Superprofits pétroliers : la France refuse la taxe que cinq voisins européens réclament
Pendant que TotalEnergies engrange un bénéfice trimestriel record et que les ménages français rationnent leur consommation, Sébastien Lecornu refuse le « Total bashing ». Italie, Allemagne, Espagne, Portugal et Autriche ont saisi Bruxelles.
TotalEnergies a publié 5,8 milliards de dollars de bénéfice au premier trimestre. Les ventes de carburants chutent de 18,55% en France. Paris refuse de taxer.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Pouvoir d'achat sous pression
Inflation à 2,2% en avril, PIB nul au T1, ventes de gazole en chute de 18,55%. Les ménages compensent à la baisse.
Asymétrie record
5,8 Mds$ de bénéfice trimestriel pour TotalEnergies, 80 M€/jour de profits supplémentaires pour les majors selon Greenpeace, pendant que la consommation s'effondre.
Front européen sans la France
Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Autriche réclament une taxe commune. Paris refuse. Bruxelles n'a pas répondu.
L'échec français de 2022
La taxe précédente a rapporté 69 millions au lieu des 200 M€ attendus par Bercy ou des 3 à 6 Mds€ estimés par l'IPP, selon l'assiette retenue.
L'Algérie, rente discrète
Premier fournisseur africain de gaz, recettes dopées par un Brent à 100 dollars contre 70 budgétés. Levier diplomatique sur l'Italie et la France.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- TotalEnergies publie 5,8 milliards de dollars de bénéfice net au T1 2026, en hausse de près de 50% sur un an.
- Les majors pétrolières engrangent 80 M€ de profits supplémentaires par jour selon Greenpeace.
- Les ventes de gazole en France ont chuté de 18,55% entre le 11 et le 20 avril 2026.
- Cinq pays européens, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Autriche, réclament une taxe commune. La France refuse, Bruxelles n'a pas répondu.
- Sébastien Lecornu refuse le « Total bashing » mais admet dans la même séance que « la question d'une redistribution se pose ».
- La taxe française 2022 n'a rapporté que 69 M€ trois fois moins que les 200 M€ attendus par Bercy, et bien loin des 3-6 Mds€ estimés par l'IPP.
Le mercredi 29 avril 2026 [1], Sébastien Lecornu [2] a tranché au Sénat. « Je refuse le Total bashing » [3], a déclaré le Premier ministre, interrogé après la publication des résultats trimestriels de TotalEnergies. La multinationale dirigée par Patrick Pouyanné [4] est « une entreprise française qui emploie des Français » et représente « une part des intérêts stratégiques du pays » [5]. « Ne nous tirons pas une balle dans le pied » [6] en pénalisant ce groupe privé, a-t-il poursuivi.
Le même jour, TotalEnergies publiait un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre 2026 [7], en hausse de près de 50% sur un an [8], dopé par la guerre au Moyen-Orient [9]. Le groupe a compensé des pertes équivalentes à 15% de son activité pétrogazière mondiale dans la région du Golfe [10] grâce à la croissance de sa production.
Asymétrie record: profits d’un côté, rationnement de l’autre
Les chiffres se télescopent. D’un côté, TotalEnergies aligne 5,8 milliards de dollars de bénéfice net trimestriel [7], en hausse de près de 50% [8]. De l’autre, Greenpeace [11] a calculé que les groupes pétroliers auraient engrangé plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour [12], soit plus de 2,9 milliards d’euros [13] depuis le début du conflit. Pendant ce temps, la consommation de gazole en France a chuté de 18,55% [14] entre le 11 et le 20 avril 2026, celle des supercarburants de 14,5% [15], et le gazole non routier des agriculteurs et pêcheurs s’est effondré de 26,18% [16].
