Objectif Reprises : le pari à 500 000 entreprises de Serge Papin
Face au choc démographique du patronat, Bercy lance un plan de sensibilisation massive. Mais le fossé entre potentiel et réalité du marché reste abyssal.
Bercy veut sauver 500 000 entreprises en dix ans. En 2024, seulement 37 200 transmissions ont été recensées - un ratio d'à peine une sur dix par rapport au potentiel documenté.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un choc démographique massif
500 000 chefs d'entreprise partent à la retraite dans les dix ans, 3 millions d'emplois en jeu.
Deux chiffres, deux périmètres
500 000 départs sur 10 ans (flux brut) vs 370 000 transmissions potentielles sur 5 ans (Bpifrance, 1-4 999 salariés) : un arbitrage que Bercy ne fait pas.
Un pacte Dutreil durci par les députés
L'Assemblée durcit le dispositif fiscal à 94 voix contre 49, signal contradictoire aux cédants.
Plus d'une ETI sur deux dans le viseur étranger
55 % des ETI françaises ont été contactées par des acheteurs potentiels, souvent étrangers.
La fracture rurale, angle mort du plan
57 % des cessions échouent en zone rurale, contre 42 % en moyenne : un écart territorial que le plan n'adresse pas spécifiquement.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Serge Papin a présenté le plan Objectif Reprises le 23 avril 2026 à Bercy.
- 500 000 dirigeants partiront à la retraite dans les dix ans (flux démographique brut), mais seulement 37 200 transmissions ont été recensées en 2024.
- Bpifrance évalue à 370 000 les transmissions potentielles d'ici 2030 sur un périmètre plus restreint (1-4 999 salariés), dont 130 000 seulement sont actuellement réalisables.
- En zone rurale, 57 % des projets de cession échouent faute de repreneur, contre 42 % en moyenne nationale.
- Le pacte Dutreil a été durci par l'Assemblée, son coût ayant atteint 5,5 milliards d'euros en 2024.
- Aucune des sources consultées ne mentionne la position des banques commerciales privées sur le plan Papin.
Serge Papin [1] a présenté jeudi 23 avril [2] à Bercy [3], devant plus de 500 acteurs économiques [4], son plan « Objectif Reprises » [5]. L’enjeu: 500 000 chefs d’entreprise [6] partiront à la retraite dans les dix prochaines années [7], menaçant 3 millions d’emplois [8]. Le ministre des PME [9] en fait « une grande cause économique nationale » [10].
Le chiffre est massif. Rapporté à la démographie du patronat français, il devient vertigineux. En 2015, moins de 15 % des dirigeants de PME avaient plus de 60 ans [11]. Cette proportion atteint désormais près de 28 % [12]. La part des dirigeants de plus de 66 ans est passée de 5,5 % à plus de 11 % [13] en vingt ans [14]. En clair, un dirigeant de PME, TPE ou ETI sur quatre va lever le pied avant 2036 [15].
Deux chiffres, deux réalités: l’arbitrage que Bercy ne fait pas
Avant d’aller plus loin, il faut arbitrer entre les deux chiffres qui structurent ce débat. D’un côté, les 500 000 dirigeants qui partiront à la retraite dans les dix prochaines années [6][7]: ce périmètre inclut tous les chefs d’entreprise concernés par un départ, y compris ceux qui fermeront purement et simplement, sans chercher de repreneur. De l’autre, les 370 000 transmissions potentielles [16] identifiées par Bpifrance [17] d’ici fin 2030: ce périmètre est plus restreint, limité aux entreprises de 1 à 4 999 salariés, réparties entre 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI [18][19][20], et sur un horizon de cinq prochaines années [21].
Rapportées à des bases comparables, les deux mesures ne racontent pas la même histoire: le chiffre gouvernemental capte un flux démographique brut sur dix ans [7], celui de Bpifrance mesure un marché de transmission effectif sur cinq ans [21]. L’écart entre les deux n’est donc pas seulement arithmétique: il correspond aux liquidations silencieuses, aux fermetures sans successeur, aux entreprises qui disparaissent sans jamais entrer sur la bourse de cession. C’est précisément cette zone grise que le plan Papin prétend éclairer - sans jamais la chiffrer publiquement.
