Banques libanaises Audi et Richelieu : Paris enquête sur 15 milliards de dollars qui auraient quitté Beyrouth en pleine crise

Le Parquet national financier examine les flux des filiales françaises de Bank Audi et SGBL après les plaintes de Sherpa et du Collectif des victimes

Banques libanaises Audi et Richelieu : Paris enquête sur 15 milliards de dollars qui auraient quitté Beyrouth en pleine crise
Banques libanaises Audi et Richelieu : Paris enquête sur 15 milliards de dollars qui auraient quitté Beyrouth en pleine crise Illustration Céline Vasseur / info.fr

Le parquet de Paris a ouvert début avril une enquête préliminaire visant Bank Audi France et le groupe Richelieu. Les plaignants évoquent quelque 15 milliards de dollars transférés au plus fort de l'effondrement…

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire début avril visant Bank Audi France et le groupe Richelieu.
  • Deux plaintes ont été déposées en juillet 2025 par Sherpa et le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses au Liban.
  • Les avocats évoquent environ 15 milliards de dollars transférés vers des filiales européennes pendant la crise de 2019, chiffre non validé par les enquêteurs.
  • L'enquête est confiée à l'OCLCIFF et porte sur des qualifications de blanchiment et d'abus de confiance.
  • Aucune mise en examen n'a été prononcée à ce jour l'angle français vise des filiales privées non couvertes par l'immunité souveraine.

Le parquet de Paris a ouvert début avril [1] une enquête préliminaire visant la Compagnie financière Richelieu et ses filiales, rattachées à la Société Générale de Banque au Liban [2], ainsi que la banque Audi [3]. L’investigation a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières [4]. Elle fait suite à deux plaintes déposées en juillet 2025 [5] par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban et l’ONG Sherpa [6].

LES ENJEUX
Une enquête pénale d'ampleur inédite en Europe contre des banques libanaises
Le Parquet national financier vise Bank Audi France et le groupe Richelieu pour blanchiment et abus de confiance, deux qualifications parmi les plus sévères du droit pénal des affaires.
Des transferts massifs allégués au plus fort de l'effondrement
Les avocats des plaignants évoquent environ 15 milliards de dollars transférés vers les filiales européennes pendant et après la crise de 2019, chiffre non encore validé par les enquêteurs.
Une diaspora et des épargnants spoliés
Sept ans après le gel des dépôts, l'économie libanaise s'est contractée de plus de 40 % et les déposants restent privés de leurs économies.
Une friction diplomatique latente entre Paris et Beyrouth
L'enquête française cible deux fleurons bancaires alors que le gouvernement Salam, soutenu par Paris, vient de réformer le secret bancaire au Liban avec une rétroactivité de dix ans.
L'angle français contourne l'immunité souveraine américaine
Là où le FSIA a protégé la BDL aux États-Unis, Paris vise des filiales commerciales privées de droit français, sur le fondement de la territorialité (art. 113-2 CP) et du dispositif anti-blanchiment.

Les qualifications retenues sont lourdes: blanchiment et abus de confiance [7], avec en toile de fond la question des transferts de capitaux hors du Liban au plus fort de l’effondrement financier du pays [8]. À ce stade, il s’agit d’une enquête préliminaire: aucune mise en examen n’a été prononcée et le chiffre d’environ 15 milliards de dollars [9] avancé par les avocats des plaignants relève d’une allégation, non d’un constat judiciaire.

Une chronologie qui accuse

En 2019, les banques du Liban ont gelé les dépôts après l’effondrement financier du pays [10]. Au même moment, selon les plaignants, des sommes considérables quittaient le Liban en direction de l’Europe [11]. William Bourdon [12], avocat de Sherpa et fondateur de l’association [13], décrit l’opération sans détour: « C’est une opération de transfert en pleine crise financière, donc au moment le plus dommageable pour l’intérêt public libanais, de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l’abri » des sommes au profit de la clientèle la plus fortunée et de certains actionnaires [14].

