Banques libanaises Audi et Richelieu : Paris enquête sur 15 milliards de dollars qui auraient quitté Beyrouth en pleine crise
Le Parquet national financier examine les flux des filiales françaises de Bank Audi et SGBL après les plaintes de Sherpa et du Collectif des victimes
Le parquet de Paris a ouvert début avril une enquête préliminaire visant Bank Audi France et le groupe Richelieu. Les plaignants évoquent quelque 15 milliards de dollars transférés au plus fort de l'effondrement…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une enquête pénale d'ampleur inédite en Europe contre des banques libanaises
Le Parquet national financier vise Bank Audi France et le groupe Richelieu pour blanchiment et abus de confiance, deux qualifications parmi les plus sévères du droit pénal des affaires.
Des transferts massifs allégués au plus fort de l'effondrement
Les avocats des plaignants évoquent environ 15 milliards de dollars transférés vers les filiales européennes pendant et après la crise de 2019, chiffre non encore validé par les enquêteurs.
Une diaspora et des épargnants spoliés
Sept ans après le gel des dépôts, l'économie libanaise s'est contractée de plus de 40 % et les déposants restent privés de leurs économies.
Une friction diplomatique latente entre Paris et Beyrouth
L'enquête française cible deux fleurons bancaires alors que le gouvernement Salam, soutenu par Paris, vient de réformer le secret bancaire au Liban avec une rétroactivité de dix ans.
L'angle français contourne l'immunité souveraine américaine
Là où le FSIA a protégé la BDL aux États-Unis, Paris vise des filiales commerciales privées de droit français, sur le fondement de la territorialité (art. 113-2 CP) et du dispositif anti-blanchiment.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire début avril visant Bank Audi France et le groupe Richelieu.
- Deux plaintes ont été déposées en juillet 2025 par Sherpa et le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses au Liban.
- Les avocats évoquent environ 15 milliards de dollars transférés vers des filiales européennes pendant la crise de 2019, chiffre non validé par les enquêteurs.
- L'enquête est confiée à l'OCLCIFF et porte sur des qualifications de blanchiment et d'abus de confiance.
- Aucune mise en examen n'a été prononcée à ce jour l'angle français vise des filiales privées non couvertes par l'immunité souveraine.
Le parquet de Paris a ouvert début avril [1] une enquête préliminaire visant la Compagnie financière Richelieu et ses filiales, rattachées à la Société Générale de Banque au Liban [2], ainsi que la banque Audi [3]. L’investigation a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières [4]. Elle fait suite à deux plaintes déposées en juillet 2025 [5] par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban et l’ONG Sherpa [6].
Les qualifications retenues sont lourdes: blanchiment et abus de confiance [7], avec en toile de fond la question des transferts de capitaux hors du Liban au plus fort de l’effondrement financier du pays [8]. À ce stade, il s’agit d’une enquête préliminaire: aucune mise en examen n’a été prononcée et le chiffre d’environ 15 milliards de dollars [9] avancé par les avocats des plaignants relève d’une allégation, non d’un constat judiciaire.
Une chronologie qui accuse
En 2019, les banques du Liban ont gelé les dépôts après l’effondrement financier du pays [10]. Au même moment, selon les plaignants, des sommes considérables quittaient le Liban en direction de l’Europe [11]. William Bourdon [12], avocat de Sherpa et fondateur de l’association [13], décrit l’opération sans détour: « C’est une opération de transfert en pleine crise financière, donc au moment le plus dommageable pour l’intérêt public libanais, de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l’abri » des sommes au profit de la clientèle la plus fortunée et de certains actionnaires [14].
Les avocats des plaignants chiffrent ces flux à environ 15 milliards de dollars [9] de transferts vers les filiales européennes pendant et après la crise. Les deux moments coexistent: d’un côté, les comptes bloqués au Liban; de l’autre, les flux sortants vers Paris. Selon L’Orient-Le Jour, les conseils parlent d’« un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d’une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques » [15].
