Pétrole : le Brent flambe à 104 dollars après l’échec des négociations Trump-Iran
Le rejet brutal par Washington de la réponse iranienne replonge le marché mondial dans la crise. Ormuz reste bloqué. L'Europe paie déjà la facture.
Trump a qualifié dimanche la réponse iranienne de « totalement inacceptable ». Lundi, le Brent bondit de 3,29 % à 104,62 dollars. Le détroit d'Ormuz reste fermé.
- Le Brent a bondi de 3,29 % à 104,62 dollars lundi matin après le rejet par Trump de la réponse iranienne.
- Le détroit d'Ormuz reste bloqué depuis le 28 février, jour du déclenchement de l'opération Epic Fury.
- L'inflation en zone euro est passée à 2,5 % en mars, le gazole atteint 2,24 € en France.
- Trump et Xi Jinping doivent s'entretenir cette semaine, la Chine importe 45 % de son pétrole via Ormuz.
- Le scénario haussier de Bloomberg prévoit un Brent à 135 dollars au troisième trimestre 2026.
À 4h20 heure belge ce lundi 11 mai, le baril de Brent gagnait 3,29 % à 104,62 dollars [1][2]. Vingt-quatre heures plus tôt, Donald Trump [3] avait publié sur Truth Social, en lettres capitales, un message bref: « Je viens de lire la réponse des soi-disant « représentants » de l’Iran. Je ne l’aime pas - C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! » [4]. Les négociations menées via le médiateur pakistanais [5] sont mortes dans la nuit. Le marché pétrolier a tranché avant l’ouverture des places américaines.
La séquence est mécanique. L’Iran bloque le détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 [6][7], date du déclenchement de frappes coordonnées américano-israéliennes contre les sites nucléaires iraniens [8]. Par ce détroit transitent en temps normal environ 20 millions de barils par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial [9][10]. Depuis plus de deux mois, seuls quelques pétroliers sortent du golfe Persique chaque semaine [11].
Ce que Téhéran proposait, ce que Trump a refusé
La proposition iranienne, transmise via Islamabad, prévoyait une réouverture graduelle du détroit d’Ormuz contre une levée simultanée du blocus naval américain des ports iraniens [12][13], selon le Wall Street Journal rapporté par Le Soir [14]. Téhéran se disait également prêt à « diluer » une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un « pays tiers » [15][16]. La télévision publique iranienne a décrit sa réponse comme « axée sur la fin de la guerre sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime » [17].
Reste une zone d’ombre que l’article doit signaler: aucune des sources consultées ne précise qui détient l’autorité suprême de décision à Téhéran à ce stade du conflit. Constitutionnellement, le choix d’un Guide revient à l’Assemblée des experts, mais ni les sources iraniennes officielles, ni les communiqués américains ne désignent l’autorité politique qui valide la « proposition d’Islamabad ». Cette lacune rend l’interprétation des signaux iraniens particulièrement incertaine - et expliquerait, en partie, l’impatience de Washington.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi [18], a livré sa version lundi: « Alors que nous étions à deux doigts seulement du « protocole d’accord d’Islamabad », nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus » [19]. Washington impute l’échec au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires [20]. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu [21], dimanche sur CBS, a posé les conditions: « Il reste encore des matières nucléaires - de l’uranium enrichi - qui doivent être retirées d’Iran » et « des sites d’enrichissement à démanteler » [22][23]. Entre les deux exigences, l’écart est l’épaisseur d’un cessez-le-feu.
Trump, lui, a tranché aux journalistes: « S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien » [24][25]. C’est un aveu. La diplomatie n’est plus l’option privilégiée.
La courbe du Brent raconte la guerre
Avant le 28 février, le Brent cotait autour de 70 dollars [26]. La crise a déformé la courbe sur deux marchés distincts qu’il faut lire séparément. Sur les contrats à terme hebdomadaires, le Brent a touché un pic à 126,4 dollars [27], son plus haut depuis mars 2022 [28] et l’invasion de l’Ukraine. Sur le marché spot, en revanche, le maximum mesuré n’a atteint « que » 115 dollars [29]: l’écart entre les deux chiffres reflète la prime de risque que les opérateurs intègrent aux livraisons futures, pas une contradiction. La hausse cumulée depuis le début de la guerre approche 50 % [30]. Début mars 2026, le baril a franchi 100 dollars [31]. Entre les deux, des oscillations brutales: -14 % sur le spot après l’annonce d’un cessez-le-feu, +8 % le matin de son effondrement [32][33].