Les avocats des plaignants chiffrent ces flux à environ 15 milliards de dollars [9] de transferts vers les filiales européennes pendant et après la crise. Les deux moments coexistent: d’un côté, les comptes bloqués au Liban; de l’autre, les flux sortants vers Paris. Selon L’Orient-Le Jour, les conseils parlent d’« un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d’une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques » [15].

Le mécanisme visé

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D’après les déclarations recueillies par RFI auprès des conseils des plaignants, William Bourdon et Vincent Brengarth [16], les enquêtes parisiennes portent sur « des opérations de blanchiment complexes, de masse » [17], liées à de l’abus de confiance en bande organisée et à une fraude fiscale potentiellement généralisée [18]. Le groupe Richelieu est lié à la SGBL au Liban et au banquier Antoun Sehnaoui [19]. Bank Audi France est la filiale française de Bank Audi [20].

Ce que prévoit le Code pénal

Les qualifications retenues comptent parmi les plus sévères du droit pénal des affaires français. On rappellera que l’article 324-1 du Code pénal définit le blanchiment comme le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine de biens ou de revenus issus d’un crime ou d’un délit. La peine encourue est aggravée lorsque l’infraction est commise de façon habituelle ou en utilisant les facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle, circonstance qui vise typiquement les établissements bancaires.

L’abus de confiance, prévu à l’article 314-1 du même code, et la fraude fiscale, réprimée par l’article 1741 du Code général des impôts, complètent l’arsenal mobilisable. La fraude fiscale en bande organisée, en particulier, est l’une des qualifications les plus lourdes du contentieux financier français. Pour les personnes morales, l’article 131-38 du Code pénal prévoit une multiplication des amendes encourues. Le détail des peines précises relève de la consultation de Légifrance, mais l’économie générale du dispositif est claire: il vise à appréhender pénalement, en France, le rôle d’établissements bancaires dans la dissimulation de fonds d’origine illicite.

Une diaspora prise au piège

Depuis 2019, faute de pouvoir récupérer leurs économies, des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers ou leurs soins [21]. D’après France 24, l’économie libanaise s’est contractée de plus de 40 % [22] depuis le gel des dépôts. Sept ans après [23], une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes [24].

Mounir Mansour, 68 ans, ancien enseignant [25], résume l’amertume d’une génération: « Nous avons travaillé toute notre vie dans l’enseignement et, finalement, nous sommes sortis les mains vides » [26]. Richard Abou Jaoudé, ingénieur consultant [27], parti travailler en Arabie saoudite et au Canada, décrit « des années de travail réduites à une ligne inaccessible sur un compte bancaire » [28].

Enquête préliminaire, parquet de Paris
Entités viséesBank Audi France, Cie financière Richelieu
QualificationsBlanchiment, abus de confiance
Service enquêteurOCLCIFF
StatutEn cours
0 mise en examenÀ ce jour, aucune personne physique ni morale visée par les plaintes n'a été mise en examen en France. L'enquête, confiée à l'OCLCIFF [4], demeure au stade préliminaire.

Pourquoi la France peut agir là où les États-Unis ont reculé

Le 1er mai 2026 [29], la cour fédérale du district du New Jersey a rejeté une action collective déposée le 16 avril 2024 [30] par des déposants libano-américains contre la Banque du Liban et dix banques commerciales [31]. La juge Christine P. O’Hearn [32] a rejeté « l’affaire contre la banque centrale dans son intégralité » [33], estimant la BDL protégée par « l’immunité souveraine en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act » [34]. Le tribunal a conclu que la BDL avait « agi en sa qualité de banque centrale souveraine du Liban » et n’avait « exercé aucune activité commerciale » [35].

L’angle français est radicalement différent. À Paris, ce ne sont pas des entités souveraines qui sont visées, mais Bank Audi France [20] et la Compagnie financière Richelieu [19], deux établissements de droit français immatriculés en France et soumis à la supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Aucune immunité souveraine ne leur est opposable: ce sont des sociétés commerciales privées soumises au droit commun. La compétence pénale française se fonde alors sur le principe de territorialité posé par l’article 113-2 du Code pénal (un fait constitutif sur le sol français suffit) et sur la compétence personnelle active visant les personnes morales françaises (article 113-3).

