Carburants : l’État accuse 105 millions de recettes fiscales en moins par rapport à 2025
La consommation s'effondre de 30 % début mai. Le Premier ministre publie les chiffres tous les dix jours pour démonter le mythe de la cagnotte.
Sur les dix premiers jours de mai, les recettes fiscales sur les carburants reculent de 300 millions d'euros par rapport à la même période en 2025. La consommation a chuté de 30 %.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le mythe de la cagnotte fiscale enterré
Le solde fiscal carburants depuis mars est inférieur de 105 millions d'euros à celui de 2025. L'argument d'une ristourne fiscale financée par les surplus s'effondre avec les chiffres communiqués par Matignon.
Accise fixe contre volumes en chute
L'essentiel des taxes carburants étant fixe au litre, une baisse de consommation de 30 % se traduit mécaniquement en effondrement de recettes que la TVA ne compense plus.
La charge de la dette, l'autre front
La crise alourdit la charge de la dette de 3,6 milliards en 2026, soit 300 millions par mois selon Bercy. Un ordre de grandeur sans commune mesure avec le solde carburants.
Le pari du « changement d'échelle » sans budget
Lecornu promet d'étendre les aides aux trésoreries de juin sans surplus fiscal pour les financer. Déjà 200 M€ engagés en mars-avril, chaque euro supplémentaire devra être compensé ailleurs, selon David Amiel.
Marges des distributeurs contre marges des raffineurs
La FCD chiffre la marge nette à 1,50 euro sur un plein de 112 euros et renvoie vers les raffineurs et TotalEnergies, dont aucune réaction publique n'est disponible à ce jour.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Sur les 10 premiers jours de mai, les recettes fiscales carburants reculent de 300 millions d'euros par rapport à 2025.
- La consommation a chuté de 30 % début mai, après -11 % en avril sur un an.
- Depuis le 1er mars, le solde est inférieur de 105 millions à celui de 2025.
- Lecornu refuse toute baisse de TICPE « il n'y a jamais eu de cagnotte ».
- Bercy chiffre le coût total potentiel de la crise à 6 milliards d'euros pour 2026.
Le chiffre est tombé mardi 12 mai [1] sur le compte X de Sébastien Lecornu [1]. Sur les dix premiers jours du mois de mai [2], les recettes liées au carburant reculent d’environ 300 millions d’euros [3] par rapport à la même période en 2025, sous l’effet d’une chute de la consommation de près d’un tiers [4]. Traduit en pourcentage par le Premier ministre [5] lui-même: -30 % [6]. Selon Matignon [7], les taxes représentent près de 60 % [8] du prix du litre à la pompe, ce qui explique l’effet miroir sur les caisses publiques lorsque les volumes s’effondrent.
Le basculement est net. Entre mars et avril [9], la flambée des prix à la pompe avait généré environ 190 millions d’euros [10] de recettes fiscales supplémentaires, via la TVA. Depuis le 1er mars [11], le solde est désormais négatif: les recettes sont inférieures de 105 millions d’euros [12] à celles perçues l’an dernier sur la même période. Pour la première fois depuis le début de la crise au Moyen-Orient [13], les recettes fiscales liées aux carburants passent sous leur niveau de l’an dernier. Le mécanisme est rappelé par le gouvernement lui-même: la TVA progresse avec le prix, mais l’accise, fixe au litre [14], s’effondre avec les volumes [15]. Quand les volumes chutent de 30 %, la TVA ne compense plus.
Comment +190 millions deviennent -105 millions
L’arithmétique du basculement tient en trois lignes, toutes communiquées par Matignon. Mars-avril: +190 millions d’euros [16] de recettes fiscales supplémentaires par rapport à 2025 [17], portés par la TVA sur des prix records. Dix premiers jours de mai: -300 millions d’euros [18] de recettes par rapport à la même période 2025, sous l’effet de la chute de consommation. Soldé entre le 1er mars [19] et le 10 mai [20]: -105 millions d’euros [21]. La soustraction théorique (190 - 300) donne environ -110 millions; l’écart avec les 105 millions officiels tient à des périmètres légèrement différents entre mois pleins et décades, mais l’ordre de grandeur est cohérent.