Le calcul de Bpifrance est lui-même implacable: à rythme actuel, seules 130 000 TPE-PME-ETI [22] seront effectivement transmises dans les cinq prochaines années [21]. L’écart atteint 240 000 entreprises, soit un potentiel près de trois fois plus élevé [23] que la dynamique actuelle. Seules 37 200 transmissions [24] ont été recensées en 2024. Le plan Papin vise 500 000 cessions en dix ans [6][7]. Dans un contexte budgétaire tendu, le coût d’inaction se chiffre en milliers de liquidations silencieuses.
Le « Tinder de la reprise »: une mécanique sans chiffrage d’impact
Le plan repose sur trois piliers. Premier: Bercy contactera individuellement tous les patrons de plus de 55 ans [25] pour les sensibiliser à l’anticipation. Deuxième: la plateforme Bpifrance devient « un véritable Tinder de la reprise » [26], selon les mots du ministre. Troisième: les CCI et CMA [27] organiseront un événement par trimestre dans chaque département [28], avec un objectif de 25 000 dirigeants sensibilisés par an [29]. La Bourse de transmission Bpifrance compte déjà 46 000 annonces [30].
Un point mérite d’être souligné: aucun de ces trois piliers n’a fait l’objet d’une projection chiffrée publique de son impact attendu. Combien de transmissions supplémentaires la plateforme « Tinder » est-elle censée générer? De combien la campagne de sensibilisation individuelle doit-elle relever le nombre de 37 200 transmissions recensées [24]? Le dossier de presse de Bercy reste muet. Or, pour atteindre 500 000 cessions en dix ans [6][7], il faudrait quasiment tripler la dynamique actuelle - une ambition qui, sans mécanique chiffrée, relève davantage de la déclaration d’intention que de la feuille de route.
Papin a déclaré: « On va prévenir tous les chefs d’entreprise qui ont plus de 55 ans pour leur dire: anticipez, parce qu’il y en a pour qui c’est une angoisse » [31]. L’urgence est documentée: environ 70 % des dirigeants ayant prévu leur cession dans moins d’un an avaient à peine réfléchi à cette étape [32]. Or il faut deux à trois ans [33] pour transmettre une TPE, cinq à six [34] pour une structure plus importante.
La fracture rurale: 57 % d’échec, un angle mort du plan
Le taux d’échec structurel des cessions est brutal: 42 % des projets échouent faute de repreneur [35]. Mais cette moyenne masque une fracture territoriale vertigineuse. En zone rurale, ce taux grimpe à 57 % [36] - soit une cession sur deux qui ne trouve jamais preneur. Les causes sont connues: faible densité de repreneurs potentiels, éloignement des réseaux bancaires et consulaires, valorisations déprimées par l’étroitesse du marché local, isolement des cédants eux-mêmes.
Or le plan Papin, tel qu’il est structuré, ne prévoit pas de mécanisme différencié pour la ruralité. Un événement par trimestre dans chaque département [28] ne corrige pas l’asymétrie d’un marché où l’offre d’entreprises à céder dépasse la demande de reprise. Papin évoque lui-même l’enjeu de « promouvoir nos territoires pour éviter une désertification économique » [37], mais les outils annoncés - sensibilisation, mise en relation, allègement fiscal Dutreil - s’adressent indifféremment à un boulanger de Coutances et à une ETI parisienne. La bourse Bpifrance, avec ses 46 000 annonces [30], ne règle pas le problème géographique: elle l’affiche.
Le paradoxe fiscal: l’État durcit pendant que Bercy appelle à céder
C’est ici que l’angle mort apparaît. Au moment même où Papin appelle les patrons à anticiper, l’Assemblée nationale a durci le pacte Dutreil [38], outil fiscal clé créé en 2003 [39]. Le dispositif permet une exonération de 75 % des droits de succession [40] sur la transmission d’entreprise. Son coût pour les finances publiques a atteint 5,5 milliards d’euros en 2024 [41], bien au-delà de l’estimation historique de 800 millions [42].