L’arithmétique est brutale: un seul trimestre de bénéfice du groupe représente, à taux de change courant, près de quatre-vingts fois ce qu’a rapporté la taxe française superprofits 2022. Et chaque journée de conflit fait gagner aux majors l’équivalent de la moitié du surcoût mensuel des aides ciblées que Paris a annoncé le 21 avril. Valérie Mignon, économiste à l’université Paris Nanterre, qualifie ces gains de « profits d’aubaine » [17]: les prix de l’énergie montent plus vite que les coûts de production à court terme, créant un écart pur que les majors encaissent sans effort productif particulier.
Les ventes s’effondrent à la pompe
Les chiffres du Comité professionnel du pétrole [18] le confirment. Francis Pousse [19], président du métier Stations-service au sein de Mobilians, attribue cette chute aux « prix élevés, en particulier sur cette période-là ». Le prix de vente hors taxes du diesel a bondi de plus de 50% [20] entre le 28 février et mi-avril, celui de l’essence de près de 30% [21]. Un litre de SP95 coûte près de 6% de plus [22] depuis le début de la guerre en Iran.
L’inflation française s’est établie à 2,2% en avril [23] selon l’Insee, tandis que le PIB n’a pas progressé sur les trois premiers mois de l’année [24]. David Amiel [25], ministre délégué aux Comptes publics, a confirmé devant la commission des finances du Sénat que les six milliards d’euros [26] pesant sur le budget en raison de la guerre en Iran devront être compensés ailleurs.
Front européen sans la France: l’isolement de Paris
Le vendredi 3 avril 2026 [27], les ministres des Finances allemand, espagnol, italien, portugais et autrichien [28] ont adressé un courrier au commissaire européen au Climat Wopke Hoekstra [29]. Cette taxe « enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public » [30], écrivent-ils. Les cinq pays appellent à mettre en œuvre un instrument commun « au plus vite » [31].
L’absence française est lourde de sens. Trois des quatre premières économies de la zone euro - Allemagne, Italie, Espagne - ont signé, accompagnées du Portugal et de l’Autriche. Paris, deuxième économie de la zone, reste seul à l’écart. Le gouvernement français privilégie des enquêtes sur les marges plutôt qu’une nouvelle taxation des superprofits [32]. La position se résume à une ligne défendue par Bercy: la taxe française de 2022 ayant techniquement échoué (voir plus loin), Paris doute qu’un instrument européen contourne mieux les structures d’optimisation fiscale des majors. Un argument à double tranchant: c’est précisément l’argument inverse - neutraliser les transferts intra-groupes via une assiette commune - qui justifie l’initiative des cinq.
Aucune source consultée ne mentionne de réponse formelle de la Commission européenne au courrier du 3 avril, ni de calendrier d’examen d’un tel instrument fiscal commun. Wopke Hoekstra [29], dans ses prises de parole publiques, n’a pas pris position. Cet attentisme bruxellois, conjugué au refus français, rend politiquement improbable l’adoption rapide d’une nouvelle directive - toute fiscalité européenne nécessitant l’unanimité du Conseil.
2022: un précédent européen, un échec français
Le précédent existe. En 2022, l’Union européenne avait instauré une contribution exceptionnelle au taux de 33% [33] sur les bénéfices excédentaires des énergéticiens, en ciblant les résultats 2022 et 2023 [34] dépassant la moyenne 2018-2021 [35]. La taxe avait rapporté 28 milliards d’euros [36] à l’échelle européenne, dont 5,6 milliards [37] aux seuls Pays-Bas.
En France, la taxe n’a rapporté que 69 millions d’euros [38]. Les chiffres divergent toutefois selon le périmètre retenu. Les attentes initiales du gouvernement s’établissaient autour de 200 millions d’euros [39] - d’où le constat d’un rendement « trois fois moins » élevé que prévu [40]. L’Institut des politiques publiques tablait, lui, sur 3 à 6 milliards d’euros [41] en ciblant les profits consolidés mondiaux. L’écart entre ces deux estimations illustre le débat sur l’assiette fiscale: faut-il taxer les seuls profits localisés en France, ou la part française des bénéfices mondiaux du groupe?