Le mécanisme visé
D’après les déclarations recueillies par RFI auprès des conseils des plaignants, William Bourdon et Vincent Brengarth [16], les enquêtes parisiennes portent sur « des opérations de blanchiment complexes, de masse » [17], liées à de l’abus de confiance en bande organisée et à une fraude fiscale potentiellement généralisée [18]. Le groupe Richelieu est lié à la SGBL au Liban et au banquier Antoun Sehnaoui [19]. Bank Audi France est la filiale française de Bank Audi [20].
Ce que prévoit le Code pénal
Les qualifications retenues comptent parmi les plus sévères du droit pénal des affaires français. On rappellera que l’article 324-1 du Code pénal définit le blanchiment comme le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine de biens ou de revenus issus d’un crime ou d’un délit. La peine encourue est aggravée lorsque l’infraction est commise de façon habituelle ou en utilisant les facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle, circonstance qui vise typiquement les établissements bancaires.
L’abus de confiance, prévu à l’article 314-1 du même code, et la fraude fiscale, réprimée par l’article 1741 du Code général des impôts, complètent l’arsenal mobilisable. La fraude fiscale en bande organisée, en particulier, est l’une des qualifications les plus lourdes du contentieux financier français. Pour les personnes morales, l’article 131-38 du Code pénal prévoit une multiplication des amendes encourues. Le détail des peines précises relève de la consultation de Légifrance, mais l’économie générale du dispositif est claire: il vise à appréhender pénalement, en France, le rôle d’établissements bancaires dans la dissimulation de fonds d’origine illicite.
Une diaspora prise au piège
Depuis 2019, faute de pouvoir récupérer leurs économies, des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers ou leurs soins [21]. D’après France 24, l’économie libanaise s’est contractée de plus de 40 % [22] depuis le gel des dépôts. Sept ans après [23], une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes [24].
Mounir Mansour, 68 ans, ancien enseignant [25], résume l’amertume d’une génération: « Nous avons travaillé toute notre vie dans l’enseignement et, finalement, nous sommes sortis les mains vides » [26]. Richard Abou Jaoudé, ingénieur consultant [27], parti travailler en Arabie saoudite et au Canada, décrit « des années de travail réduites à une ligne inaccessible sur un compte bancaire » [28].
Pourquoi la France peut agir là où les États-Unis ont reculé
Le 1er mai 2026 [29], la cour fédérale du district du New Jersey a rejeté une action collective déposée le 16 avril 2024 [30] par des déposants libano-américains contre la Banque du Liban et dix banques commerciales [31]. La juge Christine P. O’Hearn [32] a rejeté « l’affaire contre la banque centrale dans son intégralité » [33], estimant la BDL protégée par « l’immunité souveraine en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act » [34]. Le tribunal a conclu que la BDL avait « agi en sa qualité de banque centrale souveraine du Liban » et n’avait « exercé aucune activité commerciale » [35].
L’angle français est radicalement différent. À Paris, ce ne sont pas des entités souveraines qui sont visées, mais Bank Audi France [20] et la Compagnie financière Richelieu [19], deux établissements de droit français immatriculés en France et soumis à la supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Aucune immunité souveraine ne leur est opposable: ce sont des sociétés commerciales privées soumises au droit commun. La compétence pénale française se fonde alors sur le principe de territorialité posé par l’article 113-2 du Code pénal (un fait constitutif sur le sol français suffit) et sur la compétence personnelle active visant les personnes morales françaises (article 113-3).
En matière de blanchiment, le Code pénal permet de poursuivre lorsque l’infraction d’origine a été commise à l’étranger, dès lors qu’elle y est punissable, ce qui correspond aux détournements présumés au Liban. À ce socle de droit interne s’ajoute le cadre européen de lutte contre le blanchiment, qui impose aux établissements de crédit des obligations de vigilance renforcée sur les flux à risque et les clients politiquement exposés, dont la violation est elle-même pénalement sanctionnée. C’est ce maillage, territorialité, droit commun applicable aux filiales et dispositif anti-blanchiment européen, qui rend juridiquement possible à Paris ce que le FSIA américain a interdit outre-Atlantique.
