La clinique Saint-Pierre de Perpignan a repris progressivement ses séances de chimiothérapie ce lundi 4 mai 2026, onzième jour d’un mouvement de grève illimité. Quarante pour cent des patients sont pris en charge en priorité. Le conflit entre le groupe Elsan et quelque 250 soignants n’est pas résolu.
Ce lundi 4 mai 2026, les salariés des laboratoires de biologie médicale extra-hospitaliers du Puy-de-Dôme et de l’Allier ont cessé le travail. À Clermont-Ferrand, un rassemblement s’est tenu dès 8h devant le siège de Genbio. Le taux de participation local avoisine 40%, dans un mouvement national qui concerne quelque 50 000 salariés.
La clinique Saint-Joseph de Trélazé est en grève depuis le 4 mai 2026. Les salariés refusent les primes ponctuelles proposées par la direction et réclament une hausse permanente de 100 € mensuels pour tous. Plusieurs interventions chirurgicales ont été annulées.
Dès le 4 mai 2026, les laboratoires Synlab du Gers cessent leurs activités dans le cadre d’un mouvement national intersyndical. La fusion Synlab Gascogne-Adour a supprimé le plateau technique unique du département, et les salariés réclament une hausse immédiate de 15 % des salaires. Les patients subissent des délais de résultats pouvant dépasser 14 heures.
Au 65 boulevard de Strasbourg (Paris 10e), les salariés du salon de coiffure afro Sabadou & Jade occupent leur lieu de travail depuis le 3 mars 2026. Ce samedi 2 mai, au 61e jour de mobilisation, la CGT organise une fête de soutien de 16h à 19h pour amplifier la pression sur le patron.
À Laval, les salariés des Transports urbains lavallois (TUL) ont massivement fait grève le jeudi 30 avril 2026, à l’appel de la SNTU CFDT. Plusieurs lignes ont été supprimées, d’autres fortement réduites. Le mouvement, entamé le 27 avril, se poursuit.
Cinq rassemblements sont prévus en Ardèche ce 1er mai 2026 à Aubenas, Privas, Annonay, Le Cheylard et Tournon-sur-Rhône. CGT, FSU et Solidaires appellent à défendre le statut unique du seul jour férié obligatoirement chômé en France, après le rejet d’une proposition de loi visant à autoriser le travail ce jour-là.
La grève illimitée déclenchée le 24 avril 2026 à la clinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany, près de Perpignan, se poursuit sans issue visible. Au 30 avril, 70% des salariés sont en grève. Le service minimum est maintenu aux urgences, aux blocs opératoires et en hospitalisation.
La mairie de Fort-de-France a été bloquée le 28 avril 2026 à l’appel du syndicat STTM-FA-FPT. Après l’échec des négociations avec la direction, un préavis de grève illimitée a été déposé pour le lundi 4 mai. Écoles, crèches, cantines et état-civil sont menacés pour les quelque 60 000 habitants de la ville.
Démarré le 27 avril 2026, le blocage de la maison d’arrêt d’Amiens s’inscrit dans une mobilisation nationale touchant 100 établissements. Les surveillants dénoncent une surpopulation record et des sous-effectifs structurels. Le député de la Somme Matthias Renault plaide pour 40 000 places supplémentaires.