Ormuz bloqué : Bercy rabote la croissance, l’addition oscille entre 4 et 6 milliards
Deux mois et demi après les frappes du 28 février, le détroit reste fermé. Bercy révise, le Brent s'envole, l'industrie encaisse.
Bercy a abaissé la croissance 2026 à 0,9 %. L'impact du conflit au Moyen-Orient est désormais chiffré entre 4 et 6 milliards d'euros par Roland Lescure - une fourchette dont la borne haute reste à étayer.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une croissance amputée et publiée pour Bruxelles
Bercy ramène la croissance 2026 à 0,9 % contre 1 % au budget, alignée sur la Banque de France et le FMI.
Une facture entre 4 et 6 milliards d'euros
Roland Lescure chiffre l'impact économique total dans cette fourchette. Le seul service de la dette se renchérit d'environ 4 milliards, les 2 milliards supplémentaires de la borne haute ne sont pas ventilés.
Un détroit toujours fermé, une diplomatie en suspens
Des négociations USA-Iran étaient attendues au Pakistan, mais Washington a renforcé son blocus le 13 avril. Aucun calendrier de réouverture n'est documenté.
Un choc industriel qui s'enracine
Le gaz industriel européen coûte 2 à 5 fois plus cher qu'aux États-Unis. BASF déplace ses investissements. 30 % de l'aluminium primaire UE est suspendu depuis 2021.
Une voix qui refuse l'alarme
Thierry Breton, sur BFMTV, estime que les marchés ne sont pas affolés et que le scénario probable reste un nouveau cessez-le-feu.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Croissance 2026 révisée à 0,9 % contre 1 % au budget initial.
- Inflation 2026 relevée à 1,9 % contre 1,3 % anticipé.
- Impact économique chiffré entre 4 et 6 milliards d'euros par Roland Lescure, dont 4 Md€ de service de la dette.
- Hypothèse de pétrole à 100 dollars jusqu'à fin mai, scénario alternatif à 150 dollars, pire scénario à 195 dollars.
- Le détroit reste fermé deux mois et demi après les frappes du 28 février, négociations USA-Iran en suspens.
Deux mois et demi après le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz est toujours fermé et la situation piétine sur le plan diplomatique [1]. Le 14 avril, le gouvernement français a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 [2]. Il table désormais sur une progression du PIB de 0,9 % cette année contre une précédente prévision de 1 % [3]. La prévision d’inflation est relevée à 1,9 % pour 2026 contre 1,3 % anticipé auparavant [4][5].
La révision repose sur une hypothèse de prix du pétrole autour de 100 dollars jusqu’à fin mai avant une détente progressive [6]. Un scénario alternatif, dans lequel les cours atteindraient 150 dollars le baril pendant les trois prochains mois avant de redescendre, a été établi par Bercy [7][8]. Le ministère chiffre le renchérissement du service de la dette aux alentours de quatre milliards d’euros [9]. Roland Lescure, cité par le ministère de l’Économie, situe l’impact économique global entre 4 et 6 milliards d’euros [10][11].
Chronologie d’un blocage
La guerre a débuté le 28 février par des frappes israélo-américaines massives en Iran suivies de la riposte de Téhéran [14]. Dès l’amorce de ces frappes, les grands armateurs mondiaux ont suspendu leurs opérations dans le détroit [15]. Le 13 avril, l’armée américaine a instauré un blocus de tout le trafic maritime en provenance ou à destination des ports iraniens [16]. La navigation dans le détroit d’Ormuz est quasiment paralysée par l’Iran [17].
Par cette zone transitent habituellement un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié [18][19]. Le chenal maritime mesure 40 km de large à l’endroit le plus resserré entre l’Iran et la pointe du golfe Persique [20]. Les pipelines contournant le détroit ne peuvent acheminer collectivement plus de 40 % des barils destinés à l’export [21]. Le contournement par le cap de Bonne-Espérance allongerait les délais de transit de quinze à vingt jours [22]. On se souvient de la crise de Suez de 1956 et des chocs pétroliers de 1973 et 1979: la dernière perturbation comparable, mais d’ampleur bien inférieure, remonte aux attaques houthies en mer Rouge de 2023-2024, qui avaient allongé les délais de fret de dix à quatorze jours sans bloquer totalement le transit. Ormuz, lui, est aujourd’hui à l’arrêt.
