Cosmétiques et perturbateurs endocriniens : cinq jours suffisent pour faire baisser les polluants dans le corps
Une étude de l'Inserm, du CNRS et de l'université Grenoble-Alpes mesure des baisses de 22 % à 39 % en moins d'une semaine chez une centaine d'étudiantes.
En cinq jours de routine allégée, la concentration urinaire de bisphénol A chute de 39 % chez les participantes. L'étude tombe à quelques jours d'un vote européen sensible.
- L'étude Inserm-CNRS-UGA a été publiée le 7 avril dans Environment International et rendue publique le 22 avril.
- Une centaine d'étudiantes grenobloises de 18 à 30 ans ont réduit leurs cosmétiques pendant cinq jours.
- Les baisses mesurées : -22 % pour le phtalate de monoéthyle, -30 % pour le méthylparabène, -39 % pour le bisphénol A.
- Le BPA, interdit en France dans les cosmétiques depuis 2005, persiste via les contaminations de fabrication.
- Le Parlement européen vote fin avril une réforme du règlement CE 1223/2009 critiquée par UFC-Que choisir.
Le résultat est net, et il tient en une phrase: réduire le nombre de produits cosmétiques utilisés chaque jour fait baisser, en cinq jours [1], la concentration urinaire de plusieurs substances suspectées de perturber le système hormonal. C’est ce que montre une étude rendue publique le 22 avril [2] par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) [3], publiée le 7 avril [4] dans la revue Environment International [5].
Les travaux ont été conduits par des chercheurs de l’Inserm, de l’université Grenoble-Alpes et du CNRS [6], au sein de l’Institut pour l’avancée des biosciences [7]. Protocole: une centaine d’étudiantes grenobloises [8] âgées de 18 à 30 ans [9]. Pendant cinq jours [10], elles ont réduit leur usage de cosmétiques et remplacé savons, dentifrices et produits d’hygiène par des alternatives fournies par l’équipe, exemptes de phénols synthétiques, parabènes, phtalates et éthers de glycol [11].
Ce que mesurent les urines
Les résultats sont directs. Pour le phtalate de monoéthyle [12], issu de composés utilisés notamment pour fixer les parfums, la baisse atteint 22 % [13]. Pour le méthylparabène [14], un conservateur considéré comme possible perturbateur endocrinien par les autorités européennes, elle est de 30 % [15]. Pour le bisphénol A (BPA) [16], classé perturbateur endocrinien par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) [17], la concentration urinaire chute de 39 % [18].
Pour donner une échelle: près de quatre dixièmes de la charge corporelle mesurable disparaissent en moins d’une semaine. « Ce qui est intéressant, c’est la rapidité avec laquelle on observe ces diminutions, en seulement cinq jours » [19], résume Nicolas Jovanovic [20], doctorant à l’Université Grenoble Alpes et premier auteur de l’étude. Ces substances sont éliminées vite par l’organisme; le geste quotidien pèse donc directement sur l’exposition.
Ce type d’intervention n’est pas une première dans la littérature scientifique internationale. On se souvient notamment d’une étude américaine conduite en 2016 par des chercheurs de l’université de Berkeley sur des adolescentes latino-américaines de Californie (cohorte HERMOSA), qui avait mesuré des baisses comparables - de l’ordre de 27 % à 44 % - pour plusieurs phtalates et parabènes urinaires après trois jours seulement d’utilisation de produits cosmétiques sans ces substances. Les programmes de biosurveillance américains NHANES, pilotés par les CDC, documentent depuis près de vingt ans la présence quasi universelle de ces molécules dans la population. Les résultats grenoblois s’inscrivent dans cette continuité et la prolongent, en y ajoutant une évaluation d’impact sanitaire chiffrée - ce que peu de travaux antérieurs avaient tenté.
Le paradoxe du bisphénol A
Le chiffre de 39 % [18] pose une question embarrassante. Le bisphénol A n’est plus autorisé en France depuis 2005 [21] comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques, en raison de son caractère reprotoxique [22]. Il n’est donc, en théorie, pas dans les tubes et les flacons des participantes. Pourtant sa concentration chute quand elles en utilisent moins.
