Sapir alerte : la France au bord du décrochage économique pour l’automne 2026
Croissance nulle, inflation en hausse, dette record l'économiste de l'EHESS prédit un choc, et les chiffres de l'INSEE lui donnent une longueur d'avance
Croissance nulle au T1, inflation à 2,2%, dette à 116% du PIB Jacques Sapir prédit un choc à l'automne. Les chiffres de l'INSEE confirment déjà la fragilité.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Croissance à l'arrêt, demande atone
PIB à 0,0% au T1 2026, consommation des ménages en biens à -0,6%, investissement à -0,4%. Le moteur intérieur cale et fragilise les recettes fiscales 2026.
Inflation rebondit, énergie explose
Inflation à 2,2% en avril, prix de l'énergie à +14,2% sur un an. Touati prédit 4% à l'automne 2026.
Politique fiscale : tout repose sur l'impôt
23 Md€ de hausses d'impôts ont, à elles seules, réduit le déficit en 2025. Aucune économie nette de dépenses.
Dette à un sommet historique
3 465 Md€, soit 116,3 points de PIB. Au-dessus du pic Covid 2020. La charge d'intérêts (+9 Md€ en 2026) absorbe 40% de l'ajustement budgétaire.
Cible 3% en 2029 inatteignable
Au rythme actuel des budgets 2025-2026 (0,4 point/an), la France atterrirait à 4 points de déficit en 2029, pas 3.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'INSEE a annoncé une croissance nulle (0,0%) au premier trimestre 2026, en deçà de toutes les prévisions.
- L'inflation a bondi à 2,2% en avril, tirée par une hausse de 14,2% des prix de l'énergie sur un an.
- La réduction du déficit public en 2025 est exclusivement imputable à 23 milliards d'euros de hausses d'impôts.
- La dette publique atteint 116,3 points de PIB (3 465 milliards d'euros), un sommet historique au-dessus du pic Covid 2020.
- Marc Touati anticipe 4% d'inflation à l'automne 2026 et un chômage pouvant atteindre 8 à 9%.
La déclaration est tombée le 2 mai 2026 [1], le jour même où l’INSEE [2] publiait son estimation flash du premier trimestre. «La crise économique nous frappera de plein fouet à la fin de cet été ou au début de l’automne» [3], a tranché Jacques Sapir [4], directeur d’études à l’EHESS [5], sur CNews. Le timing n’est pas anodin. Quelques heures plus tôt, l’institut statistique annonçait une croissance de 0,0% au premier trimestre 2026 [6], contre 0,2% au trimestre précédent [7]. La Banque de France [8] anticipait encore 0,3% quinze jours plus tôt [9]. Le décalage entre les prévisions officielles et la réalité chiffrée parle de lui-même.
Une fragilité antérieure au conflit en Iran
Sapir l’écrit noir sur blanc: les données du premier trimestre [10] révèlent une «faiblesse structurelle bien antérieure au conflit». Dès janvier et février 2026 [11], l’activité montrait des signes d’essoufflement, marqués par une «pression croissante sur le pouvoir d’achat et stagnation quasi générale de la croissance» [12]. La consommation des ménages en biens recule de 0,6% au premier trimestre [13], après +0,4% au quatrième trimestre 2025 [14]. L’investissement repli de 0,4% [15]. Les exportations s’effondrent de 3,8% [16], pénalisées par la chute des exportations de matériels de transport (-20,1% [17]), elle-même imputable à seulement 114 avions livrés par Airbus [18] sur la période.
L’enchaînement est mécanique. Une demande intérieure atone tasse les recettes de TVA et d’impôt sur les sociétés, qui constituent l’essentiel des rentrées fiscales. Or l’acquis de croissance à fin mars n’est que de 0,5% [19], et atteindre la cible gouvernementale de 0,9% pour 2026 [20] suppose désormais une progression du PIB de 0,3% [21] sur chacun des trois trimestres restants - un rythme que ni la consommation ni l’investissement ne soutiennent actuellement. Si l’hypothèse de croissance se dérobe, le déficit 2026, déjà calé sur des recettes fiscales optimistes, dérape mécaniquement. La fragilité de la demande devient ainsi le maillon faible de toute la trajectoire budgétaire.
