Besançon alloue 584 000 € pour recruter des policiers et installer des caméras

Le maire Ludovic Fagaut concrétise son « pacte de sécurité urbaine » avec 22 recrutements et une trentaine de caméras prévus.

Besançon alloue 584 000 € pour recruter des policiers et installer des caméras
Illustration Maxime Joly / info.fr

Le conseil municipal de Besançon a voté le 23 avril un budget primitif 2026 de 229,2 millions d'euros. Parmi les priorités, 584 000 € sont fléchés vers la sécurité. Recrutements, armement progressif des agents et vidéoprotection le nouveau maire Ludovic Fagaut passe à l'acte.

Le chiffre est précis : 584 000 euros. C’est la somme dédiée à la sécurité dans le budget primitif 2026 de la ville de Besançon, adopté le 23 avril lors du conseil municipal. Le budget total s’élève à 229,2 millions d’euros, en hausse de 5 millions par rapport à 2025, selon France Bleu.

Ces fonds doivent permettre le recrutement de 22 policiers municipaux, dont 10 créations nettes de postes. Une trentaine de nouvelles caméras de vidéoprotection sont également prévues. Les recrutements et installations s’inscrivent dans le cadre du budget primitif, avec des ajustements possibles en cours d’année. Aucune date précise de déploiement n’a été communiquée à ce stade.

Une promesse de campagne tenue

Ludovic Fagaut (LR), élu maire en mars 2026, avait fait de la sécurité l’axe central de sa campagne. Il s’était présenté comme « le maire de la sécurité », selon Hebdo 25. Le 26 avril, il effectuait sa première visite officielle aux locaux de la police municipale, où il a présenté ces mesures dans le cadre de son pacte de sécurité urbaine. L’armement progressif des agents, qu’il avait annoncé dès mars, faisait déjà l’objet d’applaudissements de la part des policiers municipaux bisontins, selon France Bleu. Pour un autre exemple de sécurité publique traitée en urgence dans une commune française, l’affaire du braqueur abattu par des gendarmes à Clermont-l’Hérault illustre la diversité des enjeux auxquels font face les forces de l’ordre locales.

Un précédent sous l’ancienne majorité

Publicité

La rupture n’est pas totale. Sous l’ancienne maire Anne Vignot (2020-2026), Besançon avait déjà approuvé en octobre 2024 l’ajout de 7 à 8 caméras supplémentaires, selon L’Est Républicain. L’évolution était progressive. Avec cette nouvelle enveloppe, la ville franchit un cap plus marqué, dans une tendance nationale : les dépenses en police municipale ont bondi de 41 % à l’échelle du pays depuis 2017, rappelle France Bleu. Le débat sur le contrôle institutionnel de ces dépenses rappelle d’autres tensions locales, comme le refus d’alcootest d’un élu après un accident à Vesoul, qui avait mis en lumière les rapports ambigus entre politique et forces de l’ordre en Haute-Saône voisine.

L’Est Républicain, qui suit le dossier depuis l’annonce, confirme l’allocation budgétaire et le cadre fixé par le maire. Les modalités concrètes - calendrier des recrutements, localisation des caméras - restent à préciser par la municipalité.

Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Correspondant à Besançon, suit l'horlogerie, la microtechnique, les tensions sur la ligne TGV Rhin-Rhône et les débats sur la biodiversité dans le Jura. Formé à l'ESJ Lille, il a couvert plusieurs régions avant de s'ancrer dans le Doubs. Principe : connaître les PME, les syndicats, les chercheurs de l'université, vérifier les carnets de commandes avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie