Missiles russes défaillants à Kiev : le symptôme d’une industrie d’armement sous tension
Sur 56 missiles tirés contre l'Ukraine dans la nuit du 13 au 14 mai 2026, 41 ont été abattus. D'autres n'ont pas fonctionné. La chaîne de production militaire russe craque.
Dans la nuit du 13 au 14 mai 2026, Moscou a lancé 675 drones et 56 missiles sur l'Ukraine. Les défaillances techniques s'accumulent. La cause est connue à Moscou.
- Sur 56 missiles russes tirés sur l'Ukraine dans la nuit du 14 mai 2026, 41 ont été abattus par la défense ukrainienne.
- L'attaque a fait 24 morts dont trois enfants et 47 blessés à Kiev.
- Le laboratoire d'analyse de Kiev établit que 90 % des composants électroniques des missiles russes sont d'origine étrangère.
- La Russie déploie 16 000 détenus dans la fabrication militaire et reconnaît un manque de 160 000 personnes dans l'OPK.
- Le dernier tir réussi du missile stratégique RS-28 Sarmat remonte à avril 2022.
L’attaque a commencé après minuit. Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mai 2026 [1], la Russie a tiré 675 drones et 56 missiles [2] contre l’Ukraine. La défense aérienne ukrainienne en a abattu 652 et 41 respectivement [3], selon l’armée de l’air ukrainienne [4]. Kiev a essuyé le gros de la frappe: un missile a rasé un immeuble résidentiel du premier au neuvième étage dans le quartier de Darnytskyi [5], selon Volodymyr Zelensky [6]. Bilan: 24 morts dont trois enfants [7] et 47 blessés [8].
L’attaque est intervenue 48 heures après la fin d’un cessez-le-feu de trois jours [11] négocié sous l’égide de Donald Trump [12], en vigueur du 9 au 11 mai [13]. « Ce ne sont certainement pas là les agissements de ceux qui pensent que la guerre touche à sa fin », a écrit Zelensky [14], dans une allusion à une remarque de Vladimir Poutine le 9 mai [15]. Emmanuel Macron y a vu la preuve de la « faiblesse » de Moscou, qui « ne sait pas comment terminer sa guerre d’agression » [16].
Trois chiffres, trois périmètres: remettre les volumes en perspective
Avant de lire les ratios, il faut clarifier les ordres de grandeur cités cette semaine, parfois juxtaposés sans précaution. 675 drones et 56 missiles concernent la seule nuit du 13 au 14 mai, principalement contre Kiev [2]. 800 drones renvoient à la journée de mercredi sur l’ensemble du territoire ukrainien [17]. Et les 1 560 drones évoqués par Volodymyr Zelensky [18] couvrent 24 heures cumulées, tous fronts confondus. Trois périmètres distincts pour trois chiffres distincts: c’est l’addition de ces vagues, et non leur confusion, qui dessine l’ampleur réelle de l’offensive.
Le ratio qui interroge
Sur 56 missiles tirés, 41 ont été interceptés [3]. Sur 675 drones, 652 ont été abattus [3]. Le taux de succès des défenses ukrainiennes dépasse 96 % pour les drones, 73 % pour les missiles. Une partie de l’écart s’explique par les batteries Patriot fournies par Washington. Une autre partie, plus rarement évoquée, par les défaillances des engins eux-mêmes. Le laboratoire d’analyse militaire de l’institut de police scientifique de Kiev, dirigé par Andreï Koultchivsky [19], dissèque depuis le début de la guerre tous les débris collectés sur le territoire ukrainien. Le constat est implacable: 90 % des composants électroniques des missiles russes sont d’origine étrangère [20], en provenance du Japon, des États-Unis, de Suisse, de Singapour ou de Nouvelle-Zélande [21]. Ces composants transitent par la Chine, le Kazakhstan, la Mongolie [22] pour contourner les sanctions occidentales. Aucune source consultée ne nomme les fabricants occidentaux spécifiques dont les pièces se retrouvent dans les débris postérieurs à l’imposition des sanctions de 2022: l’identification précise reste un angle mort de l’enquête publique.
L’analyse des débris révèle aussi des bricolages industriels. Le missile hypersonique Kinjal abattu par l’Ukraine le 5 mai 2023 [23] est composé à 92 % de titane sur sa tête explosive [9]: le reste n’est qu’une variante du vieil Iskander, missile balistique sol-sol âgé de 30 ans [10]. Les drones Shahed iraniens, rebaptisés Guéran [24] depuis qu’ils sont assemblés en Russie, embarquent un carburateur irlandais [25], des composants « made in Japan » [26], ou des optiques Sony dans les drones d’observation Kartograf [27].
Une industrie sous mobilisation forcée
La mobilisation de l’OPK (complexe militaro-industriel russe) a été lancée à l’automne 2022 par le Kremlin [28] pour compenser les pertes en Ukraine. Le budget de défense a été porté à 6,7 % du PIB en 2024, contre 3,9 % en 2023 [29][30]. Vladimir Poutine a évoqué en février 2024 [31] la création de 520 000 emplois dans l’OPK sur dix-huit mois [32]. Mais les autorités russes reconnaissent un manque de 160 000 personnes dans l’industrie d’armement [33]. Le salaire moyen dans le secteur, 80 000 roubles [34], dépasse à peine le salaire national moyen de 73 700 roubles [35]. Ce n’est pas la première fois qu’une puissance militaire sous sanctions voit la qualité de son industrie se dégrader sous l’effet conjoint de l’embargo et de l’urgence: l’Irak des années 1990, contraint à bricoler ses pièces de rechange sous embargo onusien, ou la Corée du Nord d’aujourd’hui, dont les tirs balistiques se soldent régulièrement par des échecs en mer du Japon, offrent des parallèles documentés.
Pour combler les chaînes de production, le Kremlin pioche dans les prisons. Le nombre de détenus en Russie est passé de 465 000 fin 2021 [36] à 282 000 aujourd’hui [37], une chute de près de 40 % [38]. Arkadi Gostiev, chef de l’administration pénitentiaire russe [39], a déclaré que « 16 000 prisonniers supplémentaires » avaient été déployés sur un an, « spécifiquement dans la fabrication » militaire [40]. Une chaîne d’assemblage tenue par des conscrits sous-payés et des détenus: la composition même de la main-d’œuvre dit quelque chose de la qualité finale.
Les rachats à l’étranger: l’aveu
Le détail le plus parlant figure dans une analyse publiée par la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), signée Isabelle Facon [41]. En décembre 2022 [42], Ouralvagonzavod a racheté pour 24 millions de dollars de télescopes de visée [43] (6 000 unités [44]) et environ 200 caméras pour moderniser ses chars T-72 en stock [45]. La même année, un missilier russe a racheté deux fois au ministère indien de la Défense, pour 150 000 dollars, ses propres composants pour missiles anti-aériens [46]. Moscou rachète ses propres pièces de rechange à ses anciens clients pour faire tourner ses chaînes [47]. Le ministère de la Défense russe a simplifié la procédure de passation des contrats, réduit le temps de test des produits et abaissé le niveau d’exigence dans la sélection des composants [48].
Sergueï Tchemezov, PDG de la corporation Rostekh [49], affirme couvrir 80 % des besoins des forces russes sur le front ukrainien [50] avec ses 660 000 employés [51]. Le ministre de la Défense de l’époque, Sergueï Choïgou (remplacé par Andreï Belooussov en mai 2024, selon plusieurs sources), se rendait sur les sites des entreprises et s’y plaignait parfois ouvertement des défaillances des industriels [52].

Le précédent: Plessetsk, septembre 2024
Les défaillances techniques ne se limitent pas aux missiles tirés sur Kiev. En septembre 2024 [53], le cosmodrome de Plessetsk a subi des dommages importants au niveau d’un silo utilisé pour lancer le RS-28 Sarmat [54], le nouveau missile balistique intercontinental russe. L’imagerie satellitaire a révélé un cratère d’au moins 60 mètres de diamètre [55], provoqué par l’explosion de la diméthylhydrazine asymétrique, un ergol particulièrement volatil [56]. Plus récemment, un missile russe a explosé après son lancement depuis le cosmodrome de Iasny [57], le premier étage tombant en panne environ 7 secondes après le décollage [58]. Pavel Podvig, chercheur principal à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement [59], suggère qu’il s’agissait probablement d’un nouvel échec du Sarmat. Selon plusieurs sources, Moscou a depuis revendiqué un nouveau tir d’essai réussi du Sarmat en mai 2026.