Une nuance s’impose sur les chiffres en circulation. Les Échos mentionnent un surplus de TVA d’environ 200 millions d’euros [22] sur mars-avril, supérieur au total des 190 millions [10] communiqués par Matignon: la TVA isolée a effectivement dépassé 200 millions, mais les accises ont sous-performé, ramenant le solde global à 190. De même, le comité d’alerte des finances publiques [23] avait recensé 170 millions d’euros [24] de recettes supplémentaires entre début mars et le 10 avril; les 20 millions d’écart avec les 190 millions de Matignon correspondent aux 20 derniers jours d’avril, où la consommation commençait déjà à fléchir. Aucune contradiction: trois périmètres, trois mesures.
La fin du mythe de la cagnotte
« Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de ‘cagnotte’ » [25], martèle Sébastien Lecornu [26]. La formule vise frontalement la rhétorique de l’opposition qui réclame depuis des semaines une ristourne fiscale. Laurent Wauquiez [27], chef de file des députés Républicains [27], avait encore assuré le matin même sur FranceInfo que l’État « fait des recettes supplémentaires » [28], proposant de les affecter à une baisse de la taxe sur l’essence pour réduire le prix du litre de 10 centimes [29]. Les chiffres de Matignon [7] disent l’inverse.
On se souvient de la ristourne carburant décidée par le gouvernement Castex au printemps 2022, initialement annoncée à 15 centimes hors taxes puis portée à 18 centimes TTC pour la métropole, après l’invasion russe de l’Ukraine. Le dispositif, éteint fin 2022, avait coûté plusieurs milliards d’euros aux finances publiques. Lecornu refuse explicitement ce précédent, au motif qu’il n’existe cette fois aucun surplus fiscal pour le financer. Moins de la moitié [30] des recettes fiscales carburants reviennent à l’État, le reste allant aux collectivités locales et à la sécurité sociale. Sur 170 millions d’euros [24] de recettes supplémentaires entre début mars et le 10 avril, l’État n’avait perçu que 80 millions [31]. Une marge de manœuvre déjà étroite, désormais effacée.
Le « changement d’échelle » sans enveloppe
Cette comptabilité conforte Sébastien Lecornu [32] dans sa gestion des aides aux gros rouleurs [32]. Le Premier ministre a promis un « changement d’échelle » [33] la semaine dernière, sans en préciser le contenu. Lors d’un point presse à Toulouse le 7 mai 2026 [34], il a confirmé que d’autres professions que les pêcheurs, agriculteurs et « gros rouleurs » [35] déjà aidés pourraient « rejoindre » la liste des secteurs soutenus, « notamment sur leur trésorerie de juin » [36]. « On n’abandonnera personne » [37], a-t-il assuré.
L’équation budgétaire est cruelle. Les mesures de soutien annoncées entre le 27 et le 30 mars [38] avaient déjà coûté 70 millions d’euros [39], celles d’avril 130 millions [40] supplémentaires - notamment l’extension du chèque énergie (153 euros [41] en moyenne) à 700 000 foyers [42] supplémentaires. Soit déjà 200 millions engagés, somme directement déductible des deux montants communiqués par Bercy. Le « changement d’échelle » promis viendrait s’y ajouter, sans qu’aucun ordre de grandeur n’ait été communiqué pour les nouvelles professions concernées. Or Lecornu avait initialement promis que les surplus fiscaux financeraient intégralement ces aides [43]. Sans surplus, chaque euro de soutien supplémentaire devra être trouvé ailleurs. C’est exactement ce que dit David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics [44]: « chaque euro de dépenses en plus ou de recettes en moins à cause de la crise devra être compensé » [45]. Traduction du ministre lui-même: si la crise coûte 6 milliards d’euros [46] en 2026 [47] comme l’envisage Bercy dans le pire scénario, 6 milliards de dépenses seront stoppées en face. 4 milliards [48] sur l’État et ses opérateurs, 2 milliards [49] sur la sphère sociale.
