Récession russe : Moscou divise par trois sa prévision de croissance 2026
Le vice-Premier ministre Alexander Novak ramène l'objectif de PIB de 1,3 % à 0,4 %, confirmant l'épuisement de la manne militaire malgré le répit pétrolier
Le 11 mai 2026, Moscou a divisé par plus de trois sa prévision de croissance 2026. Le chiffre acte ce que les statistiques montraient depuis janvier la machine de guerre s'essouffle.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une prévision officielle divisée par trois
Novak ramène la croissance 2026 de 1,3 % à 0,4 %, et 2027 de 2,8 % à 1,4 %. Le ministère admet ce que les chiffres du T1 montraient déjà.
Récession technique au premier trimestre
Le PIB russe s'est contracté de 0,3 % au T1 2026, premier repli trimestriel depuis début 2023.
Effondrement des recettes pétro-gazières
Les recettes d'exportation d'hydrocarbures ont chuté de 45,4 % sur janvier-mars 2026. L'Inde, principal client alternatif, a réduit ses achats de 29 %.
Le déficit déraille avant l'été
Le déficit budgétaire atteint 2,5 % du PIB sur quatre mois, soit déjà au-delà de l'objectif annuel de 1,6 %. Le Fonds de richesse nationale a fondu de moitié depuis 2022.
La manne militaire épuisée
La croissance 2023-2024 était portée par les commandes d'armement et les soldes des mobilisés. Avec 40 % du budget déjà au militaire et un déficit qui dérape, le moteur plafonne sans alternative civile.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Moscou abaisse sa prévision de croissance 2026 de 1,3 % à 0,4 %, et 2027 de 2,8 % à 1,4 %.
- Le PIB russe s'est contracté de 0,3 % au premier trimestre 2026, première baisse trimestrielle depuis début 2023.
- Les recettes pétrolières et gazières ont chuté de 45,4 % sur janvier-mars 2026 par rapport à 2025.
- Le déficit budgétaire dépasse déjà 50 milliards d'euros au seul premier trimestre, soit 1,9 % du PIB.
- Les chiffres officiels sont contestés le renseignement suédois estime l'inflation réelle à 15 % et le déficit dissimulé à 30 milliards de dollars.
Le 11 mai 2026, le vice-Premier ministre russe Alexander Novak [1] a ramené la prévision officielle de croissance du produit intérieur brut pour 2026 de 1,3 % à 0,4 % [2]. La prévision 2027 a été abaissée de 2,8 % à 1,4 % [3][4]. Le gouvernement table sur un retour à 2,4 % en 2029 [5].
Le chiffre, annoncé un mardi [6], officialise ce que les statistiques montraient depuis le début de l’année. Le PIB russe s’est contracté de 0,3 % au premier trimestre 2026, selon le ministère du Développement économique [7][8]. C’est le premier repli trimestriel depuis le début 2023 [9].
Le chiffre qui acte la bascule
Les données mensuelles publiées plus tôt par d’autres canaux donnaient déjà la tendance. TF1 Info et La Dépêche, citant le ministère russe des Finances, rapportaient un recul du PIB de 1,8 % sur janvier-février 2026 [10][11]. Les deux mesures ne portent pas sur le même périmètre - la première est un cumul annuel projeté, la seconde une variation bimestrielle - mais elles convergent sur le diagnostic. L’économiste Andrei Gnidchenko, du centre analytique CMAKP à Moscou, a qualifié la nouvelle prévision de « surprise » [12].
Avertissement: des chiffres officiels contestés
Aucune des sources occidentales consultées ne valide les statistiques russes sans réserve. Thomas Nilsson, chef du renseignement militaire suédois, estime l’inflation réelle proche de 15 % - contre 5,6 % officiels - et accuse Moscou de dissimuler 30 milliards de dollars de déficit budgétaire [13][14][15][16]. Les services de renseignement occidentaux soupçonnent plus largement une manipulation des données statistiques destinée à minimiser l’effet des sanctions [17]. Ces estimations relèvent d’évaluations étrangères, non d’une comptabilité auditée. Mais elles invitent à lire l’ensemble des chiffres qui suivent au conditionnel: si Moscou abaisse à 0,4 % sa propre prévision, le plancher réel pourrait être nettement plus bas.