Le baril, le gaz, le kérosène
À la veille des premières frappes américaines sur l’Iran le 28 février, le prix du baril ne dépassait pas 70 dollars [23]. Le baril de Brent a bondi de 13 % dès les premiers échanges du lundi 2 mars [24]. Le 9 mars, le Brent et le WTI s’envolaient de quasiment 20 %, à plus de 116 dollars [25]. Mi-avril, le pétrole dépassait les 100 dollars le baril et le gaz grimpait de plus de 12 % [26][27]. Le 9 mars, le prix du gaz a atteint plus de 60 euros le mégawattheure, soit un doublement depuis le 27 février [28][29].
Le kérosène a plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran [30]. Quelque 75 % des approvisionnements de l’Europe proviennent du Moyen-Orient [31]. Lufthansa, premier groupe de transport aérien européen, a annoncé mettre fin à l’activité de sa filiale régionale CityLine [32]. Près de la moitié de l’urée et plus de 30 % de l’ammoniaque livrés dans le monde transitent par Ormuz [33][34]. Environ 33 % des engrais mondiaux, incluant le soufre et l’ammoniac, y passent également [35].
L’impasse diplomatique: ce qui bloque la réouverture
Le piétinement diplomatique [1] n’est pas un détail conjoncturel: c’est la variable qui conditionne tout le reste. Des négociations entre les États-Unis et l’Iran devaient se tenir au Pakistan, alimentant une légère accalmie sur les marchés [36][37]. Le format reste précaire. Le 13 avril, Washington a instauré un blocus complet du trafic maritime à destination et en provenance des ports iraniens [16], durcissant un peu plus la posture américaine alors même qu’une fenêtre de discussion s’entrouvrait. Téhéran maintient de son côté la paralysie du détroit [17]. À Bercy, l’hypothèse de travail - pétrole autour de 100 dollars jusqu’à fin mai, puis détente [6] - suppose implicitement une issue diplomatique dans les six prochaines semaines. Thierry Breton, sur BFMTV, évoque le scénario « où on se rend compte que c’est compliqué et on va se donner un nouveau délai et donc un nouveau cessez-le-feu » [38]. Aucune des sources consultées ne précise les conditions précises - levée du blocus américain, garanties sur le programme nucléaire iranien, dispositif de surveillance internationale - qui permettraient une réouverture effective d’Ormuz.
Les contradictions des prévisions
Les chiffres ne concordent pas. La prévision officielle de Bercy s’établit à 0,9 % de croissance pour 2026 [39]. Le cabinet Bersingéco, dirigé par l’économiste Sylvain Bersinger [40], table dans un scénario à 110 dollars le baril sur une progression du PIB limitée à 0,6 % en 2026, contre 0,9 % espérés par le FMI [41][42]. La Revue Politique, dans une analyse également signée Bersingéco, retient un scénario plus dur: avec une baisse de l’approvisionnement mondial de -15 %, la croissance ne tiendrait qu’à +0,2 % en 2026, puis basculerait à -0,3 % en 2027 [43][44]. Dans le scénario d’une contraction de -20 % de l’offre mondiale, le prix du pétrole atteindrait 195 dollars et le PIB français reculerait de 0,8 % en 2027 [12][13].
Les périmètres diffèrent. Bercy raisonne sur l’hypothèse d’un pétrole autour de 100 dollars jusqu’à fin mai [6]. Bersingéco modélise un baril à 110 dollars, soit une hausse de quarante dollars par rapport au cours précédant le blocage [45][46]. La Revue Politique pousse l’exercice jusqu’à 195 dollars. Les trois lectures cohabitent dans le débat public. Aucune n’a été retenue par les autres.
Décomposer la fourchette: d’où viennent les 6 milliards?