Laurent Bach [42], économiste à l’Essec et chercheur à l’IPP, livre l’explication tranchante: « L’organisation des groupes pétroliers fait de la France, et non de ses voisins, un centre de coûts plutôt que de profits » [43]. Les bénéfices réels remontent ailleurs. L’ fiscale des majors a vidé la taxe française de sa substance - c’est précisément ce qu’un instrument européen commun, à assiette harmonisée, viserait à corriger.
Lecornu, deux discours dans la même séance
Le 29 avril, devant le Sénat, Sébastien Lecornu a tenu deux positions difficilement conciliables, dans un intervalle de quelques minutes. D’abord la défense ferme du groupe: « Je refuse le Total bashing » [3], assortie de l’avertissement « ne nous tirons pas une balle dans le pied » [6]. Puis, interrogé par Patrick Kanner [44], président du groupe socialiste, le chef du gouvernement a concédé: « S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution » [45]. « Il faut bien que TotalEnergies se positionne d’une manière ou d’une autre » [46], a-t-il ajouté. Taxer le groupe? « Nous ne fermons aucune porte » [47].
La séquence chronologique éclaire le procédé. Le refus du « Total bashing » est lancé en début d’intervention, comme un cadrage destiné à la majorité présidentielle et aux marchés. La concession sur la redistribution arrive sous pression parlementaire, après que Patrick Kanner [48] a invoqué les Gilets Jaunes et l’inflation. Refuser le « bashing » et reconnaître la « question d’une redistribution » sont des positions différentes: la première dénie la légitimité du débat; la seconde l’admet.
On se souvient que ce type d’arbitrage rhétorique n’est pas inédit: Gabriel Attal [49], alors Premier ministre, avait lui aussi évoqué « un débat politique assez noble » [50] sur la redistribution sans jamais l’engager. L’entourage du Premier ministre n’a pas commenté publiquement cette double lecture. Pour Yannick Jadot, sénateur écologiste [51], le calcul est transparent: ne rien fermer pour ne rien promettre. Sur le plan parlementaire, « Nous ne fermons aucune porte » est, en droit constitutionnel, une formule sans portée juridique: seule une loi de finances rectificative pourrait instaurer une telle taxe, et aucune n’est annoncée.
Ce que TotalEnergies répond
Sollicité par l’AFP, le groupe a fait savoir avoir mis en place « sans attendre qu’on nous le demande une politique de plafonnement des carburants dont les Français bénéficient » depuis février 2023 [52]. « C’est comme cela que nous redistribuons nos profits » [53], a indiqué la multinationale. Les bons résultats financent le plafonnement à la pompe, les investissements dans la transition énergétique [54] et les impôts: 16 milliards d’euros prévus en 2025 dans le monde [55], dont 2 milliards en France [56].
Mediapart pointe un autre usage des profits: « l’essentiel de ses gains sera redistribué à ses actionnaires sous forme de dividendes et de rachat d’actions » [57]. Patrick Kanner a rappelé au Sénat que « les marges brutes des géants du pétrole se sont envolées de manière indécente. Quand certains se privent, d’autres engrangent, prospèrent tranquillement » [58]. Pour Yannick Jadot, « en plafonnant les prix à la pompe, TotalEnergies redistribue des pacotilles pour donner des milliards à ses actionnaires » [59].
Les ménages compensés par 180 millions d’euros mensuels
Plutôt qu’une taxe, le gouvernement a choisi le 21 avril 2026 [60] d’élargir les aides aux consommateurs. L’aide aux pêcheurs passe de 20 centimes [61] à 30 voire 35 centimes [62] par litre, selon les négociations avec l’Union européenne [63]. Celle accordée aux agriculteurs quadruple, de 4 centimes [64] à 15 centimes [65] par litre. Le coût pour l’État passe de 70 millions [66] à 180 millions d’euros par mois [67], hors chèque énergie, selon Bercy [68]. Sur le mécanisme, voir aussi notre suivi des aides carburants.