L’analyse de Sapir est sans détour: la France «se rapproche dangereusement d’une situation de récession latente» [22]. La guerre en Iran [23] «n’est pas à l’origine du ralentissement» mais «agit comme un puissant catalyseur», en perturbant les routes énergétiques et les flux de matières premières [24]. Le trafic aérien aurait reculé entre 20% et 35% [25]. Maxime Darmet, économiste d’Allianz Trade [26], le confirme à l’AFP: «On a toujours des faiblesses persistantes dans la consommation en biens des ménages, ça s’installe dans la durée manifestement» [27].
L’inflation rebondit, l’énergie explose
En avril 2026 [28], l’inflation a bondi à 2,2% [29], soit un saut de 1,4 point [30] par rapport à avril 2025 où elle s’établissait à 0,8% [31]. Le seuil des 2% [32] est franchi. Le moteur principal: l’énergie. Les prix énergétiques grimpent de 14,2% sur un an en avril [33], après 7,4% en mars [34]. Marc Touati [35], président du cabinet ACDEFI, et conseiller économique chez eToro [36], va plus loin. Sur CNews le 21 avril [37], il a prédit une inflation à 4% à l’automne 2026 [38]. «C’est déjà inscrit dans les faits» [39], assène-t-il.
Le calcul de Touati n’est pas spéculatif. Après une hausse de 1,1% sur le mois de mars [40] et une progression estimée à 1% en avril [41], il suffit d’une inflation mensuelle limitée à 0,2% [42] pour atteindre 4% à l’automne. Depuis 2021, les prix de l’énergie ont augmenté de 50% [43] en France, ceux de l’alimentation de 25% [44]. «Pour beaucoup de Français, ça devient inextricable» [45], déplore-t-il. Touati anticipe un chômage qui «pourrait atteindre très rapidement 8 à 9%» [46], défaillances d’entreprises «historiquement élevées» [47].
L’arithmétique budgétaire qui condamne la prévision officielle
Le gouvernement table toujours sur une croissance de 0,9% [20] pour 2026. L’INSEE a calculé que cet objectif suppose désormais une progression du PIB de 0,3% [21] sur les trois prochains trimestres, à partir d’un acquis de croissance de seulement 0,5% [19] fin mars. «Ce chiffre qui était encore réaliste il y a quelques semaines devient désormais bien optimiste» [48], observe Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode [49]. «Il n’y a donc pas beaucoup d’impulsion pour l’année en cours» [50]. Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet BersingEco [51], chiffre l’impact d’un blocage du détroit d’Ormuz: 0,3 point de croissance amputé [52], soit une hausse limitée à 0,6% du PIB sur l’année [53].
La politique fiscale: un déficit réduit par les seuls impôts
C’est là que le diagnostic de Sapir trouve son ancrage le plus solide. Le rapport de la Cour des comptes [54] publié le 19 février 2026 [55] est cinglant. Le déficit public devrait s’établir à 161 milliards d’euros en 2025 [56], soit 5,4 points de PIB [57]. La «modeste» réduction de 0,4 point [58] versus 2024 est «exclusivement imputable à 23 milliards d’euros de hausses d’impôts» [59]. Pendant ce temps, la dépense publique primaire a augmenté de 1,3% en volume [60], à un rythme supérieur à la croissance économique de 0,9% [61]. Les dépenses sociales ont bondi de 2,2% en volume [62]. La Cour des comptes [63] prévient: «Il s’agit cependant d’une toute première marche, qui ne permet pas de stabiliser la dette publique, laquelle atteint un nouveau sommet».
Une dette à 3 465 milliards: l’effet boule de neige
Le ratio de dette publique a progressé de 3,1 points de PIB [64] pour atteindre 116,3 points [65], soit 3 465 milliards d’euros [66]. Un niveau supérieur au pic de 2020 [67] - c’est-à-dire au-dessus du choc Covid, alors même que l’État avait dépensé sans compter pour maintenir l’économie sous perfusion. La France conserve le déficit public le plus élevé de la zone euro et le troisième rang des pays les plus endettés [68], derrière la Grèce et l’Italie.
