Gaz : +15,4 % au 1er mai, le mea culpa qui coûte 6,19 € par mois à 7,5 millions de ménages

La guerre au Moyen-Orient fait flamber la facture. L'indemnité carburant de 50 € ne compense rien pour les ménages chauffés au gaz.

Gaz : +15,4 % au 1er mai, le mea culpa qui coûte 6,19 € par mois à 7,5 millions de ménages
Gaz : +15,4 % au 1er mai, le mea culpa qui coûte 6,19 € par mois à 7,5 millions de ménages Illustration Alexandre Mercier / info.fr

Le prix repère du gaz bondit de 15,4 % au 1er mai 2026. La ministre Maud Bregeon avait juré le contraire. Elle a fini par reconnaître son erreur face caméra.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • +15,4 % de hausse du prix repère du gaz au 1er mai 2026, soit 160,54 €/MWh contre 139,12 €/MWh.
  • 7,5 millions de ménages concernés, soit 73 % des abonnés résidentiels (le reste est en contrat à prix fixe).
  • 6,19 € de hausse mensuelle moyenne sur la facture, mécaniquement atténuée par la fin de la saison de chauffe.
  • Maud Bregeon a reconnu publiquement avoir sous-estimé l'exposition des Français l'écart 16 millions / 7,5 millions tient au glissement individus / ménages.
  • Plus de bouclier tarifaire comme en 2021-2022, plus de TRVG depuis juin 2023 la hausse est intégralement répercutée.
  • L'indemnité carburant de 50 € exclut les ménages chauffés au gaz sans usage professionnel d'un véhicule.

Le verdict est tombé le 8 avril 2026 [1]. La Commission de régulation de l’énergie [2] a officialisé une hausse de 15,4 % TTC [3] du prix repère de vente de gaz au 1er mai 2026 [4]. Le tarif passe de 139,12 €/MWh [5] à 160,54 €/MWh [6]. Sur la facture, cela donne 6,19 € TTC [7] de plus par mois et par foyer. En apparence, une hausse modérée. Dans les faits, un signal politique cinglant.

LES ENJEUX
7,5 millions de ménages frappés
73 % des abonnés résidentiels au gaz voient leur facture mensuelle grimper de 6,19 € en moyenne dès le 1er mai.
Le mea culpa ministériel
Maud Bregeon avait promis le 9 mars que plus de la moitié des 16 millions de Français chauffés au gaz étaient protégés. La CRE l'a démentie un mois plus tard.
L'indemnité carburant qui ne compense rien
Les 50 € forfaitaires ne touchent que 3 millions de travailleurs modestes roulant beaucoup. Les ménages chauffés au gaz sans usage professionnel d'un véhicule sont exclus.
Une dépendance énergétique exposée
La France importe 95 % de son gaz. La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février 2026, a fait doubler les cours en mars et fragilisé le corridor qatari.
Plus les moyens du quoi qu'il en coûte
Fin du bouclier tarifaire de 2021-2022, plus de TRVG depuis juin 2023, déficit budgétaire élevé: l'État renonce à amortir le choc.

Cette augmentation frappe 7,5 millions de ménages [8], soit 73 % des abonnés résidentiels au gaz [9]. Les 27 % restants [10], titulaires d’un contrat à prix fixe, échappent à la douche froide pendant la durée de leur contrat [11]. Le calcul est simple: trois quarts des foyers chauffés au gaz vont payer plus, un quart non. Les chiffres ne mentent pas.

Une hausse mécanique, importée du Moyen-Orient

L’origine de la flambée n’est pas franco-française. Elle est géopolitique. Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026 [12], les marchés du gaz se sont emballés. Le 20 mars, le prix du gaz européen a bondi de 35 % en une seule séance [13] après les attaques sur des infrastructures énergétiques au Qatar [14]. La CRE l’écrit noir sur blanc dans son communiqué du 8 avril: ces coûts « ont ponctuellement doublé au mois de mars » [15].

Pourquoi mai et pas avant? Parce que la CRE répercute les cours mondiaux avec deux mois de décalage [16]. Le prix de mai 2026 reflète donc les cotations de février et mars [17]. La France subit, elle ne décide pas.