L’arithmétique laisse perplexe. Le gouvernement va dépenser 110 millions d’euros supplémentaires par mois pour soulager certaines catégories, tout en refusant une taxe européenne qui aurait pu rapporter - selon les estimations IPP - entre 3 et 6 milliards d’euros [41] en 2022 si la France avait corrigé ses failles techniques.
L’angle algérien: une rente diplomatique
Pendant que les ménages français rationnent, l’Algérie [69] - premier producteur de gaz et quatrième producteur de pétrole d’Afrique - encaisse. Les hydrocarbures représentent 95% de ses recettes d’exportation [70] et 60% de ses recettes budgétaires [71]. Le baril de Brent a franchi 100 dollars [72], soit 40% au-dessus du prix de marché de 70 dollars [73] anticipé dans le budget algérien 2026 [74][75]. Le TTF néerlandais, référence du gaz européen, est passé de 30 euros le mégawattheure [76] avant le conflit à environ 50 euros [77] désormais.
Le précédent est documenté. En 2022, lors de l’invasion russe en Ukraine [78], les recettes gazières et pétrolières de l’Algérie avaient bondi de 75% [79] pour atteindre près de 60 milliards de dollars [80]. Cette manne a permis à Alger d’adopter un budget record, dont un tiers consacré aux salaires du secteur public [81] - un instrument de stabilité sociale dans un pays de 47 millions d’habitants [82]. Nassima Ouhab-Alathamneh [83], docteure en économie politique et géo-économie de l’énergie, observe que « la hausse des prix mondiaux de l’énergie pourrait représenter une aubaine pour l’Algérie et la Libye, même s’il est encore trop tôt pour en juger ».
L’Algérie joue cette rente avec discrétion. Elle a annoncé une augmentation très limitée de sa production - 6 000 barils par jour à partir d’avril [84], pour une production prévue à 977 000 barils [85] - préférant capter le bénéfice prix plutôt que d’arbitrer pour le volume. On se souvient que ce pays, premier fournisseur de gaz de l’Italie depuis le tournant énergétique post-Ukraine, dispose d’un levier diplomatique direct sur Rome - l’un des cinq signataires du courrier du 3 avril. La position française, qui ménage TotalEnergies (présent sur plusieurs gisements algériens), s’inscrit aussi dans cette équation discrète: taxer les superprofits du groupe à Paris, c’est potentiellement fragiliser une relation industrielle avec Alger que Rome cherche au contraire à approfondir.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient 20% des hydrocarbures mondiaux [86], reste fermé. Le Financial Times [87] a révélé que TotalEnergies aurait réalisé en mars [88] plus d’un milliard de dollars de profits exceptionnels [89] en spéculant sur la fermeture du détroit [90].
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise pourquoi la France, qui a fait passer sa propre taxe de 3-6 milliards estimés [41] à 69 millions effectifs [91] en 2022, refuse aujourd’hui de soutenir une initiative européenne qui contournerait précisément les failles techniques nationales. Le gouvernement n’a pas non plus expliqué publiquement comment 180 millions d’euros [67] mensuels d’aides ciblées peuvent compenser une chute de 18,55% des ventes de gazole [14]. La Commission européenne, destinataire du courrier du 3 avril, n’a pas non plus rendu publique de réponse. Patrick Kanner a rappelé que « le mouvement des Gilets Jaunes était né dans une station-service » [48]. Le calendrier, lui, parle.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« le champion français du pétrole a trouvé un solide défenseur, mercredi 29 avril, en la personne de Sébastien Lecornu. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je refuse le Total bashing », c’est-à-dire le dénigrement du groupe, a déclaré le premier ministre, interrogé au Sénat après la publication de bénéfices trimestriels spectaculaires. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je refuse le Total bashing », c’est-à-dire le dénigrement du groupe, a déclaré le premier ministre »
lemonde.fr ↗ ↩
« La multinationale dirigée par Patrick Pouyanné est « une entreprise française qui emploie des Français » »
lemonde.fr ↗ ↩
« La multinationale dirigée par Patrick Pouyanné est « une entreprise française qui emploie des Français » et représente « une part des intérêts du pays » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Donc, ne nous tirons pas une balle dans le pied » en pénalisant ce groupe privé, a-t-il poursuivi. »