L’enjeu n’est pas seulement comptable. Une dette qui s’accumule à ce niveau enclenche une dynamique de boule de neige: les intérêts versés aux créanciers absorbent une part croissante du budget, ce qui réduit la marge pour financer les services publics ou amortir un choc futur. Pour 2026, la Cour [69] prévoit une réduction du déficit de 0,4 point de PIB, portée par 12 milliards d’euros de hausses d’impôts [70] et 11 milliards d’euros d’économies [71]. Mais ces 23 milliards d’effort sont en partie engloutis par 9 milliards d’euros de charge supplémentaire de la dette [72]. Autrement dit, près de 40% de l’ajustement 2026 sert à payer les intérêts du passé, pas à redresser le présent. La Cour [73] avertit: «Un effort graduel, cohérent et poursuivi dans la durée reste indispensable pour revenir à un niveau d’endettement maîtrisé et prévenir le risque d’une charge d’intérêts qui deviendrait insoutenable». Résultat projeté: un déficit ramené à 5 points de PIB [74], mais une dette qui continuerait de grimper à 118,6 points fin 2026 [75].
On se souvient de la crise grecque de 2010-2012, où la défiance des marchés avait fait exploser le coût de refinancement d’un État dont la dette dépassait 130% du PIB. La France n’en est pas là - elle bénéficie encore de la garantie implicite de la BCE et d’une signature solide - mais la trajectoire des 9 milliards de charges supplémentaires année après année est précisément le mécanisme que les pays du sud de l’Europe ont vu se refermer sur eux il y a quinze ans.
La cible de 3% en 2029: déjà hors d’atteinte
«Oui, un jour il faut qu’on soit à 3% de déficit ou moins. Ce jour, ce doit être au plus tard 2029» [76], a déclaré Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics [77], sur France Info. Les Échos [78] l’écrivent sans détour: «les faibles redressements des comptes actés par les budgets 2025 puis 2026 [79] rendent l’atteinte de cet objectif quasiment impossible». Pierre Moscovici, ex-premier président de la Cour des comptes [80], confirme sur LCI: le budget 2026 améliore la situation «trop lentement» [81]. «Si nous prenons du retard maintenant, quand est-ce qu’on va le rattraper? Nous ne sommes pas sur le bon rythme» [82].
Le calcul est simple. La cible officielle suppose une réduction du déficit de 2,4 points en quatre ans, soit 0,6 point par an. Le rythme effectif des budgets 2025 et 2026 est de 0,4 point [58]. À ce rythme, la France atteindrait 4 points de déficit en 2029, pas 3. Et encore, en supposant que la croissance tienne. Or l’INSEE l’a déjà ramenée à 0% au premier trimestre 2026 [83]. La trajectoire budgétaire repose sur une croissance qui n’est plus là.
L’angle mort: la fiscalité comme seul levier
Ce que les sources mettent en lumière, et que les communiqués gouvernementaux contournent, c’est la mécanique fiscale exclusive. La Cour des comptes [59] le note: 100% de l’amélioration du déficit en 2025 vient des impôts. Pas un euro d’économie nette en dépenses, alors même que celles-ci progressent plus vite que la croissance. Pour 2026, le ratio s’inverse légèrement (12 milliards de hausses d’impôts, 11 milliards d’économies [70][71]), mais l’effet net est annulé par 9 milliards de charges d’intérêts supplémentaires [72]. Traduit en clair: le contribuable paye, l’État dépense, la dette croît, et la prévision de retour sous les 3% en 2029 devient un exercice rhétorique. Sapir n’a pas besoin d’inventer une crise. Il décrit ce que les chiffres budgétaires construisent depuis trois exercices.