Les recettes d’hydrocarbures s’effondrent
Sur janvier-mars 2026, les recettes tirées des exportations d’hydrocarbures ont plongé de 45,4 % par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données du ministère russe des Finances publiées début avril [18][19]. Le rapport publié en janvier 2026 par le même ministère faisait déjà état d’une chute de 24 % des revenus issus des hydrocarbures sur un an, à 8 480 milliards de roubles, soit environ 93 milliards d’euros [20][21][22].
Ces recettes représentent environ un cinquième des recettes de l’État russe [23] et ont atteint en 2025 leur plus bas niveau depuis 2020 [24]. Le ministère maintient ses calculs budgétaires sur la base d’un baril à 59 dollars [25][26], la Banque centrale retient 65 dollars pour 2026 et 55 dollars pour 2027-2028 [27][28]. Novak a déclaré que les hypothèses de prix basses aideraient à contenir les dépenses budgétaires [29].
L’Inde, principal client alternatif depuis 2022, a réduit ses achats de pétrole russe de 29 % entre décembre 2025 et janvier 2026 [30], selon le Centre for Research on Energy and Clean Air [31]. Fin octobre 2025, les États-Unis ont sanctionné Lukoil et Rosneft, les deux principales entreprises d’extraction pétrolière russes [32][33].
Le déficit dépasse l’objectif annuel en quatre mois
Le déficit budgétaire a atteint 2,5 % du PIB sur les quatre premiers mois de 2026, bien au-delà de l’objectif annuel de 1,6 % [34][35]. Au seul premier trimestre, il dépassait déjà 50 milliards d’euros, soit 1,9 % du PIB [36][37][38]. Sur l’année, Alternatives Économiques l’estime à 2,6 % du PIB, soit 67 milliards d’euros, son niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008 [39][40]. Les deux périmètres ne se contredisent pas: ils mesurent l’un un trimestre, l’autre une projection annuelle.
Le Fonds de richesse nationale a diminué de moitié depuis 2022, pour atteindre 46 milliards d’euros en 2026 [41]. L’investissement devrait chuter de 1,5 % cette année selon les projections gouvernementales [42].
Un précédent récent et un spectre plus ancien
La Russie a déjà traversé une récession en 2022, juste après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine [43]. Cet épisode avait été bref: dès 2023 et 2024, l’économie renouait avec une croissance supérieure à 4 % [44][45][46], portée par l’effort de guerre. Le cas de figure de 2026 est différent: ce n’est plus le choc des sanctions initiales qui pèse, mais l’épuisement du moteur même qui avait permis le rebond. On se souvient aussi de l’autre grand traumatisme financier russe, le défaut souverain de 1998, déclenché par l’effondrement des prix du pétrole et une crise budgétaire. Le parallèle a ses limites - Moscou affiche aujourd’hui une dette publique inférieure à 18 % du PIB [47] - mais le chef du renseignement militaire suédois Thomas Nilsson évoque sans détour le scénario d’une « catastrophe financière » [48]. Comme pour la révision allemande de croissance 2026, le mouvement russe acte un atterrissage. Les ressorts diffèrent: l’Allemagne paye un déficit de demande, la Russie paye sa dépendance à la dépense militaire.
L’épuisement de la manne militaire
Les dépenses militaires russes ont presque triplé depuis 2021, pour atteindre 168 milliards d’euros en 2025, soit plus de 7 % du PIB [49][50][51]. Environ 40 % des dépenses budgétaires sont allouées au complexe militaire [52]. L’économie russe a crû de plus de 4 % en 2023 et 2024 [44][45][46] après une courte récession en 2022 [43]. En 2025, le PIB n’a progressé que de 1 % [53].
