Bardella au Medef : l’offensive séduction qui dérange même au RN
Déjeuner de plus de deux heures avec Patrick Martin, lettre aux fédérations, conférence devant 1 800 milliards d'actifs le président du RN courtise les patrons. Mais la ligne sociale de Marine Le Pen continue de plomber l'opération.
Jordan Bardella multiplie les rendez-vous avec le patronat et promet la fin du «carcan» fiscal. Derrière la vitrine libérale, le programme reste fracturé entre deux lignes inconciliables, suspendues à un verdict…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un programme économique fracturé par construction
La ligne libérale de Bardella (-20% d'impôts de production, simplification) coexiste avec la ligne sociale de Le Pen (baisse de la TVA, opposition à la réforme des retraites). Ce n'est pas une incohérence : c'est une division des rôles entre président du parti et présidente de groupe parlementaire.
Une méfiance patronale persistante
Maurice Lévy refuse de rencontrer le RN. Pascal Demurger dénonce une «erreur tactique». BNP Paribas et Blackrock coupent court. La séduction n'opère pas en haut du CAC 40.
Le record de 69 957 défaillances
Le RN s'appuie sur la hausse de 3,1% des défaillances en 2025 et un quatrième trimestre record. Mais Altares anticipe un léger repli en 2026, ce qui fragiliserait l'argumentaire de rupture.
L'arbitrage suspendu au procès Le Pen
L'arbitrage entre les deux lignes économiques du RN n'aura lieu qu'après le verdict en appel du procès des assistants parlementaires de Marine Le Pen, à l'été 2026. Confirmation = Bardella libéré ; infirmation = Le Pen reprend la main.
Le coût caché de la taxe surprise
L'amendement RN-gauche de taxation des multinationales fait tomber «une centaine d'accords fiscaux bilatéraux» selon Bercy, frappant les ETI françaises exportatrices - un chiffre absent de la communication pro-patronale du RN.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Déjeuner de plus de deux heures entre Bardella et le Medef le 20 avril 2026.
- 69 957 défaillances d'entreprises en France en 2025, hausse de 3,1% sur un an.
- Le RN propose une réduction de 20% des impôts de production et un «choc fiscal positif».
- Maurice Lévy (Publicis), Pascal Demurger (Maif), BNP Paribas refusent tout dialogue.
- Le Medef juge désormais Bardella «mieux conscient» des enjeux économiques, un an après l'avoir qualifié de «dangereux».
- 100 accords fiscaux bilatéraux menacés par l'amendement RN-gauche, selon Bercy.
Le président du Rassemblement national [1] a choisi le Journal du Dimanche pour un titre qui sonne comme un manifeste: «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» [2]. Cinq jours plus tôt, le 20 avril 2026 [3], il avait passé plus de deux heures [4] à déjeuner avec le bureau exécutif du Medef [5], face à Patrick Martin [6]. La séquence est verrouillée: interview au JDD, lettre aux fédérations professionnelles envoyée «en début de semaine» [7], et, en amont, conférence devant des fonds gérant 1 800 milliards d’euros d’actifs [8] chez Oddo BHF [9] le 4 décembre 2025 [10]. Bardella veut convaincre les patrons. Les patrons, eux, n’ont toujours pas signé.
L’argument central tient en un chiffre: 69 957 [11] défaillances d’entreprises en 2025, en hausse de 3,1% [12] sur un an, avec un quatrième trimestre à 19 024 défauts [13], record absolu sur la période [14]. Mais Bardella avance, lui, le chiffre de «près de 70 000 sur le premier trimestre 2026» [15] - et c’est là que la rhétorique dérape. Comparer un chiffre trimestriel (T1 2026) au record annuel de 2025 revient à annualiser un rythme de plus de 280 000 défaillances, soit quatre fois le record historique. La comparaison est arithmétiquement intenable. Sur cette base brouillée, il déroule pourtant son diagnostic: «L’UE organise aujourd’hui la décroissance de nos économies» [16], les normes sont des «impôts de papier» coûtant, selon le RN, «près de 60 milliards d’euros» [17] par an, et la France a accumulé, toujours selon Bardella, «1 200 milliards d’euros de dette supplémentaire» [18] en dix ans pendant que les taux passaient «de 1 % à plus de 3 %» [19].