lemonde.fr ↗ ↩
« TotalEnergie publie un bénéfice net de près de 50% sur un an au premier trimestre, à 5,8 milliards de dollars, dopé par l'augmentation des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. »
ici.fr ↗ ↩
« TotalEnergies publie ce mercredi un bénéfice net de près de 50% au premier trimestre. »
ici.fr ↗ ↩
« la hausse du prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« La croissance de sa production de gaz et de pétrole a permis au groupe de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15% de son activité pétrogazière mondiale, a indiqué le groupe dans un communiqué »
ici.fr ↗ ↩
« Selon une étude de Greenpeace »
france24.com ↗ ↩
« les groupes pétroliers auraient engrangé plus de 80 millions d'euros de profits supplémentaires par jour »
france24.com ↗ ↩
« soit plus de 2,9 milliards d’euros depuis le début du conflit »
france24.com ↗ ↩
« une baisse de la consommation de gazole de 18,55% et d'une baisse de la consommation des supercarburants (SP-95, SP-98 et E-85) de 14,5% entre le 11 et le 20 avril, par rapport à la même période en 2025. »
ici.fr ↗ ↩
« une baisse de la consommation de gazole de 18,55% et d'une baisse de la consommation des supercarburants (SP-95, SP-98 et E-85) de 14,5% entre le 11 et le 20 avril, par rapport à la même période en 2025. »
ici.fr ↗ ↩
« Le gazole non routier (GNR), utilisé par les agriculteurs ou encore les pêcheurs, a vu son volume diminuer de 26,18% du 1er au 20 avril 2026 par rapport à la même période en 2025. »
ici.fr ↗ ↩
« « Lors d’un choc énergétique, les prix du pétrole et du gaz peuvent monter beaucoup plus vite que les coûts de production à court terme. C’est ce type d’écart entre hausse des prix et inertie des coûts qui explique ce qu’on appelle les profits d’aubaine » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« selon le dernier relevé national de la consommation de carburant, réalisé par le Comité professionnel du pétrole (CPDP) et consulté ce mercredi par l'Agence Radio France »
ici.fr ↗ ↩
« Cette chute de la vente de carburants "peut s'expliquer bien évidemment par les prix élevés, en particulier sur cette période-là", analyse Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, sollicité par l'Agence Radio France ce mercredi. »
ici.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source qualifie Francis Pousse de 'président du syndicat professionnel Mobilians', mais il est en réalité président du seul métier Stations-service au sein de Mobilians (le président général de Mobilians étant Francis Bartholomé). ↩
« le prix de vente hors taxes avait ainsi bondi de plus de 50 % pour le diesel »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« et de près de 30 % pour l’essence »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Comptez quasi 6 % de plus pour un litre de SP95, l'essence la plus consommée en France. »
ici.fr ↗ ↩
« L’inflation continue d’augmenter, conséquence de la hausse des cours du pétrole, à 2,2 % au mois d’avril, selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« l’économie française montre des signes d’essoufflement avec un produit intérieur brut qui n’a pas progressé sur les trois premiers mois de l’année. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Auditionné par la commission des finances du Sénat, David Amiel a une nouvelle fois répété que les six milliards d’euros qui pèsent sur le budget en raison de la guerre en Iran, devront être compensés ailleurs. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« les six milliards d’euros qui pèsent sur le budget en raison de la guerre en Iran »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Dans leur courrier, daté de vendredi 3 avril »
rfi.fr ↗ ↩
« la demande envoyée [.] a été signée par les ministres des Finances allemand, espagnol, italien, portugais et autrichien »
rfi.fr ↗ ↩
« la demande envoyée au commissaire au Climat Wopke Hoekstra »
rfi.fr ↗ ↩
« cette taxe « enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public » »
rfi.fr ↗ ↩
« Les cinq pays appellent à mettre en œuvre un instrument commun au plus vite »
rfi.fr ↗ ↩
« le gouvernement français reste prudent et privilégie, pour l’instant, des enquêtes sur les marges plutôt qu’une nouvelle taxation. »
france24.com ↗ ↩
