Iran : Trump défie le Congrès, l’horloge constitutionnelle expire ce 1er mai
Le délai de soixante jours de la War Powers Resolution s'achève. Washington prépare une justification juridique contestée pendant que le blocus pétrolier asphyxie Téhéran.
Le crédit de 60 jours accordé à Trump pour engager les forces armées en Iran sans aval du Congrès expire ce 1er mai. La Maison-Blanche refuse de plier.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Cadre constitutionnel contourné
Le délai de 60 jours de la War Powers Resolution (50 U.S.C. § 1544(b)) expire le 1er mai. Trump invoque son autorité de commandant en chef pour poursuivre.
Blocus pétrolier asphyxiant
Kharg Island, qui contrôle 90 % des exportations iraniennes, frôle la saturation à 74 %. Risque de dommages irréversibles aux puits.
Crise énergétique mondiale
Le Brent a brièvement dépassé 126 dollars le baril, plus haut depuis 2022. L'AIE évoque la plus grave crise énergétique de l'histoire.
Bilan militaire américain
13 militaires américains tués depuis le 28 février, 400 blessés. Six procédures de destitution lancées contre Pete Hegseth.
Impasse diplomatique
Téhéran a proposé de rouvrir Ormuz contre la fin de la guerre. Washington n'a pas donné suite. Israël prévoit une année 2026 de combats.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le délai constitutionnel de 60 jours (50 U.S.C. § 1544(b)) expire ce vendredi 1er mai 2026.
- Trump invoque son autorité de commandant en chef pour s'affranchir du Congrès.
- Le blocus naval rend les stocks pétroliers iraniens proches de la saturation.
- Le Sénat a rejeté quatre fois une résolution démocrate pour mettre fin à la guerre.
- 13 soldats américains tués, 400 blessés depuis le début de l'opération Epic Fury, pour 25 milliards de dollars de coût.
Le 2 mars 2026 [1], Donald Trump [2] notifie officiellement le Congrès [3] des frappes conjointes américano-israéliennes [4] menées sur l’Iran le 28 février [5]. Cette notification déclenche le compteur de la War Powers Resolution de 1973 [6]. Soixante jours [7]. Pas un de plus sans autorisation législative. Le délai expire ce vendredi 1er mai [8].
La Maison-Blanche n’entend pas le respecter. Dans son rapport au Congrès, le président justifie les frappes par son « autorité constitutionnelle de commandant en chef » [9] - une formulation qui contourne explicitement le cadre de la résolution. Le rapport « n’aborde pas la raison pour laquelle l’armée a mené l’attaque sans autorisation préalable du Congrès » [10].
Le cadre légal contourné
La War Powers Resolution, adoptée en 1973 [11], oblige le président à notifier le Congrès dans les 48 heures [12] suivant un engagement militaire [13]. Au-delà de 60 jours [7], les forces armées doivent être retirées sauf autorisation explicite des deux chambres. Une rallonge de 30 jours [14] est prévue, mais uniquement pour organiser un retrait sécurisé des troupes [14] - pas pour poursuivre une offensive. Le Congrès peut, à tout moment, ordonner ce retrait par une résolution concurrente [15], dont la portée juridique est toutefois débattue depuis l’arrêt INS v. Chadha de 1983, qui a fragilisé ce type de mécanisme législatif. Selon plusieurs sources, le texte de 1973 avait été adopté après la guerre du Vietnam pour éviter la répétition de conflits longs et meurtriers.
Le ministre de la Défense Pete Hegseth [16] a affirmé jeudi qu’« en raison du cessez-le-feu, l’horloge des 60 jours est suspendue » [16]. L’argument est juridiquement fragile. Un cessez-le-feu a bien été instauré le 8 avril [17], avec un dernier échange de tirs constaté le 7 avril [18]. Mais le texte de 1973 ne prévoit aucune clause de suspension automatique de ce type, et aucune jurisprudence n’a jamais validé une telle lecture.