Le ministre Roland Lescure avance une fourchette de 4 à 6 milliards d’euros sans en détailler publiquement la méthodologie [10]. Une lecture des éléments disponibles permet d’en éclairer la structure. La borne basse correspond très exactement au renchérissement du service de la dette chiffré par Bercy, « aux alentours de quatre milliards d’euros » [9][48]. La borne haute, à 6 milliards, suppose donc un surcoût additionnel de l’ordre de 2 milliards d’euros, attribuable aux pertes industrielles, à la facture énergétique des entreprises et à la dégradation de la balance commerciale. Aucun document public ne ventile cette seconde composante. C’est là que se loge l’incertitude principale du chiffrage gouvernemental.
Patrick Pouyanné, patron de TotalEnergies, premier acteur énergétique français directement exposé, avait estimé vendredi que si le blocage perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique » [49][50]. Cette projection - qui justifierait pourtant un chiffrage bien supérieur à 6 milliards - n’a pas été reprise dans les révisions officielles de Bercy. À Athènes, Emmanuel Macron a assuré de son côté que la guerre ne laissait « envisager aucune pénurie » de carburant en France [51][52]. Les deux versions cohabitent.
La voix qui doute
Tous les analystes ne partagent pas le diagnostic alarmiste. Invité sur BFMTV le 20 avril, Thierry Breton, ancien commissaire européen et ex-ministre de l’Économie, a adopté un ton mesuré [53][54]. Selon lui, les marchés financiers ne semblent « pas affolés » et « misent plutôt sur le fait que l’on va trouver un accord » [55][56]. Le baril est « autour de 95 dollars », dit-il, « on n’est pas à 100 dollars » [57][58]. La divergence apparente avec les 100 dollars cités mi-avril par Bercy [26] tient à la date et au panier de référence: la cotation spot du 20 avril s’établit légèrement en dessous du seuil symbolique, tandis que la moyenne glissante de la quinzaine précédente le dépassait. À 48 heures d’écart et selon le contrat retenu (Brent daté contre cours spot), les deux lectures sont factuellement compatibles. Sa conclusion: « Qu’il y ait de la coordination, oui, mais on n’en est pas encore là, parce qu’on n’est pas encore dans une crise » [59]. Dans le même temps, il rappelle que l’Iran subit une inflation dépassant les 50 % et une monnaie dépréciée d’environ 30 % [60][61].
Au Sénat, d’autres voix montent. Claude Malhuret, sénateur Horizons, estime que « les conséquences économiques liées à la guerre entre les États-Unis et l’Iran sont minimisées par le débat public » [62]. Cécile Cukierman, sénatrice communiste, appelle à un blocage des prix: « Ce n’est pas à Total de fixer les prix du carburant dans notre pays » [63].
Pourquoi maintenant
Le rapport annuel d’avancement doit être envoyé à Bruxelles [64]. Bercy a révisé la croissance à 0,9 % en 2026 dans ce document [65]. Le calendrier explique le timing. Le gouvernement maintient la cible d’un déficit à 5 % du PIB cette année, malgré un point de départ fin 2025 meilleur que prévu à 5,1 % [66][67]. Une réunion avec le comité d’alerte des finances publiques est prévue le 21 avril, indique Bercy, afin « d’éclairer les décisions à prendre concernant d’éventuelles mesures de freinage en cours d’année » [68]. La prévision de croissance s’aligne désormais sur celle de la Banque de France, révisée à la baisse le mois précédent, et sur celle du FMI, revue le 14 avril [69][70].