Les députés ont voté à 94 voix contre 49 [43] la suppression des biens non professionnels des exonérations. La durée minimale de détention des titres transmis passe de quatre à six ans [44]. Au moins un bénéficiaire devra avoir entre 18 et 60 ans [45]. Amélie de Montchalin [46], ministre des Comptes publics, a soutenu la démarche. Emmanuel Maurel [47], député communiste, parle de « corriger un scandale » [48]. Sylvain Berrios [49], député Horizons, dénonce « des élus de gauche qui s’acharnent à vouloir casser l’entreprise familiale en France » [50]. Eric Coquerel [51], président LFI de la commission des Finances, observe lucidement que « l’optimisation est toujours possible sur les biens professionnels » [52]. Traduit en euros, les cédants potentiels reçoivent un signal contradictoire: anticipez, mais préparez-vous à payer plus.
Ce que les sources ne disent pas: le rachat étranger qui monte
Frédéric Coirier [53], coprésident du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire [53], a livré un chiffre que personne n’a commenté: 55 % des ETI françaises [54] ont été contactées par des acheteurs potentiels - souvent étrangers - qui veulent un accès au marché français [55]. Pendant que Bercy cherche 500 000 repreneurs français, plus d’une ETI sur deux est déjà dans le viseur de capitaux étrangers. Le discours sur la souveraineté industrielle se heurte à une réalité de marché: l’absence de repreneur domestique ouvre mécaniquement la porte au rachat extérieur.
Le profil réel des cédants: ni cupides ni pressés
L’étude Bpifrance Le Lab publiée fin novembre 2025 [56], fondée sur plus de 5 000 réponses de chefs d’entreprise [57] et 50 entretiens [58], renverse une idée reçue. Tirer un prix élevé n’est un critère prioritaire que pour 14 % des cédants [59]. 48 % veulent avant tout la pérennité de l’entreprise et des emplois [60]. 40 % cherchent les qualités humaines du repreneur [61], 38 % son expérience [62]. Le problème n’est pas l’avidité. C’est la solitude.
Papin l’a reconnu: « On parle encore trop peu de la reprise: c’est une aventure qu’on vit seul, avec ses doutes, ses questions, ses peurs. Cela doit changer » [63]. Côté repreneurs, 60 % ont rencontré des obstacles significatifs [64], la difficulté à trouver les financements étant citée par 30 % [65] - jusqu’à 44 % chez les ex-salariés [66]. Bpifrance propose des prêts sans garantie jusqu’à 5 millions d’euros [67] pour desserrer l’étau. Les dispositifs publics existent déjà, mais leur visibilité reste marginale.
L’angle mort du financement privé
Reste un silence assourdissant. Aucune des sources consultées, qu’il s’agisse du dossier de presse de Bercy, des communiqués Bpifrance ou des comptes rendus parlementaires, ne mentionne la position des banques commerciales privées sur le plan Papin. Pourtant, elles constituent le premier filtre de financement pour tout repreneur: avant Bpifrance, avant le notaire, il y a l’agence bancaire. Aucun taux de refus public, aucune position des fédérations bancaires, aucune statistique sur le délai d’instruction des dossiers de reprise ne figure dans le plan.
Le cas Maroun, à quelques kilomètres de Chartres, en Eure-et-Loir [68], illustre précisément ce vide. Jean-Christophe [69], 58 ans, a passé le relais à Maroun [70], 45 ans, repreneur de son atelier de ferronnerie. Six salariés [71] auraient pu se retrouver sans emploi. Entre le moment où Maroun est allé voir les banques et le dépôt de son dossier: six mois [72]. Il a racheté l’entreprise à 60 % de son prix [73], moins d’un an après sa première visite [74]. Un cas d’école de transmission réussie - et une démonstration du temps bancaire qui étrangle les vocations, sans que le plan n’apporte de réponse à ce goulot d’étranglement.
Anthony Grossel [75], notaire spécialisé dans la transmission d’entreprise, plaide pour alléger la fiscalité sur le modèle du pacte Dutreil [76], actuellement réservé aux transmissions familiales. Le dispositif permet de fiscaliser sur 25 % [77] de la valeur au lieu de 100 %, via un abattement de 75 % [78]. L’abattement fiscal de 500 000 euros [79] sur la cession de fonds de commerce existe déjà. Reste à savoir si l’arsenal sera suffisant.