L’explication donnée par les chercheurs: « Sa présence pourrait être liée à des contaminations survenues au cours du processus de fabrication ou via les matériaux d’emballage » [23]. Autrement dit, une substance interdite depuis vingt ans comme ingrédient reste mesurable dans le corps via des voies détournées - résidus industriels, migration depuis les contenants. Une interdiction d’ingrédient ne suffit pas à faire disparaître une molécule.
Quatre pour cent d’asthme évitables: que valent les chiffres?
Les chercheurs ont traduit la baisse de BPA en impact sanitaire via une évaluation d’impact. « En se concentrant sur le bisphénol A, nous avons estimé que ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % [24] des cas d’asthme chez les enfants exposés in utero » [25], indique Remy Slama [26], directeur de recherche à l’Inserm. Les auteurs évoquent aussi une économie potentielle allant jusqu’à 9,7 millions d’euros par an [27] en coûts de traitement et d’hospitalisation.
Ces deux chiffres méritent d’être replacés dans leur échelle. L’asthme est la première maladie chronique de l’enfant en France: selon plusieurs sources, environ 10 % des enfants scolarisés en sont atteints, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’hospitalisations et consultations en urgence chaque année. Prévenir 4 % [24] des cas liés à une exposition in utero ne signifie pas supprimer 4 % de l’asthme pédiatrique dans son ensemble, mais 4 % de la fraction attribuable au BPA dans cette fenêtre précise - une part minoritaire mais loin d’être marginale à l’échelle d’une cohorte nationale. Quant aux 9,7 millions d’euros annuels [27], ils ne couvrent qu’une ligne du coût de l’asthme infantile, globalement évalué en centaines de millions d’euros par an selon plusieurs sources. Le chiffre est modeste rapporté au total, mais significatif rapporté au coût d’une politique publique: obtenu ici par un simple changement de consommation.
Ces estimations ne sortent pas de nulle part. Une étude précédente de la même équipe, publiée le 10 décembre 2025 [28] dans Lancet Planetary Health [29], avait déjà associé l’exposition au méthylparabène [30] et au bisphénol S [31] pendant le troisième trimestre de grossesse à des scores plus élevés de troubles du comportement chez l’enfant, évalués via le Child Behaviour Checklist [32]. Travaux menés sur 1 080 mères et enfants à Barcelone [33] et 484 [34] en région grenobloise.
Un vote européen qui arrive vite - et ce qu’il contient
La publication tombe à un moment précis: le Parlement européen doit se prononcer fin avril [35] sur un changement de la réglementation européenne en matière de cosmétiques. Le règlement concerné, le règlement (CE) n° 1223/2009, constitue depuis plus de quinze ans le socle européen encadrant la composition et l’étiquetage des produits cosmétiques. C’est ce cadre qui permet de restreindre ou d’interdire certains ingrédients sur la base des avis du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (SCCS).
Le texte soumis au vote, selon la position publique de l’UFC-Que choisir [36], reviendrait sur plusieurs restrictions concernant précisément les familles de substances étudiées par l’équipe grenobloise - parabènes, certains phénols et phtalates. L’association y voit un affaiblissement de la protection des consommateurs, notamment parce qu’il assouplirait ou retarderait l’inscription de certaines molécules sur la liste des substances interdites ou soumises à restriction d’usage. Rendre publique le 22 avril [37] une étude qui chiffre les bénéfices d’une moindre exposition à ces mêmes familles de substances, quelques jours avant un vote décrié, relève d’un calendrier assumé par l’Inserm. On se souvient que ce type de séquence - publication scientifique et vote réglementaire quasi simultanés - avait déjà joué un rôle dans les débats du SCCS sur les parabènes au début des années 2010, qui avaient abouti à la restriction de plusieurs d’entre eux en 2014.
La limite que les auteurs assument
L’étude ne dit pas que le geste individuel suffit. Claire Philippat [38], chercheuse Inserm et dernière autrice de l’étude, le formule sans détour: « Au niveau individuel, on peut agir sur nos niveaux d’exposition [.]. C’est un message qui est encourageant » [39]. Puis, immédiatement: « on ne peut pas s’appuyer seulement sur le changement de comportement individuel pour modifier ces expositions. Cela sous-entend que la réglementation doit être forte vis-à-vis des substances chimiques dans les produits de soins et cosmétiques » [40].