Une voix politique controversée, mais des chiffres convergents
Jacques Sapir n’est pas une voix neutre. Né en 1954 [5], directeur d’études à l’EHESS et spécialiste de l’économie russe, il défend des positions souverainistes et anti-euro qui lui ont valu d’être qualifié de «marxiste souverainiste» par desk-russie.eu en 2022, et d’avoir suscité les réserves de Libération en 2015. Mais ses chiffres sur la France ne sont pas ceux d’un militant. Ils convergent avec ceux de Marc Touati (ACDEFI), de Pierre Moscovici (ex-Cour des comptes), de Rexecode et de BersingEco. Aucun économiste n’a contredit publiquement le diagnostic de fragilité structurelle. La nuance porte sur l’amplitude du choc à venir, pas sur sa réalité.
Une réserve méthodologique s’impose toutefois: aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne de contre-expertise récente de la Commission européenne, du FMI ou de la BCE sur la trajectoire française 2026-2029. Les prévisions de printemps de Bruxelles, les revues Article IV du Fonds monétaire international ou les analyses de stabilité financière de la BCE auraient pourtant constitué des points de comparaison utiles - potentiellement dans un sens plus mesuré que celui des économistes français cités ici. Leur absence du débat public actuel autour des chiffres du T1 2026 est un angle mort à signaler.
Sapir: du diagnostic à l’alerte opérationnelle
L’économiste de l’EHESS ne se contente pas de décrire. Il formule une alerte assortie d’un raisonnement temporel précis. «La crise ne surgit pas brutalement, elle se construit progressivement» [84], résume-t-il. «L’automne pourrait marquer un tournant décisif, avec une matérialisation concrète des risques actuellement latents» [85]. Et surtout: «la question n’est plus de savoir si une crise va survenir, mais comment s’y préparer efficacement» [86]. Le glissement sémantique est volontaire. Sapir ne demande pas aux décideurs publics de prévenir le choc - il considère que la fenêtre de prévention s’est refermée - mais d’organiser l’absorption de ses conséquences: préserver le pouvoir d’achat des ménages les plus exposés à l’énergie et à l’alimentation (déjà à +50% et +25% depuis 2021), anticiper la dégradation du marché du travail évoquée par Touati [46], et reconnaître que la trajectoire de retour aux 3% de déficit en 2029 ne tient plus.
Une mise en perspective historique aide à calibrer l’alerte. Lors du choc stagflationniste de 1973-1975, la France avait combiné inflation à deux chiffres et ralentissement brutal, mais avec une dette publique inférieure à 25% du PIB - l’État disposait alors de marges budgétaires considérables pour amortir le choc. En 2008-2009, la récession (-2,9% en 2009) avait été affrontée avec une dette autour de 80% du PIB. Aujourd’hui, le pays entrerait dans une éventuelle récession à 116,3 points de dette, sans munitions budgétaires, avec une charge d’intérêts qui croît mécaniquement. C’est cette combinaison inédite, plus que l’amplitude prévisible du choc, qui justifie le ton de l’alerte.
L’équation est simple. Croissance à 0%, inflation qui repart, énergie à +14,2% sur un an, dette à 3 465 milliards, déficit à 5,4 points et un budget 2026 qui ne tient que par l’impôt. À ce rythme, l’objectif de 3% de déficit en 2029 ne sera pas atteint. Sapir donne un horizon: l’automne 2026. Touati prédit 4% d’inflation et 9% de chômage. Moscovici parle de retard. La Cour des comptes [87] alerte sur les «risques importants» pesant sur la réalisation des objectifs 2026, notamment des dépassements sur les dépenses de santé. Le gouvernement maintient sa prévision de croissance à 0,9%. Les chiffres disent le contraire.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (87)
« Publié le 02/05/2026 à 10:32 »
cnews.fr ↗ ↩
« la croissance française est à l'arrêt selon la première estimation provisoire publiée ce jeudi matin par l'Insee »
