Frontex : l’enquête contre Fabrice Leggeri officiellement ouverte à Paris
Une information judiciaire vise l'eurodéputé RN, ancien patron de l'agence européenne des frontières, pour complicité de crimes contre l'humanité et de torture.
Pour la première fois, un juge d'instruction français va examiner la responsabilité pénale d'un ancien directeur d'agence européenne dans la mort de migrants en Méditerranée.
- L'information judiciaire visant Fabrice Leggeri est officiellement ouverte au tribunal judiciaire de Paris en mai 2026.
- Les qualifications retenues - articles 212-1, 222-1 et 121-7 du Code pénal - exposent en théorie à la réclusion à perpétuité.
- La cour d'appel de Paris avait ordonné cette ouverture le 18 mars 2026, contre l'avis initial du Parquet national antiterroriste.
- La plainte de la LDH et Utopia 56 a été déposée le 23 avril 2024, soit près de deux ans plus tôt.
- Sa défense qualifie l'ouverture d'enquête de « mécanique » et attend les conclusions avant de s'exprimer.
Les investigations visant Fabrice Leggeri [1], ancien patron de Frontex [2] et actuel eurodéputé du Rassemblement national [1], sont officiellement ouvertes au sein des services de l’instruction du tribunal judiciaire de Paris [3]. L’AFP l’a appris de sources proches du dossier [4]. Le lancement de l’information judiciaire fait suite à une décision de la cour d’appel de Paris [5] rendue le 18 mars 2026 [6], révélée fin mars par l’AFP [7].
L’accusation: complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture [8]. Fabrice Leggeri a dirigé l’agence européenne chargée du contrôle des frontières de janvier 2015 à avril 2022 [9]. En 2024 [10], il a rejoint le Rassemblement national comme numéro 3 de la liste aux élections européennes [11], conduite par Jordan Bardella [12]. Il siège désormais au Parlement européen [13].
Ce que dit le Code pénal
Les deux qualifications retenues figurent parmi les plus lourdes du droit français. L’article 212-1 du Code pénal définit le crime contre l’humanité comme un acte commis « en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile »: déportation, réduction en esclavage, persécution, actes inhumains. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité. L’article 222-1 réprime la torture et les actes de barbarie de quinze ans de réclusion. Quant à la complicité, elle est définie par l’article 121-7: est complice celui qui, sciemment, « facilite » la préparation ou la consommation d’un crime, par aide ou assistance. Le complice encourt la même peine que l’auteur principal.
Ce sont ces trois fondements que la chambre de l’instruction a estimés suffisamment caractérisés pour ordonner une enquête. Aucun juge n’a tranché sur le fond: la phase qui s’ouvre vise à déterminer si les faits sont établis, et s’ils relèvent juridiquement de ces qualifications.
Une bataille judiciaire de près de deux ans
La plainte a été déposée le 23 avril 2024 [15] par la Ligue des droits de l’homme [16] et l’association Utopia 56 [17]. Selon la plainte, près de 16 272 personnes migrantes sont mortes ou disparues en Méditerranée entre janvier 2015 et avril 2022 [14]. Première étape: le Parquet national antiterroriste, compétent en matière de crimes contre l’humanité [18], la juge irrecevable. Un juge d’instruction confirme dans un second temps cette irrecevabilité [19]. Les associations forment alors un recours.
En mars 2026 [20], la chambre de l’instruction renverse la décision. Elle dit « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH » [21]. Près de deux ans [22] de procédure avant qu’un juge ne soit saisi. Le lancement effectif des investigations intervient en mai 2026 [23].
Lire aussi: l’ouverture d’enquête du parquet de Paris dans le dossier legarçon.net illustre cette mécanique du recours quand le parquet hésite à se saisir.
Ce que les associations reprochent à Fabrice Leggeri
La plainte accuse l’ancien directeur d’avoir « encouragé » les agents de Frontex à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques [24]. En clair: avoir « permis l’interception de bateaux de migrants par les garde-côtes libyens, à la fois en faisant obstacle à l’intervention d’ONG présentes en mer, mais aussi en livrant aux garde-côtes libyens les coordonnées GPS ou les photos aériennes de ces embarcations » [25].