En matière de blanchiment, le Code pénal permet de poursuivre lorsque l’infraction d’origine a été commise à l’étranger, dès lors qu’elle y est punissable, ce qui correspond aux détournements présumés au Liban. À ce socle de droit interne s’ajoute le cadre européen de lutte contre le blanchiment, qui impose aux établissements de crédit des obligations de vigilance renforcée sur les flux à risque et les clients politiquement exposés, dont la violation est elle-même pénalement sanctionnée. C’est ce maillage, territorialité, droit commun applicable aux filiales et dispositif anti-blanchiment européen, qui rend juridiquement possible à Paris ce que le FSIA américain a interdit outre-Atlantique.

Une « première européenne » à nuancer

Selon L’Orient-Le Jour, William Bourdon estime que « ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe » [36]. La formule mérite d’être resituée. On se souvient que plusieurs précédents existent en Europe en matière de poursuites contre des filiales de banques étrangères pour blanchiment, notamment dans les dossiers nés de l’effondrement du secteur bancaire balte au tournant des années 2010. La spécificité du dossier libanais à Paris tient ailleurs: c’est la première fois qu’un parquet européen vise simultanément deux groupes bancaires d’un même pays tiers pour des faits liés à une crise financière nationale, avec des plaintes portées par les épargnants eux-mêmes du pays d’origine.

La justice française n’en est pas à son premier dossier libanais. Dès avril 2021 [37], deux plaintes avaient déjà visé Riad Salamé [38], ancien gouverneur de la Banque du Liban arrivé à la tête de l’institution en 1993 [39]. Le Parquet national financier avait ouvert une enquête pour « association de malfaiteurs » et « blanchiment en bande organisée » [40]. Salamé est aujourd’hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe [41][42]. Selon les plaignants de l’époque, son patrimoine global dépasserait les 2 milliards de dollars [43], pour des avoirs personnels déclarés à 23 millions de dollars en 1993 [44].

Le silence des banques visées et leurs lignes de défense possibles

À ce stade, ni Bank Audi France [20] ni le groupe Richelieu [19] n’ont publiquement détaillé leur défense dans les sources consultées. Aucun des dirigeants visés n’a, à la date de publication, été mis en examen en France. Aucune des sources consultées ne mentionne de réaction publique des actionnaires de référence ou de la direction historique de Bank Audi, ni de Samir Hanna, ancien CEO du groupe. Côté Richelieu, Antoun Sehnaoui [19] n’a fait aucune déclaration publique relative à l’enquête parisienne dans les sources examinées.

Plusieurs lignes de défense classiques sont néanmoins prévisibles. La présomption d’innocence d’abord: une enquête préliminaire ne préjuge pas des suites judiciaires et ne vaut pas constat d’infraction. Les établissements peuvent ensuite faire valoir que les transferts incriminés ont été opérés conformément au droit libanais en vigueur en 2019, avant l’instauration formelle d’un contrôle des capitaux jamais voté par le parlement libanais. Ils pourront également souligner qu’ils ont été soumis pendant toute la période à la supervision de l’ACPR et à des obligations déclaratives auprès de Tracfin, sans alerte publique de ces autorités. Reste enfin la question de l’imputabilité personnelle: ce sont les filiales françaises qui sont visées, là où les décisions stratégiques relèvent souvent des maisons mères libanaises. Le silence des établissements peut donc relever d’une stratégie de défense classique autant que d’un déficit d’information sur le détail du dossier.

Paris-Beyrouth: un calendrier sous tension diplomatique

Le calendrier n’est pas anodin. À Beyrouth, le gouvernement de Nawaf Salam [45] est en place depuis le 8 février [46]. En décembre 2025, le Premier ministre [47] avait annoncé un plan pour la restitution des sommes disparues [48]. Le 24 avril, les députés libanais ont amendé les règles régissant le secret bancaire [49], autorisant la Banque centrale et les sociétés d’audit à accéder aux données bancaires [50] jusqu’à dix années en arrière [51]. Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre [52], dans le contexte de réformes destinées à répondre à la crise financière qui frappe le pays depuis 2019 [53].