L’Agence internationale de l’énergie a anticipé pour avril une chute de la demande mondiale de l’ordre de 5 millions de barils par jour [34][35]. Du jamais-vu depuis les confinements de mars-avril 2020, qui avaient provoqué une contraction de 20 millions de barils par jour [36]. La fermeture d’Ormuz est, selon Le Monde, « la plus forte perturbation d’offre de l’histoire », retirant 10 millions de barils par jour à la production mondiale, partiellement compensés par 2 millions de barils provenant d’ailleurs [37][38]. On se souvient de la « guerre des pétroliers » entre 1984 et 1988, au plus fort du conflit Iran-Irak: les attaques croisées contre les tankers avaient alors gravement perturbé la navigation dans le Golfe, sans jamais fermer totalement le détroit. Le précédent de 1973 - embargo de l’OPEP - portait sur les robinets de l’offre, pas sur un goulet d’étranglement physique. La crise actuelle est donc un cas sans précédent direct.
L’Europe paie déjà
L’inflation en zone euro a bondi à 2,5 % sur un an en mars, contre 1,9 % en février, selon Eurostat [39][40][41]. Les prix de l’énergie ont grimpé de 4,9 % sur la même période [42]. En France, le litre de gazole est passé à 2,24 euros, soit 52 centimes de plus qu’avant la guerre [43][44].
Le gaz est l’autre front. Le prix du GNL coté aux Pays-Bas a bondi de plus de 50 % dès les premiers jours du conflit [45]. Le Qatar a vu sa production stoppée après une attaque sur une usine de liquéfaction qatarie le 2 mars [46]. Le Qatar représente près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL [47]. L’Europe importe entre 12 % et 14 % de son GNL du Qatar via Ormuz [48]. Le prix tourne aujourd’hui autour de 50 euros le mégawattheure, loin du pic de 345 euros atteint à l’été 2022 quand Vladimir Poutine [49] avait coupé le robinet [50][51]. Loin du pic, donc. Mais 50 % plus haut qu’en février.
Pékin, l’arbitre silencieux
La conversation à venir cette semaine entre Donald Trump et Xi Jinping [52][53] est l’axe central. Près de 45 % des importations pétrolières chinoises transitent par Ormuz [54]. Le Qatar fournit environ 30 % du GNL importé par la Chine [55]. Pékin dispose d’environ un milliard de barils de réserves stratégiques [56] - de quoi tenir quelques mois, pas la guerre. La croissance chinoise au premier trimestre 2026 s’est maintenue à 5 % [57], objectif officiel pour l’année [58].
En coulisses, la Chine a demandé explicitement à l’Iran de ne pas viser les pétroliers et méthaniers, ni les infrastructures du Qatar, selon des dirigeants de sociétés gazières publiques chinoises cités par Le Grand Continent [59][60]. Le message est clair: Pékin tolère le bras de fer iranien tant qu’il ne touche pas son approvisionnement. Au-delà, l’arbitrage changera. Trump le sait. C’est pourquoi il appelle Xi avant de décider de la suite.
L’angle mort: l’Iran s’effondre de l’intérieur
Le récit dominant traite Téhéran comme un acteur rationnel négociant la levée d’un blocus. Les chiffres iraniens racontent autre chose. L’inflation annuelle a atteint 50,6 % au milieu du mois de mars 2026, selon le centre officiel de statistiques iranien relayé par l’agence Irna [61][62][63]. À ce niveau, ce n’est plus une économie: c’est un compte à rebours social. Le blocus naval américain décidé début avril sur les ports iraniens [64] et l’opération Project Freedom lancée le 4 mai [65][66] avec « des destroyers lance-missiles, plus d’une centaine d’aéronefs et 15 000 soldats » [67] visent moins à rouvrir Ormuz qu’à étrangler économiquement Téhéran jusqu’à la capitulation. La proposition iranienne de dimanche, transmise via Islamabad, n’était peut-être pas une ouverture diplomatique. C’était un signal de détresse. Trump l’a lu comme tel. Et l’a rejeté.