15 missiles passés: ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas
Le titre de ce papier promet de relier les défaillances industrielles au ratio d’interception. Il faut être précis sur la limite de la démonstration. Sur les 56 missiles tirés, 41 ont été abattus [3]: 15 ont échappé à la défense ukrainienne. Aucune des sources consultées ne distingue, au sein de ces 15, ceux qui ont effectivement frappé leur cible de ceux qui ont raté sans être interceptés - c’est-à-dire qui se sont écrasés faute de guidage, n’ont pas détonné, ou ont dérivé hors trajectoire. Les services d’urgence d’État ukrainiens [60] communiquent sur les morts et les blessés, pas sur les ratés techniques. Le lien causal entre la dégradation industrielle documentée plus haut et la composition exacte des 15 missiles non interceptés n’est donc pas établi nuit par nuit. Ce qu’on peut dire avec certitude relève du cumul: les composants étrangers de contrebande, les rachats à l’étranger, la main-d’œuvre carcérale, les échecs en série sur Sarmat dessinent une chaîne fragilisée. Ce qu’on ne peut pas dire, c’est quel pourcentage exact des 15 missiles passés cette nuit-là doit son passage à un défaut technique plutôt qu’à la saturation des défenses.
La saturation comme doctrine
Cette incertitude renvoie à l’autre logique à l’œuvre: la saturation. Si 73 % des missiles sont interceptés, il faut en tirer environ quatre pour en faire passer un. Le calcul s’applique aussi aux drones: avec 96 % d’interception, il en faut près de 25 pour qu’un seul atteigne sa cible. La doctrine n’est pas neuve - l’armée soviétique l’avait théorisée dès les années 1980 sous le terme de « masse » - mais elle implique aujourd’hui un coût industriel considérable pour un OPK déjà sous tension: 6,7 % du PIB en défense [29], 660 000 employés mobilisés chez le seul Rostekh [51], des chaînes alimentées par 16 000 détenus supplémentaires en un an [40]. La saturation n’est pas un choix de force, c’est un choix par défaut: elle compense la perte de précision par le volume, et elle hypothèque la durabilité de l’effort. Plus on tire pour saturer, plus on doit produire vite, plus on abaisse les exigences de test [48] - et plus on tire pour compenser. Le serpent se mord la queue.
Ce que personne ne dit
Le narratif dominant à Kiev et dans les capitales européennes décrit une Russie capable de submerger l’Ukraine sous un déluge de feu. Mercredi, Moscou a lancé au moins 800 drones [17] sur le pays. Au total, plus de 1 560 drones [18] en moins de 24 heures selon Zelensky. La quantité impressionne. La qualité s’effondre. Le ratio interception/tir, les rachats de pièces à l’Inde et au Myanmar [47], les composants étrangers omniprésents, les conscrits et détenus en bout de chaîne: tous ces éléments dessinent une autre histoire. La Russie produit plus de missiles, mais moins fiables. Elle augmente la cadence pour compenser la perte de précision. Ce qui frappe Kiev relève autant de la statistique que de la stratégie: il en faut beaucoup pour qu’il en passe quelques-uns.
Ce que les sources ne disent pas
Trois questions cruciales restent sans réponse. Combien de missiles russes ont effectivement frappé Kiev sans exploser? Quelle proportion des composants occidentaux retrouvés dans les débris a été livrée après l’imposition des sanctions de 2022, et par quelles entreprises nommément? Et qui, dans la chaîne export - distributeurs intermédiaires, autorités douanières, banques - ferme les yeux? Aucune source du dossier ne le précise.
Pendant ce temps, la Russie commande déjà la suite. 32 missiles Kh-BD ont été commandés au bureau d’études Raduga [61], livrables en deux lots de 16 d’ici 2026 [62][63], pour 337 millions de roubles [64]. Portée revendiquée: 6 500 kilomètres [65]. La commande inclut des configurations « spéciales » équipées de têtes nucléaires [66]. Une industrie qui rachète ses propres pièces à l’étranger se projette pourtant sur des armes de nouvelle génération. Le décalage est lui-même éloquent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (66)
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nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mai 2026 - Date de l'attaque russe massive sur Kiev.
« Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mai 2026, Kiev a été la cible de bombardements russes massifs »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
675 drones et 56 missiles russes - Nombre de drones et missiles utilisés par la Russie lors de l'attaque.
« la Russie a visé l'Ukraine avec 675 drones et 56 missiles russes dans la nuit de mercredi à jeudi »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
652 drones et 41 missiles - Nombre de drones et missiles abattus par la défense ukrainienne.