Une dépendance structurelle que la guerre met à nu

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La hausse de mai n’est pas qu’un accident de marché: c’est la facture d’une vulnérabilité ancienne. La France importe 95 % du gaz qu’elle consomme [18]. Les flux qui alimentent l’Hexagone arrivent par méthaniers de GNL et par gazoducs depuis la Norvège, l’Algérie, les États-Unis et, jusqu’à récemment, le Qatar. Or le maintien du blocage du détroit d’Ormuz [19] et les destructions d’installations gazières dans le golfe Persique [20] ont privé l’Europe d’un volume de gaz que personne ne sait remplacer rapidement. Les attaques sur les infrastructures qataries [14] ont coupé l’un des principaux corridors d’approvisionnement en GNL du continent.

Depuis l’arrêt des livraisons russes après 2022, l’Europe avait misé sur le doublet GNL américain et qatari. La guerre au Moyen-Orient fragilise un des deux piliers. À court terme, l’Europe doit reconstituer 55 milliards de m³ de gaz d’ici novembre [21] pour sécuriser ses stocks d’hiver. À moyen terme, aucune alternative ne se substitue au gaz dans les délais utiles: le développement des renouvelables, du biogaz et de la chaleur décarbonée se compte en années, pas en mois. Avec 95 % d’importation, la souveraineté énergétique française reste, pour l’instant, une formule de discours.

Le mea culpa de Maud Bregeon

Le 9 mars 2026 [22], sur le plateau de BFMTV, Maud Bregeon, ministre de l’Énergie [23], tenait un autre discours. Elle martelait: « Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués » [24]. Le pronostic est faux. Le chiffre officiel de la CRE, publié un mois plus tard, dit l’inverse: 73 % des abonnés résidentiels paieront plus [9], pas moins de la moitié. La ministre a fini par le reconnaître publiquement, faisant son « mea culpa » face caméra [25].

16 millions ou 7,5 millions? L’arbitrage des chiffres

L’écart entre les deux chiffres n’est pas un mensonge mathématique: c’est un glissement de périmètre. Quand la ministre parle de « 16 millions de Français qui se chauffent au gaz » [26], elle compte des individus, toutes situations confondues: propriétaires en contrat indexé, propriétaires en contrat fixe, locataires dont le gaz est inclus dans les charges, occupants d’immeubles collectifs avec chaufferie centralisée. Quand la CRE évoque « 7,5 millions de ménages » [8] concernés par la hausse, elle ne compte que les foyers titulaires d’un contrat résidentiel indexé sur le prix repère. Les 27 % restants [27] sont en contrat à prix fixe et protégés pendant la durée de leur engagement [11].

Le tour de passe-passe ministériel tient à deux choses: assimiler « contrat à prix fixe » à « prix bloqué » de manière durable - alors qu’un contrat fixe expire et se renégocie - et raisonner en « Français » plutôt qu’en ménages, ce qui gonfle artificiellement la base de comparaison. Sur les 16 millions de personnes évoqués par la ministre [26], elle annonçait « plus de la moitié » protégés. Réalité chiffrée par le régulateur: 73 % des contrats résidentiels exposés [9]. L’écart n’est pas marginal, il est structurel.

Maud Bregeon, ministre de l'Énergie
Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués
Maud Bregeon, ministre de l'Énergie
9 mars 2026, BFMTV
73 % des abonnés résidentiels au gaz verront leur facture mensuelle augmenter
Commission de régulation de l'énergie
8 avril 2026, communiqué officiel

Le précédent de 2021-2022: ce que le bouclier tarifaire avait amorti

On se souvient de la séquence 2021-2022. À la sortie du Covid puis avec l’invasion de l’Ukraine, le prix repère du gaz s’était envolé de plus de 40 % cumulés en quelques mois. Le gouvernement de l’époque avait dégainé un « bouclier tarifaire » gelant les tarifs réglementés du gaz d’octobre 2021 à juin 2023, date d’extinction définitive des TRVG [28]. Le coût pour les finances publiques s’est chiffré en dizaines de milliards d’euros, gaz et électricité confondus, et la dette accumulée par les fournisseurs a été remboursée sur plusieurs années via les factures.

La séquence actuelle est radicalement différente. D’abord parce que les TRVG n’existent plus: depuis le 1er juillet 2023 [29], les anciens abonnés ont basculé vers des offres de marché et la CRE ne publie plus qu’un prix repère indicatif. Ensuite parce que le levier politique du blocage tarifaire a disparu avec lui. La hausse de +15,4 % de mai 2026 frappe donc des consommateurs sans filet réglementaire, dans un contexte budgétaire que le gouvernement présente lui-même comme contraint.