Scott Anderson [19], ancien diplomate et chercheur à la Brookings Institution [19], avait décrit dès le 28 février la mécanique: « Le pouvoir exécutif utilise diverses techniques. Il qualifie chaque action, et non leur ensemble, d’hostilité. Le délai de 60 jours ne commence donc à courir que pour chaque engagement » [20]. Trump lui-même avait admis qu’il ne qualifierait pas officiellement le conflit de « guerre », « car il faut obtenir une approbation » [21].
Le précédent existe. En 2011, Barack Obama [22] avait prolongé l’engagement militaire en Libye au-delà des 60 jours, estimant que la résolution ne s’appliquait pas car « les opérations n’impliquaient ni combats soutenus ni échanges de tirs actifs avec des forces hostiles » [23]. Selon un rapport du Congressional Research Service [24], cet argument avait alors permis de contourner le texte. Donald Trump pourrait reprendre cette lecture [25]. On se souvient également du veto opposé en 2019 par Trump lui-même à une résolution bipartite qui aurait forcé la fin de l’implication américaine au Yémen [26]: la Maison-Blanche y défendait déjà une lecture maximaliste des pouvoirs présidentiels.
Nier la guerre, prolonger le blocus: l’équation du contournement
C’est ici que se noue la contradiction centrale du dispositif Trump. D’un côté, le président refuse explicitement de qualifier le conflit de « guerre » pour échapper à toute obligation d’approbation [21]. De l’autre, il évoque devant des patrons du secteur pétrolier un blocus de « plusieurs mois » [27], jugé « plus efficace que les bombardements » [28], et menace de « mettre fin au cessez-le-feu » [29]. Sémantiquement, il n’y a pas de guerre. Stratégiquement, il prépare son extension. Les deux postures ne sont pas contradictoires: elles sont les deux faces d’un même calcul juridique, où la qualification basse de l’engagement protège la prolongation haute de ses effets.
Un Congrès qui plie
Mi-avril, le Sénat à majorité républicaine a rejeté pour la quatrième fois une résolution démocrate visant à mettre fin à la guerre [30]. La Chambre des représentants a également rejeté un texte similaire [31]. La sénatrice démocrate de l’Illinois Tammy Duckworth [32], 58 ans [33], pilote d’hélicoptère amputée des deux jambes en Irak [34], dénonce la « folie » de Trump [35].
Mais des voix discordantes émergent même au sein du camp républicain. Le sénateur John Curtis [36] avait averti qu’il ne soutiendrait pas une guerre prolongée au-delà de 60 jours sans validation du Congrès, selon Deseret News [37]. Certains républicains [38] s’attendent à ce que Trump mette fin au conflit ou cherche l’approbation du Congrès après le 1er mai.
Treize cercueils, 25 milliards de dollars: le bilan que Hegseth devra défendre
Au-delà du débat constitutionnel, c’est un bilan humain et financier que la Maison-Blanche traîne désormais comme un boulet. Treize militaires américains ont été tués depuis le 28 février [39], 400 ont été blessés [40]. Le coût budgétaire de l’intervention est déjà estimé à 25 milliards de dollars [41], sans qu’aucune ligne de crédit dédiée n’ait été votée par le Congrès.
Pete Hegseth doit s’expliquer ce mercredi devant la Commission des forces armées de la Chambre [42], aux côtés du chef d’état-major Dan Caine [43]. L’opposition démocrate a déjà lancé six procédures [44] visant à le démettre de ses fonctions. C’est dans ce climat que la sénatrice Duckworth, elle-même mutilée en Irak, dénonce la « folie » présidentielle [35]: la parole des familles de soldats, jusqu’ici inaudible, commence à percer le brouillard du Pentagone.
Le blocus comme arme de substitution
Pendant que Washington consulte ses avocats, la marine américaine étrangle l’économie iranienne. Depuis le 13 avril [45], un blocus naval verrouille les ports iraniens et le détroit d’Ormuz. Trois porte-avions [46] sont déployés dans la région - une première depuis plus de 20 ans [47]. L’usage du blocus naval comme arme de coercition économique n’est pas inédit: on se souvient, selon plusieurs sources, du blocus américain de Cuba en octobre 1962 lors de la crise des missiles, et plus encore des sanctions pétrolières et maritimes imposées à l’Irak entre 1990 et 2003 sous mandat onusien. La nouveauté de 2026 tient à ce que Washington agit ici sans résolution du Conseil de sécurité ni autorisation du Congrès.