« dont respectivement 652 et 41 ont été abattus par la défense. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
armée de l'air ukrainienne - Source des chiffres sur les drones et missiles.
« Selon l'armée de l'air ukrainienne »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
Un missile a rasé un immeuble résidentiel du premier au neuvième étage dans le quartier de Darnytskyi - Dégâts causés par un missile russe à Kiev.
« un missile "a littéralement rasé un immeuble résidentiel, du premier au neuvième étage", a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
Volodymyr Zelensky, président ukrainien - Déploration des dégâts causés par les frappes russes.
« a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
24 morts dont trois enfants - Bilan des bombardements russes sur Kiev dans la nuit du 14 mai 2026.
« Le bilan des bombardements russes massifs qui ont frappé Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi s'est alourdi à 24 morts dont trois enfants, ont annoncé tôt vendredi les services de secours »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
47 personnes - Nombre de blessés lors des bombardements russes sur Kiev.
« Quarante-sept personnes sont blessées. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
92 % - Pourcentage de titane dans la tête explosive du missile Kinjal.
« L’analyse a révélé que la tête du projectile est composée à 92 % de titane »
parismatch.com ↗ ↩ -
Iskander, missile balistique sol-sol âgé de 30 ans - Type de missile russe mentionné comme base du Kinjal.
« le reste du missile n’est qu’une variante du vieil Iskander, un missile balistique sol-sol âgé de 30 ans. »
parismatch.com ↗ ↩ -
48 heures après la fin d'un cessez-le-feu de trois jours - Période des attaques russes par rapport à un cessez-le-feu.
« survenue 48 heures après la fin d'un cessez-le-feu de trois jours à l'occasion des célébrations de la fin de la Seconde guerre mondiale »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
Donald Trump, président américain - Annonceur du cessez-le-feu
« Un cessez-le-feu de trois jours annoncé par le président américain Donald Trump »
lesoir.be ↗ ↩ -
du 9 au 11 mai - Période de la trêve négociée sous l'égide des États-Unis.
« « Le cessez-le-feu en vigueur du 9 au 11 mai » »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Ce ne sont certainement pas là les agissements de ceux qui pensent que la guerre touche à sa fin - Déclaration de Volodymyr Zelensky sur les attaques russes.
« "Ce ne sont certainement pas là les agissements de ceux qui pensent que la guerre touche à sa fin", a-t-il écrit dans une allusion à une remarque de son homologue russe Vladimir Poutine le 9 mai. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
9 mai - Date d'une remarque de Vladimir Poutine évoquée par Zelensky.
« une remarque de son homologue russe Vladimir Poutine le 9 mai. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
« faiblesse » de Moscou, qui « ne sait pas comment terminer sa guerre d’agression » - Déclaration d'Emmanuel Macron sur l'attaque russe.
« le président français, Emmanuel Macron, y voyant la preuve de la « faiblesse » de Moscou, qui « ne sait pas comment terminer sa guerre d’agression » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
au moins 800 drones - Nombre de drones lancés par Moscou sur l'Ukraine mercredi.
« « Mercredi, Moscou avait lancé au moins « 800 drones » sur le pays » »
sudouest.fr ↗ ↩ -
plus de 1.560 drones - Nombre total de drones lancés par la Russie en moins de 24 heures.
« Il a accusé la Russie d'avoir lancé au total "plus de 1.560 drones" en moins de 24 heures. »
information.tv5monde.com ↗ ↩ -
Andreï Koultchivsky, directeur du laboratoire d’analyse militaire de l’institut de police scientifique de Kiev (KNDISE) - Responsable du laboratoire analysant les débris de missiles et drones russes en Ukraine.
« Directeur du laboratoire d’analyse militaire de l’institut de police scientifique de Kiev (KNDISE) situé dans un endroit secret de la capitale ukrainienne, Andreï Koultchivsky, n’y prête pas attention. »
parismatch.com ↗ ↩ -
90 % - Pourcentage de composants électroniques d’origine étrangère dans les missiles russes.
« « 90 % des composants électroniques sont d’origine étrangère, Japon, Etats-Unis, Suisse, Singapour, Nouvelle Zélande. »
parismatch.com ↗ ↩ -
Japon, États-Unis, Suisse, Singapour, Nouvelle-Zélande - Pays d’origine des composants électroniques étrangers trouvés dans les missiles russes.
