Emploi US en berne : Wall Street et le CAC 40 frôlent leurs records
Avec seulement 57 000 emplois créés en juin, le ralentissement du marché du travail américain ravive les espoirs de baisse des taux et propulse les indices boursiers.
Le rapport mensuel du Bureau of Labor Statistics, publié le 2 juillet, a déçu les économistes. La faible création d'emplois en juin relance les anticipations d'un assouplissement monétaire de la Fed, ce qui a fait bondir Wall Street et le CAC 40.
L’essentiel
- 57 000 emplois non agricoles créés en juin aux États-Unis, contre 100 000 à 110 000 attendus.
- 4,2 % : taux de chômage américain en juin, en baisse de 0,1 point.
- 52 900,07 points : clôture record du Dow Jones le 2 juillet, en hausse de près de 595 points.
- 8 508,07 points : le CAC 40 termine la semaine à 1,31 % de son record historique.
Un rapport sur l’emploi bien moins dynamique que prévu
Le Bureau of Labor Statistics (BLS) a annoncé le jeudi 2 juillet 2026 que l’économie américaine n’avait créé que 57 000 emplois non agricoles en juin, un chiffre très inférieur aux prévisions des économistes, qui tablaient sur un gain compris entre 100 000 et 110 000 postes. Ce ralentissement marque une rupture nette avec les mois précédents. Les créations d’emplois pour avril et mai ont en outre été révisées à la baisse d’un total cumulé de 74 000 postes, selon le BLS.
Le taux de chômage s’est établi à 4,2 %, contre 4,3 % en mai. Parallèlement, le taux de participation à la population active a reculé de 0,3 point, à 61,5 %. Le secteur des loisirs et de l’hôtellerie a perdu 61 000 emplois en juin, en raison d’embauches saisonnières plus faibles que d’habitude, précise le BLS.
Wall Street et le CAC 40 portés par l’espoir d’une détente monétaire
Ce rapport décevant a immédiatement été interprété par les investisseurs comme un signal en faveur d’un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Les anticipations d’une hausse des taux en septembre sont tombées de 64,1 % à 55 % selon l’outil CME FedWatch. Le rendement des obligations du Trésor américain à 2 ans a reculé de 4 points de base, à 4,14 %.
Résultat : Wall Street a bondi. L’indice Dow Jones a grimpé de près de 595 points le 2 juillet pour clôturer à un niveau record historique de 52 900,07 points, selon The Street. Le vendredi 3 juillet, les marchés américains étaient fermés pour la fête nationale, mais la dynamique s’est propagée en Europe. Porté par cette perspective de détente monétaire, le CAC 40 a progressé de 0,3 % le 3 juillet pour clôturer la semaine à 8 508,07 points, soit une hausse hebdomadaire de 1,47 %. L’indice parisien se situe désormais à seulement 1,31 % de son record de clôture historique, selon Dow Jones Market Data.
Contexte macroéconomique mondial
Ce ralentissement de l’emploi américain intervient dans un contexte de resserrement monétaire prolongé aux États-Unis. La Fed, qui maintient des taux élevés pour juguler l’inflation, pourrait être contrainte d’inflechir sa politique plus tôt que prévu face à la dégradation du marché du travail. Les marchés financiers mondiaux, déjà bien orientés en 2026, ont amplifié le mouvement.
La prochaine étape sera la publication des chiffres de l’emploi de juillet, début août, qui confirmera ou infirmera cette tendance au ralentissement.