Le mécanisme d’épuisement tient en une phrase: la croissance 2023-2024 a été financée par les commandes d’État. Usines d’armement tournant en trois-huit, soldes et primes versés à des centaines de milliers de mobilisés, sous-traitants logistiques saturés, hôtellerie et restauration soutenues par la demande domestique de remplacement. Ekaterina Kurbangaleeva résume l’effet: « Une partie de la demande s’est tournée vers l’économie domestique, ce qui a soutenu des secteurs comme la logistique, le transport, l’hôtellerie et la restauration » [54]. Or cette demande publique a un plafond. Avec 40 % du budget déjà consacré au complexe militaro-industriel [52] et un déficit qui dérape (2,5 % du PIB en quatre mois pour un objectif annuel de 1,6 %) [34][35], le Kremlin ne peut plus augmenter la cadence. La production civile, elle, a été sacrifiée: l’économiste ukrainien Volodymyr Vlasiuk, membre de PeaceRep, observe que « certains constructeurs ont réduit la semaine de travail de cinq à trois jours » [55] et que « des milliers d’entreprises ont déjà mis la clé sous la porte » [56]. Novak lui-même a attribué la croissance robuste de 2023-2024 à l’augmentation des dépenses militaires liée au conflit [57][58], soulignant le caractère cyclique du phénomène et la nécessité d’une « transformation structurelle » [59]. Il a mis en garde contre le fait de s’appuyer sur la hausse temporaire des recettes pétrolières et gazières comme solution à long terme [60][61]. Traduction: le moteur militaire ne redémarrera pas, et rien ne le remplace.
Le double discours de Poutine
Vladimir Poutine [62] tient publiquement deux discours incompatibles sur le ralentissement. D’un côté, il en fait un choix politique assumé: la hausse de la TVA à 22 % au 1er janvier 2026 [63][64][65] est qualifiée de « solution honnête et transparente » et de « choix délibéré » pour dompter l’inflation [66][67]. Lors de sa grande conférence du 19 décembre 2025 [68], il a présenté le tassement de la croissance comme une mesure délibérée du gouvernement [69][70]. De l’autre, à la mi-février 2026 [71], il a reconnu que les indicateurs étaient « non seulement inférieurs aux attentes des experts et analystes, mais aussi aux prévisions du gouvernement et de la Banque centrale » [72], évoquant des « facteurs saisonniers » [73] et réclamant « des propositions de mesures supplémentaires afin de relancer la croissance » [74]. Quelques semaines plus tard, il convoquait ses principaux responsables économiques au Kremlin pour les réprimander et leur ordonner de concevoir de nouveaux leviers de soutien [75]. On ne réprimande pas ses ministres pour un résultat qu’on revendique comme délibéré. Cette dissonance signale une communication de crise: revendiquer le ralentissement face à l’opinion, le combattre en interne.
Le ministre du Développement économique Maxim Reshetnikov est allé plus loin, admettant que la Russie était « au bord du précipice et de la récession » [76][77]. Le 12 mai 2026 [78], pourtant, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov [79] déclarait: « Grâce aux mesures mises en œuvre par notre gouvernement, nous pouvons affirmer avec assurance la stabilité macroéconomique et des plans prometteurs pour accroître modestement mais régulièrement les taux de croissance économique année après année » [80]. Le même jour, le ministère officialisait la division par trois de la prévision 2026.
L’arme fiscale tournée vers les ménages
L’inflation officielle s’est établie à environ 5,6 % en 2025 contre 9,5 % en 2024 [81][82], et reste projetée à 5,2 % pour 2026 [83] - chiffres à manier sous réserve des estimations suédoises citées plus haut. La masse monétaire a presque triplé depuis le début de la guerre [84]. Les prix des importations ont augmenté en moyenne de 13 % après le début du conflit, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales [85][86].
La politique monétaire raconte cette tension. Avant l’invasion, le taux directeur évoluait entre 4 % et 8 % [87]. Depuis mi-2024, la Banque centrale l’a maintenu dans une fourchette de 16 % à 21 % pour étouffer l’inflation [88]. La Banque centrale a depuis entamé un assouplissement: le taux directeur est désormais fixé à 14,5 % [89], sortie de fourchette qui signale que Moscou tente d’arbitrer entre soutien à une économie qui décroche et lutte contre une inflation toujours élevée. La croissance des dépenses de consommation devrait ralentir à 1,2 % en 2026 contre 4 % en 2025 [90][91]. La progression des revenus réels passerait de 7,7 % l’an dernier à 1,6 % cette année [92][93].