cnews.fr ↗ ↩
« «La crise économique nous frappera de plein fouet à la fin de cet été ou au début de l'automne», a déclaré l'économiste Jacques Sapir »
cnews.fr ↗ ↩
« «La crise économique nous frappera de plein fouet à la fin de cet été ou au début de l'automne», a déclaré l'économiste Jacques Sapir »
cnews.fr ↗ ↩
« Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) »
youtube.com ↗ ↩
« Le Produit intérieur brut (PIB) en volume est resté stable au premier trimestre 2026, ce qui signifie qu'il n'a pas crû par rapport au trimestre précédent (0,0% contre 0,2% au dernier trimestre 2025) »
bfmtv.com ↗ ↩
« (0,0% contre 0,2% au dernier trimestre 2025) »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours que la croissance avait pu atteindre "jusqu'à 0,3%" au premier trimestre »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours que la croissance avait pu atteindre "jusqu'à 0,3%" au premier trimestre »
bfmtv.com ↗ ↩
« les données du premier trimestre révèlent une faiblesse bien antérieure au conflit. »
businessbourse.com ↗ ↩
« Entre janvier et février, l’activité montrait déjà des signes d’essoufflement »
businessbourse.com ↗ ↩
« Entre janvier et février, l’activité montrait déjà des signes d’essoufflement, notamment une pression croissante sur le pouvoir d’achat et une stagnation quasi générale de la croissance. »
businessbourse.com ↗ ↩
« La consommation des ménages en biens s'est aussi repliée sur le premier trimestre 2026 (-0,6% après +0,4% au quatrième trimestre 2025) »
bfmtv.com ↗ ↩
« (-0,6% après +0,4% au quatrième trimestre 2025) »
bfmtv.com ↗ ↩
« l’investissement qui se replie (-0,4 % après + 0,3 %) »
leparisien.fr ↗ ↩
« les exportations se sont repliées "franchement" (-3,8% après +0,8%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« les exportations de matériels de transport chutent fortement (-20,1% après +4,7 %) »
bfmtv.com ↗ ↩
« Une chute imputable aux mauvais résultats d'Airbus en termes de livraisons avec seulement 114 avions livrés sur la période »
bfmtv.com ↗ ↩
« l’acquis de croissance, à savoir la croissance enregistrée en fin d’année si les trois trimestres à venir étaient atones, est de 0,5 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« la prévision de croissance du gouvernement pour l’année, fixée à 0,9 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il faudrait, selon les calculs de l’Insee, que le produit intérieur brut (PIB) progresse de 0,3 % sur les trois prochains trimestres pour atteindre l’objectif gouvernemental. »
lemonde.fr ↗ ↩
« la France se rapproche dangereusement d’une situation de récession latente. »
businessbourse.com ↗ ↩
« Si la guerre en Iran n’est pas à l’origine du ralentissement, elle agit néanmoins comme un puissant catalyseur. »
businessbourse.com ↗ ↩
« Ce conflit perturbe des zones stratégiques du commerce mondial, notamment les routes énergétiques et les flux de matières premières essentielles. »
businessbourse.com ↗ ↩
« ralentissement du transport aérien avec une baisse de trafic estimée entre 20 % et 35 % »
businessbourse.com ↗ ↩
« estime auprès de l'AFP Maxime Darmet, économiste d'Allianz Trade »
bfmtv.com ↗ ↩
« "On a toujours des faiblesses persistantes dans la consommation en biens des ménages, ça s'installe dans la durée manifestement, et un accès de faiblesse dans la construction hors-résidentielle: c'est le gros point noir du rapport" »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'inflation a franchi le seuil des 2 % au mois d'avril »
cnews.fr ↗ ↩
« l’inflation qui a bondi à 2,2 % en avril en France. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Cela représente un bond de 1,4 point par rapport à avril 2025 »
leparisien.fr ↗ ↩
« quand l’indice des prix à la consommation s’établissait à 0,8 %. »
leparisien.fr ↗ ↩
