Pétrole : le Brent flambe à 104 dollars après l’échec des négociations Trump-Iran
Le rejet brutal par Washington de la réponse iranienne replonge le marché mondial dans la crise. Ormuz reste bloqué. L'Europe paie déjà la facture.
Trump a qualifié dimanche la réponse iranienne de « totalement inacceptable ». Lundi, le Brent bondit de 3,29 % à 104,62 dollars. Le détroit d'Ormuz reste fermé.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Détroit d'Ormuz bloqué depuis 70 jours
20 millions de barils/jour ne transitent plus. Quelques pétroliers seulement sortent du Golfe chaque semaine.
Inflation européenne relancée
La zone euro est passée de 1,9 % en février à 2,5 % en mars. Les prix de l'énergie grimpent de 4,9 % sur un an.
Pékin tient l'arbitrage
45 % du pétrole importé par la Chine passe par Ormuz. Trump appelle Xi Jinping cette semaine.
L'Iran s'effondre économiquement
Inflation annuelle à 50,6 % en mars 2026. Le blocus naval américain étrangle Téhéran.
Scénario à 135 dollars le baril
Le scénario haussier du consensus Bloomberg voit le Brent grimper jusqu'à 135 dollars au troisième trimestre, avec un déficit d'offre potentiel de 6 millions de barils/jour.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Brent a bondi de 3,29 % à 104,62 dollars lundi matin après le rejet par Trump de la réponse iranienne.
- Le détroit d'Ormuz reste bloqué depuis le 28 février, jour du déclenchement de l'opération Epic Fury.
- L'inflation en zone euro est passée à 2,5 % en mars, le gazole atteint 2,24 € en France.
- Trump et Xi Jinping doivent s'entretenir cette semaine, la Chine importe 45 % de son pétrole via Ormuz.
- Le scénario haussier de Bloomberg prévoit un Brent à 135 dollars au troisième trimestre 2026.
À 4h20 heure belge ce lundi 11 mai, le baril de Brent gagnait 3,29 % à 104,62 dollars [1][2]. Vingt-quatre heures plus tôt, Donald Trump [3] avait publié sur Truth Social, en lettres capitales, un message bref: « Je viens de lire la réponse des soi-disant « représentants » de l’Iran. Je ne l’aime pas - C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! » [4]. Les négociations menées via le médiateur pakistanais [5] sont mortes dans la nuit. Le marché pétrolier a tranché avant l’ouverture des places américaines.
La séquence est mécanique. L’Iran bloque le détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 [6][7], date du déclenchement de frappes coordonnées américano-israéliennes contre les sites nucléaires iraniens [8]. Par ce détroit transitent en temps normal environ 20 millions de barils par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial [9][10]. Depuis plus de deux mois, seuls quelques pétroliers sortent du golfe Persique chaque semaine [11].
Ce que Téhéran proposait, ce que Trump a refusé
La proposition iranienne, transmise via Islamabad, prévoyait une réouverture graduelle du détroit d’Ormuz contre une levée simultanée du blocus naval américain des ports iraniens [12][13], selon le Wall Street Journal rapporté par Le Soir [14]. Téhéran se disait également prêt à « diluer » une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un « pays tiers » [15][16]. La télévision publique iranienne a décrit sa réponse comme « axée sur la fin de la guerre sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime » [17].
Reste une zone d’ombre que l’article doit signaler: aucune des sources consultées ne précise qui détient l’autorité suprême de décision à Téhéran à ce stade du conflit. Constitutionnellement, le choix d’un Guide revient à l’Assemblée des experts, mais ni les sources iraniennes officielles, ni les communiqués américains ne désignent l’autorité politique qui valide la « proposition d’Islamabad ». Cette lacune rend l’interprétation des signaux iraniens particulièrement incertaine - et expliquerait, en partie, l’impatience de Washington.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi [18], a livré sa version lundi: « Alors que nous étions à deux doigts seulement du « protocole d’accord d’Islamabad », nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus » [19]. Washington impute l’échec au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires [20]. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu [21], dimanche sur CBS, a posé les conditions: « Il reste encore des matières nucléaires - de l’uranium enrichi - qui doivent être retirées d’Iran » et « des sites d’enrichissement à démanteler » [22][23]. Entre les deux exigences, l’écart est l’épaisseur d’un cessez-le-feu.