Quand la TVA ne compense plus l’accise
La mécanique fiscale française des carburants est rappelée par Matignon: l’ des taxes sur l’essence et le gazole est fixe [14], ce sont les accises, qui s’appliquent au litre vendu, indépendamment du prix. La TVA, elle, est proportionnelle au prix. Les recettes fluctuent donc avec la consommation [50]. Pendant la première phase du conflit, prix élevés et volumes stables ont gonflé la TVA. Bercy chiffre directement la séquence: +120 millions d’euros [51] sur la seule TVA en mars 2026 [52], +150 millions [53] sur les accises, soit 270 millions [54] de hausse totale par rapport à mars 2025 [55] - ce chiffre est communiqué tel quel par le ministère de l’Action et des Comptes publics [56], et non reconstitué par calcul. Mais dès la fin mars, la consommation a plongé de 22 % [57] sur les dix derniers jours du mois, selon Bercy. En avril, la chute s’est confirmée: -11 % sur un an [58], selon les douanes françaises [59] communiquées le 6 mai par Bercy [60]. Début mai, -30 % [6].
Le prix de l’essence en France a atteint un record le 6 mai 2026 [61], à 2,038 euros [62] le litre de SP95-E10, 2,123 euros [63] pour le SP98 et 2,227 euros [64] pour le gazole - devenu plus cher que le SP98, signe d’une tension particulière sur les produits du gazole - selon un calcul de l’AFP [65] sur plus de 7 000 stations [66]. À ces niveaux, « on rentre dans une période d’adaptation des comportements » [67], expliquait Bercy à l’AFP le 6 mai. Télétravail, covoiturage, déplacements reportés. La fonction publique elle-même est sommée de montrer l’exemple: télétravail, réduction des déplacements, indemnité carburant [68], a demandé le gouvernement à ses administrations [69].
Distributeurs, raffineurs: le débat des marges
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) [70] a contre-attaqué. « Ce n’est pas sur le carburant que les distributeurs font leurs marges » [71], a assuré l’organisation, chiffres à l’appui: en avril, sur un plein de gazole de 50 litres à 112 euros [72], la marge nette de la distribution représente environ 1,50 euro [73] seulement. Judith Jiguet [74], déléguée générale de la FCD [74], accuse le gouvernement de monter un discours de « fantasme de la marge pour qu’on ne regarde pas les taxes » [75]. « Ceux qui font leur marge, ce sont les indépendants ou les majors » [76], dénonce-t-elle, demandant que l’exécutif s’intéresse désormais « au prix de vente des raffineurs » [77]. Le ministère de l’Économie a, de son côté, confirmé que les marges brutes des distributeurs ne se sont pas envolées [78].
Ce renvoi vers les raffineurs ouvre une zone d’ombre du débat français. Aucune source consultée pour cet article ne fournit la marge unitaire des raffineurs sur la période de référence retenue par la FCD (un plein de 50 litres en avril). Ni la marge brute de raffinage publiée par le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, ni les résultats trimestriels des majors, ne sont versés au dossier par Bercy. Plus frappant: aucune source consultée ne mentionne de réaction des compagnies pétrolières, dont TotalEnergies pourtant explicitement mises en cause par la FCD comme « les majors » qui « font leur marge ». L’acteur central du raffinage français est, à ce stade, le grand absent du débat.
L’autre front: la charge de la dette
Pendant que le débat se concentre sur les marges et les recettes carburants, le ministère de l’Action et des Comptes publics [56] chiffre une autre conséquence de la crise: la charge de la dette française grimpe de 3,6 milliards d’euros [79] sur la seule année 2026, soit 300 millions par mois [80]. Soit, mécaniquement, un ordre de grandeur sans commune mesure avec le solde fiscal carburants. Le coût total de la crise pour l’État, du fait de la remontée de l’inflation et du ralentissement de la croissance, est évalué à 4,4 milliards d’euros [81] par le comité d’alerte des finances publiques [23] réuni le 21 avril [23]. L’intensification de l’engagement des forces armées pourrait ajouter 1 milliard [82]. Au total: 6 milliards d’euros [46] en 2026 dans le scénario le plus défavorable.