160,54 €/MWhle nouveau prix repère TTC du gaz à partir du 1er mai 2026, contre 139,12 € un mois plus tôt [6][5]

« Plus les moyens du quoi qu’il en coûte »: la fin du bouclier

Interrogée sur une éventuelle baisse des taxes sur le gaz, Maud Bregeon a tranché d’un mot: « Pas envisagée » [30]. La justification tient en une phrase: l’État n’a « plus les moyens du quoi qu’il en coûte » [31]. La formule n’est pas anodine. Elle acte le basculement d’une politique de soutien massif - celle des années Covid puis du bouclier énergétique - vers une logique de ciblage étroit.

Concrètement, baisser la TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) ou la TVA sur le gaz aurait un coût budgétaire immédiat, sans recyclage possible vers les foyers les plus exposés. Le gouvernement a tranché: pas de geste fiscal général, des aides forfaitaires limitées. Cette doctrine s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu - déficit public au-dessus des seuils européens, charge de la dette en hausse - qui rend politiquement difficile tout retour aux mécanismes de gel tarifaire de 2021-2022. La hausse de mai sera donc payée intégralement par les ménages indexés.

L’indemnité carburant: 50 €, mais pas pour ceux qui se chauffent au gaz

Pour amortir le choc énergétique, le gouvernement a institué une indemnité carburant forfaitaire de 50 € [32], équivalente à 20 c€/L [33] sur trois mois de consommation moyenne. Le service de demande ouvre début juin 2026 [34] sur impots.gouv.fr [35], pour deux mois [36]. L’aide vise environ 3 millions de travailleurs modestes [37], soit les cinq premiers déciles de revenus [38].

Les conditions sont strictes. Le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 € [39]. Le demandeur doit parcourir plus de 15 kilomètres par trajet domicile-travail [40] ou plus de 8 000 kilomètres par an [41] dans le cadre de son activité professionnelle. Les véhicules électriques, à hydrogène, agricoles, les poids lourds et les véhicules de fonction sont exclus du dispositif [42]. Les redevables de l’IFI 2024 le sont aussi [43]. Une seule indemnité par demandeur [44].

Traduit en euros, l’arithmétique est implacable. 50 € sur trois mois, soit 16,67 € par mois. La hausse du gaz pèse 6,19 € par mois et par foyer [7], soit 18,57 € sur trois mois pour ceux concernés. L’indemnité couvre donc en théorie la facture gaz d’un seul ménage éligible. Mais elle n’est pas conçue pour ça: c’est une aide carburant, pas une aide énergie. Un ménage modeste qui se chauffe au gaz et n’utilise pas de voiture pour aller travailler ne touchera rien. C’est l’angle mort.

L’angle mort: 3 millions d’aidés, des millions d’oubliés

Le dispositif « Grands rouleurs » a été élargi au bâtiment, aux taxis et aux VTC [45]. Les pêcheurs voient leur aide revalorisée à 30 à 35 c€/L de gazole non routier [46]. Les agriculteurs touchent 15 c€/L [47], soit un triplement par rapport à avril [48]. La logique du gouvernement est claire: protéger ceux qui roulent pour travailler. Pas ceux qui chauffent leur logement.

Or les profils ne se recouvrent pas. Un retraité modeste chauffé au gaz, indexé sur le prix repère, ne reçoit aucune compensation directe. Un locataire urbain qui prend les transports en commun mais cuisine au gaz non plus. Le ciblage « cinq premiers déciles » [38] de l’indemnité carburant exclut mécaniquement les non-actifs et les non-rouleurs. La hausse du gaz est universelle pour les 7,5 millions concernés [8]. L’aide, elle, est conditionnée à un usage professionnel du véhicule [49]. Le décalage entre le périmètre du choc et le périmètre de la compensation raconte mieux la situation que n’importe quel discours.

Ce que le calendrier dit

La CRE elle-même tente d’atténuer le choc. Dans son communiqué, elle rappelle que « cette hausse intervient au printemps, période à laquelle il est moins nécessaire de recourir au chauffage, atténuant l’impact sur la facture des ménages » [50]. L’argument est juste: les deux tiers d’une facture gaz, c’est le chauffage [51]. En mai, la consommation chute mécaniquement.