L’enquête parisienne s’inscrit dans cette séquence et la complique. Selon plusieurs sources, la France entretient avec le Liban une relation singulière, marquée par un soutien diplomatique constant à la stabilisation du pays. L’ouverture d’une procédure pénale visant deux fleurons du secteur bancaire libanais expose Paris à un délicat exercice d’équilibriste: soutenir politiquement le gouvernement Salam, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la restitution des fonds des axes de communication, tout en laissant la justice française cibler des acteurs économiques majeurs du pays.

À la date de publication, les sources consultées ne font état d’aucune réaction officielle des autorités françaises ni du gouvernement libanais sur l’enquête parisienne. Ce silence diplomatique est en soi un indicateur de la sensibilité du dossier. La capacité de Beyrouth à coopérer avec les enquêteurs français, notamment via les commissions rogatoires internationales rendues possibles par la nouvelle loi sur le secret bancaire, sera l’un des révélateurs du dossier dans les mois à venir. Un refus de coopérer placerait le gouvernement Salam en porte-à-faux avec son discours réformateur; une coopération étroite, à l’inverse, exposerait Beyrouth aux pressions des milieux d’affaires libanais hostiles à la transparence judiciaire.

Les chiffres clés de l'enquête française sur les transferts de capitaux des banques libanaises Bank Audi et Richelieu pendant la crise de 2019.
Les chiffres clés de l'enquête française sur les transferts de capitaux des banques libanaises Bank Audi et Richelieu pendant la crise de 2019.

L’angle mort

Ce que les sources consultées ne disent pas: combien de comptes ont été ouverts à Paris dans les filiales visées depuis le début de la crise? Quelle proportion de ces transferts a transité par des structures intermédiaires luxembourgeoises ou chypriotes? Et surtout, qui sont les bénéficiaires nominatifs des transferts présumés? Les plaignants évoquent « la clientèle la plus fortunée » [14] et certains actionnaires. Aucune liste publique n’existe à ce stade. C’est précisément ce que l’OCLCIFF doit établir. Sans noms, l’enquête n’aura pas de visage.