L’angle mort: pourquoi maintenant?
La révision tombe le 11 mai 2026, à six mois de l’arbitrage budgétaire d’automne. Novak a précisé que les chiffres présentés étaient des « assumptions for drafting the budget », selon l’économiste Yegor Susin cité par The Moscow Times [94][95]. L’économiste Dmitry Polevoy ajoute que « le niveau apparemment plus élevé des dépenses budgétaires » reste la principale source d’incertitude [96]. Autrement dit, la prévision basse à 0,4 % sert d’argument à Bercy version russe pour comprimer les dépenses civiles avant la session budgétaire de l’automne. Les analystes de Raiffeisen le formulent ainsi: « Il est possible qu’une prévision plus conservatrice devienne un facteur de consolidation budgétaire » [97].
Le calendrier de la révision n’est donc pas celui d’un constat - les chiffres du premier trimestre étaient connus depuis avril - mais celui d’une bataille budgétaire interne. Le Kremlin prépare l’opinion à un arbitrage: moins de dépenses civiles, ou moins de manne militaire.
Ce que les sanctions disent (et ne disent pas)
L’Union européenne a imposé vingt séries de sanctions depuis février 2022 [98][99]. Un nouveau train de sanctions est en discussion, malgré l’opposition de la Hongrie [100]. « Les sanctions fonctionnent, elles nuisent gravement à l’économie russe et chaque nouvelle mesure limite davantage sa capacité à mener la guerre », a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas [101][102].
La nuance vient de Business AM: la Russie a évité jusqu’ici une récession prolongée, un défaut souverain et des troubles sociaux généralisés [103]. Les conséquences humaines, en revanche, sont tangibles. Près de 350 000 soldats russes auraient été tués depuis 2022 et près de 900 000 blessés ou portés disparus [104][105]. Le taux de chômage atteignait 2 % en décembre [106], et le déficit de main-d’œuvre pourrait atteindre trois millions de travailleurs d’ici 2030, soit environ 5 % de la population active d’avant-guerre [107][108]. La pénurie d’hommes pèse sur l’industrie autant que sur le front.
La trajectoire de la croissance européenne au premier trimestre 2026 confirme que le ralentissement n’épargne personne. Le cas russe se distingue par son moteur: une économie de guerre dont la propre administration reconnaît désormais les limites.
Le 19 décembre 2025 [68], Poutine déclarait que la croissance russe « ne dépasse plus le petit point de pourcentage » [70]. Cinq mois plus tard, son vice-Premier ministre a divisé la prévision officielle par trois. Les deux déclarations sont publiques. La seconde acte la première.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (108)
« Deputy Prime Minister Alexander Novak said the government now expects gross domestic product to grow by just 0.4% »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« GDP growth forecast for 2026 cut to 0.4% »
reuters.com ↗ ↩
« a réduit sa prévision pour 2027 de 2.8% à 1.4% »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« a réduit sa prévision pour 2027 de 2.8% à 1.4% »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« growth to reach 2.4% in 2029 »
reuters.com ↗ ↩
« The revised outlook, announced Tuesday »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« The economy contracted by 0.3% in the first quarter »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« according to the Economic Development Ministry »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« son premier repli trimestriel depuis le début de l'année 2023 »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« l'économie russe a décliné en début d'année 2026, avec un Produit intérieur brut (PIB) en recul de 1,8% en janvier-février »
tf1info.fr ↗ ↩
« le Produit intérieur brut (PIB) de la Russie a diminué de 1,8 % en début d’année »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Economist Andrei Gnidchenko of the CMAKP analytical center described the new forecast as a surprise »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Thomas Nilsson, chef du renseignement militaire suédois, soutient que Moscou fausse ses statistiques »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Moscou fausse ses statistiques et sous-estime son inflation et son déficit budgétaire afin de minimiser l’effet des sanctions occidentales sur son économie »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Il estime l’inflation réelle proche des 15 % »
ladepeche.fr ↗ ↩
« accuse Moscou de dissimuler 30 milliards de dollars de déficit »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Les services de renseignement occidentaux suggèrent que la Russie pourrait manipuler les données pour minimiser la gravité de ses difficultés économiques »
fr.businessam.be ↗ ↩
« les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures ont plongé de 45,4% par rapport à la même période de l'année précédente »