Le verdict des chiffres
L’équation budgétaire est désormais lisible. L’État a encaissé 190 millions d’euros [10] de plus en mars-avril. Il en a déjà perdu 300 millions [18] sur les dix premiers jours de mai par rapport à la même période 2025. Solde net depuis le 1er mars: -105 millions [12]. Le gain budgétaire né de l’amélioration du déficit 2025, ramené à 5,1 % du PIB [83] au lieu des 5,4 % [84] initialement prévus, va devoir absorber le contrecoup. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées [85], le résume dans le communiqué du comité d’alerte: « Les soins d’aujourd’hui ne peuvent pas devenir la dette de demain » [86].
Sébastien Lecornu [87] s’est dit « complètement conscient » [88] de la pression sur le pouvoir d’achat des Français, qualifiant la séquence de « très très très très très mauvaise » [89]. Le Premier ministre s’est engagé à communiquer les chiffres tous les dix jours [90], méthode qui transforme le débat budgétaire en suivi en temps réel. À ce rythme, la marge pour redistribuer aux « gros rouleurs » et aux nouvelles professions concernées par le « changement d’échelle » se referme avant l’été. Et la charge de la dette continue de courir: 300 millions par mois [80] selon Bercy.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
« a rapporté mardi 12 mai sur X Sébastien Lecornu »
rtl.fr ↗ ↩
« une chute de près d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Cela représente "environ 300 millions d'euros" de recettes en moins, précise le Premier ministre. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« une chute de près d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30%)", a écrit le Premier ministre »
rtl.fr ↗ ↩
« une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai »
rtl.fr ↗ ↩
« explique-t-on à Matignon. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« environ 200 millions d'euros sur les mois de mars et avril par rapport à la même période en 2025 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les recettes depuis le 1er mars sont désormais "inférieures de 105 millions d'euros à celles perçues l'an dernier pendant la même période" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les recettes depuis le 1er mars sont désormais "inférieures de 105 millions d'euros à celles perçues l'an dernier pendant la même période" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Pour la première fois depuis le début de la crise au Moyen-Orient, les rentrées fiscales liées aux carburants sont en baisse, en intégrant les 10 premiers jours du mois de mai. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Mais l' des taxes sur l'essence et le gazole est fixe »
lesechos.fr ↗ ↩
« Quand les Français consomment moins, cela engendre moins de taxes fixes (accises) »
rtl.fr ↗ ↩
« Après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros »
rtl.fr ↗ ↩
« par rapport à la même période en 2025 »
lesechos.fr ↗ ↩
« les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros »
rtl.fr ↗ ↩
« Depuis le 1er mars, les recettes fiscales sur le carburant ont baissé de plus de 100 millions d’euros »
lopinion.fr ↗ ↩
« Entre le 1er mars et le 10 mai, les recettes liées à la TVA et aux accises sur l’essence et le gazole n’ont pas augmenté. »
lopinion.fr ↗ ↩
« elles ont baissé de 105 millions d’euros par rapport à la même période en 2025 »
lopinion.fr ↗ ↩
« grâce aux surplus de TVA (environ 200 millions d'euros sur les mois de mars et avril par rapport à la même période en 2025) »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le comité d'alerte des finances publiques a été réuni ce mardi 21 avril à Bercy »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Entre début mars et le 10 avril, ces recettes fiscales supplémentaires s'élèvent désormais à 170 millions d'euros »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Il "n'y a pas, et il n'y a jamais eu, de 'cagnotte'", affirme Sébastien Lecornu. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« rapporte Sébastien Lecornu mardi sur X. Cela représente "environ 300 millions d'euros" de recettes en moins, précise le Premier ministre. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a assuré mardi matin sur FranceInfo que l'État "fait des recettes supplémentaires" »
rtl.fr ↗ ↩
« Laurent Wauquiez a assuré mardi matin sur FranceInfo que l'État "fait des recettes supplémentaires" »
rtl.fr ↗ ↩
« pour réduire le prix du litre de 10 centimes »
rtl.fr ↗ ↩
« Moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l'Etat »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dont 80 millions d'euros perçus par l'Etat, le reste allant aux collectivités locales et à la sécurité sociale »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« De quoi conforter Sébastien Lecornu dans sa gestion très prudente des aides accordées pour soutenir les gros rouleurs »