L’île de Kharg [48], qui contrôle environ 90 % des exportations iraniennes de pétrole brut [49], approche de la saturation. Au 20 avril, les réservoirs étaient remplis à 74 % [50]. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent [51] avait écrit sur X: « In a matter of days, Kharg Island storage will be full and the fragile Iranian oil wells will be shut in » [52]. Selon Kpler [53], l’Iran pourrait épuiser sa capacité de stockage de brut en 12 à 22 jours [54] si le blocus persiste. Le Critical Threats Project de l’American Enterprise Institute [55] situe l’échéance autour du 29 avril [56].
L’enjeu n’est pas seulement financier. Derek Reisfield [57], cofondateur de Marketwatch et ancien consultant chez McKinsey [57], avertit: « Si les Iraniens doivent arrêter la production de pétrole et de gaz par manque de capacité de stockage, il y aura des dommages permanents à la productivité des champs pétrolifères. Les dommages seront irréversibles » [58]. Le taux de récupération moyen tombe à 25 % [59] après l’arrêt des plants.
Le parlementaire iranien Ahmad Bashesh Ast Ardastani [60] confirme l’inquiétude de Téhéran: « Nous devons faire quelque chose contre ce siège maritime, car si nous sommes contraints d’arrêter nos puits de pétrole, nous aurons besoin de milliards de dollars pour les redémarrer » [61]. Le 23 avril, l’Iran a remis en service le supertanker VLCC Nasha près de Kharg pour servir de stockage flottant [62]. Six pétroliers iraniens ont été forcés de faire demi-tour ces derniers jours [63].
Une crise énergétique mondiale en arrière-plan
En temps de paix, 20 % du pétrole mondial transitait par le détroit d’Ormuz [64]. Le Brent a brièvement dépassé 126 dollars [65] le baril, un sommet depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 [66]. Le Pentagone recense plus de 40 pétroliers immobilisés [67] dans le détroit, capacité totale 69 millions de barils [68], privant Téhéran de 6 milliards de dollars de revenus [69]. Fatih Birol [70], patron de l’Agence internationale de l’énergie [70], parle de « la plus grave crise énergétique » de l’histoire [71].
L’impasse diplomatique: un dialogue de sourds entre Téhéran, Washington et Islamabad
Sur le terrain diplomatique, les canaux existent mais ne portent rien. Téhéran a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition stratégiquement audacieuse: rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre en repoussant à plus tard la question nucléaire [72]. C’est une rupture dans la doctrine iranienne, qui liait jusqu’ici les deux dossiers. Trump et son administration en ont pris connaissance « sans y donner de réelles suites » [73]. Le ministre iranien des Affaires étrangères [74] - dont l’identité n’a pas été précisée par les sources ouvertes consultées - accuse les États-Unis d’être responsables de l’échec des pourparlers de paix tenus au Pakistan [75], premier round de discussions ouvert le 11 avril à Islamabad [76]. Aucune déclaration du président iranien Massoud Pezeshkian [77] ni du Guide suprême Mojtaba Khamenei [78] n’a pu être obtenue pour cet article par les canaux officiels.
Côté multilatéral, Antonio Guterres [79], secrétaire général de l’ONU [79], plaide pour le dialogue et des « mesures capables d’ouvrir une voie vers la paix » [80] - formulation prudente qui traduit l’effacement de l’organisation dans une crise où ni Washington ni Téhéran ne lui reconnaissent de légitimité de médiation. Pendant ce temps, à Tel-Aviv, Eyal Zamir [81], chef d’état-major de l’armée israélienne, prévient que 2026 « pourrait encore être une année de combats » sur tous les fronts [82] - signal envoyé autant à l’Iran qu’aux émissaires de paix.