tf1info.fr ↗ ↩
« selon les données du ministère russe des Finances publiées début avril »
tf1info.fr ↗ ↩
« les revenus issus des hydrocarbures se sont effondrés de 24% en un an »
slate.fr ↗ ↩
« chutant à 8.480 milliards de roubles (93 milliards d'euros environ) »
slate.fr ↗ ↩
« 8.480 milliards de roubles (93 milliards d'euros environ) »
slate.fr ↗ ↩
« les recettes pétrolières et gazières - qui représentent environ un cinquième des recettes de l’Etat russe »
ladepeche.fr ↗ ↩
« pour toucher en 2025 leur plus bas niveau depuis 2020 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Oil price for budget calculations kept at $59 per barrel despite price spikes »
reuters.com ↗ ↩
« le ministère tablait sur un prix du pétrole utilisé pour le calcul des recettes budgétaires maintenu à 59 dollars le baril en 2026 »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« the Central Bank raised its own forecast to $65 per barrel for this year »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« and $55 for 2027-2028 »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Novak said the lower oil-price assumptions would help contain budget spending »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« l’Inde [.] a réduit ses achats de 29 % entre décembre 2025 et janvier 2026 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« selon le Centre for Research on Energy and Clean Air »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« en s’en prenant, fin octobre 2025, à Lukoil et Rosneft, les deux rois de l’extraction pétrolière en Russie »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« en s’en prenant, fin octobre 2025, à Lukoil et Rosneft, les deux rois de l’extraction pétrolière en Russie, les Etats-Unis dissuadent leurs clients de continuer à acheter de l’or noir à Moscou »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« le déficit budgétaire a atteint 2.5% du PIB au cours des quatre premiers mois de l'année »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« bien au-delà de l'objectif annuel de 1.6% »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« le déficit budgétaire dépasse déjà les prévisions pour l'année entière: il a été supérieur à 50 milliards d'euros au premier trimestre 2026 »
tf1info.fr ↗ ↩
« il a été supérieur à 50 milliards d'euros au premier trimestre 2026 »
tf1info.fr ↗ ↩
« soit l'équivalent de 1,9% du PIB »
tf1info.fr ↗ ↩
« le déficit est estimé à 2,6 % du PIB »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« soit 67 milliards d’euros, son niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« a diminué de moitié depuis 2022, pour atteindre 46 milliards d’euros en 2026 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« l'investissement devrait chuter de 1.5% en 2026 »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« Après une courte récession en 2022 »
lesechos.fr ↗ ↩
« le PIB russe a progressé de plus de 4 % deux années de suite, en 2023 et 2024 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Moscou a réussi à maintenir sa croissance en 2023 (+ 3,6 %) »
humanite.fr ↗ ↩
« et en 2024 (+ 4,1 %) »
humanite.fr ↗ ↩
« Avec une dette publique inférieure à 18 % du PIB »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Il prédit deux issues pour l’économie russe: une récession à long terme ou un choc, parlant même de "catastrophe financière" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« les dépenses militaires ont presque triplé depuis 2021, pour atteindre 168 milliards d’euros en 2025 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« soit plus de 7 % du produit intérieur brut russe (PIB) »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« les dépenses militaires ont presque triplé depuis 2021 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« environ 40 % des dépenses budgétaires lui sont allouées, un record »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« En 2025, le PIB russe avait déjà accusé le coup, augmentant de 1% »
tf1info.fr ↗ ↩
« « Une partie de la demande s’est tournée vers l’économie domestique, ce qui a soutenu des secteurs comme la logistique, le transport, l’hôtellerie et la restauration », observe Ekaterina Kurbangaleeva »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « certains constructeurs ont réduit la semaine de travail de cinq à trois jours » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « des milliers d’entreprises ont déjà mis la clé sous la porte », relève Volodymyr Vlasiuk »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Il a attribué la croissance observée en 2023-2024 à l’augmentation des dépenses militaires liée au conflit en Ukraine. »
fr.businessam.be ↗ ↩
«.la croissance observée en 2023-2024. »
fr.businessam.be ↗ ↩