« une contribution exceptionnelle de 33 % avait été instaurée »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« en ciblant les bénéfices des années 2022 et 2023 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« dont le montant dépassait la moyenne des années 2018-2021 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« 28 milliards d’euros ont ainsi été collectés à l’échelle de l’Union »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« représentent à eux seuls un cinquième du produit de cette taxe (5,6 milliards) »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« en France, à peine 69 millions d’euros récoltés »
france24.com ↗ ↩
« Le gouvernement, s’appuyant plutôt sur les chiffres des industriels, évoquait 200 millions »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« trois fois moins que les attentes initiales »
france24.com ↗ ↩
« les premières estimations des chercheurs de l’Institut des politiques publiques (IPP) tablaient sur des rentrées fiscales de l’ordre de 3 à 6 milliards d’euros »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Laurent Bach, économiste à l’Essec et chercheur à l’IPP »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « L’organisation des groupes pétroliers fait de la France, et non de ses voisins, un centre de coûts plutôt que de profits » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« interrogé au Sénat par le président du groupe socialiste Patrick Kanner »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« "S'il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d'une redistribution", a déclaré le Premier ministre »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« "Il faut bien que TotalEnergies se positionne d'une manière ou d'une autre sur une manière de redistribuer (.)", a ajouté le chef du gouvernement »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« Taxer TotalEnergies? « Nous ne fermons aucune porte », a glissé le chef du gouvernement. »
lemonde.fr ↗ ↩
« durant la séance hebdomadaire de questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Patrick Kanner, le chef de file du groupe socialiste, a tenu à rappeler au gouvernement que « le mouvement des Gilets Jaunes était né dans une station-service ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution qui pourrait être à due proportion ou pas », a reconnu le Premier ministre dans sa réponse »
publicsenat.fr ↗ ↩
« évoquant « un débat politique assez noble » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le sénateur écologiste estime que le géant français de l’industrie pétrolière « profite » de la guerre au Moyen-Orient »
publicsenat.fr ↗ ↩
« avoir mis en place "sans attendre qu'on nous le demande une politique de plafonnement des carburants dont les Français bénéficient" depuis février 2023 »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« "C'est comme cela que nous redistribuons nos profits", a indiqué dans une déclaration à l'AFP le groupe »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« mais aussi à "financer" ses investissements "pour développer l'entreprise, notamment avec la transition énergétique" »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« à hauteur de 16 milliards d'euros en 2025 "en impôts et taxes dans le monde" »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« dont 2 milliards en France »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« l’ de ses gains sera redistribué à ses actionnaires sous forme de dividendes et de rachat d’actions »
mediapart.fr ↗ ↩
« « Les marges brutes des géants du pétrole se sont envolées de manière indécente. Quand certains se privent, d’autres engrangent, prospèrent tranquillement », a notamment dénoncé l’ancien ministre de François Hollande. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « En plafonnant les prix à la pompe, TotalEnergies redistribue des pacotilles pour donner des milliards à ses actionnaires », fustige Yannick Jadot. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, mardi 21 avril, sa décision de muscler un peu les aides accordées aux consommateurs de produits pétroliers. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ainsi l’aide aux pêcheurs devrait-elle passer de 20 centimes à 30 voire 35 centimes par litre »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ainsi l’aide aux pêcheurs devrait-elle passer de 20 centimes à 30 voire 35 centimes par litre »