« l'inflation a franchi le seuil des 2 % au mois d'avril »
cnews.fr ↗ ↩
« Les prix de l’énergie [.] ont augmenté de + 14,2 % en avril sur un an »
leparisien.fr ↗ ↩
« après + 7,4 % en mars »
leparisien.fr ↗ ↩
« Marc Touati, économiste et président du cabinet ACDEFI »
youtube.com ↗ ↩
« l’économiste Marc Touati a dressé un constat alarmant de la situation économique de la France [.] Selon le conseiller économique chez eToro, l’inflation pourrait atteindre 4% dès l’automne. »
capital.fr ↗ ↩
« Invité sur le plateau de CNews ce mardi 21 avril »
capital.fr ↗ ↩
« l’inflation pourrait atteindre 4% dès l’automne. »
capital.fr ↗ ↩
« «C’est déjà inscrit dans les faits», estime Marc Touati. »
capital.fr ↗ ↩
« après une hausse déjà observée de 1,1% sur le mois de mars »
capital.fr ↗ ↩
« puis une progression estimée à 1% en avril »
capital.fr ↗ ↩
« en supposant ensuite une hausse limitée de «seulement de 0,2% par mois» »
capital.fr ↗ ↩
« depuis 2021, «les prix énergétiques ont augmenté de 50% en France» »
capital.fr ↗ ↩
« et ceux «de l’alimentation 25%» »
capital.fr ↗ ↩
« «Pour beaucoup de Français, ça devient inextricable», déplore-t-il. »
capital.fr ↗ ↩
« le taux de chômage «pourrait atteindre très rapidement 8 à 9%» »
capital.fr ↗ ↩
« défaillances d’entreprises «historiquement élevées» »
capital.fr ↗ ↩
« « Ce chiffre qui était encore réaliste il y a quelques semaines devient désormais bien optimiste », observe Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Ce chiffre qui était encore réaliste il y a quelques semaines devient désormais bien optimiste », observe Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Il n’y a donc pas beaucoup d’impulsion pour l’année en cours », remarque M. Morlet-Lavidalie. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet BersingEco, estime, lui, que, sur l’ensemble de l’année, « le blocage du détroit d’Ormuz pourrait amputer la croissance de 0,3 point »
lemonde.fr ↗ ↩
« « le blocage du détroit d’Ormuz pourrait amputer la croissance de 0,3 point, soit une hausse du PIB de 0,6 % sur l’année » »
lemonde.fr ↗ ↩
« soit une hausse du PIB de 0,6 % sur l’année » »
lemonde.fr ↗ ↩
« prévient la Cour des comptes dans son rapport sur « La situation des finances publiques début 2026 » »
weka.fr ↗ ↩
« publié le 19 février 2026 »
weka.fr ↗ ↩
« Le déficit public devrait s’élever à 161 milliards d’euros en 2025 »
weka.fr ↗ ↩
« soit 5,4 points de PIB, en amélioration de 0,4 point par rapport en 2024 »
weka.fr ↗ ↩
« en amélioration de 0,4 point par rapport en 2024 »
weka.fr ↗ ↩
« La « modeste » réduction du déficit public en 2025 est « exclusivement » imputable à 23 milliards d’euros de hausses d’impôts »
weka.fr ↗ ↩
« la dépense publique primaire (c’est-à-dire hors charge de la dette) augmenterait de 1,3 % en volume »
weka.fr ↗ ↩
« soit un rythme supérieur à la croissance de l’activité économique (0,9 %) »
weka.fr ↗ ↩
« ce sont les dépenses sociales qui enregistreraient la plus forte croissance, avec + 2,2 % en volume »
weka.fr ↗ ↩
« « Contrairement aux deux années précédentes, les finances publiques n’ont pas dérivé en 2025 et les objectifs des textes financiers adoptés en début d’année, aussi modestes étaient-ils, ont été atteints. Il s’agit cependant d’une toute première marche, qui ne permet pas de stabiliser la dette publique, laquelle atteint un nouveau sommet » »
weka.fr ↗ ↩
« la hausse du ratio de dette publique, qui progresserait de 3,1 points de PIB »
weka.fr ↗ ↩
« pour atteindre 116,3 points (soit 3 465 milliards d’euros) »
weka.fr ↗ ↩
« 116,3 points (soit 3 465 milliards d’euros) »
weka.fr ↗ ↩
« un niveau supérieur au pic enregistré en 2020 »
weka.fr ↗ ↩
« Les finances publiques françaises demeurent ainsi parmi les plus dégradées de la zone euro, avec, comme en 2024, le déficit public le plus élevé et le troisième rang des pays les plus endettés, derrière la Grèce et l’Italie »