Le grand écart programmatique
C’est ici que l’opération séduction se grippe. Bardella propose «un choc fiscal positif» [20] avec une réduction de 20 % [21] des impôts de production, le «plus grand chantier de simplification» [22] de l’histoire et l’abrogation de la «surtransposition mortifère» [23] des normes européennes. Sur le papier, du libéralisme classique. Dans le même temps, le contre-budget pour le projet de loi de finances 2026, présenté le 23 octobre [24] par Marine Le Pen [25] et Jean-Philippe Tanguy [26], a vu le RN voter à l’Assemblée, avec la gauche, une taxation surprise des bénéfices des multinationales [27]. Bardella tente la justification sur RMC: «On augmente les impôts de ces entreprises pour justement baisser les impôts des entreprises françaises, PME et ETI» [28]. L’amendement frappe en réalité toutes les multinationales, françaises comprises [29].
Le ministre de l’Économie Roland Lescure [30] a résumé la situation à l’Assemblée le 28 octobre 2025 [31]: «Madame Le Pen! Vous passez de Javier Milei à Nicolás Maduro!» [32]. La pique est cruelle, elle est exacte - mais elle masque le mécanisme. Cette dualité n’est pas une simple incohérence idéologique: c’est une division des rôles institutionnalisée. Marine Le Pen, présidente du groupe à l’Assemblée [25], dirige les votes parlementaires et y imprime sa ligne sociale. Jordan Bardella, président du parti [1], communique à l’extérieur, dans la presse économique et auprès des fédérations patronales, où il défend une ligne libérale. La frontière est étanche tant qu’aucun des deux n’a à arbitrer. Xavier Timbeau, directeur principal de l’Observatoire français des conjonctures économiques [33], pose le diagnostic théorique de cette schizophrénie organisée: Bardella «s’inscrit dans une perspective beaucoup plus libérale, proche de la tradition de Jean-Marie Le Pen» [34], là où Marine Le Pen [35] «porte une vision populaire et populiste» qui «oppose le peuple aux élites économiques» [36]. Le RN défend ainsi simultanément la baisse des impôts de production, la simplification normative, la réindustrialisation - et la baisse de la TVA, la revalorisation des retraites, l’opposition au recul de l’âge de départ. Les patrons, eux, savent qu’à un moment l’un des deux étages devra céder.
Le coût caché de la taxe surprise sur les multinationales
L’amendement voté avec la gauche a un coût que la communication patronale du RN passe sous silence. À Bercy, on chiffre la casse: «L’amendement fait au passage tomber une centaine d’accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers» [37]. Une centaine [38]: ces conventions, négociées depuis des décennies entre Paris et la quasi-totalité de ses partenaires économiques (États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Japon, Suisse, Pays-Bas notamment) évitent aux entreprises françaises la double imposition à l’étranger. Leur chute mécanique frapperait les ETI exportatrices et les filiales françaises de groupes multinationaux - c’est-à-dire l’électorat patronal que Bardella prétend séduire. Le RN cite McKinsey [39] et McDonald’s [40] pour incarner les multinationales visées, mais l’amendement, tel qu’il est rédigé, ne distingue pas selon la nationalité du capital. Les entreprises françaises présentes hors d’Europe sont concernées au même titre que les groupes américains. Voilà pourquoi le coût est «caché»: il ne figure ni dans la lettre aux entrepreneurs, ni dans la conférence Oddo BHF, ni dans l’interview du JDD. Il n’apparaît qu’au détour d’une note technique de Bercy.
Le patronat, divisé, observe
Le Medef rappelle qu’il «reçoit tous les partis représentés au Parlement» [41]. La séquence n’est pourtant pas anodine. Patrick Martin lui-même, qui jugeait il y a un an le programme du RN «dangereux» [42], cite désormais Bardella parmi les responsables «mieux conscients» [43] des enjeux économiques. Le glissement est mesurable. Il n’est pas partagé. Pascal Demurger [44], patron de la Maif [44], qualifie la démarche d’«erreur tactique» et d’«illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale» [45]. Maurice Lévy, président d’honneur de Publicis [46], tranche net: «Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants» [47].