Trump, lui, a tranché aux journalistes: « S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien » [24][25]. C’est un aveu. La diplomatie n’est plus l’option privilégiée.
La courbe du Brent raconte la guerre
Avant le 28 février, le Brent cotait autour de 70 dollars [26]. La crise a déformé la courbe sur deux marchés distincts qu’il faut lire séparément. Sur les contrats à terme hebdomadaires, le Brent a touché un pic à 126,4 dollars [27], son plus haut depuis mars 2022 [28] et l’invasion de l’Ukraine. Sur le marché spot, en revanche, le maximum mesuré n’a atteint « que » 115 dollars [29]: l’écart entre les deux chiffres reflète la prime de risque que les opérateurs intègrent aux livraisons futures, pas une contradiction. La hausse cumulée depuis le début de la guerre approche 50 % [30]. Début mars 2026, le baril a franchi 100 dollars [31]. Entre les deux, des oscillations brutales: -14 % sur le spot après l’annonce d’un cessez-le-feu, +8 % le matin de son effondrement [32][33].
L’Agence internationale de l’énergie a anticipé pour avril une chute de la demande mondiale de l’ordre de 5 millions de barils par jour [34][35]. Du jamais-vu depuis les confinements de mars-avril 2020, qui avaient provoqué une contraction de 20 millions de barils par jour [36]. La fermeture d’Ormuz est, selon Le Monde, « la plus forte perturbation d’offre de l’histoire », retirant 10 millions de barils par jour à la production mondiale, partiellement compensés par 2 millions de barils provenant d’ailleurs [37][38]. On se souvient de la « guerre des pétroliers » entre 1984 et 1988, au plus fort du conflit Iran-Irak: les attaques croisées contre les tankers avaient alors gravement perturbé la navigation dans le Golfe, sans jamais fermer totalement le détroit. Le précédent de 1973 - embargo de l’OPEP - portait sur les robinets de l’offre, pas sur un goulet d’étranglement physique. La crise actuelle est donc un cas sans précédent direct.
L’Europe paie déjà
L’inflation en zone euro a bondi à 2,5 % sur un an en mars, contre 1,9 % en février, selon Eurostat [39][40][41]. Les prix de l’énergie ont grimpé de 4,9 % sur la même période [42]. En France, le litre de gazole est passé à 2,24 euros, soit 52 centimes de plus qu’avant la guerre [43][44].
Le gaz est l’autre front. Le prix du GNL coté aux Pays-Bas a bondi de plus de 50 % dès les premiers jours du conflit [45]. Le Qatar a vu sa production stoppée après une attaque sur une usine de liquéfaction qatarie le 2 mars [46]. Le Qatar représente près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL [47]. L’Europe importe entre 12 % et 14 % de son GNL du Qatar via Ormuz [48]. Le prix tourne aujourd’hui autour de 50 euros le mégawattheure, loin du pic de 345 euros atteint à l’été 2022 quand Vladimir Poutine [49] avait coupé le robinet [50][51]. Loin du pic, donc. Mais 50 % plus haut qu’en février.
Pékin, l’arbitre silencieux
La conversation à venir cette semaine entre Donald Trump et Xi Jinping [52][53] est l’axe central. Près de 45 % des importations pétrolières chinoises transitent par Ormuz [54]. Le Qatar fournit environ 30 % du GNL importé par la Chine [55]. Pékin dispose d’environ un milliard de barils de réserves stratégiques [56] - de quoi tenir quelques mois, pas la guerre. La croissance chinoise au premier trimestre 2026 s’est maintenue à 5 % [57], objectif officiel pour l’année [58].