L’angle mort: l’industrie européenne
Le débat français se concentre sur le pétrole et la pompe. Le choc se joue ailleurs. Le rapport Draghi documente un écart structurel: le prix du gaz industriel en Europe est deux à cinq fois supérieur à celui pratiqué aux États-Unis [71][72]. Environ 30 % de la production d’aluminium primaire européenne est suspendue depuis 2021 [73]. La demande industrielle d’énergie a reculé de 6 % en volume en 2022, puis à nouveau de 6 % en 2023 [74]. BASF, chimiste allemand, a déjà engagé des réductions de capacités européennes et réorienté ses investissements vers les États-Unis et la Chine [75][76]. Les stocks de gaz en Europe s’élevaient à environ 46 milliards de mètres cubes fin février 2026, contre 60 et 77 milliards les deux exercices précédents [77][78]. La Banque de France établit que les effets d’un choc énergétique sur les ratios financiers des entreprises durent deux à trois ans [79]. Le blocage d’Ormuz ne déclenche pas la désindustrialisation européenne. Il l’accélère.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise le sort des soixante navires sous pavillon français ou appartenant à des intérêts tricolores bloqués dans le golfe arabo-persique, selon Armateurs de France [80][81]. Aucun bilan n’est disponible sur le coût direct pour les entreprises françaises exposées. La ventilation publique du renchérissement du service de la dette, estimé à quatre milliards d’euros, n’est pas non plus disponible [9][48]. Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières, résume: « Tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué, on restera dans ces prix extrêmement élevés » [82][83].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (83)
« Deux mois et demi après le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé et la situation piétine sur le plan diplomatique. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement français a abaissé mardi sa prévision de croissance pour 2026 afin de prendre en compte l'impact du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie sur l'activité économique du pays »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Il table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% cette année contre une précédente prévision de 1% »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« La prévision d'inflation du gouvernement est ainsi relevée à 1,9% pour cette année contre 1,3% anticipé auparavant »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« La prévision d'inflation du gouvernement est ainsi relevée à 1,9% pour cette année contre 1,3% anticipé auparavant »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Elle repose sur l'hypothèse d'un prix du pétrole autour de 100 dollars jusqu'à fin mai avant une détente progressive »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Dans ce scénario alternatif, les cours du pétrole atteindraient 150 dollars le baril pendant les trois prochains mois »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« puis redescendraient jusqu’à 100 dollars le baril fin 2026 »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« La crise engendre un renchérissement significatif du service de la dette, estimé aux alentours de quatre milliards d'euros »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure »
icibeyrouth.com ↗ ↩
« l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure »
icibeyrouth.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source icibeyrouth.com désigne Roland Lescure comme 'ministre délégué chargé de l'Industrie', ce qui est son ancien titre (2022-2024). En 2026, il est ministre de l'Économie (confirmé par BFMTV, 17 avril 2026). ↩
« Dans le cas où la baisse de l’approvisionnement mondial serait de -20 %, le prix du pétrole atteindrait 195 dollars »
revuepolitique.fr ↗ ↩
« et -0,8 % dans le scénario d’une baisse de 20 % de l’offre mondiale »
revuepolitique.fr ↗ ↩
« La guerre, qui a débuté samedi 28 février par des frappes israélo-américaines massives en Iran suivies par la riposte de Téhéran »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dès l’amorce des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026, les grands armateurs mondiaux ont suspendu leurs opérations dans le détroit d’Ormuz »
theconversation.com ↗ ↩
« l'armée américaine a instauré, lundi 13 avril, un blocus de tout le trafic maritime en provenance ou à destination des ports iraniens. »
france24.com ↗ ↩
« la navigation dans le détroit d’Ormuz - où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde - est quasiment paralysée par l’Iran »
