Carburants : le gouvernement jure qu’il n’y aura pas de pénurie. Le kérosène dit l’inverse.
Maud Bregeon multiplie les plateaux pour rassurer. Mais Bruxelles alerte, les low cost annulent, et le détroit d'Ormuz reste fermé.
La porte-parole du gouvernement écarte tout risque de pénurie sur l'essence et le diesel. Sur le kérosène, le discours se fissure déjà.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sécurité d'approvisionnement à court terme
Environ 100 jours de stocks stratégiques disponibles. Suffisant pour quelques semaines, pas pour quelques mois.
Vulnérabilité spécifique du kérosène
Plus de 20 % des importations françaises viennent du Golfe. La moitié du kérosène raffiné en France a une origine moyen-orientale.
Inflation et recettes fiscales
L'OFCE prévoit une baisse des recettes fiscales liée au ralentissement, contrairement aux espoirs de Matignon.
Dépendance au calendrier diplomatique
Trump conditionne la réouverture d'Ormuz à un accord nucléaire avec l'Iran. Personne ne signe ça en quinze jours.
Impact sur l'aviation européenne
L'IATA évoque un possible rationnement. Plusieurs low cost annoncent des suppressions de vols pour l'été.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Maud Bregeon écarte tout risque de pénurie sur l'essence, le diesel et le kérosène pour les semaines à venir, avant de reconnaître le 19 avril des tensions sur le carburant aérien.
- Environ 10 % des plus de 9 500 stations françaises sont en rupture d'au moins un carburant, dont 60 % sont des TotalEnergies plafonnées.
- La France dispose d'environ 100 jours de stocks stratégiques de carburant.
- Le commissaire européen Dan Jorgensen avertit que l'UE s'approche très rapidement d'une crise d'approvisionnement en kérosène.
- Le détroit d'Ormuz reste pratiquement fermé le trafic maritime s'est effondré de 95 % depuis fin février, passant de 130 à 6 navires par jour.
Maud Bregeon [1] répète la même phrase depuis trois semaines. « Il n’y a aucun risque de pénurie sur l’essence, le diesel, le kérosène pour les semaines à venir » [2] sur France Info. « Il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement on se parle » [3] sur TF1, le 1er avril [4]. « Il n’y a aucune pénurie on se parle » [5] sur BFMTV, le 19 avril [6]. La porte-parole du gouvernement, également ministre déléguée à l’Énergie [7], occupe le terrain médiatique. Elle a raison sur un point: aucune file d’attente ne paralyse les stations.
Sauf que le détroit d’Ormuz [8] reste pratiquement fermé [9]. Et que la même Maud Bregeon a fini par lâcher, le 19 avril, qu’il y avait « davantage de tension » [10] sur le kérosène. Traduction: le discours rassurant tient pour la pompe. Pour l’aviation, il vacille.
L’arithmétique des stations
Sur les plus de 9 500 stations-service [11] que compte la France, environ 10 % [12] sont en rupture d’au moins un carburant selon Le Figaro. France Info documentait un pic à 16 % le 2 avril au matin [13]. L’agence Anadolu parlait, elle, de 4 % [14]. Trois chiffres, trois jours différents, une même réalité: ce n’est pas une pénurie, c’est un embouteillage.
Plus de 60 % des stations en rupture [15] sont des stations TotalEnergies [16]. Le groupe a plafonné l’essence à 1,99 euro le litre [17] et le diesel à 2,09 euros [18] dans ses 3 300 stations en métropole [19], depuis le 12 mars [20], jusqu’au 7 avril [21]. Résultat mécanique: les automobilistes affluent là où le carburant est le moins cher. Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris [22], le formule sans détour: « Ces stations, aux prix beaucoup plus bas que le marché, attirent en masse les consommateurs qui font le plein où le carburant est le moins cher » [23]. Bregeon parle de « tensions logistiques ponctuelles » [24]. C’est exactement ça.
On se souvient des files d’attente du choc pétrolier de 1973, lorsque l’embargo décrété par les pays arabes producteurs avait paralysé l’approvisionnement européen et conduit la France à instaurer son régime de stocks obligatoires. La situation actuelle ne s’en approche pas: les images de pompes barrées d’alors, ou même celles de la grève des raffineries de l’automne 2022, restent sans équivalent aujourd’hui.