Scénario 135 dollars: la trajectoire que personne ne veut nommer
Le consensus Bloomberg, qui agrège les prévisions des principales banques d’investissement, retient désormais comme scénario haussier un Brent à 125 dollars au deuxième trimestre 2026, puis 135 dollars au troisième [68][69]. Ce n’est pas un cas extrême: c’est la branche supérieure d’un éventail désormais probable si l’opération Project Freedom tourne au heurt direct ou si la fermeture d’Ormuz se prolonge. Pour un ménage français qui consomme deux pleins de gazole par mois, un Brent à 135 dollars - soit près du double du prix d’avant-guerre - se traduirait mécaniquement par une facture annuelle alourdie de plusieurs centaines d’euros par rapport à février, selon la répercussion appliquée par les distributeurs. L’Agence internationale de l’énergie évoque un déficit d’offre pouvant atteindre 6 millions de barils par jour [70] et une perte cumulée des stocks mondiaux de 2 milliards de barils d’ici la fin de l’année [71] dans ce scénario. Le FMI, plus prudent, anticipe « une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026 » [72].
Le précédent qui dérange
La dernière fois que le Brent a dépassé durablement 100 dollars, c’était en 2022 [73], après l’invasion russe de l’Ukraine. La crise gazière européenne qui a suivi a coûté des centaines de milliards d’euros aux États membres en boucliers tarifaires. L’Europe a appris à diversifier son gaz. Elle n’a pas appris à diversifier son pétrole. Et le Qatar, dont elle dépend pour son GNL, est aujourd’hui sous menace directe de drones iraniens.
Kathleen Brooks, analyste de XTB interrogée par l’AFP [74], résumait l’enjeu mi-avril, alors que le conflit entrait dans sa sixième semaine: « L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux » [75]. Près d’un mois plus tard, le constat n’a pas vieilli - il s’est aggravé. Si Trump et Xi ne s’entendent pas cette semaine, le scénario à 135 dollars cesse d’être une hypothèse. Il devient une trajectoire. Et l’Europe, qui regarde le pétrole grimper depuis le 28 février, n’a aucun levier dans la pièce où se joue la suite.
► Lire aussi: Le gazole à 2,24 €: pourquoi la France paie le prix fort
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
-
3,29 % - Hausse du prix du baril de Brent après l'échec des négociations entre les États-Unis et l'Iran.
« les prix du pétrole ont pris l’ascenseur, le baril de Brent gagnant 3,29 % à 104,62 dollars lundi vers 4 h 20 heure belge »
lesoir.be ↗ ↩ -
104,62 dollars - Prix du baril de Brent après la hausse.
« le baril de Brent gagnant 3,29 % à 104,62 dollars lundi vers 4 h 20 heure belge »
lesoir.be ↗ ↩ -
Donald Trump, président américain - Auteur du rejet de la réponse iranienne aux propositions américaines.
« Donald Trump ayant sèchement rejeté la réponse de l’Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre »
lesoir.be ↗ ↩ -
« Je viens de lire la réponse des soi-disant “représentants” de l’Iran. Je ne l’aime pas - C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! » - Déclaration de Donald Trump sur Truth Social concernant la réponse iranienne.
« « Je viens de lire la réponse des soi-disant “représentants” de l’Iran. Je ne l’aime pas - C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! » »
lesoir.be ↗ ↩ -
le médiateur pakistanais - Intermédiaire ayant transmis la réponse iranienne aux États-Unis.
« transmise via le médiateur pakistanais »
lesoir.be ↗ ↩ -
28 février - Date du début du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
« que l’Iran bloque depuis le début des hostilités le 28 février »
lesoir.be ↗ ↩ -
28 février 2026 - Début des perturbations géopolitiques dans le détroit d'Ormuz après des frappes militaires.
« Le détroit d’Ormuz connaît depuis le 28 février 2026 d’importantes perturbations géopolitiques et économiques à la suite de frappes militaires conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
Frappes aériennes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury, entraînant la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei - Opération militaire déclenchant la crise.
« Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent des frappes aériennes coordonnées contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury, visant des installations militaires, des sites nucléaires et des dirigeants, ce qui entraîne la mort du guide suprême Ali Khamenei »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
20 millions de barils de pétrole par jour - Volume de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz quotidiennement.
« par le détroit d’Ormuz, transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
près de 20 % - Part du pétrole mondial transitant par le détroit d'Ormuz.
