Le Sénat a définitivement adopté le 9 juillet le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes par 232 voix pour et 99 contre. Privé de son dispositif controversé de plaider-coupable criminel, le texte porté par Gérald Darmanin introduit néanmoins des évolutions majeures, dont le recours à la généalogie génétique pour résoudre les affaires non élucidées.
Le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes a franchi l’étape finale le 9 juillet 2026. Mais la procédure de plaider-coupable en matière criminelle, mesure emblématique du texte, n’y figure plus. Retirée en juin par le garde des Sceaux face aux oppositions, elle laisse place à un texte recentré sur l’organisation des cours criminelles et la protection des victimes.
Les avocats montpelliérains observent une journée « justice morte » ce lundi 29 juin 2026. Un rassemblement est prévu à midi devant le tribunal judiciaire pour dénoncer la réforme de la procédure pénale criminelle, malgré le retrait du plaider-coupable.
Les avocats agenais ont cessé toute activité judiciaire le 23 juin. Ils dénoncent les autres mesures de la réforme pénale, notamment la généralisation des cours criminelles départementales. Le mouvement s’inscrit dans une contestation nationale.
Le Barreau de Toulouse organise une réunion publique d’information le mercredi 10 juin 2026, de 12h30 à 13h30, à la Maison de l’Avocat. Ouverte à tous, en accès libre, cette table ronde porte sur le projet de loi « Justice criminelle et respect des victimes », dit SURE, actuellement examiné par l’Assemblée nationale.