L’argument atlantique
Bregeon a une carte à jouer, et elle la joue. Les approvisionnements français « se font avant tout via l’Atlantique (États-Unis, Afrique, Brésil.), pas par le détroit d’Ormuz » [26]. Les chiffres confirment: seuls 11,9 % du pétrole brut consommé en France provenait du Moyen-Orient en 2024 [27]. À l’échelle européenne, 5 % seulement du brut qui transitait par Ormuz avant la guerre était destiné à l’Europe [28]. Olivier Appert, conseiller au centre énergie et climat de l’Ifri [29], confirme: « Il n’y a pas eu de pénurie physique constatée en Europe à ce jour » [30].
S’ajoute le coussin stratégique. La France dispose d’environ une centaine de jours de disponibilité de carburant [31]. Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont annoncé le 11 mars [32] la mise sur le marché de 400 millions de barils [33] issus de leurs réserves d’urgence. Paris s’est engagé à en libérer 14,5 millions [34]. Sur le papier, le pays tient.
Le trou dans la raquette s’appelle kérosène
Le discours s’effondre quand on parle d’avions. Plus de 20 % des importations françaises de kérosène proviennent du Golfe [35]. La moitié du kérosène raffiné en France a une origine moyen-orientale [36]. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose: les 20 % correspondent aux importations directes de kérosène déjà fini, tandis que les 50 % incluent le kérosène produit dans les raffineries hexagonales à partir de pétrole brut moyen-oriental - une dépendance indirecte, mais tout aussi tangible si le blocus se prolonge. À l’échelle continentale, l’Europe importe habituellement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe [37]. Roland Lescure [38], ministre de l’Économie, l’a reconnu sur France Inter: « Le sujet potentiel est le kérosène » [39].
À Bruxelles, Dan Jorgensen [40], commissaire européen à l’énergie, ne prend pas de gants. L’UE « s’approchait très rapidement » [41] d’une potentielle crise d’approvisionnement, avec le risque d’un été marqué par « des billets d’avion plus chers et des annulations » [42]. L’IATA [43], qui regroupe les compagnies aériennes mondiales, a appelé les autorités à se coordonner en cas de « rationnement » [44]. Plusieurs low cost européennes ont déjà annoncé des suppressions de vols pour le printemps et l’été [45] - les sources consultées ne précisent pas le nom des transporteurs concernés, ce qui interroge sur la transparence des annonces faites au public. La saison aérienne 2026 commence dans le rouge.
La contradiction, en trois plateaux télé
Une chronologie suffit à mesurer le glissement. Le 1er avril sur TF1 [4], Bregeon affirme qu’il n’y a « aucun risque de rupture d’approvisionnement » [3], kérosène inclus [2]. Trois semaines plus tard, le 19 avril sur BFMTV [6], elle reformule: « aucune pénurie » sur les carburants routiers [5], mais « davantage de tension » sur le kérosène [10]. Entre les deux, le détroit d’Ormuz s’est effondré, l’IATA a évoqué un possible rationnement [44], et le commissaire européen a parlé de crise imminente [41]. Le gouvernement n’a pas changé de doctrine - il a changé de périmètre. Le mot « pénurie » s’applique désormais à l’essence et au diesel; pour le kérosène, on parle de « tension », un vocable plus souple qui prépare l’opinion sans alarmer. Paris a même ouvert la porte, le 19 avril, à une libération partielle de ses stocks en cas de « problèmes de volume » [46] - un scénario que la même porte-parole jugeait inutile trois semaines plus tôt.
Ce qui se passe vraiment dans le détroit
Le détroit d’Ormuz [47] assure le transit de près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures [48]. La CNUCED [49] a documenté l’effondrement: les transits de navires sont passés d’environ 130 par jour en février [50] à seulement 6 en mars [51], soit une chute de 95 % [25]. « Les chocs énergétiques sont devenus le principal vecteur par lequel le conflit affecte le commerce et l’économie mondiale » [52], écrit l’agence onusienne. La croissance mondiale devrait passer de 2,9 % en 2025 [53] à 2,6 % en 2026 [54].
