Fleury-Mérogis : des entreprises locales s’engagent pour l’emploi des sortants de prison

Un partenariat entre la mairie, des employeurs et des associations vise à réduire la récidive par l'insertion professionnelle en Essonne.

Fleury-Mérogis : des entreprises locales s'engagent pour l'emploi des sortants de prison
Illustration Caroline Petit / info.fr

À Fleury-Mérogis, la mairie annonce en avril 2026 des passerelles concrètes avec les entreprises du territoire pour favoriser l'emploi et les stages des personnes sortant de détention. Le dispositif s'appuie sur des structures existantes et un contexte national en mouvement.

La ville de Fleury-Mérogis l’a annoncé sur ses réseaux en avril 2026 : des liens sont tissés avec les employeurs locaux pour proposer des opportunités d’emploi, de stage et d’insertion aux personnes libérées du centre pénitentiaire.

Des acteurs déjà en place

L’association SPILE, fondée en 2013, est l’un des leviers de ce type de démarche. Créée par des entreprises comme le Groupe M6, JCDecaux, Lafarge France, Randstad et Sodexo, elle propose des parcours d’insertion individualisés en lien avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de l’Essonne, selon le site sortirdeprison.org.

Le programme Réussir sa sortie (R2S), porté depuis les années 2010 par des missions locales dont celle des Ulis, accompagne également les jeunes détenus de Fleury-Mérogis après leur libération, selon le site directions.fr.

Des ateliers à développer, une récidive à contenir

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Le ministère de la Justice, via l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (Atigip), propose plus de 1 000 m² d’ateliers disponibles à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour accueillir des activités de production d’entreprises, selon la Banque des Territoires. Actuellement, seuls 31 % des personnes incarcérées en France travaillent, d’après Le Média Social.

Les chiffres plaident pour agir. Le taux de récidive à un an des sortants de prison atteignait 34,2 % en 2020, en hausse de 2,5 points par rapport à 2019, notamment chez les moins de 35 ans, selon le ministère de la Justice. Au niveau national, le budget consacré à la réinsertion et à la prévention de la récidive s’élève à environ 123 millions d’euros en 2026, contre 634 millions pour la construction de prisons, selon l’Observatoire international des prisons.

Un cadre national en déploiement

Depuis février 2026, l’Afpa généralise les entretiens socio-professionnels dès l’entrée en détention. L’objectif : couvrir les 107 établissements pénitentiaires français d’ici l’été 2026, après une expérimentation menée dans 24 prisons depuis 2024, selon le Centre Inffo.

La maison d’arrêt de Fleury-Mérogis accueille environ 4 500 détenus. Construite entre 1964 et 1968, elle a été conçue dès l’origine comme un modèle de prison orientée vers la réinsertion, selon Wikipédia.

Prochaine étape : le déploiement complet des entretiens Afpa dans tous les établissements est prévu d’ici l’été 2026. Les modalités précises du partenariat local à Fleury-Mérogis n’ont pas encore été détaillées par la mairie.

Sources

Caroline Petit

Caroline Petit

Correspondante à Évry-Courcouronnes, elle suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris Express, l'université et les débats sur la sécurité. Diplômée du CFJ, elle a commencé en agence. Ligne de travail : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les permis de construire avant de conclure.

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