Une « première européenne » à nuancer
Selon L’Orient-Le Jour, William Bourdon estime que « ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe » [36]. La formule mérite d’être resituée. On se souvient que plusieurs précédents existent en Europe en matière de poursuites contre des filiales de banques étrangères pour blanchiment, notamment dans les dossiers nés de l’effondrement du secteur bancaire balte au tournant des années 2010. La spécificité du dossier libanais à Paris tient ailleurs: c’est la première fois qu’un parquet européen vise simultanément deux groupes bancaires d’un même pays tiers pour des faits liés à une crise financière nationale, avec des plaintes portées par les épargnants eux-mêmes du pays d’origine.
La justice française n’en est pas à son premier dossier libanais. Dès avril 2021 [37], deux plaintes avaient déjà visé Riad Salamé [38], ancien gouverneur de la Banque du Liban arrivé à la tête de l’institution en 1993 [39]. Le Parquet national financier avait ouvert une enquête pour « association de malfaiteurs » et « blanchiment en bande organisée » [40]. Salamé est aujourd’hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe [41][42]. Selon les plaignants de l’époque, son patrimoine global dépasserait les 2 milliards de dollars [43], pour des avoirs personnels déclarés à 23 millions de dollars en 1993 [44].
Le silence des banques visées et leurs lignes de défense possibles
À ce stade, ni Bank Audi France [20] ni le groupe Richelieu [19] n’ont publiquement détaillé leur défense dans les sources consultées. Aucun des dirigeants visés n’a, à la date de publication, été mis en examen en France. Aucune des sources consultées ne mentionne de réaction publique des actionnaires de référence ou de la direction historique de Bank Audi, ni de Samir Hanna, ancien CEO du groupe. Côté Richelieu, Antoun Sehnaoui [19] n’a fait aucune déclaration publique relative à l’enquête parisienne dans les sources examinées.
Plusieurs lignes de défense classiques sont néanmoins prévisibles. La présomption d’innocence d’abord: une enquête préliminaire ne préjuge pas des suites judiciaires et ne vaut pas constat d’infraction. Les établissements peuvent ensuite faire valoir que les transferts incriminés ont été opérés conformément au droit libanais en vigueur en 2019, avant l’instauration formelle d’un contrôle des capitaux jamais voté par le parlement libanais. Ils pourront également souligner qu’ils ont été soumis pendant toute la période à la supervision de l’ACPR et à des obligations déclaratives auprès de Tracfin, sans alerte publique de ces autorités. Reste enfin la question de l’imputabilité personnelle: ce sont les filiales françaises qui sont visées, là où les décisions stratégiques relèvent souvent des maisons mères libanaises. Le silence des établissements peut donc relever d’une stratégie de défense classique autant que d’un déficit d’information sur le détail du dossier.
Paris-Beyrouth: un calendrier sous tension diplomatique
Le calendrier n’est pas anodin. À Beyrouth, le gouvernement de Nawaf Salam [45] est en place depuis le 8 février [46]. En décembre 2025, le Premier ministre [47] avait annoncé un plan pour la restitution des sommes disparues [48]. Le 24 avril, les députés libanais ont amendé les règles régissant le secret bancaire [49], autorisant la Banque centrale et les sociétés d’audit à accéder aux données bancaires [50] jusqu’à dix années en arrière [51]. Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre [52], dans le contexte de réformes destinées à répondre à la crise financière qui frappe le pays depuis 2019 [53].
L’enquête parisienne s’inscrit dans cette séquence et la complique. Selon plusieurs sources, la France entretient avec le Liban une relation singulière, marquée par un soutien diplomatique constant à la stabilisation du pays. L’ouverture d’une procédure pénale visant deux fleurons du secteur bancaire libanais expose Paris à un délicat exercice d’équilibriste: soutenir politiquement le gouvernement Salam, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la restitution des fonds des axes de communication, tout en laissant la justice française cibler des acteurs économiques majeurs du pays.
À la date de publication, les sources consultées ne font état d’aucune réaction officielle des autorités françaises ni du gouvernement libanais sur l’enquête parisienne. Ce silence diplomatique est en soi un indicateur de la sensibilité du dossier. La capacité de Beyrouth à coopérer avec les enquêteurs français, notamment via les commissions rogatoires internationales rendues possibles par la nouvelle loi sur le secret bancaire, sera l’un des révélateurs du dossier dans les mois à venir. Un refus de coopérer placerait le gouvernement Salam en porte-à-faux avec son discours réformateur; une coopération étroite, à l’inverse, exposerait Beyrouth aux pressions des milieux d’affaires libanais hostiles à la transparence judiciaire.