« « 90 % des composants électroniques sont d’origine étrangère, Japon, Etats-Unis, Suisse, Singapour, Nouvelle Zélande. »
parismatch.com ↗ ↩ -
Chine, Kazakhstan, Mongolie - Pays mentionnés comme probables voies de contournement des sanctions pour les composants électroniques.
« Ces composants électroniques transitent probablement par la Chine, le Kazakhstan, la Mongolie, frontaliers de la Russie. »
parismatch.com ↗ ↩ -
5 mai 2023 - Date à laquelle un missile Kinjal a été abattu par l’Ukraine.
« La tête a été frappée par deux missiles Patriot le 5 mai 2023. »
parismatch.com ↗ ↩ -
Guéran - Nom donné par la Russie aux drones Shahed assemblés localement.
« qui les a rebaptisées « Guéran ». »
parismatch.com ↗ ↩ -
carburateur irlandais - Composant étranger trouvé dans un drone Shahid russe.
« Andreï nous montre un carburateur irlandais extrait d’un Shahid »
parismatch.com ↗ ↩ -
composant 'made in Japan' - Composant étranger trouvé dans un drone Shahid russe.
« un autre « made in Japan » »
parismatch.com ↗ ↩ -
optique Sony - Composant étranger trouvé dans un drone d’observation russe Kartograf.
« des optiques Sony dans un drone d’observation russe Kartograf. »
parismatch.com ↗ ↩ -
automne 2022 - Période de lancement de la mobilisation de l'OPK par le Kremlin.
« Les effets de la mobilisation de l’OPK, lancée à l’automne 2022 par le Kremlin pour compenser les lourdes pertes en matériels subies en Ukraine »
frstrategie.org ↗ ↩ -
6,7 % du PIB - Budget de défense russe en 2024.
« un budget de défense porté à 6,7 % du PIB en 2024 contre 3,9 % en 2023 »
frstrategie.org ↗ ↩ -
3,9 % du PIB - Budget de défense russe en 2023.
« un budget de défense porté à 6,7 % du PIB en 2024 contre 3,9 % en 2023 »
frstrategie.org ↗ ↩ -
février 2024 - Date à laquelle Vladimir Poutine a évoqué la création d'emplois dans l'OPK.
« En février 2024, Vladimir Poutine a évoqué la création de 520 000 emplois dans l’OPK sur les dix-huit derniers mois »
frstrategie.org ↗ ↩ -
520 000 emplois - Nombre d'emplois créés dans l'OPK sur les dix-huit derniers mois selon Vladimir Poutine.
« Vladimir Poutine a évoqué la création de 520 000 emplois dans l’OPK sur les dix-huit derniers mois »
frstrategie.org ↗ ↩ -
160 000 personnes - Nombre de personnels manquants dans l'industrie d'armement russe selon les autorités.
« Les autorités russes reconnaissent un manque de personnels au sein de l’industrie d’armement, qu’elles évaluent à quelque 160 000 personnes »
frstrategie.org ↗ ↩ -
80 000 roubles - Salaire moyen dans l'OPK.
« le salaire moyen dans l’OPK est d’environ 80 000 roubles vs un salaire national moyen de 73 700 »
frstrategie.org ↗ ↩ -
73 700 roubles - Salaire national moyen en Russie.
« le salaire moyen dans l’OPK est d’environ 80 000 roubles vs un salaire national moyen de 73 700 »
frstrategie.org ↗ ↩ -
465 000 détenus - Nombre de détenus en Russie à la fin de l'année 2021.
« « Si, à la fin de l’année 2021, il y avait 465 000 (détenus), il y en a aujourd’hui 282 000 » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
282 000 détenus - Nombre actuel de détenus en Russie.
« « Si, à la fin de l’année 2021, il y avait 465 000 (détenus), il y en a aujourd’hui 282 000 » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
près de 40 % - Baisse du nombre de détenus en Russie en cinq ans.
« Cela représente une chute de près de 40 % »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Arkadi Gostiev, chef de l’administration pénitentiaire russe - Déclaration sur la baisse du nombre de détenus en Russie.
« a déclaré le chef de l’administration pénitentiaire russe Arkadi Gostiev, cité par les agences de presse russes »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
16 000 prisonniers supplémentaires - Nombre de prisonniers déployés dans la production militaire en Russie sur un an.