C’est l’angle mort du récit « consommateur responsable ». Les participantes ont bénéficié de produits alternatifs fournis par l’équipe de recherche [11], dont la composition était vérifiée. Dans la vraie vie, un consommateur doit décoder des étiquettes et naviguer entre des marques. L’étude montre que le geste fonctionne quand les produits sans substances à risque sont disponibles et lisibles - une condition qui renvoie directement à la réglementation, pas à la volonté individuelle.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne mentionne de données équivalentes pour les hommes, les enfants ou les femmes enceintes dans le cadre de cette intervention cosmétique spécifique. L’étude porte sur une centaine de jeunes femmes [41] de 18 à 30 ans d’une seule ville, Grenoble - un profil démographique étroit qui interdit toute généralisation immédiate aux populations les plus vulnérables, en particulier les enfants et les femmes en début de grossesse, à qui s’appliquent pourtant les estimations d’impact sanitaire avancées par les auteurs.
La durée d’observation est elle aussi limitée: cinq jours [42]. Aucune source consultée n’indique si la baisse se maintient sur plusieurs semaines, ni si l’exposition rebondit dès la reprise d’une routine classique. Enfin, le protocole mesure quatre familles de substances [11]; l’exposition aux dizaines d’autres composés présents dans les cosmétiques - allergènes, filtres UV, siloxanes - n’est pas quantifiée ici.
Le résultat n’en est pas affaibli. Il est circonscrit. C’est un fait mesurable, rapide, et reproductible en conditions réelles. Pour la suite, les auteurs renvoient à la réglementation européenne - celle qui se joue, précisément, fin avril [43].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (43)
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cinq jours - Durée de la restriction des cosmétiques
« de réduire durant cinq jours le nombre de produits cosmétiques qu'elles utilisaient »
lemonde.fr ↗ ↩ -
22 avril - Date de publication publique de l'étude par l'Inserm
« Selon une étude rendue publique mercredi 22 avril par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) - Institution ayant rendu publique l'étude
« Selon une étude rendue publique mercredi 22 avril par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
7 avril - Date de publication de l'étude dans la revue Environment International
« Pour cette étude publiée le 7 avril dans la revue Environment International »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Environment International - Revue scientifique où l'étude a été publiée
« Pour cette étude publiée le 7 avril dans la revue Environment International »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Inserm, université Grenoble-Alpes, CNRS - Institutions ayant mené l'étude
« des chercheurs de l'Inserm, de l'université Grenoble-Alpes et du CNRS »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Institut pour l'avancée des biosciences - Institut où l'étude a été menée (Inserm/CNRS/Université Grenoble Alpes)
« au sein de l'Institut pour l'avancée des biosciences »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
une centaine d'étudiantes - Nombre de participantes à l'étude
« ont demandé à une centaine d'étudiantes grenobloises âgées de 18 à 30 ans »
lemonde.fr ↗ ↩ -
18 à 30 ans - Tranche d'âge des participantes
« une centaine d'étudiantes grenobloises âgées de 18 à 30 ans »
lemonde.fr ↗ ↩ -
5 jours - Durée de l'intervention pendant laquelle les participantes ont réduit leur usage de cosmétiques
« Pendant cinq jours, elles ont réduit le nombre de produits cosmétiques utilisés »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Les participantes ont réduit le nombre de produits cosmétiques et remplacé leurs produits habituels par des alternatives exemptes de phénols synthétiques, parabènes, phtalates et éthers de glycol pendant 5 jours - Protocole de l'intervention menée auprès des étudiantes
« Pendant cinq jours, elles ont réduit le nombre de produits cosmétiques utilisés et, pour les produits d'hygiène tels que le savon ou le dentifrice, ont remplacé leurs produits habituels par des alternatives fournies par l'équipe de recherche et exemptes de phénols synthétiques, parabènes, de phtalates et d'éthers de glycol. »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
phtalate de monoéthyle - Substance chimique utilisée pour fixer les parfums
« le phtalate de monoéthyle, issu de composés utilisés notamment pour fixer les parfums »
lemonde.fr ↗ ↩ -
− 22 % - Réduction d'exposition au phtalate de monoéthyle