Cette stratégie d’approche du grand patronat n’est pas inédite. On se souvient des tentatives de Marine Le Pen avant 2017, lorsque le FN cherchait déjà à dédiaboliser son discours économique: les rendez-vous étaient restés confidentiels et les retombées nulles. À l’échelle européenne, le précédent qui hante les esprits est plus récent: Giorgia Meloni [48] a réussi, dans les mois précédant sa victoire, à rassurer Confindustria, l’équivalent italien du Medef, en s’engageant publiquement sur la stabilité fiscale et le maintien des engagements européens. Le patronat français, qui a observé cette séquence en temps réel, sait que la séduction est possible - mais elle exige des gages que Bardella, contraint par sa colocataire politique, n’est pas en mesure de fournir.
Dans les milieux d’affaires, la ligne sociale défendue par Marine Le Pen est qualifiée de «communiste» [49] par nombre de patrons. La méfiance se traduit concrètement: à la conférence Oddo BHF du 4 décembre 2025, les fonds présents étaient anglo-saxons - Citadel notamment [50]. Les français Amundi [51] et Covéa [52] n’étaient pas là. Blackrock [53] avait décliné l’invitation. BNP Paribas [54] coupe court: «Nous n’avons pas de contact avec le RN et d’une manière générale avec les partis politiques» [55]. La Société Générale [56] se retranche derrière «les autorités en place à Bercy et à l’Élysée» [57]. Le Crédit Agricole, lui, indique être «apolitique» mais «accepterait d’échanger» si un parti le sollicitait, quel qu’il soit [58]. Aucune source consultée ne mentionne en revanche la position de la Fédération bancaire française au-delà du principe général de réponse aux sollicitations parlementaires [59] - ni celle des grandes banques mutualistes BPCE de manière directe.
Le précédent qui hante: la taxe et la défiance des PME
Renaud Dutreil [60], ancien ministre des petites et moyennes entreprises (2005-2007) [61] de Jacques Chirac, devenu conseiller occasionnel du duo Le Pen-Bardella depuis un an selon Le Monde [62], livre l’analyse la plus crue: «Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez « socialiste ». Je ne sais pas si c’est la ligne principale, mais elle existe» [63]. La phrase est lâchée par celui-là même que Bardella et Le Pen ont écouté pour étendre la logique du «capitalisme familial» [64] au secteur agricole. Sur le terrain, l’inquiétude est concrète. Lors d’une rencontre récente, un chef d’entreprise des Alpes-Maritimes interpellait la députée RN Alexandra Masson [65]: «On se dépêche de faire des pactes Dutreil, parce que vous allez y toucher!» [66]. La promesse libérale ne convainc pas ceux qu’elle vise.
Le contexte économique réel: un argument qui se retourne
Les chiffres macroéconomiques compliquent encore l’opération. Bardella réclame une baisse de 20 % des impôts de production [21]. Or la CVAE a déjà diminué de 75 % [67] par rapport à 2019 [68] (les baisses effectives ayant été entérinées à partir de 2021), et 10,6 milliards d’euros [69] de baisses ont été actés dès 2021 [70]. La suppression complète est annoncée d’ici 2027 [71]. L’écart de compétitivité avec l’Allemagne reste néanmoins de «près de 100 milliards d’euros» [72] selon Rexecode [73], après déduction des aides reçues. Le diagnostic du décrochage est juste. L’antériorité des baisses, elle, est moins commode pour un parti qui se présente comme la rupture absolue. Sur les défaillances, Thierry Millon, directeur des études chez Altares [74], anticipe «un léger repli» en 2026 malgré la facturation électronique obligatoire à partir de septembre 2026 [75]. Le pic serait derrière.
L’angle mort: le procès Le Pen et l’arbitrage suspendu
Ce que les sources économiques disent peu, et qui pèse pourtant sur tout l’édifice: l’arbitrage final entre la ligne libérale de Bardella et la ligne sociale de Le Pen «interviendra après le verdict du procès de Marine Le Pen, à l’été» [76]. L’appel, dont le verdict est attendu à l’été, conditionne tout: selon plusieurs sources, en cas de confirmation de la condamnation prononcée en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, Bardella deviendrait le candidat naturel à l’Élysée, libéré du compromis avec sa mentor, et la ligne libérale pourrait s’imposer comme ligne unique du parti. En cas d’infirmation totale ou partielle restituant l’éligibilité à Marine Le Pen [35], c’est sa ligne sociale qui reprend la main, et la séduction du Medef devient cosmétique. Aucune fédération patronale n’engagera de soutien tant que cette équation à deux inconnues n’est pas résolue.