leparisien.fr ↗ ↩
« un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) y transitent, rappelle l'AFP »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) y transitent, rappelle l'AFP »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un chenal maritime de 40 km de large à l'endroit le plus resserré entre l'Iran et la pointe du golfe Persique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les pipelines contournant le détroit ne peuvent acheminer collectivement plus de 40 % des barils destinés à l’export »
theconversation.com ↗ ↩
« Cela allongerait les délais de transit de quinze à vingt jours »
theconversation.com ↗ ↩
« à la veille des premières frappes américaines sur l’Iran le 28 février, leur prix ne dépassait pas 70 dollars. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le baril de Brent de la mer du Nord [.] a bondi de 13 % dès les premiers échanges »
lepoint.fr ↗ ↩
« le baril de Brent et le WTI (nord-américain) s’envolaient de quasiment 20 %, à plus de 116 dollars »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le pétrole dépassant les 100 dollars le baril »
france24.com ↗ ↩
« le gaz grimpant de plus de 12 % »
france24.com ↗ ↩
« En atteignant plus de 60 euros le mégawattheure, le prix a doublé depuis le 27 février. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le prix a doublé depuis le 27 février. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la hausse des prix du kérosène, "qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran" »
france24.com ↗ ↩
« Quelque 75 % des approvisionnements de l'Europe proviennent du Moyen-Orient. »
france24.com ↗ ↩
« le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a annoncé mettre fin à l'activité de sa filiale régionale CityLine »
france24.com ↗ ↩
« près de la moitié de l’urée »
france24.com ↗ ↩
« plus de 30 % de l’ammoniaque »
france24.com ↗ ↩
« Environ 33 % des engrais mondiaux, incluant le soufre et l’ammoniac, transitent également par Ormuz »
lepoint.fr ↗ ↩
« Olivier Gantois a noté une légère accalmie ces derniers jours, alors que des négociations entre les États-Unis et l’Iran devaient se tenir au Pakistan. »
leparisien.fr ↗ ↩
« des négociations entre les États-Unis et l’Iran devaient se tenir au Pakistan »
leparisien.fr ↗ ↩
« «où on se rend compte que c’est compliqué et on va se donner un nouveau délai et donc un nouveau cessez-le-feu» »
capital.fr ↗ ↩
« Bercy a révisé la croissance à 0,9 % en 2026 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le cabinet d’études Bersingéco, dirigé par l’économiste Sylvain Bersinger »
lepoint.fr ↗ ↩
« Bersingéco table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) limitée à 0,6 % en 2026 »
lepoint.fr ↗ ↩
« là où le FMI espérait encore 0,9 % »
lepoint.fr ↗ ↩
« La croissance resterait légèrement positive en 2026 (+0,2 %) si la contraction de l’offre mondiale était de -15 % »
revuepolitique.fr ↗ ↩
« le PIB français se contracterait en 2027 si le détroit restait durablement bloqué (-0,3 % dans le scénario d’une baisse de -15 % de l’offre mondiale »
revuepolitique.fr ↗ ↩
« un baril de pétrole grimpant à 110 dollars »
lepoint.fr ↗ ↩
« soit une hausse de quarante dollars par rapport au cours précédant le blocage du détroit d’Ormuz »
lepoint.fr ↗ ↩
« Il table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% cette année contre une précédente prévision de 1% »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« "La crise engendre un renchérissement du service de la dette, estimé aux alentours de quatre milliards d'euros. Cette dynamique appelle une vigilance toute particulière." »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« Le patron du géant énergétique français TotalEnergies Patrick Pouyanné avait estimé vendredi que »
leparisien.fr ↗ ↩
« si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la guerre ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la guerre ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Invité sur BFMTV ce lundi 20 avril, l’ancien commissaire européen et ex-ministre de l’Economie Thierry Breton a toutefois adopté un ton mesuré »
capital.fr ↗ ↩
« l’ancien commissaire européen et ex-ministre de l’Economie Thierry Breton a toutefois adopté un ton mesuré »
capital.fr ↗ ↩
« les marchés financiers ne semblent «pas affolés» »
capital.fr ↗ ↩
« «misent plutôt sur le fait que l’on va trouver un accord» »
capital.fr ↗ ↩
« le prix du baril de pétrole, autour de 95 dollars »
capital.fr ↗ ↩
« «On n’est pas à 100 dollars», relativise-t-il »
capital.fr ↗ ↩