lesechos.fr ↗ ↩
« faire patienter dans l'attente du « changement d'échelle » promis la semaine dernière par le Premier ministre »
lesechos.fr ↗ ↩
« Lors d’un point presse, jeudi 7 mai 2026 à Toulouse »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« comme les pêcheurs, les agriculteurs ou les « gros rouleurs » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« d’autres professions » que celles déjà aidées, comme les pêcheurs, les agriculteurs ou les « gros rouleurs » pourraient « rejoindre » la liste des secteurs soutenus par l’État notamment sur leur trésorerie de juin »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « On n’abandonnera personne », a-t-il assuré »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Plusieurs mesures de soutien aux secteurs les plus impactés par la crise ont été annoncées pour le mois d'avril par le Gouvernement entre le 27 et le 30 mars »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« pour un coût de 70 millions d'euros »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Le coût des mesures de soutien s'élève quant à lui à 130 millions d'euros pour le seul mois d'avril. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« (153 euros en moyenne). »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« le Gouvernement, via des croisements de fichiers, a identifié 700 000 foyers supplémentaires bénéficiaires du chèque énergie »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« ces derniers financeraient intégralement les aides aux secteurs touchés et aux "grands rouleurs", avait promis Sébastien Lecornu »
rtl.fr ↗ ↩
« David AMIEL, ministre de l'Action et des Comptes publics »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics: « Pour les dépenses publiques, le dérapage est interdit. Ainsi chaque euro de dépenses en plus ou de recettes en moins à cause de la crise devra être compensé. Face à un coût de la guerre qui pourrait atteindre 6 milliards d'euros dès 2026, nous nous tenons prêts à stopper 6 milliards de dépenses, si les risques se matérialisent. » »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« l'ordre de grandeur du coût total de la guerre en Iran avoisinerait 6 milliards d'euros en 2026 si tous les risques anticipés se concrétisent »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« une charge de la dette supplémentaire d'environ 3,6 milliards d'euros dès 2026. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« 4 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppés sur l'Etat et ses opérateurs »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« et 2 milliards d'euros sur la sphère sociale »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« ce qui signifie que les recettes fluctuent avec la consommation »
lesechos.fr ↗ ↩
« dont 120 millions d'euros pour la TVA »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« sur le mois de mars 2026, les recettes liées aux carburants sont en hausse d'environ 270 millions d'euros par rapport au mois de mars 2025 »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« et 150 millions d'euros pour les accises »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Les recettes liées aux carburants ont augmenté de 270 millions d'euros en mars 2026 par rapport à mars 2025. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« par rapport au mois de mars 2025 »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Le ministère de l'Action et des Comptes publics dresse un premier bilan de l'impact de la crise au Moyen-Orient sur les finances publiques. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« du fait de la baisse de la consommation (-22% sur les dix derniers jours de mars). »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« La consommation française de carburants routiers a enregistré au mois d’avril une forte baisse de 11 % sur un an »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon des chiffres provenant des douanes françaises et communiqués mercredi par Bercy »
lemonde.fr ↗ ↩
« a fait savoir mercredi 6 mai le ministère de l’économie »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alors que le prix de l’essence en France a atteint mercredi 6 mai 2026 un record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« à 2,038 euros en moyenne le litre de SP95-E10 »
lemonde.fr ↗ ↩
« et 2,123 euros pour celui de SP98 »
lemonde.fr ↗ ↩
« tandis que le gazole restait à des niveaux élevés, à 2,227 euros le litre »
lemonde.fr ↗ ↩
« a expliqué Bercy à l’Agence France-Presse (AFP) »
lemonde.fr ↗ ↩
