Tomblaine : le préfet lance les échanges sur la résilience climatique des routes du Grand Est

Une centaine d'élus et d'experts réunis le 6 mai pour adapter les infrastructures routières au changement climatique, avec l'inauguration du laboratoire interrégional du Cerema.

Tomblaine : le préfet lance les échanges sur la résilience climatique des routes du Grand Est
Illustration Christophe Weber / info.fr

Le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy a participé le 6 mai 2026 à Tomblaine à une matinée d'échanges sur l'adaptation des routes au changement climatique. Trois tables rondes ont réuni une centaine d'élus et d'experts du Grand Est. La séquence s'est conclue par l'inauguration du laboratoire d'ingénierie routière interrégional du Cerema.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy a participé le 6 mai 2026 à Tomblaine à une matinée d’échanges sur l’adaptation des routes au changement climatique. Trois tables rondes ont réuni une centaine d’élus et d’experts du Grand Est. La séquence s’est conclue par l’inauguration du laboratoire d’ingénierie routière interrégional du Cerema.

L’essentiel

  • 6 mai 2026 : matinée d’échanges à Tomblaine, site du Cerema, avec Yves Séguy, préfet de Meurthe-et-Moselle
  • Une centaine d’élus et décideurs du Grand Est présents, selon L’Est Républicain
  • 3 tables rondes sur l’anticipation des mutations climatiques, l’innovation et les actions concrètes pour des infrastructures résilientes
  • Inauguration du laboratoire d’ingénierie routière interrégional du Cerema, représenté par Adrien Gaubert, sous-préfet de Lunéville
  • +564 % de catastrophes naturelles liées au retrait-gonflement des argiles dans le Grand Est depuis 2000, selon le Réseau Action Climat

Ce qui s’est passé le 6 mai à Tomblaine

C’est au site nancéien du Cerema, à Tomblaine, qu’une centaine d’élus et de décideurs du Grand Est se sont retrouvés mercredi matin. Le préfet Yves Séguy a pris part à trois tables rondes successives organisées autour d’un fil directeur : comment anticiper les mutations climatiques, accélérer l’innovation et engager des actions concrètes pour des infrastructures routières résilientes et décarbonées.

Le compte officiel de la préfecture a détaillé le programme sur X. Trois thématiques ont structuré les échanges : l’anticipation des mutations, l’accélération de l’innovation, et le passage à l’acte sur des projets concrets. Les intervenants n’ont pas été précisés publiquement au-delà des représentants institutionnels.

L’inauguration du laboratoire Cerema : 74 ans d’expertise routière

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La matinée s’est terminée par l’inauguration du laboratoire d’ingénierie routière interrégional du Cerema. C’est Adrien Gaubert, sous-préfet de Lunéville, qui représentait l’État pour cette cérémonie, selon la préfecture.

Ce laboratoire est l’héritier des Laboratoires régionaux des Ponts et Chaussées, fondés en 1952 à Nancy. Il avait célébré ses 50 ans d’expertise sur les chaussées en 2019, selon le Cerema. Parmi ses outils, le Tigre3D permet de mesurer la déformabilité des chaussées en conditions réelles - une technologie clé pour évaluer l’état du patrimoine routier sans fermer les axes. Selon Le Journal des Entreprises, les experts du Cerema avancent un ratio précis : investir 1 euro dans l’adaptation des infrastructures routières permet d’économiser 5 à 6 euros à terme. Le préfet avait déjà visité le site de Tomblaine pour découvrir les capsules UrbanLoop, futur mode de transport nancéien attendu pour 2028.

Contexte dans le département

La Meurthe-et-Moselle est directement exposée aux effets du dérèglement climatique sur les infrastructures. Dans le Grand Est, le réseau routier couvre environ 83 000 km, soit 8 % du réseau routier national, selon Le Journal des Entreprises et la Région Grand Est. Ce patrimoine vieillit sous l’effet conjugué du trafic et des chocs climatiques.

Le phénomène le plus documenté dans la région reste le retrait-gonflement des argiles (RGA), provoqué par les alternances de sécheresse et de réhumidification des sols. Selon le Réseau Action Climat, les catastrophes naturelles liées au RGA ont augmenté de 564 % dans le Grand Est depuis le début du siècle. Les routes en sont une des premières victimes : fissures, affaissements, déformation des accotements.

Dans ce cadre, la sous-préfecture de Lunéville, dont dépend Adrien Gaubert, se retrouve au cœur d’un territoire particulièrement exposé aux risques d’inondation et de sécheresse.

La feuille de route régionale : 45 actions en cours

La Région Grand Est a adopté un Plan d’Adaptation au Changement Climatique (PACC) structuré en 45 actions, dont le renforcement de 15 Plans d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Dès 2026, la Région propose un accompagnement pour 3 à 6 projets dans le Massif des Vosges pour accélérer les études et les travaux d’adaptation. Le programme Life Adapt’Est vise par ailleurs 30 bâtiments pilotes rénovés ou construits d’ici 2030.

La matinée de Tomblaine s’inscrit dans cette dynamique régionale. L’objectif affiché : faire du Grand Est une région pilote sur la gestion des risques climatiques liés aux infrastructures, selon Le Journal des Entreprises. Des actions similaires sont à l’agenda dans d’autres territoires ; les pannes et fermetures provoquées par des orages dans d’autres départements illustrent la vulnérabilité concrète des équipements publics.

Prochaines étapes

La Région Grand Est lancera dès 2026 l’accompagnement des premiers projets vosgiens dans le cadre du PACC. Le laboratoire du Cerema à Tomblaine entre désormais officiellement en activité interrégionale, avec des missions d’expertise élargies au-delà de la seule Meurthe-et-Moselle.

Sources

Christophe Weber

Christophe Weber

Christophe est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Meurthe-et-Moselle (54), avec Nancy pour chef-lieu. Spécialité du département : Place Stanislas UNESCO et frontière Luxembourg. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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