► Lire aussi: Quand la justice française rouvre les dossiers internationaux

Sources

8 sources vérifiées · 53 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (53)
  1. début avril - Ouverture d'une enquête préliminaire visant deux banques
    « l'ouverture début avril d'une enquête préliminaire visant la Compagnie financière Richelieu et ses filiales »
    lesechos.fr ↗
  2. Compagnie financière Richelieu, filiale de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) - Banque visée par une enquête préliminaire en France
    « la Compagnie financière Richelieu et ses filiales, rattachées à la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) »
    lesechos.fr ↗
  3. banque Audi, banque libanaise - Banque visée par une enquête préliminaire en France
    « ainsi que la banque Audi »
    lesechos.fr ↗
  4. Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF) - Organisme chargé de l'enquête
    « a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF) »
    allnews.ch ↗
  5. juillet 2025 - Dépôt de deux plaintes à l'origine de l'enquête
    « deux plaintes déposées en juillet 2025 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'ONG anti-corruption Sherpa »
    lesechos.fr ↗
  6. Le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'ONG Sherpa ont déposé deux plaintes en juillet 2025 - Origine de l'enquête préliminaire ouverte en avril
    « deux plaintes déposées en juillet 2025 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'ONG anti-corruption Sherpa »
    lesechos.fr ↗
  7. Soupçons de blanchiment et d'abus de confiance dans le cadre de transferts de capitaux hors du Liban - Motifs des plaintes déposées en juillet 2025
    « des soupçons de blanchiment, d'abus de confiance avec, en toile de fond, la question sensible des transferts de capitaux hors du Liban »
    lesechos.fr ↗
  8. Les transferts de capitaux hors du Liban ont eu lieu au plus fort de l'effondrement financier du pays - Contexte des soupçons de blanchiment et d'abus de confiance
    « la question sensible des transferts de capitaux hors du Liban au plus fort de l'effondrement financier du pays »
    lesechos.fr ↗
  9. environ 15 milliards de dollars - Montant des transferts suspects de banques libanaises vers leurs filiales européennes
    « celui du transfert d’environ 15 milliards de dollars après et pendant la crise financière de 2019 de deux banques libanaises de premier rang vers leurs filiales européennes »
    allnews.ch ↗
  10. Les banques du Liban ont gelé les dépôts en 2019 - Début de la crise bancaire au Liban.
    « En 2019, les banques du Liban ont gelé les dépôts après l’effondrement financier du pays. »
    france24.com ↗
  11. Des sommes auraient été envoyées à l'étranger et en Europe depuis des banques libanaises - Destination présumée des fonds transférés depuis le Liban.
    « Ces sommes auraient été envoyées à l'étranger et en Europe. »
    rfi.fr ↗
  12. William Bourdon, avocat d'une des deux associations anti-corruption à l'origine des plaintes - Identité et rôle de l'avocat citant les transferts de fonds.
    « « C'est une opération de transfert en pleine crise financière [.] », explique William Bourdon, avocat d'une des deux associations anti-corruption à l'origine des plaintes. »
    rfi.fr ↗
  13. William Bourdon, avocat et fondateur de l’association Sherpa - Présentation de la personne interviewée dans l'article.
    « L’avocat William Bourdon, fondateur de l’association Sherpa »
    lorientlejour.com ↗
  14. C'est une opération de transfert en pleine crise financière - donc au moment le plus dommageable pour l'intérêt public libanais - de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l'abri - Déclaration de William Bourdon sur les transferts de fonds depuis le Liban.
    « « C'est une opération de transfert en pleine crise financière - donc au moment le plus dommageable pour l'intérêt public libanais - de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l'abri des sommes absolument gigantesques au profit d'intérêts privés, la clientèle la plus fortunée, ceux de certains actionnaires. » »
    rfi.fr ↗
  15. C'est un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d'une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques - Déclaration de William Bourdon sur les conséquences des transferts de fonds.
    « « C'est un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d'une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques » »
    rfi.fr ↗
  16. Vincent Brengarth, avocat - Avocat ayant réagi à l'enquête
    « Me William Bourdon et Vincent Brengarth »
    allnews.ch ↗
  17. Le rôle des banques en France et ailleurs est déjà au cœur des enquêtes ouvertes à Paris, soupçonnant des opérations de blanchiment complexes, de masse - Déclaration des avocats Me William Bourdon et Vincent Brengarth
