PIPA : 972 ha, 8 001 emplois et futur site Safran – le plus grand parc industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes
Le Parc Industriel de la Plaine de l'Ain franchit la barre des 8 000 emplois fin 2025 et accueillera une usine Safran dès 2030 pour plus de 450 millions d'euros.
Le Parc Industriel de la Plaine de l'Ain (PIPA), situé à Saint-Vulbas, compte désormais 8 001 emplois et 188 entreprises sur 972 hectares. Premier parc industriel d'Auvergne-Rhône-Alpes, il s'apprête à accueillir une usine Safran Landing Systems représentant un investissement supérieur à 450 millions d'euros.
Le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA), situé à Saint-Vulbas, compte désormais 8 001 emplois et 188 entreprises sur 972 hectares. Premier parc industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes, il s’apprête à accueillir une usine Safran Landing Systems représentant un investissement supérieur à 450 millions d’euros.
L’essentiel
- 8 001 emplois : chiffre atteint fin 2025, en hausse de 2,3 % par rapport aux 7 825 emplois de 2024, selon mesinfos.fr et Lyon Capitale.
- 972 hectares, 188 entreprises : le PIPA est qualifié de plus grand parc industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes par le Préfet de l’Ain.
- Safran : investissement >450 M€ : une usine de freins carbone aéronautiques de 30 000 m² doit entrer en service en 2030, avec jusqu’à 250 emplois à terme.
- Concertation publique : la procédure préalable au projet Safran « 4U » s’est déroulée du 27 mai au 17 juillet 2026 à Saint-Vulbas.
- 27 km de voies ferrées : desserte ferroviaire interne complétée par l’A42 et la proximité de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Un parc créé en 1974, aujourd’hui référence nationale
Le PIPA est né en 1974-1975, dans le sillage du développement de la centrale nucléaire du Bugey. Le Syndicat mixte a été créé le 13 mai 1974 ; les travaux ont démarré fin 1975. Un projet de ville nouvelle avait alors été envisagé dans ce secteur de la Plaine de l’Ain, avant d’être abandonné. Cinq décennies plus tard, le site s’impose comme le plus grand parc industriel de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et l’un des plus importants de France, selon le Préfet de l’Ain.
Le Syndicat Mixte du PIPA (SMPIPA) regroupe la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de l’Ain, la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain et la Métropole de Lyon. Sa présidence est assurée par Jean-Louis Guyader, selon le site officiel du parc et Le Journal des Entreprises.
8 001 emplois : une hausse portée par l’industrie
Fin 2025, le PIPA totalisait exactement 8 001 emplois, contre 7 825 un an plus tôt, soit une progression de 2,3 %, d’après mesinfos.fr et Lyon Capitale. Le nombre d’entreprises a, lui, légèrement reculé, de 191 à 188.
L’industrie reste le premier secteur employeur du parc : elle représente 46,5 % des postes et a enregistré une hausse de 4,17 % de ses effectifs en 2025, selon Lyon Capitale. Les 27 km de voies ferrées internes au site, combinés à la desserte par l’autoroute A42 et la proximité de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, constituent des atouts logistiques régulièrement mis en avant.
Contexte dans l’Ain
Le département de l’Ain, avec environ 680 000 habitants, s’est construit une identité industrielle forte autour de la Plaine de l’Ain et de son axe Lyon-Genève. Le PIPA concentre à lui seul une part significative de l’emploi industriel départemental. La sécurité au travail sur le PIPA a d’ailleurs fait l’objet d’une semaine dédiée récemment, mobilisant pompiers et sous-préfet. La dynamique de réindustrialisation nationale trouve dans l’Ain un terrain favorable : un ministre s’est rendu sur place pour visiter Renault Trucks et le futur site Safran en mai 2026. La Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’État accompagnent ce positionnement dans le cadre d’une stratégie de décarbonation industrielle plus large, comme l’illustre la mobilisation des préfets régionaux sur l’électrification et la décarbonation.
Safran Landing Systems : 450 M€ et une usine « zéro émission » d’ici 2030
Le 31 juillet 2025, Safran a annoncé officiellement l’implantation d’une nouvelle usine de freins carbone aéronautiques sur le PIPA, à Saint-Vulbas. L’investissement dépasse 450 millions d’euros. Le site couvrira 30 000 m² sur environ 20 hectares, selon le communiqué de presse du groupe Safran.
L’entrée en service est prévue pour 2030. L’usine démarrera avec une centaine d’emplois, avant de monter jusqu’à 200 à 250 postes à terme. Elle fonctionnera au biométhane et à l’électricité décarbonée, sous le label « zéro émission ».
Le projet, baptisé « 4U », est inscrit parmi les 150 projets stratégiques nationaux dits « Notre-Dame » pour la réindustrialisation française. Il bénéficie du soutien de l’État, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et des collectivités locales, selon la Région et Safran.
Concertation publique en cours jusqu’au 17 juillet 2026
Avant tout lancement de travaux, une concertation publique préalable s’est ouverte le 27 mai 2026 sur la commune de Saint-Vulbas. Elle doit se clore le 17 juillet 2026, sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), avec réunions publiques et ateliers. Cette procédure est obligatoire pour les projets d’une telle envergure, selon les pages officielles du PIPA.
Le bilan de la concertation sera remis à Safran à l’issue de la période, avant que le groupe ne confirme la suite des étapes administratives et techniques menant à l’ouverture du chantier.
Sources
- Préfecture de l'Ain : Tweet du Préfet de l'Ain sur le PIPA
- Safran Group : Safran choisit la France pour implanter sa nouvelle usine de freins carbone
- Mesinfos.fr : Avec 8 000 emplois, le parc industriel de la Plaine de l'Ain franchit un nouveau cap
- Lyon Capitale : Plaine de l'Ain : le parc industriel repasse les 8 000 emplois