En mer Égée, le reproche est de nature différente. La LDH accuse Fabrice Leggeri d’avoir fermé les yeux sur le comportement des garde-côtes grecs qui participaient aux refoulements illégaux d’embarcations de migrants vers la Turquie [26]. Une enquête publiée par Le Monde et Lighthouse Reports a montré qu’entre mars 2020 et septembre 2021 [27], des renvois illégaux de migrants parvenus dans les eaux grecques ont été répertoriés par l’agence comme de simples « opérations de prévention au départ, menées dans les eaux turques » [28].
Selon les termes de l’avocat des plaignants, Me Emmanuel Daoud [29], il s’agit d’une « chasse aux migrants » [30] organisée et coordonnée par Frontex « grâce à des moyens financiers et techniques importants » [31]. La LDH écrit que Leggeri « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix - en vies humaines notamment - à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE » [32].
La mécanique GPS
Le cœur opérationnel des accusations tient en quelques lignes des plaignants: avoir « livré aux garde-côtes libyens les coordonnées GPS ou les photos aériennes de ces embarcations » [25]. Pour comprendre comment, il faut revenir à un basculement technique opéré sous Leggeri. À partir de 2015, les moyens maritimes de surveillance de Frontex sont progressivement remplacés par des moyens aériens [33]: avions de reconnaissance et drones, accompagnés d’une montée en puissance budgétaire de l’agence.
Concrètement, les capteurs aériens identifient une embarcation en détresse dans la zone SAR libyenne ou aux confins des eaux internationales. Au lieu d’enclencher une opération de secours par un navire européen ou de notifier en priorité une ONG présente sur zone, les coordonnées sont transmises aux garde-côtes libyens [34], parfois aux garde-côtes grecs [35]. Les interceptions qui suivent renvoient les migrants vers la Libye, pays où la Mission d’appui de l’ONU [36] et le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme [37] ont documenté de graves violations - torture, esclavage, exécutions sommaires en centres de détention. C’est cette chaîne qui, dans la lecture des plaignants, transforme une mission de surveillance en aide à la commission des faits visés par les articles 212-1 et 222-1 du Code pénal.
Plusieurs cas individuels documentent cette mécanique. Sea-Watch a porté plainte contre Frontex pour non-divulgation d’informations relatives à une interception en Méditerranée le 31 juillet 2021 [38]. Le requérant syrien Alaa Hamoudi a saisi la justice européenne après un refoulement subi le 28 avril 2020 [39], réclamant 500 000 euros à l’agence [40]. Ces dossiers ne sont pas dans le périmètre de l’instruction parisienne, mais ils nourrissent le faisceau d’indices.
Deux déclarations de la défense, un paradoxe
Au lendemain de la révélation de la décision de la cour d’appel, l’entourage de Fabrice Leggeri indique à l’AFP qu’il « n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade » [41]. Quelques semaines plus tard, en mai 2026, à l’occasion de l’ouverture effective de l’information judiciaire, la défense déclare cette fois à la même agence avoir « appris la décision de la cour d’appel par la presse » et attendre « de voir ce que donnera l’information judiciaire avant de [s’] exprimer » [42].
Les deux formulations émanent de la défense de Leggeri et concernent la même décision du 18 mars. Elles ne sont pas formellement contradictoires - on peut découvrir une décision par la presse et continuer à se déclarer non informé du détail du dossier - mais elles signalent surtout que l’eurodéputé n’a pas été destinataire d’une notification officielle avant la publication. Sollicitée sur ce point, la défense n’a pas, à ce stade, dissipé l’apparente tension entre les deux déclarations. Avant la décision de la cour d’appel, alors que la plainte était encore considérée irrecevable, Leggeri rejoignait la liste RN [43].
L’OLAF, prélude administratif au pénal
L’OLAF, Office européen de lutte antifraude, avait ouvert une enquête contre Frontex en janvier 2021 [44]. C’est ce dossier disciplinaire interne qui a poussé Leggeri à démissionner le 29 avril 2022 [45], le conseil d’administration de Frontex acceptant son départ [46]. Le législateur allemand des Verts Erik Marquardt [47] avait alors déclaré que l’enquête révélait que « la direction de Frontex était au courant des violations des droits de l’Homme et qu’elle a délibérément évité de les signaler » [48]. Le rapport OLAF, jamais publié intégralement, est l’un des matériaux que la justice française devrait pouvoir solliciter.