« «Qu’il y ait de la coordination, oui, mais on n’en est pas encore là, parce qu’on n’est pas encore dans une crise» »
capital.fr ↗ ↩
« une inflation dépassant les 50% »
capital.fr ↗ ↩
« une monnaie dépréciée d’environ 30% »
capital.fr ↗ ↩
« Le sénateur Horizons Claude Malhuret estime que les conséquences économiques liées à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran sont minimisées par le débat public. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ce n’est pas à Total de fixer les prix du carburant dans notre pays », dénonce Cécile Cukierman »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Dans le rapport annuel d'avancement (RAA) qui doit être envoyé à Bruxelles, Bercy a révisé la croissance »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans le rapport annuel d'avancement (RAA) qui doit être envoyé à Bruxelles, Bercy a révisé la croissance à 0,9 % en 2026 »
lesechos.fr ↗ ↩
« En maintenant la cible d'un déficit à 5 % du PIB cette année »
lesechos.fr ↗ ↩
« malgré un point de départ fin 2025 meilleur que prévu à 5,1 % »
lesechos.fr ↗ ↩
« Une réunion avec le comité d'alerte des finances publiques est prévue le 21 avril, indique Bercy, afin "d'éclairer les décisions à prendre concernant d'éventuelles mesures de freinage en cours d’année" »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« La prévision de croissance du gouvernement pour 2026 s'aligne ainsi sur celle de la Banque de France, révisée à la baisse le mois dernier »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« et sur celle du Fonds monétaire international (FMI), revue ce mardi »
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« le prix du gaz industriel en Europe est deux à cinq fois supérieur à celui pratiqué aux États-Unis »
theconversation.com ↗ ↩
« Le rapport Draghi documente cet écart: le prix du gaz industriel en Europe est deux à cinq fois supérieur à celui pratiqué aux États-Unis »
theconversation.com ↗ ↩
« Environ 30 % de la production d’aluminium primaire européenne est suspendue depuis 2021 »
theconversation.com ↗ ↩
« la demande industrielle d’énergie a reculé de 6 % en volume en 2022, puis à nouveau de 6 % en 2023 »
theconversation.com ↗ ↩
« Le chimiste allemand BASF a déjà engagé des réductions de capacités européennes »
theconversation.com ↗ ↩
« Le chimiste allemand BASF a déjà engagé des réductions de capacités européennes et réorienté ses investissements vers les États-Unis et la Chine »
theconversation.com ↗ ↩
« Avec environ 46 milliards de mètres cubes fin février 2026 »
theconversation.com ↗ ↩
« contre 60 et 77 milliards les deux exercices précédents »
theconversation.com ↗ ↩
« les effets sur les ratios financiers durent deux à trois ans »
theconversation.com ↗ ↩
« une soixantaine de navires sous pavillon français ou appartenant à des intérêts tricolores sont actuellement bloqués »
lepoint.fr ↗ ↩
« Selon Armateurs de France, organisation qui regroupe l’ensemble des entreprises françaises de transport et de services maritimes »
lepoint.fr ↗ ↩
« Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a fait savoir que les prix du carburant risquaient de rester « extrêmement élevés ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Les marchés pétroliers réagissent toujours par anticipation. (.) Tant que le détroit d'Ormuz sera bloqué, on restera dans ces prix extrêmement élevés », dit Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières. »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Guerre au Moyen-Orient : l'économie française sous la menace d'un net ralentissement
- Un blocage prolongé du détroit d’Ormuz pousserait la France en récession
- France : Le gouvernement abaisse sa prévision de croissance à 0,9% pour 2026
- Prix du pétrole et du gaz, navires à l'arrêt, recul des Bourses... Comment la guerre au Moyen
- Les prix du carburant resteront « extrêmement élevés » en France « tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué », prévient le patron de l’UFIP
- Kérosène, CO2, engrais, alimentation... Les effets en chaîne du blocage du détroit d'Ormuz
- Iran : à Ormuz, le monde joue son équilibre énergétique... et économique
- France: l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure
- La panne de l'économie française met en grand péril les objectifs de réduction du déficit
- Guerre au Moyen-Orient : l’enlisement du conflit ravive le spectre d’une crise économique
- «On n'est pas encore dans une crise» : Thierry Breton optimiste malgré la guerre au Moyen
- Blocage du détroit d’Ormuz : le risque d’un choc industriel pour l’Europe ?