« « Nous avons déployé 16 000 prisonniers supplémentaires sur l’année à cette fin (militaire), spécifiquement dans la fabrication » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Isabelle Facon, auteure de l'article et chercheuse à la Fondation pour la Recherche (FRS) - Auteure de l'article et référence originale.
« Les références originales de cet article sont: Isabelle FACON, « Quel état de l’industrie d’armement russe?: le brouillard de la guerre », FRS. »
geostrategia.fr ↗ ↩ -
décembre 2022 - Date du rachat de pièces pour moderniser les chars T-72 par Ouralvagonzavod.
« En décembre 2022, Ouralvagonzavod aurait racheté pour 24 millions USD de télescopes de visée (6 000) et environ 200 caméras pour moderniser ses chars T-72 en stock »
geostrategia.fr ↗ ↩ -
24 millions USD - Montant du rachat de télescopes de visée par Ouralvagonzavod en décembre 2022.
« En décembre 2022, Ouralvagonzavod aurait racheté pour 24 millions USD de télescopes de visée (6 000) »
frstrategie.org ↗ ↩ -
6 000 - Nombre de télescopes de visée rachetés par Ouralvagonzavod en décembre 2022.
« En décembre 2022, Ouralvagonzavod aurait racheté pour 24 millions USD de télescopes de visée (6 000) »
frstrategie.org ↗ ↩ -
environ 200 - Nombre de caméras rachetées par Ouralvagonzavod pour moderniser ses chars T-72.
« et environ 200 caméras pour moderniser ses chars T-72 en stock »
frstrategie.org ↗ ↩ -
150 000 USD - Montant du rachat de composants pour missiles anti-aériens par un missilier russe auprès du ministère indien de la Défense en 2022.
« le rachat auprès du ministère indien de la Défense par un « missilier russe », à deux reprises en 2022, pour 150 000 USD de ses propres composants pour missiles anti-aériens »
frstrategie.org ↗ ↩ -
Ouralvagonzavod rachète des pièces de chars et de missiles à l'Inde et au Myanmar - Rachat de pièces de rechange pour moderniser les équipements militaires russes.
« Dans l’urgence sont rachetées à certains clients des pièces de rechange livrées au titre de contrats déjà exécutés. Cela a été le cas de pièces de chars et de missiles qu’avaient reçues l’Inde et le Myanmar au titre de commandes passées. »
geostrategia.fr ↗ ↩ -
Le ministère de la Défense russe a simplifié la procédure de passation des contrats, accepté une réduction du temps consacré au test des produits et abaissé le niveau d’exigence dans la sélection des composants utilisés dans les matériels - Modifications des procédures du ministère de la Défense russe pour accélérer la production.
« le ministère de la Défense [.] a simplifié la procédure de passation des contrats, accepté une réduction du temps consacré au test des produits et abaissé le niveau d’exigence dans la sélection des composants utilisés dans les matériels dès lors que cela n’affecte pas la qualité des productions »
frstrategie.org ↗ ↩ -
Sergueï Tchemezov, PDG de la corporation Rostekh - Dirigeant de la corporation Rostekh, proche de Poutine.
« Le chef de file des industriels d’armement, Sergueï Tchemezov, PDG de la tentaculaire corporation Rostekh »
frstrategie.org ↗ ↩ -
80 % - Part des besoins des forces russes sur le front ukrainien couverts par Rostekh selon Sergueï Tchemezov.
« Sergueï Tchemezov [.] affirme couvrir 80 % des besoins des forces russes sur le front ukrainien »
frstrategie.org ↗ ↩ -
660 000 employés - Nombre d'employés de la corporation Rostekh.
« la tentaculaire corporation Rostekh [.] compte 660 000 employés »
frstrategie.org ↗ ↩ -
Choïgou, ministre de la Défense russe - Ministre de la Défense russe effectuant des visites sur les sites industriels.
« Le ministre Choïgou se rend sur le site des entreprises et s’y plaint parfois ouvertement des défaillances des industriels »
frstrategie.org ↗
⚠️ Note INFO.FR: Sergueï Choïgou n'est plus ministre de la Défense russe depuis mai 2024; il a été remplacé par Andreï Belooussov. La source FRS (publiée avant ce remaniement) le présente encore en poste. ↩ -
septembre 2024 - Période où des dommages ont été constatés au cosmodrome de Plessetsk.