La thèse adverse: pas de complicité sans intention
Toutes les voix juridiques ne valident pas l’ouverture de l’enquête. Dans une tribune publiée par Atlantico le 25 mars 2026 [49], Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel entre 1997 et 2007 [50], et Thibault Mercier, avocat et co-fondateur du Cercle Droit & Liberté [51], posent la question frontalement: « protéger les frontières de l’UE relève-t-il vraiment de la complicité de crime contre l’humanité » [52]?
L’argument des deux juristes repose sur deux piliers du droit pénal général. D’abord, l’article 121-7 du Code pénal exige que le complice agisse « sciemment »: c’est l’intention spéciale, la conscience d’aider à la commission du crime. Or, soutiennent-ils, le mandat statutaire de Frontex est précisément de contrôler les frontières extérieures de l’Union - une mission politique souveraine déléguée par les États membres. Exécuter ce mandat ne saurait, selon eux, valoir intention criminelle, sauf à criminaliser toute politique migratoire restrictive. Ensuite, le crime contre l’humanité au sens de l’article 212-1 suppose un « plan concerté » dirigé contre une population civile: la frontière, dans la lecture de Schoettl et Mercier, n’est pas un plan d’extermination mais un dispositif juridique européen.
Les plaignants opposent à ce raisonnement l’argument du choix politique: un directeur d’agence dispose d’une marge d’appréciation, et cette marge - le passage de la surveillance maritime à l’aérien, la transmission systématique aux Libyens, le silence sur les refoulements grecs - relève d’une volonté propre, non d’un mandat. C’est cette bataille de qualification que l’information judiciaire devra arbitrer.
Lire aussi: le crash EgyptAir et la difficulté du parquet de Paris à instruire les dossiers internationaux illustre les limites de la compétence française sur des faits extra-territoriaux.
L’immunité parlementaire, un obstacle réel mais limité
Fabrice Leggeri siège au Parlement européen depuis 2024 [13]. À ce titre, il bénéficie du régime d’immunité prévu par le Protocole n°7 sur les privilèges et immunités de l’Union européenne, annexé aux traités. Ce protocole distingue deux niveaux: l’irresponsabilité absolue pour les opinions et votes émis dans l’exercice du mandat (article 8), et l’inviolabilité - une immunité de procédure - pour les autres actes pendant les sessions parlementaires (article 9).
L’inviolabilité peut être levée par le Parlement européen à la demande d’une autorité judiciaire nationale. Surtout, elle ne couvre pas, en principe, les actes antérieurs à l’entrée en fonction de l’élu: les faits reprochés à Leggeri se sont déroulés entre 2015 et 2022, avant qu’il ne devienne eurodéputé. Le présent article ne tranche pas la question de savoir si une demande de levée sera formellement nécessaire pour les actes d’instruction qui interviendraient pendant les sessions, faute de source juridique consultée sur ce point précis.
Une « première » à mettre en perspective
Les associations parlent d’une « première » [53] pour la justice française: aucun ancien directeur d’agence européenne n’avait jusqu’ici été visé par une information judiciaire pour complicité de crimes contre l’humanité. La portée de cette première mérite d’être située.
Selon plusieurs sources, on se souvient du procès de Hissène Habré, ancien président tchadien, condamné en 2016 à Dakar par les Chambres africaines extraordinaires pour crimes contre l’humanité et torture, un tribunal hybride créé par accord entre l’Union africaine et le Sénégal. Devant la Cour pénale internationale, plusieurs enquêtes visent depuis 2017 la situation en Libye, dont les violations infligées aux migrants dans les centres de détention, sans aboutir à ce jour à des poursuites contre des responsables européens. La singularité du dossier parisien tient à la qualification retenue et au niveau de la fonction visée.