D’ici là, le programme reste à deux étages. Bardella écrit aux fédérations pour récolter la liste des «impôts papier» [7]. Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy votent avec la gauche des taxes que le patronat juge calamiteuses. Un cadre RN s’en inquiète ouvertement, redoutant un «clash» si les patrons continuent de juger le programme «pas terrible» [77] tout en acceptant les rendez-vous.
L’opération séduction de Bardella au Medef n’est pas un échec. Elle n’est pas non plus une percée. C’est une mise en scène d’unité programmatique sur un programme qui n’est pas unifié. Les patrons ont compris qu’ils négociaient avec deux interlocuteurs en un, et que celui qui tranchera n’est pas forcément celui qui leur sourit en avril 2026. Tant que la cour d’appel n’aura pas livré son verdict, le RN continuera de parler le langage du Medef le matin et celui de la France insoumise l’après-midi. Les fonds anglo-saxons écoutent. Les français, eux, attendent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« Jordan Bardella, président du RN: «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» »
lejdd.fr ↗ ↩
« «Je n’ai pas l’entreprise honteuse» »
lejdd.fr ↗ ↩
« Ce lundi 20 avril 2026, Jordan Bardella a rencontré le Medef (Mouvement des entreprises de France). »
bfmtv.com ↗ ↩
« un déjeuner de plus de deux heures avec le bureau exécutif du Medef lundi »
lopinion.fr ↗ ↩
« Jordan Bardella a déjeuné avec le comité exécutif du Medef »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« le président du Medef, Patrick Martin »
challenges.fr ↗ ↩
« j’ai écrit en début de semaine à l’ensemble des filières et des organisations professionnelles pour les rencontrer et recueillir la liste des « impôts papier » »
lejdd.fr ↗ ↩
« Ces fonds représentaient 1.800 milliards d’euros d’actifs sous gestion »
bfmtv.com ↗ ↩
« une conférence organisée par la banque Oddo BHF »
bfmtv.com ↗ ↩
« Ce jeudi 4 décembre, le président du Rassemblement national (RN) était invité à une conférence organisée par la banque Oddo BHF »
bfmtv.com ↗ ↩
« il y a eu 69.957 défaillances (sauvegardes, redressements ou liquidations judiciaires) l'an dernier »
bfmtv.com ↗ ↩
« en hausse de 3,1% par rapport à 2024 »
bfmtv.com ↗ ↩
« Sur le seul quatrième trimestre, 19.024 entreprises ont fait défaut »
bfmtv.com ↗ ↩
« record absolu pour cette période »
bfmtv.com ↗ ↩
« près de 70 000 sur le premier trimestre 2026, un triste record… »
lejdd.fr ↗ ↩
« « L’UE organise aujourd’hui la décroissance de nos économies » »
lejdd.fr ↗ ↩
« Les normes, véritables impôts de papier, coûtent à notre pays près de 60 milliards d’euros chaque année. »
rassemblementnational.fr ↗ ↩
« nous avons accumulé 1 200 milliards d’euros de dette supplémentaire »
lejdd.fr ↗ ↩
« les taux d’intérêt sont passés de 1 % à plus de 3 % »
lejdd.fr ↗ ↩
« Nous proposons un choc fiscal positif, par l’allègement massif des impôts de production »
rassemblementnational.fr ↗ ↩
« réduire de 20%, réalignant ainsi la France sur ses partenaires européens. »
rassemblementnational.fr ↗ ↩
« Nous ouvrirons le plus grand chantier de simplification de notre histoire »
rassemblementnational.fr ↗ ↩
« et abrogerons la surtransposition mortifère qui vous met en situation de concurrence déloyale au sein même du marché unique. »
rassemblementnational.fr ↗ ↩
« présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026, à Paris, le 23 octobre »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Marine Le Pen, présidente du groupe RN, et Jean-Philippe Tanguy, député RN, présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026 »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Marine Le Pen, présidente du groupe RN, et Jean-Philippe Tanguy, député RN, présentent leur « contre-budget » pour le projet de loi de finances 2026 »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Celui d'une taxation surprise des bénéfices des multinationales votée par la gauche et le RN. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « On augmente les impôts de ces entreprises pour justement baisser les impôts des entreprises françaises, PME et ETI », tente même Jordan Bardella sur RMC. »