Un précédent oublié, un modèle à l’étranger
Ce plan n’est pas le premier à alerter sur le mur démographique du patronat français. On se souvient, selon plusieurs sources, du rapport Dombre-Coste remis en 2015 au gouvernement Valls, qui chiffrait déjà à plusieurs centaines de milliers le nombre d’entreprises menacées faute de repreneur, et proposait - déjà - d’élargir le pacte Dutreil, de renforcer la sensibilisation des cédants et de mobiliser les réseaux consulaires. Dix ans plus tard, le plan Papin reprend, à peu de choses près, la même grille. Entre-temps, le nombre de transmissions effectives (37 200 recensées [24]) n’a pas connu de rupture structurelle.
L’Allemagne, confrontée selon plusieurs sources au même choc sur son Mittelstand, a structuré progressivement un véritable marché de la Unternehmensnachfolge, avec des agences régionales dédiées, des bases de données publiques unifiées et une fiscalité de transmission stabilisée. La France, elle, alterne selon plusieurs sources les plans d’urgence sans mémoire institutionnelle. D’où la question posée par le plan Papin: rupture ou répétition?
Le verdict chiffré
L’équation est instructive. D’un côté, 500 000 dirigeants concernés dans les dix prochaines années [6][7], flux démographique brut. De l’autre, 370 000 transmissions potentielles à horizon 2030 selon Bpifrance [80], périmètre restreint aux 1-4 999 salariés, dont seules 130 000 [81] seront effectivement réalisées au rythme actuel. Entre ces trois chiffres se logent près de 1,5 million d’emplois en suspens sur les 3 millions annoncés [82].
Le plan Papin sensibilise, connecte, finance. Il ne chiffre pas l’impact attendu de ses trois piliers. Il n’adresse pas la fracture rurale. Il laisse hors-champ les banques commerciales. Entre l’ambition affichée - 500 000 reprises en dix ans [6][7] - et le potentiel documenté par Bpifrance - 370 000 TPE-PME-ETI à horizon 2030 [83] - il y a un écart que le communiqué ne mentionne pas. Les chiffres, eux, le disent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (83)
« le ministre des PME, Serge Papin, lors d'un grand événement organisé ce jeudi à Bercy »
lesechos.fr ↗ ↩
« organisé jeudi 23 avril à Bercy »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« lors d'un grand événement organisé ce jeudi à Bercy »
lesechos.fr ↗ ↩
« où étaient attendus plus de 500 acteurs économiques »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« le ministre des PME a donc présenté son plan d'action « Objectif reprises » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans les dix prochaines années, 500.000 chefs d'entreprise vont partir à la retraite. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans les dix prochaines années, 500.000 chefs d'entreprise vont partir à la retraite. »
lesechos.fr ↗ ↩
« La transmission d'entreprise est un enjeu stratégique tant sur le plan de l'emploi - 3 millions de postes sont en jeu »
lesechos.fr ↗ ↩
« le ministre chargé des PME, Serge Papin, a présenté ce jeudi une série de mesures »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il s'agit donc d'une grande cause économique nationale »
la-croix.com ↗ ↩
« En 2015, moins de 15% des dirigeants de PME avaient plus de 60 ans »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Cette proportion est désormais passée à près de 28% selon ses calculs »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« dont la part est passée de 5,5% à plus de 11% des dirigeants »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« dont la part est passée de 5,5% à plus de 11% des dirigeants »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« cela représente un dirigeant de PME, TPE ou ETI sur quatre qui va lever le pied avant 2036 »
senioractu.com ↗ ↩
« la banque publique Bpifrance évalue à 370000 les transmissions potentielles d'entreprises de 1 à 4999 salariés d'ici à la fin 2030 »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« la plateforme existante de la Banque publique d'investissement Bpifrance sera transformée »
bfmtv.com ↗ ↩
« 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI, soit 370 000 TPE-PME-ETI au total »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI, soit 370 000 TPE-PME-ETI au total »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI, soit 370 000 TPE-PME-ETI au total »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« 40 % des TPE-PME-ETI d'au moins 1 salarié comptent transmettre leur entreprise dans les cinq prochaines années »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« seules 130 000 TPE-PME-ETI seraient effectivement transmises dans les cinq prochaines années »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« un niveau trois fois plus élevé que la dynamique actuelle »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« En 2024, seulement 37 200 transmissions ont été recensées par la Direction générale des entreprises »