« d’après un calcul de l’AFP réalisé sur les prix rapportés par plus de 7 000 stations à un site gouvernemental »
lemonde.fr ↗ ↩
« « On rentre dans une période d’adaptation des comportements », a expliqué Bercy à l’Agence France-Presse (AFP) »
lemonde.fr ↗ ↩
« La fonction publique va montrer l’exemple: télétravail, réduction des déplacements, indemnité carburant… »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a demandé jeudi aux administrations de l’État d’adapter le travail des agents publics pour répondre à la hausse du coût des carburants »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), lors d’une conférence de presse, jeudi à Paris »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « Ce n’est pas sur le carburant que les distributeurs font leurs marges », a assuré la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« En avril, sur un plein de gazole de 50 l, le consommateur a payé 112 € »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« sur lesquels « la marge nette de la distribution représente environ 1,50 € seulement » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Judith Jiguet, déléguée générale de l’organisation professionnelle »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« qui accuse le gouvernement de monter un discours de « fantasme de la marge pour qu’on ne regarde pas les taxes » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « Ceux qui font leur marge, ce sont les indépendants ou les majors », a dénoncé Judith Jiguet »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« peut-être que maintenant, il peut réfléchir au prix de vente des raffineurs » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Les marges brutes des distributeurs de carburant en France ne se sont pas envolées, avait confirmé la veille le ministère de l’Économie »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« L'impact de la crise sur la charge de la dette est estimé à 3,6 milliards d'euros en 2026. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« soit 300 millions d'euros par mois. »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Le coût total de la crise pour l'Etat, du fait de la remontée de l'inflation et du ralentissement de la croissance, est quant à lui évalué à 4,4 milliards d'euros »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« l'intensification de l'engagement des forces armées pourrait avoir un coût d'environ 1 milliard d'euros »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Le déficit 2025 ramené à 5,1% du PIB au lieu des 5,4% initialement prévus »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« au lieu des 5,4% initialement prévus »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Stéphanie RIST, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées: « Le comité d'alerte est un espace de et de dialogue, notamment avec les parlementaires. Dans un contexte international exigeant, nous avons une responsabilité générationnelle: préserver notre modèle social en le rendant durable. Les soins d'aujourd'hui ne peuvent pas devenir la dette de demain. Après une année 2025 de vérité, marquée par le respect de l'ONDAM, nous devons tr »
presse.economie.gouv.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu a confirmé aussi qu’il cherche avec ses ministres à Matignon »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Il s’est dit « complètement conscient » de la « pression » que cette envolée des prix à la pompe représentait pour les Français, « pour leur pouvoir d’achat » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« estimant qu’il s’agissait d’une « très très très très très mauvaise séquence » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Comme promis, Sébastien Lecornu communique désormais, en direct et tous les 10 jours, sur les derniers chiffres de variations des recettes fiscales liées à l’envolée des prix à la pompe. »
lopinion.fr ↗ ↩
Sources
- Les recettes fiscales liées au carburant désormais en baisse en raison d'une chute de la consommation, affirme Sébastien Lecornu
- Prix de l'essence : les recettes fiscales s'effondrent, Lecornu temporise sur les aides
- Carburants : Sébastien Lecornu affirme que les recettes fiscales sont désormais en baisse en raison d'une chute de la consommation
- Coût de la crise pour les finances publiques : les premiers chiffres - Presse
- Prix du carburant : la consommation en forte baisse en avril en France, selon Bercy
- Réunion du Comité d'alerte des finances publiques - Presse
- L'Etat commence à perdre de l'argent sur la fiscalité des carburants
- Flambée des carburants : la pression monte sur le gouvernement, Sébastien Lecornu promet de n’abandonner « personne »