Le problème n’est pas mai. C’est ce qui vient après. La CRE publiera le prix repère de juin début mai [52], reflet des cours d’avril, qui sont restés élevés en raison du maintien du blocage du détroit d’Ormuz [19]. Le groupe EPSA, acteur de référence sur les marchés de l’énergie [53], pointe une anomalie: l’écart de prix entre l’été et l’hiver est anormalement comprimé, ce qui décourage les traders de stocker [54]. Si la situation perdure, l’hiver 2026 sera une autre histoire.

Infographie sur la hausse du prix du gaz au 1er mai 2026: +15,4 % pour 7,5 millions de ménages français.
Infographie sur la hausse du prix du gaz au 1er mai 2026: +15,4 % pour 7,5 millions de ménages français.

Les silences: associations de consommateurs, calcul d’angle mort

Aucune voix politique majeure n’a frontalement contesté la mécanique de la CRE. La hausse est mathématique, pas idéologique. La critique porte sur le refus du gouvernement de baisser les taxes sur le gaz [30] et sur la lucidité tardive de l’exécutif. Comme le résume une auditrice de RMC, dans une vidéo qui a circulé: « On est tous dans la m*rde! » [55]. Le ton est trivial. Le constat, lui, résume la séquence.

Plus inhabituel: aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne de réaction publique des grandes associations de consommateurs ou des organisations de défense des locataires à cette hausse de 15,4 %. Pour des acteurs habitués à monter au créneau sur chaque mouvement tarifaire de l’énergie, le silence est notable. À la date de publication, leur position officielle n’est pas documentée dans les communiqués officiels, ni dans les médias nationaux ayant couvert l’annonce.

Reste une question que les sources consultées ne tranchent pas: combien de ménages cumulent hausse du gaz et exclusion de l’indemnité carburant? Ni le gouvernement, ni la CRE, ni les médias n’ont publié ce chiffre. C’est pourtant le seul qui dirait combien de Français paient deux fois la guerre au Moyen-Orient sans en compenser un seul euro. Le silence sur ce point est l’angle mort de toute la communication officielle.

En clair: la hausse de 6,19 € par mois est faible en valeur absolue. Ce qu’elle signale ne l’est pas. C’est la première répercussion concrète, sur la facture des ménages, d’une guerre déclenchée le 28 février 2026 [12]. C’est aussi le premier aveu d’un gouvernement qui a sous-estimé l’exposition réelle des Français. Et c’est le rappel brutal qu’avec 95 % du gaz importé [18], la souveraineté énergétique française reste une formule de discours, pas un fait.

