Mayenne : 10 007 projets de recrutement en 2026, l’agroalimentaire en tête

Quatrième hausse consécutive des intentions d'embauche, mais plus d'un recrutement sur deux reste difficile à pourvoir

Mayenne : 10 007 projets de recrutement en 2026, l'agroalimentaire en tête
Illustration Delphine Leclerc / info.fr

En Mayenne, 10 007 projets de recrutement sont recensés pour 2026. C'est la quatrième année consécutive de hausse. La préfète Nadège Baptista et France Travail ont présenté ces chiffres le 18 mai lors d'une conférence de presse chez Prolians, à Laval.

En Mayenne, 10 007 projets de recrutement sont recensés pour 2026. C’est la quatrième année consécutive de hausse. La préfète Nadège Baptista et France Travail ont présenté ces chiffres le 18 mai lors d’une conférence de presse chez Prolians, à Laval.

L’essentiel

  • 10 007 projets : intentions d’embauche recensées en Mayenne pour 2026, 4e année consécutive de hausse.
  • 76,6 % : part des projets concernant des emplois durables (CDI ou CDD de plus de 6 mois).
  • 1 sur 2 : plus d’un recrutement sur deux est jugé difficile à pourvoir par les employeurs.
  • Agroalimentaire en tête : secteur le plus demandeur, devant construction, santé, aide à la personne et agriculture.
  • 8 800 établissements : interrogés par France Travail en novembre 2025, 2 090 réponses analysées.

Une conférence le 18 mai chez Prolians

La préfète Nadège Baptista, en poste depuis septembre 2025, et Franck Leroy, directeur départemental de France Travail, ont réuni la presse le 18 mai 2026 dans les locaux de Prolians, distributeur de matériaux de construction implanté à Laval. L’occasion de présenter les résultats de l’enquête annuelle Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) menée par France Travail.

L’enquête a porté sur environ 8 800 établissements mayennais contactés en novembre 2025. France Travail a retenu 2 090 réponses pour l’analyse, selon l’Observatoire de l’emploi des Pays de la Loire.

Quatrième hausse consécutive

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Le département franchit pour la première fois la barre des 10 000 projets de recrutement annuels. Il s’agit de la quatrième progression consécutive, selon la préfecture de la Mayenne. Le chiffre recouvre toutes formes de recrutement : CDI, CDD, contrats saisonniers, intérim.

76,6 % de ces projets concernent des emplois durables, ce qui représente plus de 7 600 postes à pourvoir sur des contrats longs. Mais le revers est significatif : plus d’un recrutement sur deux est signalé comme difficile à pourvoir par les employeurs, selon les données croisées de la préfecture et d’Ouest-France.

Agroalimentaire, construction, santé : les secteurs sous tension

L’agroalimentaire arrive en tête des besoins, secteur structurant de l’économie mayennaise. Viennent ensuite la construction, la santé, l’aide à la personne et l’agriculture. Ces cinq filières concentrent l’essentiel des tensions de recrutement identifiées.

Les métiers les plus cités dans la presse régionale sont ouvriers de production, aides-soignants et aides à domicile - des profils souvent recherchés sans qualification spécifique mais difficiles à fidéliser, selon Ouest-France (20 mai 2026).

La Mayenne suit ainsi une tendance observée à l’échelle régionale, bien qu’en retrait : 24,5 % des établissements mayennais envisagent de recruter en 2026, contre 27,5 % en moyenne pour l’ensemble des Pays de la Loire, selon l’Observatoire emploi de la région.

Contexte dans la Mayenne

La Mayenne affiche un taux d’activité de 77,1 % (INSEE, 2022) pour les 15-64 ans, l’un des plus élevés de la région. Le taux de chômage s’établit à 5,9 % sur la même tranche d’âge, nettement inférieur à la moyenne nationale. Ces indicateurs traduisent un marché du travail tendu côté offre : le vivier de demandeurs d’emploi disponibles est structurellement limité.

Le département compte environ 307 000 habitants. Son tissu économique repose historiquement sur l’agroalimentaire - Lactalis, groupe mayennais, en est le symbole - mais aussi sur la construction et les services à la personne, en forte croissance avec le vieillissement de la population rurale.

Pour les acteurs locaux de l’emploi, la vie culturelle et les équipements du territoire font partie des arguments d’attractivité avancés auprès des candidats à l’installation. Sur le plan sportif, Laval joue en ce moment sa place en Ligue 2, ce qui contribue à la visibilité nationale de la ville.

Des outils d’accompagnement à consolider

Face aux difficultés de recrutement, France Travail et la préfecture mettent en avant les dispositifs d’accompagnement existants : formations en tension, méthode de recrutement par simulation (MRS), contrats en alternance. Le détail des mesures annoncées lors de la conférence du 18 mai n’a pas encore été publié.

La question de l’attractivité territoriale reste centrale. Dans plusieurs secteurs - aide à domicile en particulier - les difficultés tiennent autant aux conditions de travail et aux niveaux de rémunération qu’à un manque de candidats, selon les analyses récurrentes de France Travail sur ce bassin.

Les données complètes de l’enquête BMO 2026 pour la Mayenne sont consultables sur le site de l’Observatoire de l’emploi des Pays de la Loire. France Travail Laval doit préciser dans les prochaines semaines les actions prioritaires engagées auprès des secteurs les plus en tension.

Sources

Delphine Leclerc

Delphine Leclerc

Delphine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Mayenne (53), avec Laval pour chef-lieu. Spécialité du département : siege Lactalis (Laval) et Laval Virtual (RV). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Pays de la Loire.

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