« par le détroit d’Ormuz, transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % du pétrole mondial »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
quelques pétroliers chaque semaine - Nombre de pétroliers sortant du golfe Persique après le blocage du détroit d’Ormuz
« seulement quelques pétroliers sortent du golfe Persique chaque semaine »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
La proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz - Détails de la proposition iranienne selon le Wall Street Journal.
« la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d’Ormuz »
lesoir.be ↗ ↩ -
La proposition de Téhéran prévoit une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine - Détails de la proposition iranienne selon le Wall Street Journal.
« et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine »
lesoir.be ↗ ↩ -
le Wall Street Journal - Source citant des détails sur la proposition iranienne.
« D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier »
lesoir.be ↗ ↩ -
Téhéran serait prêt à « diluer » une partie de son uranium enrichi - Proposition iranienne concernant son uranium enrichi.
« Téhéran serait également prêt à « diluer » une partie de son uranium enrichi »
lesoir.be ↗ ↩ -
Téhéran serait prêt à envoyer le reste de son uranium enrichi dans un « pays tiers » - Proposition iranienne concernant son uranium enrichi.
« et à envoyer le reste dans un « pays tiers » »
lesoir.be ↗ ↩ -
« axée sur la fin de la guerre (…) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime » - Contenu de la réponse iranienne selon la télévision publique iranienne.
« était « axée sur la fin de la guerre (…) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime » »
lesoir.be ↗ ↩ -
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères - Ministre iranien ayant déclaré l'échec des négociations avec les États-Unis
« a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Alors que nous étions à deux doigts seulement du “protocole d’accord d’Islamabad”, nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus - Déclaration d'Abbas Araghchi sur l'échec des négociations
« « Alors que nous étions à deux doigts seulement du “protocole d’accord d’Islamabad”, nous avons été confrontés au jusqu’au-boutisme, aux exigences fluctuantes et au blocus » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Washington a imputé l'échec des pourparlers au Pakistan au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires - Raison de l'échec des négociations selon Washington
« imputé par Washington au refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien - Auteur de déclarations sur les matières nucléaires iraniennes.
« a affirmé plus tôt dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS »
lesoir.be ↗ ↩ -
« Il reste encore des matières nucléaires - de l’uranium enrichi - qui doivent être retirées d’Iran » - Déclaration de Benjamin Netanyahu sur l'uranium enrichi iranien.
« « Il reste encore des matières nucléaires - de l’uranium enrichi - qui doivent être retirées d’Iran » »
lesoir.be ↗ ↩ -
« des sites d’enrichissement à démanteler » - Déclaration de Benjamin Netanyahu sur les sites nucléaires iraniens.
« et « des sites d’enrichissement à démanteler » »
lesoir.be ↗ ↩ -
S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien - Déclaration de Donald Trump sur les négociations avec l'Iran
« « S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Donald Trump, président américain - Président américain ayant réagi à l'échec des négociations avec l'Iran
« a déclaré le président américain aux journalistes sur la base militaire d’Andrews »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
70 dollars - Prix du baril de Brent avant la guerre
« 115 dollars contre 70 avant la guerre »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
126,4 $/b - Pic hebdomadaire du Brent la semaine dernière.
« Le Brent a atteint un pic hebdomadaire de 126,4 $/b la semaine dernière »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
mars 2022 - Niveau le plus élevé du Brent depuis cette date.
« soit son niveau le plus élevé depuis mars 2022 »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
115 dollars - Prix maximal atteint par le baril de Brent après la fermeture du détroit d’Ormuz
« qui a atteint jusqu’à 115 dollars contre 70 avant la guerre »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
près de 50 % - Hausse du prix du baril de Brent due à la fermeture du détroit d’Ormuz
« La fermeture du détroit d’Ormuz a conduit à une hausse de près de 50 % du prix du baril de Brent »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
100 dollars le baril - Prix du Brent le 8 mars 2026.
« le prix du Brent dépasse 100 dollars le baril le 8 mars 2026 pour la première fois depuis quatre ans »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
-14 % - Chute des cours du Brent sur le marché spot après l'annonce d'un cessez-le-feu.
« Les cours du Brent sur le marché spot ont ainsi chuté de 14 % »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
+8% - Hausse du Brent sur les marchés futurs ce matin.