Sources

12 sources vérifiées · 55 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (55)
  1. 8 avril - Date de l'annonce de la hausse du prix du gaz par la CRE.
    « a annoncé, mercredi 8 avril, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) »
    lemonde.fr ↗
  2. Commission de régulation de l’énergie (CRE), gendarme du secteur énergétique en France - Organisme ayant annoncé la hausse du prix du gaz.
    « a annoncé, mercredi 8 avril, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), gendarme du secteur »
    lemonde.fr ↗
  3. 15,4 % TTC - Pourcentage d'augmentation du prix repère de vente de gaz au 1er mai 2026
    « le prix repère de vente de gaz augmentera en moyenne de 15,4 % TTC »
    service-public.gouv.fr ↗
  4. 1er mai 2026 - Date d'entrée en vigueur de l'augmentation du prix repère de vente de gaz
    « le prix repère de vente de gaz augmentera au 1er mai 2026 »
    service-public.gouv.fr ↗
  5. 139,12 €/MWh - Prix repère de vente de gaz au 1er avril 2026
    « 160,54 €/MWh TTC contre 139,12 €/MWh au 1er avril »
    service-public.gouv.fr ↗
  6. 160,54 €/MWh TTC - Nouveau prix repère de vente de gaz au 1er mai 2026
    « ce qui le portera à 160,54 €/MWh TTC contre 139,12 €/MWh au 1er avril »
    service-public.gouv.fr ↗
  7. 6,19 € TTC - Impact moyen de l'augmentation du prix repère de vente de gaz sur la facture de mai 2026
    « La CRE évalue cet impact à 6,19 € TTC en moyenne au mois de mai »
    service-public.gouv.fr ↗
  8. 7,5 millions - Nombre de ménages concernés par la hausse du prix repère du gaz.
    « Cette hausse du « prix repère » du gaz concernera les quelque 7,5 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen »
    lemonde.fr ↗
  9. 73 % - Pourcentage des abonnés résidentiels au gaz affectés par la hausse.
    « Ainsi, 73 % des abonnés résidentiels au gaz verront leur facture mensuelle augmenter »
    lemonde.fr ↗
  10. 27 % - Pourcentage d'abonnés au gaz ayant souscrit à une offre à prix fixe, non concernés par la hausse.
    « les 27 % d’abonnés ayant souscrit à une offre à prix fixe « ne se verront donc pas appliquer cette augmentation pendant la durée de leur contrat » »
    lemonde.fr ↗
  11. Les variations du prix repère ne concernent pas les clients qui ont un contrat à prix fixe - Exclusion des clients avec un contrat à prix fixe des variations du prix repère.
    « Les variations ne concernent pas les clients qui ont un contrat à prix fixe. »
    franceinfo.fr ↗
  12. 28 février 2026 - Date de déclenchement de la guerre au Moyen-Orient mentionnée comme cause de la flambée des cours des hydrocarbures.
    « la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février 2026 »
    la-croix.com ↗
  13. 35 % - Hausse du prix du gaz européen après des attaques sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient.
    « Le gaz européen s’est envolé de 35 % ce jeudi, après les attaques sur des infrastructures énergétiques du Moyen-Orient. »
    leparisien.fr ↗
  14. Attaque du plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, situé au Qatar, ainsi que de nouvelles raffineries au Moyen-Orient. - Événement ayant provoqué la hausse des prix du gaz.
    « L’attaque du plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, situé au Qatar, ainsi que de nouvelles raffineries au Moyen-Orient a secoué les marchés du gaz et du pétrole jeudi. »
    leparisien.fr ↗
  15. ont ponctuellement doublé au mois de mars - Déclaration de la CRE sur l'évolution des coûts d'approvisionnement du gaz en mars 2026.
    « ces coûts « ont ponctuellement doublé au mois de mars », relève-t-elle dans un communiqué diffusé le 8 avril »
    lemonde.fr ↗
  16. deux mois - Décalage dans le temps pour refléter les coûts d'approvisionnement du gaz dans le prix repère.
    « avec deux mois de décalage que l’autorité administrative indépendante reflète les coûts d’approvisionnement »
    lemonde.fr ↗
  17. février et mars - Période de référence pour le calcul du PRVG de mai 2026.
    « Pour mai, ce sont donc les cotations de février et mars qui ont servi de base »
    valeursactuelles.com ↗
  18. 95 % - Part du gaz consommé en France qui est importé.
    « On importe 95 % du gaz qu’on consomme en France. »
    leparisien.fr ↗
  19. Maintien du blocage du détroit d'Ormuz - Cause de la persistance des cours du gaz à un niveau élevé en avril 2024.
    « en raison du maintien du blocage du détroit d'Ormuz et donc de la perte du gaz naturel venu du Golfe. »
    franceinfo.fr ↗
  20. Destructions d'installations gazières dans le golfe Persique - Un des facteurs ayant influencé les cours du gaz en mars 2024.
    « et au gré des destructions d'installations gazières dans le golfe Persique. »