L’angle mort
Ce que les sources consultées ne disent pas: combien de comptes ont été ouverts à Paris dans les filiales visées depuis le début de la crise? Quelle proportion de ces transferts a transité par des structures intermédiaires luxembourgeoises ou chypriotes? Et surtout, qui sont les bénéficiaires nominatifs des transferts présumés? Les plaignants évoquent « la clientèle la plus fortunée » [14] et certains actionnaires. Aucune liste publique n’existe à ce stade. C’est précisément ce que l’OCLCIFF doit établir. Sans noms, l’enquête n’aura pas de visage.
► Lire aussi: Quand la justice française rouvre les dossiers internationaux
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (53)
« l'ouverture début avril d'une enquête préliminaire visant la Compagnie financière Richelieu et ses filiales »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Compagnie financière Richelieu et ses filiales, rattachées à la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) »
lesechos.fr ↗ ↩
« ainsi que la banque Audi »
lesechos.fr ↗ ↩
« a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF) »
allnews.ch ↗ ↩
« deux plaintes déposées en juillet 2025 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'ONG anti-corruption Sherpa »
lesechos.fr ↗ ↩
« deux plaintes déposées en juillet 2025 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'ONG anti-corruption Sherpa »
lesechos.fr ↗ ↩
« des soupçons de blanchiment, d'abus de confiance avec, en toile de fond, la question sensible des transferts de capitaux hors du Liban »
lesechos.fr ↗ ↩
« la question sensible des transferts de capitaux hors du Liban au plus fort de l'effondrement financier du pays »
lesechos.fr ↗ ↩
« celui du transfert d'environ 15 milliards de dollars après et pendant la crise financière de 2019 de deux banques libanaises de premier rang vers leurs filiales européennes »
allnews.ch ↗ ↩
« En 2019, les banques du Liban ont gelé les dépôts après l'effondrement financier du pays. »
france24.com ↗ ↩
« Ces sommes auraient été envoyées à l'étranger et en Europe. »
rfi.fr ↗ ↩
« « C'est une opération de transfert en pleine crise financière [.] », explique William Bourdon, avocat d'une des deux associations anti-corruption à l'origine des plaintes. »
rfi.fr ↗ ↩
« L'avocat William Bourdon, fondateur de l'association Sherpa »
lorientlejour.com ↗ ↩
« « C'est une opération de transfert en pleine crise financière, donc au moment le plus dommageable pour l'intérêt public libanais, de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l'abri des sommes absolument gigantesques au profit d'intérêts privés, la clientèle la plus fortunée, ceux de certains actionnaires. » »
rfi.fr ↗ ↩
« « C'est un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d'une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques » »
rfi.fr ↗ ↩
« Me William Bourdon et Vincent Brengarth »
allnews.ch ↗ ↩
« «Le rôle des banques en France et ailleurs est déjà au coeur» des enquêtes ouvertes à Paris, soulignent-ils, soupçonnant «des opérations de blanchiment complexes, de masse» »
allnews.ch ↗ ↩
« soupçonnant «des opérations de blanchiment complexes, de masse», liées à de l'abus de confiance en bande organisée et «certainement une fraude fiscale généralisée» »
allnews.ch ↗ ↩
« et le groupe Richelieu, lié à la SGBL au Liban et au PDG Antoun Sehnaoui »
lorientlejour.com ↗ ↩
« des soupçons de blanchiment d'argent [.] visant Bank Audi France »
lorientlejour.com ↗ ↩
« Depuis 2019, faute de pouvoir récupérer leurs économies, des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers, ou leurs soins. »
rfi.fr ↗ ↩
« l'économie s'est contractée de plus de 40 % »
france24.com ↗ ↩
« Sept ans plus tard, une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes. »
france24.com ↗ ↩
« Sept ans plus tard, une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes. »
france24.com ↗ ↩
« Mounir Mansour, 68 ans. Il avait économisé pour sa retraite, mais son pécule est resté bloqué »
france24.com ↗ ↩
« "Nous avons travaillé toute notre vie dans l'enseignement et, finalement, nous sommes sortis les mains vides", raconte Mounir Mansour, 68 ans. »