Lire aussi: le décès en garde à vue à Agde et l’ouverture d’une enquête rappelle que toute responsabilité publique en France peut faire l’objet d’une information judiciaire.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise le nom du ou des magistrats désignés à Paris pour conduire l’information judiciaire [54]. Aucune n’indique non plus le calendrier d’audition envisagé, ni si une commission rogatoire internationale sera adressée à la Libye, à la Grèce ou au siège de Frontex. Le Parquet national antiterroriste, qui avait jugé la plainte irrecevable [18], n’a pas commenté publiquement le renversement de sa position par la chambre de l’instruction.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 34 000 personnes [55] sont mortes ou portées disparues en Méditerranée depuis 2014 [56]. La période visée par l’instruction - 2015 à 2022 - en concentre près de la moitié.
La défense attend de voir ce que donnera l’information judiciaire avant de s’exprimer [42]. Les associations parlent d’une « première » [53]. Les deux camps ont raison: l’instruction commence. C’est tout.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (56)
-
Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex et actuel eurodéputé RN - Personne visée par une information judiciaire pour complicité de crimes contre l’humanité.
« Les investigations visant l’ancien patron de Frontex et actuel eurodéputé RN Fabrice Leggeri, accusé de complicité de crimes contre l’humanité, sont officiellement lancées au sein des services de l’instruction du tribunal judiciaire de Paris »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Frontex, agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières - Organisation dirigée par Fabrice Leggeri entre 2015 et 2022.
« Fabrice Leggeri dirigeait l’agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières entre janvier 2015 et avril 2022 »
sudouest.fr ↗ ↩ -
tribunal judiciaire de Paris, juridiction française - Instance où l’information judiciaire contre Fabrice Leggeri est ouverte.
« Les investigations visant l’ancien patron de Frontex, Fabrice Leggeri, sont officiellement ouvertes au tribunal judiciaire de Paris »
sudouest.fr ↗ ↩ -
mercredi [date non précisée dans l'article, mais contexte de publication le 13 mai 2026] - Date à laquelle l'AFP a appris le lancement de l'enquête.
« a appris mercredi l'AFP de sources proches du dossier »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
cour d’appel de Paris, instance judiciaire - Instance ayant ordonné l’ouverture de l’information judiciaire.
« Cette ouverture d’information judiciaire avait été ordonnée sur décision de la cour d’appel de Paris »
sudouest.fr ↗ ↩ -
18 mars - Date de la décision de la cour d’appel de Paris d’ouvrir des investigations.
« cette plainte a abouti à l’ouverture d’investigations sur décision, le 18 mars, de la cour d’appel de Paris. »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
fin mars [2026] - Date à laquelle l'AFP avait révélé la décision de la cour d'appel.
« comme l'avait révélé l'AFP fin mars »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Dépôt d'une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture contre Fabrice Leggeri - Action juridique engagée par la LDH et Utopia 56.
« La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et Utopia 56 ont déposé, mardi 23 avril, une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture contre Fabrice Leggeri »
humanite.fr ↗ ↩ -
janvier 2015 à avril 2022 - Période durant laquelle Fabrice Leggeri dirigeait Frontex.
« M. Leggeri dirigeait l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières entre janvier 2015 et avril 2022 »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
2024 - Année où Fabrice Leggeri a rejoint le Rassemblement national.
« En 2024, il a été l'une des prises du Rassemblement national »
france24.com ↗ ↩ -
numéro 3 - Position de Fabrice Leggeri sur la liste du RN aux élections européennes de 2024.
« en rejoignant le parti d’extrême droite comme numéro 3 de sa liste aux élections européennes »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement National (RN) pour les élections européennes de 2024 - Personne ayant conduit la liste à laquelle Fabrice Leggeri a adhéré.
« la liste conduite par Jordan Bardella en 2024 »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
2024 - Année où Fabrice Leggeri a rejoint le Rassemblement National.
« Depuis 2024, il a rejoint le Rassemblement national et siège au Parlement européen »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
près de 16 272 - Nombre de personnes migrantes mortes ou disparues en Méditerranée entre janvier 2015 et avril 2022.
« près de 16 272 personnes migrantes sont mortes ou disparues dans cette mer entre janvier 2015 et avril 2022 »
humanite.fr ↗ ↩ -
23 avril - Date du dépôt de la plainte contre Fabrice Leggeri.