    franceinfo.fr ↗
  21. 55 milliards de m³ - Volume de gaz que l'Union européenne doit reconstituer d'ici novembre.
    « d’ici novembre, l’Union européenne doit reconstituer quelque 55 milliards de m³ de gaz pour sécuriser ses approvisionnements. »
    valeursactuelles.com ↗
  22. 9 mars - Date de l'intervention de Maud Bregeon sur BFMTV.
    « Le 9 mars, invitée sur le plateau de BFMTV, la ministre de l’Énergie Maud Bregeon tentait de rassurer »
    valeursactuelles.com ↗
  23. Maud Bregeon, ministre de l’Énergie - Ministre ayant fait des déclarations sur les prix bloqués du gaz.
    « la ministre de l’Énergie Maud Bregeon tentait de rassurer: «Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués» »
    valeursactuelles.com ↗
  24. «Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués» - Déclaration de Maud Bregeon sur BFMTV le 9 mars.
    « «Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués», martelait-elle »
    valeursactuelles.com ↗
  25. Maud Bregeon a reconnu publiquement son erreur d’anticipation et fait son « mea culpa » face caméra. - Aveu d'échec du gouvernement concernant l'estimation des ménages protégés.
    « La ministre a elle-même reconnu publiquement son erreur d’anticipation, faisant son « mea culpa » face caméra. »
    valeursactuelles.com ↗
  26. plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz - Estimation gouvernementale du nombre de ménages protégés par des prix bloqués.
    « «Plus de la moitié des 16 millions de Français qui se chauffent au gaz sont à des prix bloqués» »
    valeursactuelles.com ↗
  27. 27 % - Part des abonnés au gaz disposant d'une offre à prix fixe.
    « Les 27 % d’abonnés ayant souscrit une offre à prix fixe échappent pour l’instant à la douche froide. »
    valeursactuelles.com ↗
  28. Les tarifs réglementés de vente de gaz (TRVG) ont pris fin au 30 juin 2023 - Fin des tarifs réglementés de vente de gaz
    « dans le contexte de la fin du tarif réglementé de vente de gaz (TRVG) »
    service-public.gouv.fr ↗
  29. 1er juillet 2023 - Date de transfert automatique des consommateurs n'ayant pas quitté les TRVG vers une offre par défaut.
    « Les consommateurs qui n’avaient pas quitté les TRVG au 30 juin 2023 ont été transférés automatiquement le 1er juillet 2023 dans une offre par défaut, dite « offre de bascule », chez leur fournisseur historique. »
    cre.fr ↗
  30. «Pas envisagée.» - Position du gouvernement sur une baisse des taxes sur le gaz.
    « Et la baisse des taxes? «Pas envisagée.» »
    valeursactuelles.com ↗
  31. «plus les moyens du quoi qu’il en coûte.» - Déclaration du gouvernement sur sa capacité à soutenir les ménages.
    « Le gouvernement n’avait «plus les moyens du quoi qu’il en coûte.» »
    valeursactuelles.com ↗
  32. 50 € - Montant de l'indemnité carburant pour les travailleurs grands rouleurs
    « Il est institué une indemnité carburant de 50 €, équivalente à 20 c€/L pour la consommation moyenne de carburants de trois mois »
    economie.gouv.fr ↗
  33. 20 c€/L - Équivalence de l'indemnité carburant par litre de carburant
    « une indemnité carburant de 50 €, équivalente à 20 c€/L pour la consommation moyenne de carburants de trois mois »
    economie.gouv.fr ↗
  34. début juin 2026 - Date d'ouverture du service de demande de l'indemnité carburant
    « Le service pour effectuer la demande sera ouvert début juin 2026, pour une période de deux mois »
    economie.gouv.fr ↗
  35. La demande est effectuée par voie dématérialisée, au moyen d’un formulaire accessible dans l’espace personnel du contribuable sur le site impôts.gouv.fr - Modalité de demande de l'indemnité carburant
    « La demande est effectuée par voie dématérialisée, au moyen d’un formulaire accessible dans l’espace personnel du contribuable sur le site impôts.gouv.fr »
    economie.gouv.fr ↗
  36. deux mois - Durée de la période de demande de l'indemnité carburant
    « Le service sera ouvert début juin 2026, pour une période de deux mois »
    economie.gouv.fr ↗
  37. 3 millions - Nombre estimé de travailleurs modestes visés par le dispositif « Grands rouleurs ».
    « Le dispositif «Grands rouleurs» vise environ 3 millions de travailleurs modestes. »
    capital.fr ↗
  38. cinq premiers déciles de revenus - Ciblage des ménages éligibles à l'indemnité carburant
    « Ce critère correspond à un ciblage des ménages appartenant aux cinq premiers déciles de revenus »
    economie.gouv.fr ↗
  39. 16 880 € - Seuil maximal de revenu fiscal de référence par part pour être éligible à l'indemnité
    « Le demandeur doit appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part, au titre de l’année 2024, est inférieur ou égal à 16 880 € »
    economie.gouv.fr ↗