« Ce matin le Brent sur les marchés futurs avait déjà pris 8% à près de 102 $/b »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
Agence internationale de l’énergie (AIE) - Organisation ayant publié des projections sur la demande de pétrole
« Dans ses dernières projections publiées le 14 avril, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipait également une chute de la demande de pétrole en avril »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
5 millions de barils par jour - Chute anticipée de la demande de pétrole en avril selon l’AIE
« l’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipait également une chute de la demande de pétrole en avril de l’ordre de 5 millions de barils par jour »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
20 millions de barils par jour - Volume de la chute de la demande de pétrole en mars-avril 2020
« Les confinements et restrictions de circulation avaient provoqué une chute inédite de 20 % de la demande totale de pétrole en mars-avril 2020, soit environ 20 millions de barils par jour »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
10 millions de barils par jour - Quantité de pétrole retirée de la production mondiale en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz.
« la fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué « la plus forte perturbation d’offre [de pétrole] de l’histoire », en retirant de la production mondiale environ 10 millions de barils par jour. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2 millions de barils par jour - Compensation partielle de la production mondiale de pétrole après la perturbation.
« Ils sont partiellement compensés (environ 2 millions de barils par jour) par des hausses de production dans le reste du monde. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
+ 2,5 % - Taux d'inflation en zone euro sur un an au mois de mars
« L'inflation en zone euro bondit à + 2,5 % sur un an au mois de mars »
france24.com ↗ ↩ -
1,9 % - Taux d'inflation en zone euro sur un an au mois de février
« contre 1,9 % en février »
france24.com ↗ ↩ -
Eurostat - Organisation publiant les chiffres de l'inflation en zone euro
« selon les chiffres d'Eurostat »
france24.com ↗ ↩ -
+ 4,9 % - Hausse des prix de l'énergie en zone euro sur un an en mars
« Cette dernière fait un bond encore plus marqué: + 4,9 % en mars sur un an »
france24.com ↗ ↩ -
2 € 24 - Prix actuel du litre de gazole en France
« le carburant routier le plus utilisé du pays coûte aujourd'hui 2 € 24 le litre »
france24.com ↗ ↩ -
52 centimes - Hausse du prix du gazole en France depuis le début de la guerre
« 52 centimes de plus qu'avant la guerre »
france24.com ↗ ↩ -
plus de 50 % - Hausse immédiate du prix du gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe après le début de la guerre.
« Le prix du gaz naturel liquéfié (GNL), coté aux Pays-Bas, qui sert de référence en Europe, s’est envolé presque immédiatement de plus de 50 %. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
2 mars - Date d’une attaque sur une usine de liquéfaction de GNL au Qatar.
« la mise à l’arrêt, dès le premier week-end de guerre, de toute la production de GNL du Qatar, notamment après une attaque sur son usine de liquéfaction de Ras Laffan le 2 mars. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
près d’un cinquième - Part du Qatar dans l'offre mondiale de GNL.
« représente près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
12 % à 14 % - Part du gaz naturel liquéfié (GNL) européen provenant du Qatar via le détroit.
« L’Europe, de son côté, obtient entre 12 % et 14 % de son gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar via ce détroit »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
Vladimir Poutine, président russe - Dirigeant cité pour sa décision de fermer l’approvisionnement en gaz en 2022.
« quand le président russe, Vladimir Poutine, avait décidé, à l’été 2022, de fermer unilatéralement l’approvisionnement en gaz d’une partie de l’Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
50 euros du mégawattheure - Prix actuel du GNL en Europe au moment de l’article.
« Le prix du GNL en Europe tourne actuellement autour de 50 euros du mégawattheure. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
345 euros - Pic du prix du GNL en Europe pendant la crise gazière de 2022.
«.loin du pic de 345 euros atteint quand le président russe, Vladimir Poutine, avait décidé, à l’été 2022, de fermer unilatéralement l’approvisionnement en gaz d’une partie de l’Europe. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Donald Trump et Xi Jinping doivent discuter de l'Iran parmi d'autres sujets - Discussion prévue entre les dirigeants
« Trump, Xi to discuss Iran among other topics later this week »
reuters.com ↗ ↩ -
Xi Jinping, président de la Chine - Personne mentionnée dans l'article
« Trump, Xi to discuss Iran among other topics later this week »
reuters.com ↗ ↩ -
45 % - Part des importations pétrolières chinoises transitant par Ormuz.
« près de 45 % des importations pétrolières chinoises transitent par Ormuz »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
30 % - Part du Qatar dans les importations de GNL de la Chine.
