Le 11 juin 2026, Météo-France a émis une alerte sur un amas de sargasses de dimension exceptionnelle au large de Saint-Pierre, en Martinique. Des échouements sont jugés probables dans les quatre jours suivants. Plus de 6 000 tonnes ont déjà été collectées en mer depuis janvier par le GIP Sargasses.
Depuis plusieurs semaines, les échouages massifs de sargasses sur le littoral du Vauclin empoisonnent le quotidien des riverains et pèsent lourdement sur l’activité des commerçants. RCI Martinique a recueilli des témoignages ce mercredi. La mairie engage des mesures d’urgence.
Samedi 6 juin 2026, la mairie du Marigot a réuni une cinquantaine d’habitants à Dehaumont pour faire face aux échouages massifs de sargasses. À l’issue de la réunion, un projet de barrage expérimental en bambou, conçu par le marin-pêcheur Stéphane Béro, a été présenté comme prochaine mesure concrète.
Le Préfet de Guadeloupe a publié le 30 mai 2026 son bilan hebdomadaire officiel des collectes et barrages de sargasses. Les arrivages se poursuivent sur l’ensemble du littoral, Météo-France ayant placé quatre secteurs en risque « très fort » deux jours plus tôt.
Le Préfet de Guadeloupe a publié le 30 mai 2026 son bilan hebdomadaire des collectes de sargasses et de l’état des barrages. Deux jours plus tôt, Météo-France plaçait Basse-Terre, Grande-Terre, Marie-Galante et La Désirade en risque « très fort » d’échouements avec arrivages continus attendus.
Météo-France a émis jeudi 28 mai 2026 son bulletin hebdomadaire de surveillance des sargasses pour la Guadeloupe. Le risque d’échouement est classé « très fort » sur la quasi-totalité de l’archipel, avec une invasion continue depuis l’est sur plus de 200 km. Aucune amélioration n’est prévue à court terme.
Le préfet de la Martinique a diffusé lundi 25 mai le bilan des opérations de ramassage en mer des sargasses pour la semaine du 11 au 15 mai 2026 : 492,9 tonnes collectées. Le cumul annuel atteint 4 516,95 tonnes depuis le début de l’année.
Dix députés européens ont foulé le sol guadeloupéen du 26 au 28 mai 2026 dans le cadre d’une mission d’information officielle. Deux sujets au programme : les échouements récurrents de sargasses et le mécanisme de l’octroi de mer. Parmi eux, le Français André Rougé, qui a fait état d’échanges « très instructifs » avec les acteurs locaux.
Le bulletin de surveillance du 26 mai 2026 d’Archipel des Sciences et Météo-France place plusieurs zones en risque d’échouement très fort. À Petit-Bourg, les émanations toxiques ont déjà conduit à des fermetures d’écoles et à la délocalisation des épreuves du baccalauréat pour environ 1 200 élèves.
Le maire de Petit-Bourg David Nébor a tenu une réunion publique dimanche 24 mai au port de la Vinaigrerie. Face à la colère des riverains, il a présenté trois mesures : repositionnement des barrages, poche d’aspiration et système Seaturtle. La crise a culminé le 22 mai avec la fermeture de sept établissements scolaires.