  40. 15 kilomètres - Distance minimale par trajet pour être éligible à l'indemnité.
    « Les demandeurs doivent effectuer plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail »
    legifrance.gouv.fr ↗
  41. 8 000 kilomètres - Distance annuelle minimale pour être éligible à l'indemnité.
    « ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle (cette condition incluant les trajets domicile-travail). »
    legifrance.gouv.fr ↗
  42. Sont exclus du dispositif les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service - Types de véhicules exclus du dispositif d'indemnité carburant
    « Sont exclus du dispositif les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service »
    economie.gouv.fr ↗
  43. contribuables redevables de l'impôt sur la fortune immobilière au titre de 2024 - Contribuables non éligibles à l'indemnité.
    « Les contribuables redevables de l'impôt sur la fortune immobilière au titre de 2024 ne sont pas éligibles au versement de l'indemnité. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  44. Un demandeur ne peut bénéficier que d'une seule indemnité - Limite du nombre d'indemnités par demandeur.
    « Un demandeur ne peut bénéficier que d'une seule indemnité. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  45. élargissement du dispositif « Grands rouleurs » aux professions du bâtiment, des taxis et des VTC - Extension des bénéficiaires des aides carburant.
    « Le dispositif est également élargi à plusieurs professions, notamment le bâtiment, les taxis et les VTC. »
    capital.fr ↗
  46. 30 à 35 centimes - Revalorisation de l'aide par litre de gazole non routier (GNR) pour les pêcheurs.
    « Pour les pêcheurs, l’aide est revalorisée entre 30 et 35 centimes par litre de gazole non routier (GNR). »
    capital.fr ↗
  47. 15 centimes - Montant de l'aide par litre pour les agriculteurs en mai 2026.
    « Les agriculteurs bénéficieront quant à eux d’une aide portée à 15 centimes par litre en mai »
    capital.fr ↗
  48. triplement - Augmentation de l'aide pour les agriculteurs par rapport à avril 2026.
    « soit un triplement par rapport à avril »
    capital.fr ↗
  49. véhicule à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, utilisé à des fins professionnelles, incluant le cas échéant les trajets domicile-travail - Types de véhicules éligibles pour l'indemnité.
    « formuler leur demande au titre d'un véhicule à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, utilisé à des fins professionnelles, incluant le cas échéant les trajets domicile-travail »
    legifrance.gouv.fr ↗
  50. cette hausse intervient au printemps, période à laquelle il est moins nécessaire de recourir au chauffage, atténuant l’impact sur la facture des ménages - Déclaration de la CRE sur l'impact atténué de la hausse.
    « « cette hausse intervient au printemps, période à laquelle il est moins nécessaire de recourir au chauffage, atténuant l’impact sur la facture des ménages » »
    lemonde.fr ↗
  51. deux tiers - Part du chauffage dans la facture de gaz des ménages.
    « Dans une facture, quand on se chauffe au gaz, les deux tiers de la facture, c’est le chauffage. »
    leparisien.fr ↗
  52. début du mois de mai 2024 - Date de publication du prix repère pour le mois de juin 2024 par la CRE.
    « et publiera au début du mois de mai le prix repère pour le mois de juin. »
    franceinfo.fr ↗
  53. groupe EPSA, acteur de référence sur les marchés de l’énergie - Organisation pointant une anomalie sur les marchés du gaz.
    « Le groupe EPSA, acteur de référence sur les marchés de l’énergie, pointe une anomalie particulièrement inquiétante »
    valeursactuelles.com ↗
  54. L’écart de prix entre l’été et l’hiver est anormalement comprimé, réduisant l’incitation des traders à stocker du gaz. - Anomalie économique signalée par le groupe EPSA.
    « l’écart de prix entre l’été et l’hiver - le signal économique qui normalement déclenche le remplissage des stocks - est aujourd’hui anormalement comprimé. Résultat: les traders n’ont aucune incitation financière à stocker du gaz. »
    valeursactuelles.com ↗
  55. On est tous dans la m*rde! - Colère exprimée par une auditrice concernant la hausse des prix du carburant et du gaz.
    « "On est tous dans la m*rde!" la colère d’une auditrice »
    youtube.com ↗

Sources

Alexandre Mercier

Alexandre Mercier

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans l'analyse économique et financière. Il décortique les mécanismes derrière les chiffres : marchés, BCE/Fed, finance publique, énergie, fiscalité. Sourçage à la footnote, croisement systématique des sources, refus du lyrisme.

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