  56. Société Générale, banque française - Position de la Société Générale vis-à-vis des rencontres avec le RN.
    « Même prudence de mise chez la rivale Société Générale »
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  57. Nous rencontrons les autorités en place à Bercy et à l’Élysée. - Déclaration d’un proche de la Société Générale.
    « Nous rencontrons les autorités en place à Bercy et à l’Élysée, se contente un proche de la banque. »
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  58. Nous sommes apolitique mais si un parti nous contactait, quel qu’il soit, nous accepterions d’échanger, pour mieux faire comprendre les enjeux de financement, d’investissement et le rôle des banques de proximité. - Déclaration d’un représentant du Crédit Agricole.
    « Nous sommes apolitique mais si un parti nous contactait, quel qu’il soit, nous accepterions d’échanger, pour mieux faire comprendre les enjeux de financement, d’investissement et le rôle des banques de proximité, explique-t-elle. »
    bfmtv.com ↗
  59. La FBF répond à l’ensemble des sollicitations des parlementaires. Lorsque des députés RN demandent à auditionner la FBF ou à la voir en entretien, elle s’y rend. - Déclaration d’un porte-parole de la FBF sur ses échanges avec les parlementaires.
    « La FBF répond à l’ensemble des sollicitations des parlementaires, déclare un porte-parole. Lorsque des députés RN demandent à auditionner la FBF ou à la voir en entretien, elle s’y rend. »
    bfmtv.com ↗
  60. Renaud Dutreil, ancien secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007) de Jacques Chirac - Personne ayant donné son nom au pacte Dutreil et ayant conseillé le RN.
    « L’homme qui a donné son nom au pacte Dutreil, l’ancien secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007) de Jacques Chirac »
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    ⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank cite 'secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007)'. Selon les sources publiques (Légifrance, Wikipédia), Renaud Dutreil a effectivement été ministre des PME (et non secrétaire d'État) sur la période 2005-2007, après avoir été secrétaire d'État avant. La formulation du fact_bank est donc imprécise.
  61. 2005-2007 - Période durant laquelle Renaud Dutreil était secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises.
    « l’ancien secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007) de Jacques Chirac »
    lemonde.fr ↗
  62. Renaud Dutreil est devenu un conseiller occasionnel du duo d’extrême droite (Marine Le Pen et Jordan Bardella) depuis un an, selon La Tribune - Statut de Renaud Dutreil auprès du RN.
    « Depuis un an, Renaud Dutreil est devenu un conseiller occasionnel du duo d’extrême droite, selon La Tribune »
    lemonde.fr ↗
  63. « Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez “socialiste”. Je ne sais pas si c’est la ligne principale, mais elle existe. » - Déclaration de Renaud Dutreil sur la ligne économique du RN.
    « « Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez “socialiste”. Je ne sais pas si c’est la ligne principale, mais elle existe. » »
    lemonde.fr ↗
  64. Renaud Dutreil a convaincu les leaders du RN Marine Le Pen et Jordan Bardella de pousser jusqu’au bout sa logique de « capitalisme familial » et de l’étendre au secteur agricole - Action de Renaud Dutreil auprès des dirigeants du RN.
    « est allé lui-même convaincre les leaders du RN Marine Le Pen et Jordan Bardella de pousser jusqu’au bout sa logique de « capitalisme familial », et de l’étendre au secteur agricole, avec succès »
    lemonde.fr ↗
  65. Alexandra Masson, députée Rassemblement national (RN) - Députée RN ayant participé à une rencontre avec des chefs d’entreprise des Alpes-Maritimes.
    « Alexandra Masson, la députée Rassemblement national (RN) »
    lemonde.fr ↗
  66. Un chef d’entreprise des Alpes-Maritimes a déclaré à Alexandra Masson: « On se dépêche de faire des pactes Dutreil, parce que vous allez y toucher! » lors d’une récente rencontre - Déclaration d’un chef d’entreprise lors d’une rencontre avec une députée RN.
    « Lors d’une récente rencontre avec des chefs d’entreprise des Alpes-Maritimes, la députée Rassemblement national (RN) s’est vue alpaguée par l’un d’eux: « On se dépêche de faire des pactes Dutreil, parce que vous allez y toucher! » »
    lemonde.fr ↗
  67. 75% - Réduction de la CVAE par rapport à 2019.
    « Par rapport à 2019, la CVAE a déjà diminué de 75%. »
    rexecode.fr ↗
  68. 2019 - Année de référence pour la réduction de la CVAE.
    « Par rapport à 2019, la CVAE a déjà diminué de 75%. »
    rexecode.fr ↗
  69. 10,6 milliards d’euros - Montant des baisses d’impôts de production entérinées dès 2021 dans le cadre du plan de relance.
    « Grâce au plan de relance, 10,6 milliards d’euros de baisses d’impôts de production ont été entérinés dès 2021. »
    rexecode.fr ↗
  70. 2021 - Année d’entérinement des baisses d’impôts de production dans le cadre du plan de relance.
    « 10,6 milliards d’euros de baisses d’impôts de production ont été entérinés dès 2021. »
    rexecode.fr ↗
  71. 2027 - Année annoncée pour la suppression complète de la CVAE.
    « Même après la suppression complète de la CVAE, annoncée d’ici 2027. »
    rexecode.fr ↗
  72. près de 100 milliards d’euros - Écart de prélèvements payés en plus par les entreprises françaises par rapport à l’Allemagne après déduction des aides.
    « près de 100 milliards d’euros de prélèvements payés en plus par nos entreprises, et ce, après déduction des aides que ces dernières reçoivent. »
    rexecode.fr ↗
  73. Rexecode, institut d’études économiques - Organisation réalisant des analyses macroéconomiques.
    « Nos économistes analysent la situation et les enjeux macroéconomiques en France et dans le monde. »
    rexecode.fr ↗
  74. Thierry Millon, directeur des études chez Altares - Expert citant l'espoir d'un léger repli des défaillances en 2026
    « Apparaît donc "l'espoir d'un léger repli" des défaillances en 2026, estime Thierry Millon »
    bfmtv.com ↗
  75. septembre 2026 - Date d'entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire
    « facturation électronique obligatoire" à partir de septembre »
    bfmtv.com ↗
  76. été - Période prévue pour l’arbitrage entre les lignes économique du RN après le procès de Marine Le Pen.
    « L’arbitrage [.] interviendra après le verdict du procès de Marine Le Pen, à l’été. »
    bfmtv.com ↗
  77. Si les patrons continuent de dire que notre programme n’est pas terrible alors qu’ils nous rencontrent, on risque d’aller au clash - Crainte exprimée par certains lepénistes
    « Certains lepénistes redoutent l’enlisement: « Si les patrons continuent de dire que notre programme n’est pas terrible alors qu’ils nous rencontrent, on risque d’aller au clash. » »
    lopinion.fr ↗

Sources

Alexandre Mercier

Alexandre Mercier

Analyste économique et journaliste à INFO.FR. Formation supérieure en économie et communication. Spécialisé en rédaction web et analyse des marchés financiers. Couvre l'actualité économique française et internationale au quotidien. Passionné par la vulgarisation des sujets économiques complexes.

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