Le détroit est bloqué par Téhéran [55] depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, fin février [56]. Au 52e jour du conflit [57], le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Washington prenait fin. Donald Trump [58] a tranché: « Les Iraniens veulent désespérément qu’on l’ouvre. Je ne l’ouvrirai pas tant qu’un accord n’aura pas été signé » [59]. Le Brent dépassait 109 dollars [60], le WTI 97 dollars [61].
Le calcul fiscal qui ne tient pas
Sébastien Lecornu [62] a eu une idée. Utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l’économie [63]. Problème: ces recettes n’existeront pas. Xavier Timbeau [64], directeur de l’OFCE, l’écrit noir sur blanc: « Le ralentissement de l’économie engendré par la hausse des prix du carburant induit une diminution des bases fiscales et donc des recettes fiscales » [65]. La hausse du baril « accroît l’inflation et déclenche les indexations » [66], ce qui augmente les dépenses de l’État. L’inflation est passée de 0,9 % en février [67] à 1,7 % en mars [68]. Le calcul de Matignon part dans le mauvais sens.
La voix qui dérange
Marine Le Pen [69] a saisi l’occasion. « Quelle réponse du gouvernement ce (jeudi) matin? Rien, absolument rien sinon la baguette magique de la « fée électricité » » [70], a-t-elle écrit sur X. Bregeon a répondu sur le même réseau: « Oui il y a une crise énergétique liée à la guerre et aux tensions internationales. Mais non, il n’y a pas de pénurie de carburant en France » [71]. Le Rassemblement national propose le passage de la TVA sur les produits énergétiques de 20 % à 5,5 % [72]. Une mesure qui creuserait le déficit de plusieurs milliards d’euros, dans un pays où l’article 40 de la Constitution interdit aux parlementaires d’aggraver les charges publiques sans compensation. Aucune voix de gauche n’a percé dans le fact-checking gouvernemental - un silence qui interroge sur l’unanimisme du débat.
L’angle mort
Ce que personne ne dit clairement: le vrai sujet n’est pas la pénurie. C’est la durée. Olivier Appert [29] résume: « Si le conflit iranien est réglé dans les semaines qui viennent, à ce moment-là, il n’y a pas de problème. Au-delà de quelques mois, il sera nécessaire de libérer d’autres stocks » [73]. Thierry Bros enchaîne: « Tout dépend de la durée du conflit, si le détroit d’Ormuz se libère rapidement ou non » [74]. Bregeon parle « des semaines à venir » [2]. Trump conditionne la réouverture à un accord nucléaire qui inclut un moratoire de 15 ans sur l’enrichissement [75] et le gel de plus de 20 milliards de dollars d’avoirs iraniens [76]. Personne ne signe ça en quinze jours.
Au final, le bilan tient en deux colonnes. Côté essence et diesel, le gouvernement dit vrai: 11,9 % seulement du brut français vient du Moyen-Orient [27], la voie atlantique tient [26], la centaine de jours de stocks [31] et les 14,5 millions de barils libérés par Paris [34] couvrent l’horizon visible. Côté kérosène, il dit faux par omission: la moitié du carburant aérien raffiné en France dépend du Moyen-Orient [36], le commissaire européen évoque une crise imminente [41], les low cost suppriment des vols [45], l’IATA prépare un rationnement [44]. Les stocks tiennent une centaine de jours [31]. Le conflit en est à son 60e [77]. La marge de manœuvre française se mesure désormais en semaines, pas en mois. Bregeon dit la vérité quand elle dit qu’il n’y a pas de pénurie aujourd’hui. Elle ne dit rien de demain. C’est tout le problème.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« « Il n’y a aucun risque de pénurie sur l’essence, le diesel, le kérosène pour les semaines à venir », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur France Info »
aa.com.tr ↗ ↩
« « Il n’y a aucun risque de pénurie sur l’essence, le diesel, le kérosène pour les semaines à venir », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur France Info »
aa.com.tr ↗ ↩
« "Il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement à l'heure où on se parle", a déclaré Maud Bregeon »
franceinfo.fr ↗ ↩
« sur TF1, mercredi 1er avril. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« «Il n'y a aucune pénurie à l'heure où on se parle» pour les carburants routiers »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Publié le 19 avril 2026 à 13h55 »
lepopulaire.fr ↗ ↩
« a assuré sur BFMTV Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le détroit d’Ormuz, artère centrale du commerce énergétique mondial »
unctad.org ↗ ↩
« Le détroit d’Ormuz reste pratiquement fermé »
unctad.org ↗ ↩
« elle a estimé qu'il y avait «davantage de tension» même si «à l'heure où on se parle, il n'y a pas de difficulté». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« quelque 10% des plus de 9500 stations de service en France »