    « «Le rôle des banques en France et ailleurs est déjà au coeur» des enquêtes ouvertes à Paris, soulignent-ils, soupçonnant «des opérations de blanchiment complexes, de masse» »
    allnews.ch ↗
  18. Suspicion d'opérations de blanchiment complexes, de masse, liées à de l’abus de confiance en bande organisée et certainement une fraude fiscale généralisée - Infractions suspectées par les plaignants
    « soupçonnant «des opérations de blanchiment complexes, de masse», liées à de l’abus de confiance en bande organisée et «certainement une fraude fiscale généralisée» »
    allnews.ch ↗
  19. groupe Richelieu, groupe lié à la SGBL au Liban et au banquier Antoun Sehnaoui - Entité visée par une enquête du parquet national financier français.
    « et le groupe Richelieu, lié à la SGBL au Liban et au banquier Antoun Sehnaoui »
    lorientlejour.com ↗
  20. Bank Audi France, filiale française de Bank Audi - Entité visée par une enquête du parquet national financier français.
    « des soupçons de blanchiment d’argent [.] visant Bank Audi France »
    lorientlejour.com ↗
  21. Des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers ou leurs soins depuis 2019 - Conséquence sociale de la crise financière et des transferts de fonds.
    « Depuis 2019, faute de pouvoir récupérer leurs économies, des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers, ou leurs soins. »
    rfi.fr ↗
  22. plus de 40 % - Contraction de l'économie libanaise depuis la crise bancaire.
    « l’économie s’est contractée de plus de 40 % »
    france24.com ↗
  23. sept ans - Durée écoulée depuis le gel des dépôts bancaires.
    « Sept ans plus tard, une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes. »
    france24.com ↗
  24. fin 2025 - Adoption prévue d'une loi pour organiser la répartition des pertes bancaires.
    « Sept ans plus tard, une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes. »
    france24.com ↗
  25. Mounir Mansour, 68 ans, ancien enseignant - Témoignage d'un épargnant libanais affecté par la crise.
    « Mounir Mansour, 68 ans. Il avait économisé pour sa retraite, mais son pécule est resté bloqué »
    france24.com ↗
  26. Nous avons travaillé toute notre vie dans l’enseignement et, finalement, nous sommes sortis les mains vides - Déclaration de Mounir Mansour sur l'impact de la crise bancaire.
    « "Nous avons travaillé toute notre vie dans l’enseignement et, finalement, nous sommes sortis les mains vides", raconte Mounir Mansour, 68 ans. »
    france24.com ↗
  27. Richard Abou Jaoudé, ingénieur consultant - Témoignage d'un membre de la diaspora libanaise affecté par la crise.
    « Richard Abou Jaoudé, ingénieur consultant, a travaillé des décennies à l’étranger »
    france24.com ↗
  28. des années de travail réduites à une ligne inaccessible sur un compte bancaire - Déclaration de Richard Abou Jaoudé sur la perte de ses économies.
    « Richard nous décrit "des années de travail réduites à une ligne inaccessible sur un compte bancaire" »
    france24.com ↗
  29. 01 mai 2026 à 00h00 - Date de publication de l'article.
    « le 01 mai 2026 à 00h00 »
    lorientlejour.com ↗
  30. 16 avril 2024 - Date de dépôt de l'action collective contre la BDL et des banques libanaises.
    « une action collective déposée le 16 avril 2024 »
    lorientlejour.com ↗
  31. 10 - Nombre total de banques visées par la plainte.
    « portant à 10 le nombre total de banques visées »
    lorientlejour.com ↗
  32. Christine P. O’Hearn, juge fédérale américaine du district du New Jersey - Juge ayant rejeté l'action collective.
    « la juge Christine P. O’Hearn a rejeté « l’affaire contre la banque centrale dans son intégralité » »
    lorientlejour.com ↗
  33. l’affaire contre la banque centrale dans son intégralité - Déclaration de la juge Christine P. O’Hearn sur le rejet de l'affaire.
    « la juge Christine P. O’Hearn a rejeté « l’affaire contre la banque centrale dans son intégralité » »
    lorientlejour.com ↗
  34. protégée par l’immunité souveraine en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act (FSIA) - Motif du rejet de l'affaire contre la BDL.
    « estimant qu’elle était protégée par « l’immunité souveraine en vertu du Foreign Sovereign Immunities Act (FSIA) » »
    lorientlejour.com ↗
  35. agi en sa qualité de banque centrale souveraine du Liban et de régulateur du secteur bancaire, et n’avait exercé aucune activité commerciale, comme l’exigent les exceptions prévues par le FSIA - Conclusion du tribunal sur les activités de la BDL.
    « Le tribunal a conclu que la BDL avait « agi en sa qualité de banque centrale souveraine du Liban et de régulateur du secteur bancaire, et n’avait exercé aucune activité commerciale, comme l’exigent les exceptions prévues par le FSIA » »
    lorientlejour.com ↗