Le scénario d’une nouvelle escalade
Trump n’écarte pas la rupture du cessez-le-feu. « Il se peut que nous devions mettre fin au cessez-le-feu » [29], a-t-il déclaré. Devant des patrons du secteur pétrolier, il a évoqué un blocus de « plusieurs mois » [27], jugé « plus que les bombardements » [28]. À propos de l’Iran: « Ils étouffent comme un porc à la broche, et ça va empirer pour eux » [83].
La pression militaire reste totale. Téhéran a activé jeudi soir ses systèmes de défense antiaérienne contre des drones et de petits avions [84]. Au Liban, le cessez-le-feu vacille déjà, avec dix-sept morts dans de nouvelles frappes israéliennes [85].
L’angle mort: un blocus qui rend la guerre invisible
Ce que les commentateurs juridiques disent peu: la stratégie du blocus naval permet à Trump de faire la guerre sans la faire. Pas de combats soutenus au sens d’Obama 2011 [86]. Pas de troupes au sol en Iran. Donc, dans la lecture étroite que défendra l’administration, pas d’« hostilités » au sens du texte [87]. Les pétroliers iraniens forcés au demi-tour [63], les six pétroliers stoppés sans tirs, les puits qui se ferment seuls par saturation des stocks - tout cela contourne juridiquement la War Powers Resolution tout en produisant un effet supérieur aux frappes. Trump l’a dit lui-même: plus que les bombardements [28]. Et juridiquement plus discret.
Que peut-il se passer le 2 mai? Trois scénarios juridiques
L’expiration de l’horloge ne déclenchera aucune sanction automatique. Trois trajectoires se dessinent. Premier scénario: le Congrès vote une résolution concurrente de retrait [15]. Ce mécanisme, dont la solidité juridique est contestée depuis l’arrêt INS v. Chadha de 1983, viserait à contraindre Trump à rapatrier les forces engagées. Mais quatre tentatives ont déjà échoué au Sénat [30], et à l’approche des élections de mi-mandat de novembre [88], aucune majorité ne se dégage. Deuxième scénario: Trump ignore le délai et invoque la lecture Obama 2011 [25], arguant que le blocus n’implique « ni combats soutenus ni échanges de tirs actifs » [23]. C’est l’option la plus probable. Troisième scénario: sous la pression de républicains comme John Curtis [36] ou de ceux qui ont signalé qu’ils ne soutiendraient aucune prolongation [89], la Maison-Blanche cherche une autorisation a posteriori [38], moyennant une rédaction étroite. Dans tous les cas, l’arbitrage final, en l’absence de saisine de la Cour suprême, restera politique.
Le calendrier raconte une autre histoire que les communiqués. Le 28 février, les frappes commencent [90]. Le 2 mars, la notification est déposée [1]. Le 8 avril, le cessez-le-feu officiel [17]. Le 13 avril, le blocus s’installe [45]. Le 1er mai, l’horloge expire. Et entre ces dates, 13 morts américains [39], 400 blessés [40], des stocks pétroliers iraniens à 74 % de saturation [50], un Brent à 126 dollars [65]. Aucune autorisation du Congrès. Aucune déclaration de guerre formelle. Aucune réponse, non plus, à la question de savoir ce que prévoit l’administration pour le 2 mai.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
« le milliardaire américain a officiellement notifié le Congrès de l’opération le 2 mars »
leparisien.fr ↗ ↩
« Donald Trump, le locataire de la Maison-Blanche »
leparisien.fr ↗ ↩
« President Trump submitted his war powers report notifying Congress »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« On March 2, President Trump submitted his war powers report notifying Congress of the Feb. 28 U.S.-Israeli joint strikes he authorized against Iran. »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« On March 2, President Trump submitted his war powers report notifying Congress of the Feb. 28 U.S.-Israeli joint strikes he authorized against Iran. »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« la War Powers Resolution datant de 1973 »
leparisien.fr ↗ ↩
« le crédit de 60 jours dont disposait le locataire de la Maison-Blanche pour engager les forces armées au Moyen-Orient sans l’autorisation du Congrès »
leparisien.fr ↗ ↩
« Ce vendredi 1er mai, le crédit de 60 jours dont disposait le locataire de la Maison-Blanche pour engager les forces armées au Moyen-Orient sans l’autorisation du Congrès sera en effet épuisé »
leparisien.fr ↗ ↩
