L’Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles dans la nuit du 21 au 22 juillet 2026. Dans les Yvelines, les dix députés ont reflété les divisions nationales autour de ce texte controversé.
Le Parlement a adopté définitivement la loi d’urgence agricole les 20 et 21 juillet 2026. En Vendée, le texte ravive les tensions entre agriculteurs et défenseurs de l’environnement, alors que le département subit depuis le 10 juillet des restrictions renforcées sur l’eau potable.
Aurélie Trouvé, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, a déposé mardi matin un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi d’urgence agricole adoptée la veille. Le texte, qui réautorise deux pesticides interdits et limite les recours contre les mégabassines, a provoqué la démission de la ministre de la Transition écologique.
La Confédération paysanne du Gers qualifie le texte voté dans la nuit du 20 au 21 juillet de « triomphe des lobbies ». Le syndicat dénonce notamment la réautorisation de pesticides controversés et l’absence de réponses sur le revenu paysan.
Le Sénat a adopté en première lecture, par 219 voix contre 111, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Le texte, profondément modifié par la majorité de droite, réintroduit des pesticides interdits et fixe un objectif de doublement du stockage d’eau d’ici 2035, malgré l’opposition de la ministre de la Transition écologique.
Par 219 voix contre 111, les sénateurs ont approuvé un texte qui réautorise à titre dérogatoire deux néonicotinoïdes interdits, double l’objectif de stockage d’eau agricole et facilite les tirs contre les loups. Une commission mixte paritaire est prévue le 16 juillet.
Le Sénat a adopté ce 3 juillet 2026 une version profondément remaniée de la loi d’urgence agricole. Le texte, qui réintroduit des dérogations pour les néonicotinoïdes et double les objectifs de stockage d’eau, s’annonce source de vifs débats à l’Assemblée nationale.
Une quarantaine d’agriculteurs sarthois se sont rassemblés lundi soir au Mans avec une dizaine de tracteurs pour interpeller les parlementaires avant le vote de la loi d’urgence agricole. L’action, organisée par la FDSEA 72 et les Jeunes Agriculteurs, s’est conclue devant la préfecture par un geste symbolique.
Le 24 avril 2026, les syndicats FDSEA22 et JA22 ont tiré la sonnette d’alarme : trop d’agriculteurs des Côtes-d’Armor travaillent à perte. Ils exigent des mesures immédiates du gouvernement, notamment dans le cadre de la loi d’urgence agricole examinée en mai à l’Assemblée.