« La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et Utopia 56 ont déposé, mardi 23 avril, une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture »
humanite.fr ↗ ↩ -
Ligue des Droits de l’Homme (LDH), association de défense des droits humains - Organisation ayant déposé une plainte contre Fabrice Leggeri.
« La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et Utopia 56 ont déposé, mardi 23 avril, une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture contre Fabrice Leggeri »
humanite.fr ↗ ↩ -
Utopia 56, association d’aide aux migrants - Organisation ayant déposé une plainte contre Fabrice Leggeri.
« La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et Utopia 56 ont déposé, mardi 23 avril, une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de torture contre Fabrice Leggeri »
humanite.fr ↗ ↩ -
Parquet national antiterroriste (Pnat), compétent en matière de crimes contre l’humanité - Instance ayant jugé irrecevable la plainte contre Fabrice Leggeri.
« Mais celle-ci avait été considérée comme irrecevable par le Parquet national antiterroriste (Pnat), compétent en matière de crimes contre l’humanité »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Rejet de la plainte contre Fabrice Leggeri par le Parquet national antiterroriste et un juge d'instruction - Irrecevabilité de la plainte avant la décision de la chambre de l'instruction.
« Mais celle-ci avait été considérée comme irrecevable par le Parquet national antiterroriste (Pnat), compétent en matière de crimes contre l'humanité, puis par un juge d'instruction »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
mars 2026 - Date à laquelle la chambre de l'instruction a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire.
« Toutefois, en mars 2026, la chambre de l'instruction a dit «y avoir lieu à informer sur les faits tels qu'ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« y avoir lieu à informer sur les faits tels qu'ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH » - Décision de la chambre de l'instruction rapportée par une source judiciaire.
« «y avoir lieu à informer sur les faits tels qu'ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH (Ligue des droits de l'homme)» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
près de deux ans - Durée de la bataille judiciaire avant la saisine d’un juge d’instruction.
« après près de deux ans de bataille judiciaire, un juge d’instruction allait bientôt être saisi »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
mai 2026 - Date prévue pour l'ouverture de l'enquête judiciaire
« enquête judiciaire ouverture mai 2026 »
youtube.com ↗ ↩ -
« encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d'embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques - Accusation portée contre Fabrice Leggeri dans la plainte.
« Cette plainte accuse M. Leggeri d'avoir «encouragé» ses agents à faciliter les interceptions d'embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Permis l’interception de bateaux de migrants par les garde-côtes libyens en faisant obstacle à l’intervention d’ONG présentes en mer - Accusation portée contre Fabrice Leggeri dans le cadre de sa gestion à Frontex.
« « permis l’interception de bateaux de migrants par les garde-côtes libyens, à la fois en faisant obstacle à l’intervention d’ONG présentes en mer, mais aussi en livrant aux garde-côtes libyens les coordonnées GPS ou les photos aériennes de ces embarcations » »
humanite.fr ↗ ↩ -
Les garde-côtes grecs participent à des refoulements illégaux d'embarcations de migrants vers la Turquie en mer Égée - Accusation portée contre les garde-côtes grecs.
« accusé d'avoir fermé les yeux sur le comportement des garde-côtes grecques qui participaient - et participent toujours, selon les ONG - aux refoulements illégaux d'embarcations de migrants vers la Turquie, en mer Égée »
infomigrants.net ↗ ↩ -
mars 2020 et septembre 2021 - Période couverte par l'enquête du Monde et Lighthouse Reports.
« entre mars 2020 et septembre 2021 »
infomigrants.net ↗ ↩ -
Une enquête publiée par Le Monde et Lighthouse Reports a démontré des renvois illégaux de migrants répertoriés comme de simples 'opérations de prévention au départ' - Résultat d'une enquête médiatique sur Frontex.
« une nouvelle enquête publiée par le quotidien Le Monde et Lighthouse Reports a démontré qu'entre mars 2020 et septembre 2021, l'agence a répertorié des renvois illégaux de migrants, parvenus dans les eaux grecques, comme de simples 'opérations de prévention au départ, menées dans les eaux turques' »
infomigrants.net ↗ ↩ -
Emmanuel Daoud, avocat des associations plaignantes - Avocat ayant qualifié les actions de Fabrice Leggeri de « chasse aux migrants ».