En coulisses, la Chine a demandé explicitement à l’Iran de ne pas viser les pétroliers et méthaniers, ni les infrastructures du Qatar, selon des dirigeants de sociétés gazières publiques chinoises cités par Le Grand Continent [59][60]. Le message est clair: Pékin tolère le bras de fer iranien tant qu’il ne touche pas son approvisionnement. Au-delà, l’arbitrage changera. Trump le sait. C’est pourquoi il appelle Xi avant de décider de la suite.
L’angle mort: l’Iran s’effondre de l’intérieur
Le récit dominant traite Téhéran comme un acteur rationnel négociant la levée d’un blocus. Les chiffres iraniens racontent autre chose. L’inflation annuelle a atteint 50,6 % au milieu du mois de mars 2026, selon le centre officiel de statistiques iranien relayé par l’agence Irna [61][62][63]. À ce niveau, ce n’est plus une économie: c’est un compte à rebours social. Le blocus naval américain décidé début avril sur les ports iraniens [64] et l’opération Project Freedom lancée le 4 mai [65][66] avec « des destroyers lance-missiles, plus d’une centaine d’aéronefs et 15 000 soldats » [67] visent moins à rouvrir Ormuz qu’à étrangler économiquement Téhéran jusqu’à la capitulation. La proposition iranienne de dimanche, transmise via Islamabad, n’était peut-être pas une ouverture diplomatique. C’était un signal de détresse. Trump l’a lu comme tel. Et l’a rejeté.
Scénario 135 dollars: la trajectoire que personne ne veut nommer
Le consensus Bloomberg, qui agrège les prévisions des principales banques d’investissement, retient désormais comme scénario haussier un Brent à 125 dollars au deuxième trimestre 2026, puis 135 dollars au troisième [68][69]. Ce n’est pas un cas extrême: c’est la branche supérieure d’un éventail désormais probable si l’opération Project Freedom tourne au heurt direct ou si la fermeture d’Ormuz se prolonge. Pour un ménage français qui consomme deux pleins de gazole par mois, un Brent à 135 dollars - soit près du double du prix d’avant-guerre - se traduirait mécaniquement par une facture annuelle alourdie de plusieurs centaines d’euros par rapport à février, selon la répercussion appliquée par les distributeurs. L’Agence internationale de l’énergie évoque un déficit d’offre pouvant atteindre 6 millions de barils par jour [70] et une perte cumulée des stocks mondiaux de 2 milliards de barils d’ici la fin de l’année [71] dans ce scénario. Le FMI, plus prudent, anticipe « une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026 » [72].
Le précédent qui dérange
La dernière fois que le Brent a dépassé durablement 100 dollars, c’était en 2022 [73], après l’invasion russe de l’Ukraine. La crise gazière européenne qui a suivi a coûté des centaines de milliards d’euros aux États membres en boucliers tarifaires. L’Europe a appris à diversifier son gaz. Elle n’a pas appris à diversifier son pétrole. Et le Qatar, dont elle dépend pour son GNL, est aujourd’hui sous menace directe de drones iraniens.
Kathleen Brooks, analyste de XTB interrogée par l’AFP [74], résumait l’enjeu mi-avril, alors que le conflit entrait dans sa sixième semaine: « L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux » [75]. Près d’un mois plus tard, le constat n’a pas vieilli - il s’est aggravé. Si Trump et Xi ne s’entendent pas cette semaine, le scénario à 135 dollars cesse d’être une hypothèse. Il devient une trajectoire. Et l’Europe, qui regarde le pétrole grimper depuis le 28 février, n’a aucun levier dans la pièce où se joue la suite.