lefigaro.fr ↗ ↩
« quelque 10% des plus de 9500 stations de service en France sont en rupture d’au moins un des principaux carburants »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Environ 16% d'entre elles étaient ainsi en rupture totale ou partielle de carburant, jeudi 2 avril dans la matinée »
franceinfo.fr ↗ ↩
« environ 4 % des stations-service françaises rencontrent actuellement des difficultés d’approvisionnement sur au moins un type de carburant »
aa.com.tr ↗ ↩
« plus de 60% des stations-service concernées par la rupture d'un ou plusieurs carburants en France sont des stations TotalEnergies »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il s'agit le plus souvent de stations du groupe TotalEnergies, qui a mis en place un prix plafond »
franceinfo.fr ↗ ↩
« plafonnement du prix de l'essence à 1,99 euro le litre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« du prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3 300 stations-service en métropole. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dans ses 3 300 stations-service en métropole. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le plafonnement des prix appliqués par le groupe pétrolier depuis le 12 mars »
franceinfo.fr ↗ ↩
« elle allait prolonger jusqu'au 7 avril le plafonnement du prix de l'essence »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Thierry Bros, expert des énergies et professeur à Sciences Po Paris »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Ces stations, aux prix beaucoup plus bas que le marché, attirent en masse les consommateurs qui font le plein où le carburant est le moins cher", explique-t-il »
franceinfo.fr ↗ ↩
« «des tensions logistiques ponctuelles dans certaines stations, notamment les moins chères, liées à des pics de demande locaux» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« soit un effondrement d’environ 95 % »
unctad.org ↗ ↩
« les approvisionnements en carburant de la France «se font avant tout via l'Atlantique (États-Unis, Afrique, Brésil.), pas par le détroit d'Ormuz» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« seuls 11,9% du pétrole brut en France provenait du Moyen-Orient en 2024 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Seuls "5% du pétrole brut qui transitait par le détroit d'Ormuz avant le début de la guerre étaient destinés à l'Europe" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Olivier Appert, conseiller au centre énergie et climat de l'Institut français des relations internationales (Ifri) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Il n'y a pas eu de pénurie physique constatée en Europe à ce jour", explique Olivier Appert »
franceinfo.fr ↗ ↩
« «Je rappelle que la France a des stocks stratégiques, environ une centaine de jours de disponibilité de carburant que nous pourrions être amenés à libérer si on avait des problèmes de volume» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les pays membres de l'AIE, dont la France fait partie, ont annoncé le 11 mars la mise sur le marché de 400 millions de barils »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les pays membres de l'AIE, dont la France fait partie, ont annoncé le 11 mars la mise sur le marché de 400 millions de barils issus de leurs réserves d'urgence »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le gouvernement français "s'est engagé à en libérer progressivement auprès de l'AIE [à hauteur de] 14,5 millions »
franceinfo.fr ↗ ↩
« plus de 20 % des importations françaises de kérosène proviennent du Golfe »
aa.com.tr ↗ ↩
« 50 % du kérosène raffiné en France provient de cette région »
youtube.com ↗ ↩
« L'Europe importe habituellement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé que l’exécutif se préparait « à toutes les éventualités » »
aa.com.tr ↗ ↩
« « Le sujet potentiel est le kérosène (…) mais nous augmentons le raffinage et nous disposons de stocks stratégiques », a-t-il assuré sur France Inter »
aa.com.tr ↗ ↩
« À Bruxelles, le commissaire européen Dan Jorgensen a estimé que »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l'UE «s'approchait très rapidement» d'une potentielle crise d'approvisionnement »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avec le risque d'un été marqué par «des billets d'avion plus chers et des annulations» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« L'organisation professionnelle mondiale des compagnies aériennes, l'Iata »
lefigaro.fr ↗ ↩