weka.fr ↗ ↩
« la réduction du déficit prévue, à nouveau à hauteur de 0,4 point de PIB »
weka.fr ↗ ↩
« reposerait sur un effort qui serait, contrairement à 2025, réparti entre hausses d’impôts (12 milliards d’euros) »
weka.fr ↗ ↩
« et économies en dépenses (11 milliards d’euros) »
weka.fr ↗ ↩
« ces effets étant contrebalancés par une nouvelle hausse marquée de la charge de la dette (+ 9 milliards d’euros) »
weka.fr ↗ ↩
« « Un effort graduel, et poursuivi dans la durée reste indispensable pour revenir à un niveau d’endettement maîtrisé et prévenir le risque d’une charge d’intérêts qui deviendrait insoutenable » »
weka.fr ↗ ↩
« la réduction du déficit à 5 points de PIB serait insuffisante pour faire baisser le ratio de dette publique »
weka.fr ↗ ↩
« Ce dernier continuerait d’augmenter et atteindrait 118,6 points de PIB fin 2026 »
weka.fr ↗ ↩
« « Oui, un jour il faut qu'on soit à 3 % de déficit ou moins. Ce jour, ce doit être au plus tard 2029 » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Oui, un jour il faut qu'on soit à 3 % de déficit ou moins. Ce jour, ce doit être au plus tard 2029 », a déclaré en début de semaine la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, sur France Info. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Reste que les faibles redressements des comptes actés par les budgets 2025 puis 2026 rendent l'atteinte de cet objectif quasiment impossible »
lesechos.fr ↗ ↩
« Reste que les faibles redressements des comptes actés par les budgets 2025 puis 2026 rendent l'atteinte de cet objectif quasiment impossible »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le budget 2026 améliore la situation « trop lentement », juge l'ex-premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le budget 2026 améliore la situation « trop lentement » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Si nous prenons du retard maintenant, quand est-ce qu'on va le rattraper? Nous ne sommes pas sur le bon rythme », a-t-il déclaré sur LCI. »
lesechos.fr ↗ ↩
« le PIB en France est stable au premier trimestre. »
leparisien.fr ↗ ↩
« L’analyse de Jacques Sapir met en lumière une réalité souvent ignorée: la crise ne surgit pas brutalement, elle se construit progressivement. »
businessbourse.com ↗ ↩
« L’automne pourrait marquer un tournant décisif, avec une matérialisation concrète des risques actuellement latents. »
businessbourse.com ↗ ↩
« Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si une crise va survenir, mais comment s’y préparer efficacement. »
businessbourse.com ↗ ↩
« « Des risques importants entourent toutefois la réalisation de cet objectif en 2026 », tant en recettes qu’en dépenses, la Cour pointant notamment des risques de dépassements sur les dépenses de santé »
weka.fr ↗ ↩
Sources
- «La crise économique nous frappera de plein fouet à la fin de cet été ou à l'automne», estime Jacques Sapir
- Alerte - Jacques Sapir : «La crise économique nous frappera de plein à la fin de cet été ou à l'automne !»
- Jacques Sapir : «La crise économique nous frappera de plein à la fin de cet été ou à l'automne»
- Déficit : pourquoi la cible de 3 % en 2029 semble déjà hors d'atteinte pour la France
- Finances publiques 2026 : le constat de la Cour des comptes
- La France est à 0%: l'économie française cale au premier trimestre et ce n'était pas prévu (la chute des livraisons d'Airbus plombe les exportations)
- Économie : l’inflation a bondi à 2,2 % en avril en France, le PIB ne progresse pas au 1er trimestre, annonce l’Insee
- Coup de froid sur l’économie française, la croissance est en panne et l’inflation grimpe
- L’économiste Marc Touati annonce une inflation à 4% dès l'automne prochain et alerte sur le chômage
- Marc Touati : "Nous aurons 4% d'inflation à l'automne en France"