« indicates that President Trump directed this action “pursuant to [his] constitutional authority as Commander in Chief and Chief Executive to conduct United States foreign relations.” »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« President Trump’s report does not address why the military carried out the attack without prior congressional authorization. »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« la loi sur les pouvoirs de guerre de 1973 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« The War Powers Resolution stipulates that the president must notify Congress within 48 hours of military action undertaken without congressional authorization. »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« The War Powers Resolution stipulates that the president must notify Congress within 48 hours of military action undertaken without congressional authorization. »
lawfaremedia.org ↗ ↩
« Une rallonge de 30 jours existe, mais uniquement pour organiser un retrait sécurisé des troupes, pas pour poursuivre une offensive, selon le texte du War Powers Resolution adopté par le Congrès américain en 1973. »
cnews.fr ↗ ↩
« le président des États-Unis est obligé de retirer ses forces armées à tout moment si le Congrès le décide par une résolution dite «concurrente» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé jeudi qu’en raison du cessez-le-feu, «l’horloge des 60 jours est suspendue» »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Un cessez-le-feu a été instauré le 8 avril »
fr.le360.ma ↗ ↩
« «Il n’y a pas eu d’échanges de tirs entre les forces armées américaines et l’Iran depuis le mardi 7 avril» »
fr.le360.ma ↗ ↩
« expliquait dans nos colonnes le 28 février Scott Anderson, ancien diplomate et chercheur à la Brookings Institution »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Le pouvoir exécutif utilise diverses techniques comme dans le cas des frappes aériennes dans les Caraïbes (l’hiver dernier, NDLR). Il qualifie chaque action, et non leur ensemble, d’hostilité. Le délai de 60 jours ne commence donc à courir que pour chaque engagement», expliquait dans nos colonnes le 28 février Scott Anderson, ancien diplomate et chercheur à la Brookings Institution »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Donald Trump avait d’ailleurs affirmé qu’il ne qualifierait pas officiellement le conflit contre l’Iran de «guerre», «car il faut obtenir une approbation» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En 2011, le président Barack Obama avait prolongé l’engagement militaire américain en Libye au-delà des soixante jours »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le démocrate avait estimé que le War Powers Act ne s’appliquait pas car «les opérations n’impliqu[aient] ni combats soutenus ni échanges de tirs actifs avec des forces hostiles, et n’impliqu[aient] pas de troupes terrestres américaines» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« affirmant que les États-Unis n’étaient pas engagés dans des combats soutenus, d’après un rapport du Congressional Research Service. »
cnews.fr ↗ ↩
« Donald Trump pourrait reprendre cette lecture des pouvoirs présidentiels. »
cnews.fr ↗ ↩
« le magnat de l’immobilier avait enfin «opposé son veto à une résolution bipartite qui aurait forcé la fin de l’implication militaire américaine dans la guerre civile saoudienne au Yémen» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Ce mercredi, le président américain évoquait un blocus de "plusieurs mois" du détroit d’Ormuz, auprès de patrons du secteur pétrolier »
ladepeche.fr ↗ ↩
« le magnat américain jugeait que cette stratégie était aujourd’hui "plus que les bombardements" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "Il se peut que nous devions mettre fin au cessez-le-feu", a soufflé le président américain à un correspondant de Fox News, ce jeudi »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le 15 avril, le Sénat américain, à majorité républicaine, a rejeté pour la quatrième fois une résolution démocrate pour mettre fin à la guerre en Iran »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Mi-avril, la Chambre américaine des représentants a rejeté à nouveau - mais de peu - une initiative des députés démocrates qui souhaitaient restreindre les pouvoirs du président américain dans la guerre contre l’Iran »