lesechos.fr ↗ ↩
« En oubliant au passage que toutes les multinationales sont concernées par cette hausse inédite, y compris les françaises. »
lesechos.fr ↗ ↩
« le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a raillé à l’Assemblée nationale, en interpellant la cheffe frontiste le 28 octobre »
nouvelobs.com ↗ ↩
« en interpellant la cheffe frontiste le 28 octobre »
nouvelobs.com ↗ ↩
« « Madame Le Pen! Vous passez de Javier Milei à Nicolás Maduro! » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Pour en parler, le nouvel épisode du podcast Le Titre à la Une reçoit Xavier Timbeau, économiste et directeur principal de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). »
bfmtv.com ↗ ↩
« Jordan Bardella s'inscrit dans une perspective beaucoup plus libérale, proche de la tradition de Jean-Marie Le Pen »
bfmtv.com ↗ ↩
« Marine Le Pen qui porte une vision populaire et populiste »
bfmtv.com ↗ ↩
« tout en opposant le peuple aux élites économiques »
bfmtv.com ↗ ↩
« « L'amendement fait au passage tomber une centaine d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers », s'étrangle-t-on à Bercy. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « L'amendement fait au passage tomber une centaine d'accords fiscaux bilatéraux avec les pays étrangers » »
lesechos.fr ↗ ↩
« il s'agit de faire en sorte que « McKinsey et McDonald's » paient des impôts en France »
lesechos.fr ↗ ↩
« il s'agit de faire en sorte que « McKinsey et McDonald's » paient des impôts en France »
lesechos.fr ↗ ↩
« Son président rappelle qu’il reçoit tous les partis représentés au Parlement. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Un an après avoir jugé leur programme « dangereux » »
lopinion.fr ↗ ↩
« Un an après avoir jugé leur programme « dangereux », Patrick Martin cite désormais Jordan Bardella parmi les responsables « mieux conscients » des enjeux économiques. »
lopinion.fr ↗ ↩
« le patron de la Maif, Pascal Demurger »
challenges.fr ↗ ↩
« Pascal Demurger, qui voit là « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale » »
challenges.fr ↗ ↩
« Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, estime qu'il revient aux organisations patronales de recevoir les dirigeants RN »
lopinion.fr ↗ ↩
« Maurice Lévy: « Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants » »
lopinion.fr ↗ ↩
« l’Italie où Giorgia Meloni, avec le scrutin proportionnel, a dû amoindrir ses positions »
challenges.fr ↗ ↩
« la ligne très sociale défendue mordicus par Marine Le Pen est qualifiée de « communiste » par nombre de patrons »
challenges.fr ↗ ↩
« Les gestionnaires présents ce jour-là étaient anglo-saxons comme Citadel »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les Français Amundi ou Covéa, eux, n’étaient pas là »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les Français Amundi ou Covéa, eux, n’étaient pas là »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le leader mondial Blackrock, lui, avait décliné l’invitation »
bfmtv.com ↗ ↩
« La plus importante, BNP Paribas refuse de jouer les influenceuses du débat politique »
bfmtv.com ↗ ↩
« Nous n’avons pas de contact avec le RN et d’une manière générale avec les partis politiques, selon son entourage. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Même prudence de mise chez la rivale Société Générale »
bfmtv.com ↗ ↩
« Nous rencontrons les autorités en place à Bercy et à l’Élysée, se contente un proche de la banque. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Nous sommes apolitique mais si un parti nous contactait, quel qu’il soit, nous accepterions d’échanger, pour mieux faire comprendre les enjeux de financement, d’investissement et le rôle des banques de proximité, explique-t-elle. »
bfmtv.com ↗ ↩
« La FBF répond à l’ensemble des sollicitations des parlementaires, déclare un porte-parole. Lorsque des députés RN demandent à auditionner la FBF ou à la voir en entretien, elle s’y rend. »
bfmtv.com ↗ ↩