► Lire aussi: Le gazole à 2,24 €: pourquoi la France paie le prix fort
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« les prix du pétrole ont pris l’ascenseur, le baril de Brent gagnant 3,29 % à 104,62 dollars lundi vers 4 h 20 heure belge »
lesoir.be ↗ ↩
« le baril de Brent gagnant 3,29 % à 104,62 dollars lundi vers 4 h 20 heure belge »
lesoir.be ↗ ↩
« Donald Trump ayant sèchement rejeté la réponse de l’Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre »
lesoir.be ↗ ↩
« « Je viens de lire la réponse des soi-disant “représentants” de l’Iran. Je ne l’aime pas, C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! » »
lesoir.be ↗ ↩
« transmise via le médiateur pakistanais »
lesoir.be ↗ ↩
« que l’Iran bloque depuis le début des hostilités le 28 février »
lesoir.be ↗ ↩
« Le détroit d’Ormuz connaît depuis le 28 février 2026 d’importantes perturbations géopolitiques et économiques à la suite de frappes militaires conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent des frappes aériennes coordonnées contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury, visant des installations militaires, des sites nucléaires et des dirigeants, ce qui entraîne la mort du guide suprême Ali Khamenei »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« par le détroit d’Ormuz, transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« par le détroit d’Ormuz, transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« seulement quelques pétroliers sortent du golfe Persique chaque semaine »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d’Ormuz »
lesoir.be ↗ ↩
« et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine »
lesoir.be ↗ ↩
« D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier »
lesoir.be ↗ ↩
« Téhéran serait également prêt à « diluer » une partie de son uranium enrichi »
lesoir.be ↗ ↩
« et à envoyer le reste dans un « pays tiers » »
lesoir.be ↗ ↩
« était « axée sur la fin de la guerre (…) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime » »
lesoir.be ↗ ↩
« a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « Alors que nous étions à deux doigts seulement du “protocole d’accord d’Islamabad”, nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« imputé par Washington au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires »
ouest-france.fr ↗ ↩
« a affirmé plus tôt dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS »
lesoir.be ↗ ↩
« « Il reste encore des matières nucléaires, de l’uranium enrichi, qui doivent être retirées d’Iran » »
lesoir.be ↗ ↩
« et « des sites d’enrichissement à démanteler » »
lesoir.be ↗ ↩
« « S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« a déclaré le président américain aux journalistes sur la base militaire d’Andrews »
ouest-france.fr ↗ ↩
« 115 dollars contre 70 avant la guerre »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Le Brent a atteint un pic hebdomadaire de 126,4 $/b la semaine dernière »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« soit son niveau le plus élevé depuis mars 2022 »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« qui a atteint jusqu’à 115 dollars contre 70 avant la guerre »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« La fermeture du détroit d’Ormuz a conduit à une hausse de près de 50 % du prix du baril de Brent »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le prix du Brent dépasse 100 dollars le baril le 8 mars 2026 pour la première fois depuis quatre ans »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les cours du Brent sur le marché spot ont ainsi chuté de 14 % »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« Ce matin le Brent sur les marchés futurs avait déjà pris 8% à près de 102 $/b »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« Dans ses dernières projections publiées le 14 avril, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipait également une chute de la demande de pétrole en avril »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« l’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipait également une chute de la demande de pétrole en avril de l’ordre de 5 millions de barils par jour »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Les confinements et restrictions de circulation avaient provoqué une chute inédite de 20 % de la demande totale de pétrole en mars-avril 2020, soit environ 20 millions de barils par jour »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué « la plus forte perturbation d’offre [de pétrole] de l’histoire », en retirant de la production mondiale environ 10 millions de barils par jour. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ils sont partiellement compensés (environ 2 millions de barils par jour) par des hausses de production dans le reste du monde. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'inflation en zone euro bondit à + 2,5 % sur un an au mois de mars »
france24.com ↗ ↩
« contre 1,9 % en février »