france24.com ↗ ↩
« Richard Abou Jaoudé, ingénieur consultant, a travaillé des décennies à l'étranger »
france24.com ↗ ↩
« Richard nous décrit "des années de travail réduites à une ligne inaccessible sur un compte bancaire" »
france24.com ↗ ↩
« le 01 mai 2026 à 00h00 »
lorientlejour.com ↗ ↩
« une action collective déposée le 16 avril 2024 »
lorientlejour.com ↗ ↩
« portant à 10 le nombre total de banques visées »
lorientlejour.com ↗ ↩
« la juge Christine P. O'Hearn a rejeté « l'affaire contre la banque centrale dans son intégralité » »
lorientlejour.com ↗ ↩
« la juge Christine P. O'Hearn a rejeté « l'affaire contre la banque centrale dans son intégralité » »
lorientlejour.com ↗ ↩
« estimant qu'elle était protégée par « l'immunité souveraine en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act (FSIA) » »
lorientlejour.com ↗ ↩
« Le tribunal a conclu que la BDL avait « agi en sa qualité de banque centrale souveraine du Liban et de régulateur du secteur bancaire, et n'avait exercé aucune activité commerciale, comme l'exigent les exceptions prévues par le FSIA » »
lorientlejour.com ↗ ↩
« Ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe »
lorientlejour.com ↗ ↩
« deux plaintes ont été déposées en avril en France »
lorientlejour.com ↗ ↩
« Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, a été arrêté à Beyrouth »
france24.com ↗ ↩
« Arrivé à la tête de la banque centrale libanaise en 1993 »
lorientlejour.com ↗ ↩
« le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour 'association de malfaiteurs' et 'blanchiment en bande organisée' »
lorientlejour.com ↗ ↩
« Riad Salamé, aujourd'hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Riad Salamé, aujourd'hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩
« 'le patrimoine ' de Riad Salamé 'dépasserait aujourd'hui les 2 milliards de dollars' »
lorientlejour.com ↗ ↩
« 'ses avoirs personnels s'élevaient à 23 millions de dollars (19 millions d'euros)' lorsqu'il a pris ses fonctions en 1993 »
lorientlejour.com ↗ ↩
« C'est une première concrétisation majeure des ambitions réformatrices du gouvernement de Nawaf Salam, en place depuis le 8 février. »
lemonde.fr ↗ ↩
« C'est une première concrétisation majeure des ambitions réformatrices du gouvernement de Nawaf Salam, en place depuis le 8 février. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En décembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution de ces sommes disparues. »
rfi.fr ↗ ↩
« En décembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution de ces sommes disparues. »
rfi.fr ↗ ↩
« Réunis au Parlement, jeudi 24 avril, les députés libanais ont ouvert la voie à davantage de du système financier, en amendant les règles qui régissent le secret bancaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La loi autorise désormais la Banque centrale, la commission de contrôle des banques, ainsi que les sociétés d'audit mandatées par les autorités, à accéder aux informations bancaires. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les données confidentielles peuvent être explorées jusqu'à dix années en arrière. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre. »
france24.com ↗ ↩
« Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre. »
france24.com ↗ ↩
- 24 juin 2026 : « banquier Antoun Sehnaoui » corrigé en « PDG Antoun Sehnaoui », à la suite du signalement d'un lecteur.
Sources
- Cette plainte contre deux banques à Paris qui ébranle les milieux financiers franco
- Paris enquête sur des banques libanaises accusées d’avoir déplacé des milliards d'euros en pleine crise
- Crise bancaire au Liban : sept ans d’attente et une loi qui hiérarchise les clients
- William Bourdon : Ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe
- La justice américaine rejette une action collective contre la BDL et des banques libanaises
- Au Liban, la réforme du secret bancaire, premier pas vers une résolution de la crise financière
- Les banques libanaises dans le viseur de la justice française
- Le patrimoine de Riad Salamé visé par une enquête en France