« L’homme qui a donné son nom au pacte Dutreil, l’ancien secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007) de Jacques Chirac »
lemonde.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank cite 'secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007)'. Selon les sources publiques (Légifrance, Wikipédia), Renaud Dutreil a effectivement été ministre des PME (et non secrétaire d'État) sur la période 2005-2007, après avoir été secrétaire d'État avant. La formulation du fact_bank est donc imprécise. ↩
« l’ancien secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises (2005-2007) de Jacques Chirac »
lemonde.fr ↗ ↩
« Depuis un an, Renaud Dutreil est devenu un conseiller occasionnel du duo d’extrême droite, selon La Tribune »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Ils sont antiriches, par culture. Il y a encore une ligne assez “socialiste”. Je ne sais pas si c’est la ligne principale, mais elle existe. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« est allé lui-même convaincre les leaders du RN Marine Le Pen et Jordan Bardella de pousser jusqu’au bout sa logique de « capitalisme familial », et de l’étendre au secteur agricole, avec succès »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alexandra Masson, la députée Rassemblement national (RN) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Lors d’une récente rencontre avec des chefs d’entreprise des Alpes-Maritimes, la députée Rassemblement national (RN) s’est vue alpaguée par l’un d’eux: « On se dépêche de faire des pactes Dutreil, parce que vous allez y toucher! » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Par rapport à 2019, la CVAE a déjà diminué de 75%. »
rexecode.fr ↗ ↩
« Par rapport à 2019, la CVAE a déjà diminué de 75%. »
rexecode.fr ↗ ↩
« Grâce au plan de relance, 10,6 milliards d’euros de baisses d’impôts de production ont été entérinés dès 2021. »
rexecode.fr ↗ ↩
« 10,6 milliards d’euros de baisses d’impôts de production ont été entérinés dès 2021. »
rexecode.fr ↗ ↩
« Même après la suppression complète de la CVAE, annoncée d’ici 2027. »
rexecode.fr ↗ ↩
« près de 100 milliards d’euros de prélèvements payés en plus par nos entreprises, et ce, après déduction des aides que ces dernières reçoivent. »
rexecode.fr ↗ ↩
« Nos économistes analysent la situation et les enjeux macroéconomiques en France et dans le monde. »
rexecode.fr ↗ ↩
« Apparaît donc "l'espoir d'un léger repli" des défaillances en 2026, estime Thierry Millon »
bfmtv.com ↗ ↩
« facturation électronique obligatoire" à partir de septembre »
bfmtv.com ↗ ↩
« L’arbitrage [.] interviendra après le verdict du procès de Marine Le Pen, à l’été. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Certains lepénistes redoutent l’enlisement: « Si les patrons continuent de dire que notre programme n’est pas terrible alors qu’ils nous rencontrent, on risque d’aller au clash. » »
lopinion.fr ↗ ↩
Sources
- Dialogue RN Medef : Bardella veut rassurer patrons et PME
- Jordan Bardella, président du RN : «Je n’ai pas l’entreprise honteuse»
- Lettre aux entrepreneurs de France
- Le RN invente l'oxymore économique
- « Une partie de la grande bourgeoisie joue Bardella » : comment le Rassemblement national courtise les patrons
- INFO BFM BUSINESS. Rendez-vous secrets, conférences et lobbying: le Rassemblement national part à l’assaut du monde de la finance
- Près de 70.000 sur l'année et même un record absolu au dernier trimestre: les défaillances d'entreprises ont augmenté de 3,1% en 2025 mais la construction va mieux et trois régions françaises s'en sor
- Impôts de production: un handicap de compétitivité pour les entreprises qui produisent en France
- Après les débats sur le budget 2026, les milieux économiques restent méfiants envers le RN
- En recevant Bardella, le Medef tombe dans le « piège bleu Marine »
- Ligne libérale de Jordan Barella, ligne plus sociale de Marine Le Pen: comment le RN tente de clarifier son programme économique auprès des patrons
- Bardella et le patronat : une opération séduction sous tension