« selon les termes de leur avocat, Maître Emmanuel Daoud »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« chasse aux migrants » - Qualification des actions de Fabrice Leggeri par les associations plaignantes.
« une «chasse aux migrants» dans le cadre de ses anciennes fonctions »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
l’organisation et la coordination, par Frontex, d’une « chasse aux migrants et aux exilés » grâce à des moyens financiers et techniques importants - Accusation portée par l’avocat Emmanuel Daoud.
« l’organisation et la coordination, par Frontex, d’une « chasse aux migrants et aux exilés » grâce à des moyens financiers et techniques importants »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
« fait le choix d'une politique visant à faire obstacle, quel qu'en soit le prix - en vies humaines notamment - à l'entrée des personnes migrantes au sein de l'UE » - Reproche formulé contre Fabrice Leggeri dans la plainte.
« Elle lui reproche d'avoir «fait le choix d'une politique visant à faire obstacle, quel qu'en soit le prix - en vies humaines notamment - à l'entrée des personnes migrantes au sein de l'UE» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens - Changement de stratégie de surveillance dénoncé par les ONG.
« Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens »
france24.com ↗ ↩ -
Frontex a utilisé ses moyens de surveillance aériens pour permettre aux forces libyennes d’intercepter des bateaux de migrants - Accusation portée contre Frontex concernant des interceptions de migrants.
« ou utilisé ses moyens de surveillance aériens pour permettre aux forces libyennes d’intercepter des bateaux de migrants. »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
Frontex a transmis les coordonnées d’embarcations aux garde-côtes grecs - Accusation portée contre Frontex concernant des refoulements illégaux.
« L’agence aurait notamment transmis les coordonnées d’embarcations aux garde-côtes grecs »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩ -
Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul), mission onusienne - Organisation ayant souligné les violations subies par les migrants en Libye.
« la Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) »
france24.com ↗ ↩ -
Haut-Commissariat aux droits de l'Homme (HCDH), organe des Nations unies - Organisation ayant pointé les violations subies par les migrants en Libye.
« du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme (HCDH) »
france24.com ↗ ↩ -
Sea-Watch a porté plainte contre Frontex pour non-divulgation d'informations concernant une interception en Méditerranée - Plainte déposée par Sea-Watch contre Frontex.
« l'ONG Sea-Watch a porté plainte contre l'agence pour non divulgations d'informations concernant une interception en Méditerranée, le 31 juillet 2021, d'un canot de migrants par les garde-côtes libyens »
infomigrants.net ↗ ↩ -
28 avril 2020 - Date du refoulement illégal subi par Alaa Hamoudi.
« dit avoir été victime le 28 avril 2020 d'un refoulement illégal »
infomigrants.net ↗ ↩ -
500 000 euros - Montant de l'indemnisation réclamée par Alaa Hamoudi à Frontex.
« Il réclame 500 000 euros d'indemnisation à Frontex »
infomigrants.net ↗ ↩ -
Fabrice Leggeri n'était pas informé de ces développements et n'a donc pas de commentaire à faire à ce stade - Réaction de l'entourage de Fabrice Leggeri à l'AFP.
« "Fabrice Leggeri n'était pas informé de ces développements et n'a donc pas de commentaire à faire à ce stade" »
france24.com ↗ ↩ -
« Nous avions appris la décision de la cour d'appel par la presse et attendons de voir ce que donnera l'information judiciaire avant de nous exprimer » - Déclaration de la défense de Fabrice Leggeri à l'AFP.
« «Nous avions appris la décision de la cour d'appel par la presse et attendons de voir ce que donnera l'information judiciaire avant de nous exprimer» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Fabrice Leggeri a rejoint la liste conduite par Jordan Bardella en 2024 comme numéro trois - Engagement politique de Fabrice Leggeri après Frontex.
« il a rejoint la liste conduite par Jordan Bardella en 2024 comme numéro trois »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
janvier 2021 - Date d'ouverture de l'enquête de l'Olaf contre Frontex.