leparisien.fr ↗ ↩
« La sénatrice Tammy Duckworth, 58 ans, [.] cette élue démocrate de l’Illinois s’illustre par son opposition à la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. »
mediapart.fr ↗ ↩
« La sénatrice Tammy Duckworth, 58 ans, a vécu la guerre en Irak comme pilote d’hélicoptère. »
mediapart.fr ↗ ↩
« Son appareil s’est écrasé après avoir été touché par un tir, et elle a dû être amputée des deux jambes. »
mediapart.fr ↗ ↩
« Elle la dénonce comme la « folie » de Trump. »
mediapart.fr ↗ ↩
« Le sénateur républicain John Curtis avait déjà averti qu’il ne soutiendrait pas une guerre prolongée au-delà de 60 jours sans validation du Congrès, rapporte Deseret News en avril 2026. »
cnews.fr ↗ ↩
« rapporte Deseret News en avril 2026. »
cnews.fr ↗ ↩
« Certains républicains ont indiqué qu’ils s’attendent à ce que le président mette fin au conflit ou qu’il cherche l’approbation du Congrès pour poursuivre le conflit après cette date »
leparisien.fr ↗ ↩
« Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« et 400 ont été blessés »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« l’intervention des forces armées américaines en Iran, estimée pour l’heure à 25 milliards de dollars »
ladepeche.fr ↗ ↩
« membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« The US naval blockade of Iranian ports and the Strait of Hormuz, in place since April 13, has raised concerns. »
aljazeera.com ↗ ↩
« La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« une première depuis plus de 20 ans »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« storage capacity at Kharg Island, where most of Iran’s oil is exported. »
aljazeera.com ↗ ↩
« Kharg Island, an oil-critical hub which controls roughly 90% of Iranian crude oil exports »
nypost.com ↗ ↩
« As of April 20, the storage tanks at Kharg were about 74 percent full. »
aljazeera.com ↗ ↩
« United States Treasury Secretary Scott Bessent claimed that storage capacity at Kharg Island. Would be full 'in a matter of days'. »
aljazeera.com ↗ ↩
« Bessent wrote in an X post on April 22: 'In a matter of days, Kharg Island storage will be full and the fragile Iranian oil wells will be shut in. Constraining Iran’s maritime trade directly targets the regime’s primary revenue lifelines.' »
aljazeera.com ↗ ↩
« Bloomberg reported analysis on Tuesday from the data and analytics company Kpler suggesting Iran could run out of crude storage in 12 to 22 days. »
aljazeera.com ↗ ↩
« Bloomberg reported analysis on Tuesday from the data and analytics company Kpler suggesting Iran could run out of crude storage in 12 to 22 days if the blockade persists. »
aljazeera.com ↗ ↩
« The Critical Threats Project at the American Enterprise Institute think-tank »
nypost.com ↗ ↩
« Tehran likely has until April 29 before its onshore storage facilities are filled »
nypost.com ↗ ↩
« said Derek Reisfield, Co-Founder of Marketwatch and a former McKinsey consultant »
nypost.com ↗ ↩
« “If the Iranians have to shut down oil and gas production due to a lack of storage capacity, there will be permanent damage to the productivity of the oil fields,” said Derek Reisfield [.] “The damage will be irreversible,” he added. »
nypost.com ↗ ↩
« leaving the regime with an average recovery rate of 25% when production plants are shut »
nypost.com ↗ ↩
« An Iranian parliamentarian, Ahmad Bashesh Ast Ardastani, warned on Friday »
nypost.com ↗ ↩
« “We must do something about this maritime siege, because if we are forced to shut down our oil wells, we will need billions of dollars to restart them,” he said [.] “Shutting down our oil wells is not as simple as turning off a water tap,” he added. »
nypost.com ↗ ↩
« On April 23, maritime trackers reported that Iran recommissioned the retired Very Large Crude Carrier (VLCC) Nasha around Kharg Island »
nypost.com ↗ ↩
« six tankers forced to turn back in recent days, ship-tracking data shows »
nypost.com ↗ ↩
« During peacetime, 20 percent of the world’s oil and liquefied natural gas (LNG) supplies are shipped through the corridor. »
aljazeera.com ↗ ↩
« le Brent, référence mondiale du pétrole brut, a brièvement dépassé jeudi les 126 dollars »