« a appelé vendredi les différentes autorités de régulation à se coordonner et à être transparentes au cas où un «rationnement» du kérosène se révélerait nécessaire »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Plusieurs transporteurs low cost européens ont déjà annoncé ces derniers jours des suppressions de vols pour le printemps et l’été, sous l’effet de la hausse brutale du prix du kérosène »
aa.com.tr ↗ ↩
« pourrait libérer une partie de ses stocks en cas de «problèmes de volume» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« pas par le détroit d'Ormuz », point névralgique de la crise énergétique mondiale »
lefigaro.fr ↗ ↩
« par lequel transite en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avertit ONU commerce et développement (CNUCED) dans sa deuxième évaluation rapide »
unctad.org ↗ ↩
« Les transits de navires sont passés d’environ 130 par jour en février à seulement 6 en mars »
unctad.org ↗ ↩
« Les transits de navires sont passés d’environ 130 par jour en février à seulement 6 en mars »
unctad.org ↗ ↩
« Les chocs énergétiques sont devenus le principal vecteur par lequel le conflit affecte le commerce et l’économie mondiale »
unctad.org ↗ ↩
« La croissance mondiale devrait ralentir, passant de 2,9 % en 2025 »
unctad.org ↗ ↩
« à 2,6 % en 2026 »
unctad.org ↗ ↩
« le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué par Téhéran. »
lepopulaire.fr ↗ ↩
« Or depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, fin février »
lepopulaire.fr ↗ ↩
« Au 52e jour du conflit, le « cessez-le-feu » de deux semaines annoncé par les Etats-Unis avec l'Iran prend en théorie fin ce mercredi. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Lundi, le président Donald Trump confirmait que le vice président J. D. Vance était en route pour le Pakistan avec son envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les Iraniens veulent désespérément qu'on l'ouvre [le détroit d'Ormuz, NDLR]. Je ne l'ouvrirai pas tant qu'un accord n'aura pas été signé », a déclaré Trump. »
lesechos.fr ↗ ↩
« le baril de Brent de la mer du Nord poursuivait mardi sa progression à plus de 109 dollars »
aa.com.tr ↗ ↩
« le WTI américain dépassait les 97 dollars »
aa.com.tr ↗ ↩
« Le premier ministre, Sébastien Lecornu »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avait suggéré en amont d'une réunion avec ses ministres mercredi d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Xavier Timbeau, directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Le ralentissement de l'économie» engendré par la hausse des prix du carburant «induit une diminution des bases fiscales et donc des recettes fiscales» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «la hausse du prix du baril de pétrole accroît l'inflation et déclenche les indexations», explique l'économiste, ce qui augmente mécaniquement les dépenses de l'État »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Passée de 0,9% au mois de février »
lefigaro.fr ↗ ↩
« à 1,7% en mars »
lefigaro.fr ↗ ↩
« en réponse à une publication de la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Quelle réponse du gouvernement ce (jeudi) matin? Rien, absolument rien sinon la baguette magique de la “fée électricité”» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Oui il y a une crise énergétique liée à la guerre et aux tensions internationales. Mais non, il n'y a pas de pénurie de carburant en France,» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le passage de la TVA sur les produits énergétiques de 20% à 5,5% »
lefigaro.fr ↗ ↩
« "Si le conflit iranien est réglé dans les semaines qui viennent, à ce moment-là, il n'y a pas de problème. Au-delà de quelques mois, il sera nécessaire de libérer d'autres stocks", redoute cependant l'expert de l'Ifri »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Tout dépend de la durée du conflit, si le détroit d’Ormuz se libère rapidement ou non", résume l'expert Thierry Bros »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un moratoire de 15 ans sur l'enrichissement de l'uranium. »
lesechos.fr ↗ ↩
« le gel de plus de 20 milliards de dollars »
lesechos.fr ↗ ↩
« alors que le conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran entre dans son 60ème jour »
aa.com.tr ↗ ↩
Sources
- France : le gouvernement écarte tout risque immédiat de pénurie de carburant malgré les tensions au détroit d’Ormuz
- "Aucun risque de rupture" : la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, rassure sur l'approvisionnement des stations
- Carburants : «Il n’y a pas de pénurie» en France, assure le gouvernement
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- VRAI OU FAUX. "Tout dépend de la durée du conflit" : la France risque-t-elle une pénurie de carburant à cause de la guerre au Moyen
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