  36. Ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe - Déclaration attribuée à William Bourdon dans le titre de l'article.
    « Ces enquêtes pénales contre des banques libanaises et leurs dirigeants sont une première en Europe »
    lorientlejour.com ↗
  37. avril 2021 - Date de dépôt de deux plaintes en France contre Riad Salamé.
    « deux plaintes ont été déposées en avril en France »
    lorientlejour.com ↗
  38. Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban - Ancien gouverneur de la Banque centrale du Liban.
    « Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, a été arrêté à Beyrouth »
    france24.com ↗
  39. 1993 - Année où Riad Salamé est arrivé à la tête de la BDL.
    « Arrivé à la tête de la banque centrale libanaise en 1993 »
    lorientlejour.com ↗
  40. Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour 'association de malfaiteurs' et 'blanchiment en bande organisée' - Action judiciaire lancée en France.
    « le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour 'association de malfaiteurs' et 'blanchiment en bande organisée' »
    lorientlejour.com ↗
  41. Riad Salamé est aujourd'hui détenu au Liban. - Statut actuel de Riad Salamé.
    « Riad Salamé, aujourd’hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe. »
    lemonde.fr ↗
  42. Riad Salamé est sous le coup de poursuites en Europe. - Situation judiciaire de Riad Salamé à l'international.
    « Riad Salamé, aujourd’hui détenu au Liban et sous le coup de poursuites en Europe. »
    lemonde.fr ↗
  43. plus de 2 milliards de dollars - Patrimoine estimé de Riad Salamé selon les plaignants.
    « 'le patrimoine ' de Riad Salamé 'dépasserait aujourd'hui les 2 milliards de dollars' »
    lorientlejour.com ↗
  44. 23 millions de dollars (19 millions d'euros) en 1993 - Avoirs personnels déclarés par Riad Salamé à son arrivée à la BDL.
    « 'ses avoirs personnels s'élevaient à 23 millions de dollars (19 millions d'euros)' lorsqu'il a pris ses fonctions en 1993 »
    lorientlejour.com ↗
  45. Nawaf Salam, chef du gouvernement libanais - Identification du chef du gouvernement à l'origine des réformes.
    « C’est une première concrétisation majeure des ambitions réformatrices du gouvernement de Nawaf Salam, en place depuis le 8 février. »
    lemonde.fr ↗
  46. 8 février - Date de prise de fonction du gouvernement de Nawaf Salam.
    « C’est une première concrétisation majeure des ambitions réformatrices du gouvernement de Nawaf Salam, en place depuis le 8 février. »
    lemonde.fr ↗
  47. Nawaf Salam, Premier ministre - Identité et fonction de la personne ayant annoncé un plan de restitution.
    « En décembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution de ces sommes disparues. »
    rfi.fr ↗
  48. Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution des sommes disparues en décembre 2025 - Annonce d'un plan de restitution des fonds transférés.
    « En décembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution de ces sommes disparues. »
    rfi.fr ↗
  49. Les députés libanais ont amendé les règles régissant le secret bancaire le 24 avril. - Date et action législative concernant la réforme du secret bancaire.
    « Réunis au Parlement, jeudi 24 avril, les députés libanais ont ouvert la voie à davantage de du système financier, en amendant les règles qui régissent le secret bancaire. »
    lemonde.fr ↗
  50. Banque centrale du Liban, institution financière nationale - Institution autorisée à accéder aux informations bancaires après la réforme.
    « La loi autorise désormais la Banque centrale, la commission de contrôle des banques, ainsi que les sociétés d’audit mandatées par les autorités, à accéder aux informations bancaires. »
    lemonde.fr ↗
  51. dix années - Période de rétroactivité autorisée pour l'accès aux données bancaires.
    « Les données confidentielles peuvent être explorées jusqu’à dix années en arrière. »
    lemonde.fr ↗
  52. 59 voix pour et 34 contre - Résultat du vote de la loi de finances au parlement libanais.
    « Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre. »
    france24.com ↗
  53. Le parlement libanais a adopté la loi de finances fin janvier 2026 - Adoption d'une loi institutionnelle dans le cadre de la crise bancaire.
    « Fin janvier 2026, le parlement libanais a adopté la loi de finances par 59 voix pour et 34 contre. »
    france24.com ↗

Sources

Céline Vasseur

Céline Vasseur

Céline est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans l'investigation et les enquêtes. Elle ne publie une affaire qu'avec son cadre juridique, sa chronologie reconstituée, et la position contradictoire des mis en cause. Documents publics croisés, attribution rigoureuse, refus de l'insinuation.

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