« En janvier 2021, l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) avait ouvert une enquête »
infomigrants.net ↗ ↩ -
vendredi 29 avril - Date de la démission de Fabrice Leggeri.
« Fabrice Leggeri, a présenté vendredi 29 avril sa démission »
infomigrants.net ↗ ↩ -
Le Conseil d'administration de Frontex a accepté la démission de Fabrice Leggeri - Décision du Conseil d'administration de Frontex.
« Le Conseil d'administration, composé des 26 EM, a accepté la démission du DG François Leggeri »
infomigrants.net ↗ ↩ -
Erik Marquardt, législateur allemand appartenant au parti des Verts - Personne ayant déclaré que la direction de Frontex était au courant des violations des droits de l'Homme.
« a déclaré le 2 mars Erik Marquardt, législateur allemand appartenant au parti des Verts »
infomigrants.net ↗ ↩ -
la direction de Frontex était au courant des violations des droits de l'Homme et qu'elle a délibérément évité de les signaler - Déclaration d'Erik Marquardt concernant l'enquête de l'Olaf.
« révèle que la direction de Frontex était au courant des violations des droits de l'Homme et qu'elle a délibérément évité de les signaler »
infomigrants.net ↗ ↩ -
25 mars 2026 - Date mentionnée dans le titre de l'article
« 25 mars 2026 »
atlantico.fr ↗ ↩ -
Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel entre 1997 et 2007 - Identité et fonctions d'un des auteurs de l'article
« Jean-Éric Schoettl est ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel entre 1997 et 2007. »
atlantico.fr ↗ ↩ -
Thibault Mercier, avocat et co-fondateur du Cercle Droit & Liberté - Identité et fonctions d'un des auteurs de l'article
« Thibault Mercier est avocat et co-fondateur du Cercle Droit & Liberté. »
atlantico.fr ↗ ↩ -
Une information judiciaire a été ouverte contre Fabrice Leggeri - Ouverture d'une enquête judiciaire concernant l'ancien directeur de Frontex
« Une information judiciaire vient d'être ouverte contre Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex et désormais eurodéputé RN, pour complicité de crimes contre l'humanité. »
atlantico.fr ↗ ↩ -
Pour la première fois, un ou des juges d'instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l'hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment - Déclaration d'Emmanuel Daoud, avocat de la LDH.
« "Pour la première fois, un ou des juges d'instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l'hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment" »
france24.com ↗ ↩ -
Ouverture officielle d'une information judiciaire visant Fabrice Leggeri au tribunal judiciaire de Paris - Lancement des investigations après décision de la cour d'appel de Paris.
« Les investigations visant l'ancien patron de Frontex et actuel eurodéputé RN Fabrice Leggeri [.] sont officiellement lancées au tribunal judiciaire de Paris »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
34 000 - Nombre de personnes mortes ou portées disparues en Méditerranée depuis 2014 selon l’OIM.
« L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) évalue à 34 000 le nombre de personnes mortes ou portées disparues en Méditerranée depuis 2014 »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
depuis 2014 - Période couverte par le bilan humain en Méditerranée.
« depuis 2014 »
parlons-politique.fr ↗ ↩
Sources
- Complicité de crimes contre l'humanité : l'ex-patron de Frontex Fabrice Leggeri visé par une enquête
- Complicité de crimes contre l’humanité : l’enquête sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri est lancée
- Complicités de crimes contre l’humanité: l’enquête sur l'eurodéputé RN Fabrice Leggeri officiellement lancée
- Européennes 2024 : plainte contre le numéro 3 de la liste RN pour complicité de crimes contre l’humanité et de torture
- Enquête contre l’ex-patron de Frontex : protéger les frontières de l’UE relève-t-il vraiment de la complicité de crime contre l’humanité
- Torture de migrants : l'ancien directeur de Frontex accusé de complicité de crimes contre l'humanité
- Le patron de Frontex, Fabrice Leggeri, démissionne face au scandale des renvois illégaux de migrants en mer Égée
- Frontex : Fabrice Leggeri visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
- Enquête Fabrice Leggeri Frontex : ouverture en France