« près d'un quart d'exposition en moins (− 22 %) pour le phtalate de monoéthyle »
lemonde.fr ↗ ↩ -
méthylparabène - Conservateur et possible perturbateur endocrinien
« − 30 % pour le méthylparabène, un conservateur et possible perturbateur endocrinien, selon les autorités européennes »
lemonde.fr ↗ ↩ -
− 30 % - Réduction d'exposition au méthylparabène
« − 30 % pour le méthylparabène, un conservateur et possible perturbateur endocrinien »
lemonde.fr ↗ ↩ -
bisphénol A (BPA) - Perturbateur endocrinien classé par l'Anses
« bisphénol A (BPA), classé comme perturbateur endocrinien par l'Agence nationale de sécurité sanitaire »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Anses - Agence ayant classé le BPA comme perturbateur endocrinien
« classé comme perturbateur endocrinien par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
39 % - Réduction de la concentration urinaire de bisphénol A (BPA)
« une baisse de 39 % de la concentration urinaire de bisphénol A (BPA) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Ce qui est intéressant, c'est la rapidité avec laquelle on observe ces diminutions, en seulement cinq jours. - Déclaration de Nicolas Jovanovic sur les résultats de l'étude
« Ce qui est intéressant, c'est la rapidité avec laquelle on observe ces diminutions, en seulement cinq jours. »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Nicolas Jovanovic - Doctorant à l'Université Grenoble Alpes et premier auteur de l'étude
« Nicolas Jovanovic, doctorant à l'Université Grenoble Alpes et premier auteur de l'étude »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
2005 - Année depuis laquelle le bisphénol A n'est plus autorisé en France dans les cosmétiques
« Le bisphénol A n'est plus autorisé en France depuis 2005 comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le bisphénol A n'est plus autorisé en France depuis 2005 comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques en raison de son caractère reprotoxique - Déclaration de l'Inserm sur l'interdiction du BPA
« Le bisphénol A n'est plus autorisé en France depuis 2005 comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques en raison de son caractère reprotoxique »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le bisphénol A n'est plus autorisé en France depuis 2005 comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques en raison de son caractère reprotoxique. Sa présence pourrait être liée à des contaminations survenues au cours du processus de fabrication ou via les matériaux d'emballage - Déclaration de l'Inserm sur le bisphénol A
« « Le bisphénol A n'est plus autorisé en France depuis 2005 comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques en raison de son caractère reprotoxique. Sa présence pourrait être liée à des contaminations survenues au cours du processus de fabrication ou via les matériaux d'emballage », précise l'Inserm dans un communiqué »
sudouest.fr ↗ ↩ -
4 % - Pourcentage estimé de cas d'asthme chez les enfants exposés in utero qui pourraient être prévenus par ce changement de routine cosmétique
« ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % des cas d'asthme chez les enfants exposés in utero »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
En se concentrant sur le bisphénol A, nous avons estimé que ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % des cas d'asthme chez les enfants exposés in utero - Estimation des bénéfices sanitaires potentiels selon Remy Slama
« En se concentrant sur le bisphénol A, nous avons estimé que ce changement de routine cosmétique pourrait prévenir environ 4 % des cas d'asthme chez les enfants exposés in utero »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Remy Slama - Directeur de recherche à l'Inserm
« Remy Slama, directeur de recherche à l'Inserm »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
9,7 millions d'euros par an - Économie potentielle en coûts de traitement et d'hospitalisation liée à la réduction de l'exposition au BPA
« une économie potentielle allant jusqu'à 9,7 millions d'euros par an en coûts de traitement et d'hospitalisation »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
10 décembre 2025 - Date de publication de l'étude dans la revue Lancet Planetary Health
« publiée le 10 décembre 2025 dans la revue Lancet Planetary Health »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Lancet Planetary Health - Revue scientifique où l'étude a été publiée
« publiée le 10 décembre 2025 dans la revue Lancet Planetary Health »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
