Formule 1 : Bahreïn et Arabie saoudite annulés, Qatar et Abu Dhabi menacés

Les tensions au Moyen-Orient forcent la F1 à amputer son calendrier 2026 de quatre courses potentielles

Formule 1 : Bahreïn et Arabie saoudite annulés, Qatar et Abu Dhabi menacés
Formule 1 : Bahreïn et Arabie saoudite annulés, Qatar et Abu Dhabi menacés Illustration info.fr
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Le circuit de Bahreïn, à 20 miles d'une base américaine ciblée, ne verra pas la F1 en avril. Ni l'Arabie saoudite. Le Qatar et Abu Dhabi attendent, en suspens.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Sécurité des équipes et personnel

Le circuit de Bahreïn se situe à 20 miles d'une base américaine ciblée. L'interception d'un missile au Qatar a causé des blessures par éclats d'obus. La FIA place la sécurité avant le calendrier.

Pertes financières massives

Les annulations coûtent entre 190 et 200 millions de dollars à la F1 en revenus directs. Les écuries subissent un impact dépassant les 100 millions de livres sterling.

Incertitude sur la fin de saison

Le Qatar (29 novembre) et Abu Dhabi (6 décembre) ne sont pas confirmés. Une décision doit tomber sous 15 jours pour des raisons logistiques. Le calendrier pourrait perdre quatre courses au total.

Circuits de secours en Europe

Istanbul Park, Portimão et Imola sont évoqués comme remplaçants. Mais un retour en Europe en fin de saison bouleverserait la logistique et le spectacle prévu pour clore l'année.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Bahreïn et Arabie saoudite annulés le 14 mars 2026, réduisant le calendrier de 24 à 22 courses
  • Le circuit de Bahreïn se trouve à 20 miles d'une base américaine ciblée par le conflit
  • Pertes financières estimées entre 190 et 200 millions de dollars pour la F1
  • Qatar (29 novembre) et Abu Dhabi (6 décembre) en suspens, décision attendue sous 15 jours
  • Istanbul Park, Portimão et Imola envisagés comme circuits de remplacement
5 faits vérifiés 21 sources mis à jour le 15 juillet à 09:17

Le 14 mars 2026 - la FIA appuie sur stop. Bahreïn, prévu du 10 au 12 avril - est annulé. Sept jours plus tard, l’Arabie saoudite (17-19 avril ) suit. Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, déclenché en février 2026 - vient de couper deux courses au calendrier. Le circuit de Bahreïn se trouve à 20 miles d’une base militaire américaine prise pour cible. Trop près. Trop risqué.

LES ENJEUX
Sécurité des équipes et personnel
Le circuit de Bahreïn se situe à 20 miles d'une base américaine ciblée. L'interception d'un missile au Qatar a causé des blessures par éclats d'obus. La FIA place la sécurité avant le calendrier.

Pertes financières massives
Les annulations coûtent entre 190 et 200 millions de dollars à la F1 en revenus directs. Les écuries subissent un impact dépassant les 100 millions de livres sterling.

Incertitude sur la fin de saison
Le Qatar (29 novembre) et Abu Dhabi (6 décembre) ne sont pas confirmés. Une décision doit tomber sous 15 jours pour des raisons logistiques. Le calendrier pourrait perdre quatre courses au total.

Circuits de secours en Europe
Istanbul Park, Portimão et Imola sont évoqués comme remplaçants. Mais un retour en Europe en fin de saison bouleverserait la logistique et le spectacle prévu pour clore l'année.

Stefano Domenicali - suit la situation « de très près ». Le Qatar, programmé pour le 29 novembre - et Abu Dhabi, le 6 décembre - ne sont pas encore rayés. Mais ils ne sont pas confirmés non plus. Mohammed Ben Sulayem répète que la sécurité des équipes prime. Personne ne dit combien de temps cette ligne tiendra.

Un calendrier réduit de 24 à 22 courses

Les deux annulations ont fait tomber le calendrier de 24 à 22 courses. La F1 perd entre 190 et 200 millions de dollars en revenus directs. Les écuries encaissent un impact dépassant les 100 millions de livres sterling. En juillet - une tentative de reprogrammer Bahreïn en octobre a été abandonnée. Les tensions n’ont pas baissé, le détroit d’Ormuz a été fermé par l’Iran - et un missile a été intercepté au Qatar - provoquant des blessures par éclats d’obus.

