Briançon : Murgia défend les 342 M€ ferroviaires pour les JO 2030
Le maire de Briançon répond aux critiques budgétaires après la visite de Jean Castex à la gare le 5 mai 2026
Arnaud Murgia a pris la défense des investissements ferroviaires de 342 millions d'euros lors de la visite du PDG de la SNCF Jean Castex à Briançon le 5 mai 2026. Face aux opposants aux dépenses liées aux JO 2030, le maire a tranché « On agit, c'est tout. »
Arnaud Murgia a pris la défense des investissements ferroviaires de 342 millions d’euros lors de la visite du PDG de la SNCF Jean Castex à Briançon le 5 mai 2026. Face aux opposants aux dépenses liées aux JO 2030, le maire a tranché : « On agit, c’est tout. »
L’essentiel
- 342 M€ : enveloppe totale consacrée à la modernisation de la ligne Marseille-Briançon dans le cadre des JO d’hiver 2030.
- 37 M€ : contribution du département des Hautes-Alpes à ces investissements, selon mesinfos.fr.
- 5 mai 2026 : visite de Jean Castex, PDG de la SNCF, à la gare de Briançon, en présence du maire Arnaud Murgia.
- Mi-2027 à fin 2029 : calendrier des travaux sur la ligne, initialement prévus sur dix ans et désormais compressés grâce aux JO.
- 4h40 → 3h40 : réduction prévue du temps de trajet Marseille-Briançon après les travaux, avec deux allers-retours express quotidiens supplémentaires.
Une visite, un cap assumé
Jean Castex, PDG de la SNCF, s’est rendu à la gare de Briançon le 5 mai 2026 pour défendre le projet de modernisation ferroviaire lié aux Jeux olympiques d’hiver 2030. Arnaud Murgia, maire de la ville depuis 2020, était à ses côtés. L’occasion pour l’élu de répondre publiquement aux critiques qui s’accumulent sur le volet financier du dossier.
Sa position est nette. Relayée par l’association ARDSL sur X, sa déclaration ne laisse pas de place à l’ambiguïté :
Le maire vise autant ceux qui jugent les dépenses excessives que ceux qui les estiment insuffisantes. Un double front qu’il balaie en un mot : l’action.
Une ligne centenaire, enfin modernisée
La ligne Marseille-Briançon a plus d’un siècle. Longue de 315 km, elle est majoritairement à voie unique et non électrifiée. Le trajet dure en moyenne 4h40, selon les données SNCF Réseau. Un état qui n’avait guère évolué depuis des décennies.
Les travaux programmés dans le cadre des JO 2030 prévoient la rénovation de 120 km de voies, le remplacement de 46 aiguillages et la modernisation de 90 ponts et tunnels, selon RAM05. À l’arrivée : un trajet ramené à 3h40 et deux allers-retours express quotidiens supplémentaires. La gare de Briançon sera également réaménagée, avec la création d’une passerelle reliant la voie ferrée à la ville.
Murgia a également souligné l’effet d’accélération permis par l’échéance olympique, dans une déclaration rapportée par ARDSL :
Les travaux, initialement étalés sur dix ans, seront concentrés entre mi-2027 et fin 2029, selon mesinfos.fr et Le Dauphiné Libéré.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Briançon comptait 10 748 habitants en 2022 selon l’INSEE, en retrait par rapport aux 11 950 recensés en 2016. La commune est la plus haute ville d’Europe classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son enclavement ferroviaire est une problématique ancienne dans un département alpin peu dense et fortement dépendant du transport routier.
Le préfet des Hautes-Alpes a lui aussi défendu le train comme levier de désenclavement pour les JO 2030, positionnant le projet ferroviaire comme une priorité territoriale partagée au-delà du seul agenda sportif. Le département contribue à hauteur de 37 millions d’euros à l’enveloppe globale de 342 millions, selon mesinfos.fr.
Sur le plan politique, le projet ne fait pas l’unanimité. Le Dauphiné Libéré a relayé les critiques d’opposants aux JO, qui qualifient la visite de Castex d’« opération de com’ ». Murgia choisit d’ignorer ce registre pour s’en tenir au bilan concret attendu.
Un calendrier sous tension
Les travaux commenceront à mi-2027 et devront être achevés avant fin 2029, soit moins de trois ans de chantier pour une ligne qui n’avait connu aucune modernisation structurelle depuis des décennies. La contrainte olympique impose un rythme inhabituel pour ce type d’infrastructure.
L’Outdoormix Festival prévu à Embrun fin mai 2026 rappelle que les Hautes-Alpes misent sur plusieurs leviers pour renforcer leur attractivité avant les JO. Le ferroviaire en constitue le socle logistique.
La prochaine étape concrète reste le lancement officiel des travaux, attendu mi-2027. D’ici là, les arbitrages de financement entre l’État, la région, le département et SNCF Réseau doivent être finalisés.
Sources
- info.fr : Briançon : le maire Murgia défend les 342 M€ ferroviaires pour les JO 2030
- Le Dauphiné Libéré : Stop à la sinistrose : Jean Castex, défenseur du train et des JO
- mesinfos.fr : La modernisation de la ligne ferroviaire Marseille-Briançon en chiffres
- RAM05 : JO d'hiver 2030 : à Briançon, Jean Castex vient plaider la cause du train