méthylparabène - Substance chimique étudiée, associée à des troubles du comportement chez l'enfant
« l'exposition au troisième trimestre de la grossesse à deux phénols synthétiques, le méthylparabène et le bisphénol S »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
bisphénol S - Substance chimique étudiée, associée à des troubles du comportement chez l'enfant
« l'exposition au troisième trimestre de la grossesse à deux phénols synthétiques, le méthylparabène et le bisphénol S »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Child Behaviour Checklist (CBCL) - Questionnaire utilisé pour évaluer le comportement des enfants
« le comportement des enfants a été évalué entre un an et demi et deux ans à l'aide du Child Behaviour Checklist (CBCL) »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
1 080 - Nombre de mères et d'enfants dans la première cohorte de Barcelone
« la première, composée de 1 080 mères et de leurs enfants recrutés à Barcelone entre 2018 et 2021 »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
484 - Nombre de mères et d'enfants dans la deuxième cohorte grenobloise
« la seconde, de 484 mères et de leurs enfants recrutés dans la région grenobloise entre 2014 et 2017 »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
fin d'avril - Date prévue du vote du Parlement européen sur la réglementation des cosmétiques
« le Parlement européen doit se prononcer à la fin d'avril sur un changement de la réglementation européenne en matière de cosmétiques »
lemonde.fr ↗ ↩ -
UFC-Que choisir - Association de défense des consommateurs critiquant le texte réglementaire
« l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir - qui dénonce un affaiblissement de la protection des utilisateurs »
lemonde.fr ↗ ↩ -
22 avril - Date de rendu public de l'étude
« rendue publique ce mercredi 22 avril par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Claire Philippat - Chercheuse Inserm et dernière autrice de l'étude
« Claire Philippat, chercheuse Inserm et dernière autrice de l'étude »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
Au niveau individuel, on peut agir sur nos niveaux d'exposition, en tout cas pour les substances que l'on a étudiées. C'est un message qui est encourageant - Déclaration de Claire Philippat sur les actions individuelles possibles
« "Au niveau individuel, on peut agir sur nos niveaux d'exposition, en tout cas pour les substances que l'on a étudiées. C'est un message qui est encourageant" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
on ne peut pas s'appuyer seulement sur le changement de comportement individuel pour modifier ces expositions. Cela sous-entend que la réglementation doit être forte vis-à-vis des substances chimiques dans les produits de soins et cosmétiques - Déclaration de Claire Philippat sur la nécessité d'une réglementation stricte
« "on ne peut pas s'appuyer seulement sur le changement de comportement individuel pour modifier ces expositions. Cela sous-entend que la réglementation doit être forte vis-à-vis des substances chimiques dans les produits de soins et cosmétiques" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
une centaine d'étudiantes - Nombre de participantes à l'étude
« Menée auprès d'une centaine d'étudiantes »
presse.inserm.fr ↗ ↩ -
cinq jours - Durée de la période de restriction des cosmétiques
« une centaine d'étudiantes grenobloises âgées de 18 à 30 ans de réduire durant cinq jours le nombre de produits cosmétiques utilisés »
sudouest.fr ↗ ↩ -
fin avril - Date du vote du Parlement européen sur la réglementation des cosmétiques
« Le Parlement européen doit justement se prononcer fin avril sur un changement de la réglementation européenne sur les cosmétiques »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
Sources
- Réduire l’usage des cosmétiques diminue rapidement l’exposition aux perturbateurs endocriniens, selon une étude de l’Inserm
- Réduire son usage des cosmétiques permet de réduire rapidement l’exposition à certains polluants chimiques et perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A
- Une étude révèle que réduire l'utilisation de produits cosmétiques fait baisser rapidement la trace de polluants dans le corps
- Cosmétiques : réduire leur usage diminue rapidement la présence de polluants dans l’organisme
- Réduire sa routine cosmétique réduit rapidement la présence de polluants dans le corps
- Perturbateurs endocriniens : l’exposition au méthylparabène et au bisphénol S pendant la grossesse pourrait être associée à des troubles du comportement chez l’enfant