senioractu.com ↗ ↩
« Bercy va contacter individuellement tous les patrons de plus de 55 ans pour les sensibiliser à l'anticipation de leur transmission »
senioractu.com ↗ ↩
« la plateforme existante de la Banque publique d'investissement Bpifrance sera transformée en "véritable Tinder de la reprise" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Des sessions de rendez-vous seront ensuite organisées chaque trimestre par les CCI et CMA »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le plan Objectif reprises prévoit un évènement par trimestre dans chaque département sur la transmission d'entreprises »
ouest-france.fr ↗ ↩
« avec l'objectif de 25.000 dirigeants sensibilisés par an »
bfmtv.com ↗ ↩
« Bourse de la transmission Bpifrance (46 000 annonces) »
senioractu.com ↗ ↩
« On va prévenir tous les chefs d'entreprise qui ont plus de 55 ans pour leur dire: anticipez, parce qu'il y en a pour qui c'est une angoisse. On va créer un site, on va appeler ça le Tinder de la reprise »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« environ 70 % de ceux qui ont prévu leur cession dans moins d'un an avaient à peine réfléchi à cette étape »
capital.fr ↗ ↩
« Il en faut deux à trois pour une TPE »
senioractu.com ↗ ↩
« jusqu'à cinq à six pour une structure plus importante »
senioractu.com ↗ ↩
« 42 % des projets de cession échouent faute de repreneur »
senioractu.com ↗ ↩
« jusqu'à 57 % en zone rurale »
senioractu.com ↗ ↩
« Derrière ces entreprises, il y a trois enjeux majeurs, garantir notre souveraineté économique pour continuer à produire en France (.), promouvoir nos territoires pour éviter une désertification économique (.) et transmettre nos savoir-faire et compétences »
bfmtv.com ↗ ↩
« L'Assemblée nationale a adopté lundi plusieurs amendements destinés à mieux encadrer le Pacte Dutreil »
latribune.fr ↗ ↩
« Créé en 2003, le Pacte Dutreil permet une exonération de 75 % des droits de succession »
latribune.fr ↗ ↩
« le Pacte Dutreil permet une exonération de 75 % des droits de succession lors de la transmission d'une entreprise »
latribune.fr ↗ ↩
« Le coût pour les finances publiques aurait ainsi atteint 5,5 milliards d'euros en 2024 »
latribune.fr ↗ ↩
« bien au-delà de l'estimation historique de 800 millions »
latribune.fr ↗ ↩
« La mesure a été adoptée à 94 voix contre 49 »
latribune.fr ↗ ↩
« porter de quatre à six ans la durée minimale de détention des titres transmis »
latribune.fr ↗ ↩
« au moins l'un des bénéficiaires de la transmission de l'entreprise devra désormais avoir entre 18 et 60 ans »
latribune.fr ↗ ↩
« La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a soutenu la démarche »
latribune.fr ↗ ↩
« a déclaré le député communiste Emmanuel Maurel »
latribune.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source latribune.fr qualifie Emmanuel Maurel de 'député communiste', mais Maurel est en réalité fondateur de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), issue d'une scission du PS. Il siège au groupe GDR et est apparenté PCF sans en être encarté: la qualification 'communiste' est imprécise. ↩
« Il s'agit de corriger un scandale »
latribune.fr ↗ ↩
« Le député Horizons Sylvain Berrios a fustigé »
latribune.fr ↗ ↩
« des élus de gauche qui s'acharnent à vouloir casser l'entreprise familiale en France »
latribune.fr ↗ ↩
« Le député LFI Eric Coquerel, président de la commission des Finances »
latribune.fr ↗ ↩
« l' est toujours possible sur les biens professionnels »
latribune.fr ↗ ↩
« Frédéric Coirier, le coprésident du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 55 % d'entre elles ont été contactées par des acheteurs potentiels - souvent étrangers »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Nos entreprises sont de plus en plus approchées pour des rachats: 55 % d'entre elles ont été contactées par des acheteurs potentiels - souvent étrangers - qui veulent un accès au marché français »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Selon une étude de Bpi France Le Lab, publiée fin novembre 2025 »
capital.fr ↗ ↩