france24.com ↗ ↩
« selon les chiffres d'Eurostat »
france24.com ↗ ↩
« Cette dernière fait un bond encore plus marqué: + 4,9 % en mars sur un an »
france24.com ↗ ↩
« le carburant routier le plus utilisé du pays coûte aujourd'hui 2 € 24 le litre »
france24.com ↗ ↩
« 52 centimes de plus qu'avant la guerre »
france24.com ↗ ↩
« Le prix du gaz naturel liquéfié (GNL), coté aux Pays-Bas, qui sert de référence en Europe, s’est envolé presque immédiatement de plus de 50 %. »
lemonde.fr ↗ ↩
« la mise à l’arrêt, dès le premier week-end de guerre, de toute la production de GNL du Qatar, notamment après une attaque sur son usine de liquéfaction de Ras Laffan le 2 mars. »
lemonde.fr ↗ ↩
« représente près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« L’Europe, de son côté, obtient entre 12 % et 14 % de son gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar via ce détroit »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« quand le président russe, Vladimir Poutine, avait décidé, à l’été 2022, de fermer unilatéralement l’approvisionnement en gaz d’une partie de l’Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le prix du GNL en Europe tourne actuellement autour de 50 euros du mégawattheure. »
lemonde.fr ↗ ↩
«.loin du pic de 345 euros atteint quand le président russe, Vladimir Poutine, avait décidé, à l’été 2022, de fermer unilatéralement l’approvisionnement en gaz d’une partie de l’Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Trump, Xi to discuss Iran among other topics later this week »
reuters.com ↗ ↩
« Trump, Xi to discuss Iran among other topics later this week »
reuters.com ↗ ↩
« près de 45 % des importations pétrolières chinoises transitent par Ormuz »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« il fournit environ 30 % des importations de GNL de la Chine »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« disposant d’environ un milliard de barils de réserves stratégiques »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« l’économie chinoise a enregistré une croissance de 5 % au premier trimestre 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« pour préserver l’objectif de croissance autour de 5 % en 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la Chine a demandé explicitement à l’Iran de ne pas viser les pétroliers et méthaniers, ni les infrastructures du Qatar »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« des dirigeants de sociétés gazières publiques indiquent que la Chine a demandé explicitement à l’Iran »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« l’inflation annuelle a atteint 50,6 % au milieu du mois de mars 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« selon le centre officiel de statistiques, relayé par l’agence Irna »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« selon le centre officiel de statistiques, relayé par l’agence Irna »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Donald Trump a annoncé une opération à partir de lundi 4 mai pour débloquer des navires bloqués depuis deux mois dans le Golfe. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« cette opération, baptisée Project Freedom ('Projet Liberté') »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15000 soldats. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le scénario le plus haussier du consensus demeure inchangé, avec un Brent à 125 $/b au deuxième trimestre »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« puis 135 $/b au troisième trimestre (+35 $/b) »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« un déficit d’offre contraignant à un prélèvement sur les stocks mondiaux de l’ordre de 6 Mb/j »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« une perte cumulée proche de 2 milliards de barils d’ici la fin de l’année »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩
« Le FMI s’attend désormais à une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« observe Kathleen Brooks, analyste de XTB interrogée par l’AFP »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux […] Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques » »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- Oil prices rise $2 as US
- Guerre au Moyen-Orient : blocus des ports iraniens par les États-Unis, hausse des prix du pétrole… Les dernières infos
- Le pétrole repart à la hausse après l’échec des négociations entre les Etats
- Donald Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, l'Iran met en garde contre toute "interférence américaine"
- La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué la plus forte chute de la demande de pétrole depuis la pandémie
- IFPEN | Tableau de bord
- Info éco - Guerre au Moyen-Orient : l'inflation dans la zone euro bondit à + 2,5 % , tirée par la hausse de l'énergie
- Pétrole et gaz : les conséquences en Europe de la crise énergétique liée à la guerre au Moyen
- Le prix réel de la guerre en Iran
- Crise du détroit d'Ormuz (2026)