« il fournit environ 30 % des importations de GNL de la Chine »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
un milliard de barils - Réserves de pétrole de la Chine.
« disposant d’environ un milliard de barils de réserves stratégiques »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
5 % - Croissance de l'économie chinoise au premier trimestre 2026.
« l’économie chinoise a enregistré une croissance de 5 % au premier trimestre 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
2026 - Année de l'objectif de croissance chinoise.
« pour préserver l’objectif de croissance autour de 5 % en 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
La Chine a demandé explicitement à l'Iran de ne pas viser les pétroliers et méthaniers, ni les infrastructures du Qatar - Demande de la Chine à l'Iran pour préserver la libre circulation à Ormuz.
« la Chine a demandé explicitement à l’Iran de ne pas viser les pétroliers et méthaniers, ni les infrastructures du Qatar »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
dirigeants de sociétés gazières publiques chinoises - Acteurs ayant indiqué la pression chinoise sur l'Iran.
« des dirigeants de sociétés gazières publiques indiquent que la Chine a demandé explicitement à l’Iran »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
50,6 % - Inflation annuelle en Iran au milieu du mois de mars 2026.
« l’inflation annuelle a atteint 50,6 % au milieu du mois de mars 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
le centre officiel de statistiques iranien - Source des données sur l'inflation en Iran.
« selon le centre officiel de statistiques, relayé par l’agence Irna »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
l’agence Irna - Agence ayant relayé les données sur l'inflation iranienne.
« selon le centre officiel de statistiques, relayé par l’agence Irna »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens - Action des États-Unis en réponse au blocage du détroit d'Ormuz.
« Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
lundi 4 mai - Date de début de l'opération militaire américaine pour escorter des navires dans le détroit d'Ormuz.
« Donald Trump a annoncé une opération à partir de lundi 4 mai pour débloquer des navires bloqués depuis deux mois dans le Golfe. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Project Freedom (Projet Liberté) - Nom de l'opération militaire américaine.
« cette opération, baptisée Project Freedom ('Projet Liberté') »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15000 soldats - Moyens militaires impliqués dans l'opération Project Freedom.
« l'opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15000 soldats. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
125 $/b - Scénario le plus haussier du consensus Bloomberg pour le Brent au deuxième trimestre.
« Le scénario le plus haussier du consensus demeure inchangé, avec un Brent à 125 $/b au deuxième trimestre »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
135 $/b - Scénario le plus haussier du consensus Bloomberg pour le Brent au troisième trimestre.
« puis 135 $/b au troisième trimestre (+35 $/b) »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
6 Mb/j - Déficit d'offre prévu dans un scénario prolongé de crise par l'Agence internationale de l'énergie.
« un déficit d’offre contraignant à un prélèvement sur les stocks mondiaux de l’ordre de 6 Mb/j »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
2 milliards de barils - Perte cumulée prévue des stocks mondiaux d'ici la fin de l'année dans un scénario prolongé.
« une perte cumulée proche de 2 milliards de barils d’ici la fin de l’année »
ifpenergiesnouvelles.fr ↗ ↩ -
le FMI - Organisation anticipant une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026.
« Le FMI s’attend désormais à une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩ -
2022 - Année de référence pour le pic des cours du pétrole lié à l'invasion de l'Ukraine.
« Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Kathleen Brooks, analyste de XTB - Analyste interrogée par l'AFP sur l'impact économique du blocus
« observe Kathleen Brooks, analyste de XTB interrogée par l’AFP »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux […] Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques - Prévision de Kathleen Brooks sur les conséquences du conflit
« « L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux […] Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques » »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- Oil prices rise $2 as US
- Guerre au Moyen-Orient : blocus des ports iraniens par les États-Unis, hausse des prix du pétrole… Les dernières infos
- Le pétrole repart à la hausse après l’échec des négociations entre les Etats
- Donald Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, l'Iran met en garde contre toute "interférence américaine"
- La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué la plus forte chute de la demande de pétrole depuis la pandémie
- IFPEN | Tableau de bord
- Info éco - Guerre au Moyen-Orient : l'inflation dans la zone euro bondit à + 2,5 % , tirée par la hausse de l'énergie
- Pétrole et gaz : les conséquences en Europe de la crise énergétique liée à la guerre au Moyen
- Le prix réel de la guerre en Iran
- Crise du détroit d'Ormuz (2026)