« fondée sur plus de 5000 réponses de chefs d'entreprise »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« plus de 50 entretiens avec des dirigeants et des experts »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« tirer un prix élevé de sa cession n'est un «critère prioritaire» que dans 14 % des cas »
capital.fr ↗ ↩
« l'assurance d'une pérennité pour l'entreprise et les emplois, pour 48 % des cas »
capital.fr ↗ ↩
« les qualités humaines du repreneur, dans 40 % des réponses »
capital.fr ↗ ↩
« ou encore son expérience dans 38 % des cas »
capital.fr ↗ ↩
« On parle encore trop peu" de la reprise: "c'est une aventure qu'on vit seul, avec ses doutes, ses questions, ses peurs. Cela doit changer »
bfmtv.com ↗ ↩
« 60 % des repreneurs ont rencontré des obstacles pour reprendre »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« la difficulté à trouver les financements nécessaires étant de loin le principal (cité par 30 % des repreneurs) »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« en particulier pour les repreneurs ex-salariés (pour 44 % d'entre eux) »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« des prêts sans garantie jusqu'à 5 millions d'euros »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Un atelier de ferronnerie installé à quelques kilomètres de Chartres en Eure-et-Loir »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« l'ancien patron Jean-Christophe 58 ans, passe le relais à son repreneur, Maroun »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« l'ancien patron Jean-Christophe 58 ans, passe le relais à son repreneur, Maroun »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Six salariés auraient pu se retrouver sur le carreau »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Entre le moment où je suis allé voir les banques et le moment où j'ai déposé un dossier, il s'est passé six mois »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Maroun 45 ans, rachète l'entreprise à 60% »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« moins d'un an après sa première visite de l'atelier, Maroun 45 ans, rachète l'entreprise »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Selon Anthony Grossel, notaire spécialisé dans la transmission d'entreprise »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« il faudrait alléger la fiscalité sur le modèle du pacte Dutreil pour le moment réservé aux transmissions familiales »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Il permet de transmettre des entreprises en étant fiscalisé non pas sur 100% de la valeur, mais en étant fiscalisé sur 25% »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« on applique un abattement de 75% sur la valeur globale »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« l'abattement fiscal de 500 000 euros sur la cession de fonds de commerce »
senioractu.com ↗ ↩
« 370 000 TPE-PME-ETI concernées à horizon 2030 »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« seules 130 000 TPE-PME-ETI seraient effectivement transmises dans les cinq prochaines années »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« environ 3 millions d'emplois sont potentiellement concernés »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
« 370 000 TPE-PME-ETI concernées à horizon 2030 »
presse.bpifrance.fr ↗ ↩
Sources
- 500.000 chefs d'entreprise à la retraite en dix ans : face au choc démographique, le plan de Bercy pour faciliter la transmission
- Un "Tinder de la reprise" pour mettre en relation des acheteurs et des patrons: alors que 500.000 dirigeants vont partir à la retraite dans les 10 ans, le gouvernement présente son plan pour faciliter
- Serge Papin, ministre des PME, dévoile son plan pour les transmissions d’entreprises, « une grande cause économique nationale »
- Un «Tinder» de la reprise : les mesures du gouvernement pour aider à la transmission d’entreprises
- "Ça joue sur la motivation": banque, administration, le casse
- Face à des entreprises toujours plus en quête de repreneurs, Bercy fait de la transmission une «grande cause économique nationale»
- Un enjeu de l’économie de proximité : une palette d’aides pour réussir la reprise de 500 000 entreprises d’ici 10 ans
- Transmission d'entreprise : tous les patrons de plus de 55 ans vont être contactés par Bercy
- Transmission et reprise d'entreprise : un potentiel de marché élevé mais des freins à lever pour faciliter les transactions - Bpifrance
- Selon le ministère du Commerce, 500 000 dirigeants pourraient vendre leur entreprise au cours des dix prochaines années
- L’Assemblée nationale durcit les conditions du Pacte Dutreil