fr.le360.ma ↗ ↩
« un sommet depuis le début de l’année 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie »
fr.le360.ma ↗ ↩
« plus de 40 pétroliers (pouvant transporter un total de 69 millions de barils) sont actuellement immobilisés »
ladepeche.fr ↗ ↩
« plus de 40 pétroliers (pouvant transporter un total de 69 millions de barils) sont actuellement immobilisés »
ladepeche.fr ↗ ↩
« privant Téhéran de 6 milliards de dollars de revenus »
ladepeche.fr ↗ ↩
« «Le monde est confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire», a estimé le patron de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol »
fr.le360.ma ↗ ↩
« «Le monde est confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire» »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Téhéran a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire. »
rtbf.be ↗ ↩
« Donald Trump et son administration en ont pris connaissance, sans y donner de réelles suites. »
rtbf.be ↗ ↩
« le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan. »
rtbf.be ↗ ↩
« le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan. »
rtbf.be ↗ ↩
« de premières discussions engagées le 11 avril à Islamabad »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Le président iranien Massoud Pezeshkian a, de son côté, dénoncé le blocus américain, qu’il a qualifié de «prolongement des opérations militaires» »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé jeudi que les États-Unis avaient subi une «défaite honteuse» face à l’Iran »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est également alarmé de l’«étranglement» de l’économie mondiale »
fr.le360.ma ↗ ↩
« «C’est à présent le temps du dialogue, de solutions qui nous éloignent du bord du gouffre et de mesures capables d’ouvrir une voie vers la paix» »
fr.le360.ma ↗ ↩
« le chef d'état-major de l'armée, Eyal Zamir, a affirmé lundi que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts. »
rtbf.be ↗ ↩
« le chef d'état-major de l'armée, Eyal Zamir, a affirmé lundi que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts. »
rtbf.be ↗ ↩
« "Ils étouffent comme un porc à la broche, et ça va empirer pour eux", commentait le magnat américain »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Téhéran a activé jeudi soir ses systèmes de défense antiaérienne contre des drones et de petits avions »
fr.le360.ma ↗ ↩
« de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du pays ont fait au moins dix-sept morts jeudi »
fr.le360.ma ↗ ↩
« Barack Obama avait déjà utilisé cet argument en 2011 lors de l’intervention en Libye, affirmant que les États-Unis n’étaient pas engagés dans des combats soutenus, d’après un rapport du Congressional Research Service. »
cnews.fr ↗ ↩
« Le président pourrait estimer que les opérations menées ne relèvent pas juridiquement d’«hostilités» au sens du texte, et poursuivre sans autorisation formelle. »
cnews.fr ↗ ↩
« À l’approche des élections de mi-mandat, en novembre prochain »
lefigaro.fr ↗ ↩
« certains républicains ont déjà signalé qu’ils ne soutiendraient aucune prolongation au-delà de 60 jours »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le président Donald Trump a lancé une opération militaire en Iran le 28 février »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- White House Submits Iran War Powers Report to Congress
- Is Iran’s oil storage nearly full
- Iran on brink of ‘irreversible’ damage to oil fields as storage runs out during blockade
- Guerre en Iran : pourquoi le 1er mai pourrait être un tournant pour Trump et la suite de l’intervention américaine
- Guerre au Moyen-Orient : le Congrès pourrait-il bientôt faire barrage à Trump en Iran ?
- DÉCRYPTAGE. Guerre au Moyen-Orient : "La tempête arrive"… pourquoi Donald Trump pourrait être tenté de frapper à nouveau l’Iran dans les heures qui viennent
- Guerre au Moyen-Orient: Trump défie le Congrès, Téhéran active ses défenses aériennes
- Guerre en Iran : Donald Trump snobe le Congrès
- Guerre au Moyen-Orient ce 27 avril : l’Iran a proposé un nouveau plan de paix, les Etats-Unis ont discuté de cette proposition sans perspective d’accord
- Le chef du Pentagone va s’expliquer sur la guerre en Iran
- Guerre en Iran : après deux mois de conflit, quels scénarios pour la suite ?