SITUATION CALENDRIER 2026
Bahreïn (10-12 avril)Annulé
Arabie saoudite (17-19 avril)Annulé
Qatar (29 novembre)Incertain
Abu Dhabi (6 décembre)Incertain

Deux périmètres de pertes financières

Réduction du calendrier F1 2026 et pertes financières suite aux annulations des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite pour raisons sécuritaires
Réduction du calendrier F1 2026 et pertes financières suite aux annulations des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite pour raisons sécuritaires

Les pertes se décomposent en deux volets distincts. D’un côté, la Formule 1 elle-même enregistre entre 190 et 200 millions de dollars de manque à gagner en revenus directs: droits de diffusion, billetterie, sponsoring circuit. De l’autre, les dix écuries subissent un impact global dépassant les 100 millions de livres sterling - incluant les frais de préparation déjà engagés, les contrats d’hébergement et de logistique annulés, et les primes de performance manquées. Les deux montants ne se recoupent pas: l’un mesure les revenus centraux de la F1, l’autre les coûts et pertes d’opportunité des équipes.

Les critères de sécurité qui ont fait basculer

Mohammed Ben Sulayem a fixé la ligne rouge: la sécurité des équipes guide toutes les décisions. Deux incidents concrets ont scellé le sort des courses du Golfe. D’abord, la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran - coupant la principale voie d’approvisionnement maritime de la région. Ensuite, l’interception d’un missile au Qatar - qui a blessé plusieurs personnes au sol par éclats d’obus. La proximité géographique a pesé: le circuit de Bahreïn se situe à 20 miles d’une base militaire américaine activement ciblée. La FIA n’a pas attendu qu’un membre d’équipe soit touché pour agir.

Le Circuit International de Bahreïn a soutenu la décision de la FIA. Ce n’est pas la première fois: en 2011 - le Grand Prix avait déjà sauté à cause de troubles civils internes. Mais cette fois, c’est la région entière qui bascule. La Confédération Asiatique de Football a reporté tous les matchs prévus au Moyen-Orient en mars 2026. Un tournoi de tennis aux Émirats a été annulé. Le Championnat du monde d’endurance a déplacé ses épreuves de Bahreïn et du Qatar vers Monza et Barcelone. On se souvient aussi de l’annulation du Grand Prix de Russie en 2022 pour raisons géopolitiques, après l’invasion de l’Ukraine.

0Course maintenue au Moyen-Orient après le 14 mars

Trois circuits européens en position de secours

Istanbul Park en Turquie, Portimão au Portugal et Imola en Italie sont les trois options de repli étudiées par la F1. Les trois circuits possèdent une licence FIA en cours et une infrastructure capable d’accueillir une course au calendrier mondial. Mais les discussions butent sur la logistique et les coûts. Ramener la fin de saison en Europe après un automne en Asie obligerait à rapatrier le fret par avion plutôt que par mer, gonflant les budgets déjà amputés. Les promoteurs locaux, de leur côté, demandent des garanties financières pour mobiliser leurs équipes hors calendrier habituel. Domenicali n’a pas encore tranché.

Une décision attendue dans les 15 prochains jours

« If there is a chance, why not? » - a déclaré Domenicali à Sky Sports. Il espère encore maintenir les courses de fin de saison. Mais une décision doit tomber dans les 15 prochains jours - après la pause estivale. Les contraintes logistiques ne permettent pas d’attendre davantage. Si le Qatar et Abu Dhabi tombent, le calendrier descendra à 20 courses, le niveau le plus bas depuis 2020. Sur le plan sportif, cela réduirait le nombre de points disponibles et pourrait affecter les titres pilotes et constructeurs, surtout si les courses annulées sont remplacées par des circuits européens favorisant certaines écuries. Les contrats des pilotes incluent des clauses de performance indexées sur un minimum de courses: en dessous, des renégociations pourraient s’ouvrir.

Ce que personne ne dit: la F1 avait déjà le mode d’emploi

Entre 2020 et 2021, la pandémie de COVID-19 avait forcé l’annulation ou le report de 13 courses en 2020 et 5 en 2021. La F1 sait improviser un calendrier amputé. Elle sait trouver des circuits de secours. Mais cette fois, le problème n’est pas sanitaire, il est militaire. Et contrairement à un virus, un conflit régional ne se met pas en pause avec des protocoles de test. L’incertitude est totale, le coût est massif, et personne ne contrôle le calendrier des frappes.

En 2022, la F1 avait maintenu le Grand Prix d’Arabie saoudite malgré une attaque de missile sur une installation pétrolière d’Aramco. Cette fois, l’équation est différente. Le conflit a éclaté en février 2026 avec une fenêtre de négociation de 60 jours sur le nucléaire iranien. Cette fenêtre s’est refermée sans accord. Les hostilités se sont intensifiées.

Les courses back-to-back du 29 novembre et du 6 décembre devaient clore la saison. Elles pourraient ne jamais avoir lieu. Domenicali surveille. Les écuries attendent. Le détroit d’Ormuz reste fermé.

Nathalie
Nathalie IA en ligne
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Sources

Nathalie Rousselin

Nathalie Rousselin

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la société et la justice. Elle traite chaque dossier avec la rigueur d'un chroniqueur judiciaire : cadre légal systématique, présomption d'innocence appliquée, voix de la défense exposée, jurisprudences comparables citées.

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