lemonde.fr ↗ ↩
« en fonction de tractations en cours avec l’Union européenne. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Celle accordée aux agriculteurs va quadrupler, passant de 4 centimes à 15 centimes par litre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Celle accordée aux agriculteurs va quadrupler, passant de 4 centimes à 15 centimes par litre. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’ensemble des nouvelles mesures devrait faire passer le coût pour l’Etat d’environ 70 millions d’euros à 180 millions d’euros par mois, hors « chèque énergie », selon Bercy. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’ensemble des nouvelles mesures devrait faire passer le coût pour l’Etat d’environ 70 millions d’euros à 180 millions d’euros par mois, hors « chèque énergie », selon Bercy. »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon Bercy. »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’Algérie - premier producteur de gaz et quatrième producteur de pétrole du continent »
france24.com ↗ ↩
« Les exportations d’hydrocarbures constituent de loin sa principale source de revenus (95 % des recettes d'exportation) »
france24.com ↗ ↩
« et 60 % de ses recettes budgétaires. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le blocage iranien du détroit d'Ormuz et les importantes baisses de production annoncées dans le Golfe ont fait flamber le cours du Brent au-delà des 100 dollars. »
lesechos.fr ↗ ↩
« prix de marché de 70 dollars anticipé dans le budget algérien pour 2026. »
lesechos.fr ↗ ↩
« prix de marché de 70 dollars anticipé dans le budget algérien pour 2026. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ce seuil symbolique représente une hausse de plus de 40 % par rapport au prix de marché de 70 dollars anticipé dans le budget algérien pour 2026. »
lesechos.fr ↗ ↩
« contre 30 euros avant le début du conflit. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le TTF néerlandais, référence pour le prix du gaz européen, s'élève à environ 50 euros le mégawattheure »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ce scénario n'est pas sans rappeler celui de 2022, marqué par l'envolée des prix liée à l'invasion russe en Ukraine. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Les recettes gazières et pétrolières de l'Algérie avaient en conséquence bondi de 75 % »
lesechos.fr ↗ ↩
« près de 60 milliards de dollars pour l'année »
lesechos.fr ↗ ↩
« dont environ un tiers consacré au paiement des salaires du secteur public. »
lesechos.fr ↗ ↩
« la demande de sa population de 47 millions d'habitants augmente. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « La hausse des prix mondiaux de l'énergie pourrait représenter une aubaine pour l'Algérie et la Libye, même s'il est encore trop tôt pour en juger, car cela dépendra de la durée du conflit et de l'évolution des prix », estime Nassima Ouhab-Alathamneh, docteure en économie politique et géo-économie de l'énergie. »
lesechos.fr ↗ ↩
« une très légère augmentation de sa production de 6.000 barils par jour »
lesechos.fr ↗ ↩
« pour atteindre 977.000 barils. »
lesechos.fr ↗ ↩
« la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel transitaient jusqu’alors 20 % des hydrocarbures »
france24.com ↗ ↩
« selon lesquelles le Financial Times »
rfi.fr ↗ ↩
« TotalEnergies aurait réalisé, en mars, plus d’un milliard de dollars de profits exceptionnels »
rfi.fr ↗ ↩
« plus d’un milliard de dollars de profits exceptionnels »
rfi.fr ↗ ↩
« TotalEnergies aurait réalisé [.] en spéculant sur la fermeture du détroit d'Ormuz »
rfi.fr ↗ ↩
« In fine, cette taxe aura rapporté 69 millions d’euros »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
Sources
- Info éco - Pétrole : cinq pays européens veulent relancer la taxe sur les superprofits, mais pas la France
- Flambée du carburant: cinq pays européens veulent taxer les superprofits des pétroliers
- Carburants : Sébastien Lecornu appelle TotalEnergies à « se positionner d'une manière ou d'une autre » sur une redistribution de ses surprofits
- Carburants : les ventes ont chuté au mois d'avril, bénéfice trimestriel en très forte hausse pour TotalEnergies
- TotalEnergies : Sébastien Lecornu défend l’entreprise contre la gauche qui veut taxer les « superprofits »
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