« En septembre 2024, alors que le Kremlin était sur le point de modifier la doctrine nucléaire russe sur fond d’intimidation stratégique, il apparut, selon l’imagerie satellitaire, que le cosmodrome de Plessetsk avait subi des dommages importants »
opex360.com ↗ ↩ -
RS-28 Sarmat [SS-X-30], un nouveau missile balistique intercontinental - Missile associé aux dommages au cosmodrome de Plessetsk.
« le cosmodrome de Plessetsk avait subi des dommages importants au niveau d’un silo généralement utilisé pour lancer le RS-28 Sarmat [SS-X-30], un nouveau missile balistique intercontinental »
opex360.com ↗ ↩ -
60 mètres - Diamètre du cratère observé au cosmodrome de Plessetsk.
« un cratère d’un diamètre d’au moins 60 mètres »
opex360.com ↗ ↩ -
diméthylhydrazine asymétrique [UDMH], un ergol particulièrement volatil - Carburant utilisé par le RS-28 Sarmat.
« le RS-28 utilisant de la diméthylhydrazine asymétrique [UDMH], un ergol particulièrement volatil »
opex360.com ↗ ↩ -
cosmodrome de Iasny, situé près du village de Dombarovski, dans l’oblast d’Orenbourg, au sud de l’Oural - Lieu d'un récent tir de missile ayant échoué.
« un missile de type indéterminé a eu une défaillance alors qu’il venait d’être tiré depuis le cosmodrome de Iasny, situé près du village de Dombarovski, dans l’oblast d’Orenbourg, au sud de l’Oural »
opex360.com ↗ ↩ -
7 secondes - Temps après le décollage où le premier étage du missile est tombé en panne.
« le premier étage de l’engin soit tombé en panne environ 7 secondes après le décollage »
opex360.com ↗ ↩ -
Pavel Podvig, chercheur principal à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement - Analyste évoquant un échec potentiel du RS-28 Sarmat.
« Pavel Podvig, chercheur principal à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement »
opex360.com ↗ ↩ -
services d’urgence d’État (DSNS) - Organisation ayant communiqué le bilan provisoire de l'attaque.
« avaient indiqué sur Telegram les services d’urgence d’État (DSNS). »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
32 - Nombre de missiles Kh-BD commandés par l'armée russe
« Moscou a commandé pour la première fois des nouveaux missiles de croisières Kh-BD [.] la conception de 32 missiles Kh-BD »
leparisien.fr ↗ ↩ -
16 - Nombre de missiles Kh-BD par lot de livraison
« livrable en deux lots de 16 missiles d’ici 2026 »
leparisien.fr ↗ ↩ -
2026 - Date de livraison prévue des missiles Kh-BD
« livrable en deux lots de 16 missiles d’ici 2026 »
leparisien.fr ↗ ↩ -
337 millions de roubles - Montant de la commande des missiles Kh-BD
« Le tout pour un montant de 337 millions de roubles, soit 3,6 millions d’euros »
leparisien.fr ↗ ↩ -
6 500 kilomètres - Portée revendiquée du missile Kh-BD
« sa portée, revendiquée à près de 6 500 kilomètres »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La Russie a commandé des missiles Kh-BD en configuration conventionnelle et « spéciales » (têtes nucléaires) - Types de configurations des missiles Kh-BD commandés
« la commande a été passée pour des missiles de croisière en configuration conventionnelle, mais aussi « spéciales », autrement dit équipé de têtes nucléaires »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 24 morts
- Guerre en Ukraine : plus de 670 drones et 56 missiles russes tirés dans la nuit, un mort et 31 blessés à Kiev
- CARTE. Guerre en Ukraine : dix morts et 45 blessés dans une vaste attaque sur Kiev, journée de deuil… Le point du jour
- Guerre en Ukraine : fin de la trêve et reprise des bombardements à Kiev
- Quel état de l’industrie d’armement russe ? : le brouillard de la guerre
- Quel état de l’industrie d’armement russe ? : le brouillard de la guerre - GeoStrategia
- Guerre en Ukraine : une attaque de drones et de missiles fait au moins dix morts et plusieurs dizaines de blessés à Kiev
- Guerre en Ukraine : 800 kg d’explosifs et Paris à portée de tir, la Russie développe son nouveau missile Kh
- Ukraine : dans le laboratoire d'analyse des débris de missiles russes
- Un missile stratégique russe a explosé peu après son lancement