« Novak a souligné le caractère cyclique de la croissance économique et a insisté sur la nécessité d’une transformation structurelle. »
fr.businessam.be ↗ ↩
«.a mis en garde contre le fait de s’appuyer sur celle-ci comme solution à long terme. »
fr.businessam.be ↗ ↩
« Il a reconnu la hausse temporaire des recettes d’exportation issues du pétrole et du gaz. »
fr.businessam.be ↗ ↩
« even as President Vladimir Putin has urged officials and the Central Bank to accelerate growth »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Le passage de la TVA de 20% à 22%, effectif depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 »
slate.fr ↗ ↩
« Le passage de la TVA de 20% à 22% »
slate.fr ↗ ↩
« Le passage de la TVA de 20% à 22% »
slate.fr ↗ ↩
« Pour le maître du Kremlin, ce n'est pas un échec, c'est un «choix délibéré» pour dompter l'inflation »
slate.fr ↗ ↩
« est la «solution honnête et transparente» vantée par le président »
slate.fr ↗ ↩
« Lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année, vendredi 19 décembre »
humanite.fr ↗ ↩
« Vladimir Poutine a avancé qu’il s’agissait d’une mesure délibérée du gouvernement russe visant à réduire l’inflation »
humanite.fr ↗ ↩
« la croissance russe ne dépasse plus le petit point de pourcentage »
slate.fr ↗ ↩
« a annoncé le président russe lors d’une réunion consacrée aux questions économiques mi-février »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Les indicateurs sont "non seulement inférieurs aux attentes des experts et analystes, mais aussi aux prévisions du gouvernement et de la Banque centrale", a déclaré le président russe »
tf1info.fr ↗ ↩
« Il a évoqué des "facteurs saisonniers" liés à la période hivernale pour expliquer ce ralentissement »
ladepeche.fr ↗ ↩
« réclamant "des propositions de mesures supplémentaires afin de relancer la croissance de l’économie" de son pays »
ladepeche.fr ↗ ↩
« le président Vladimir Poutine a convoqué ses principaux responsables économiques au Kremlin, les réprimandant pour la lenteur de la croissance et leur ordonnant de concevoir de nouveaux leviers de soutien à l'économie »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« Le ministre du Développement économique, Maxim Reshetnikov, l'a lui-même admis »
slate.fr ↗ ↩
« la Russie est au bord du précipice et de la récession »
slate.fr ↗ ↩
« Publié le 12/05/2026 »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« 'Grâce aux mesures mises en oeuvre par notre gouvernement, nous pouvons affirmer avec assurance la stabilité macroéconomique et des plans prometteurs pour accroître modestement mais régulièrement les taux de croissance économique année après année', a déclaré Peskov. »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« parvenant à un taux d’inflation annuel à environ 5,6 % sur 2025 contre 9,5 % en 2024 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« parvenant à un taux d’inflation annuel à environ 5,6 % sur 2025 contre 9,5 % en 2024 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« inflation is projected to remain elevated at 5.2% »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« La masse monétaire a presque triplé depuis le début de la guerre »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« les prix des importations russes ont augmenté en moyenne de 13 % après le début de la guerre »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« D’après le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cépii) »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« alors qu’ils étaient compris entre 4 % et 8 % dans les années précédant l’invasion de l’Ukraine »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« les taux d’intérêt de la banque centrale ont été considérablement augmentés: ils oscillent entre 16 % et 21 % depuis mi-2024 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« son taux directeur, actuellement fixé à 14.5% »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« consumer spending growth is expected to ease to 1.2% »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« from 4% in 2025 »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Growth in Russians’ real incomes is forecast to slow to 1.6% »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« from 7.7% last year »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Economist Yegor Susin said the figures appeared to be 'not exactly a forecast, but rather assumptions for drafting the budget.' »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« The oil-and-gas component of the budget implies a significant reduction in spending, although in the autumn, of course, everything will be revised again depending on how conditions change »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« Dmitry Polevoy, another economist, said the 'apparently higher level of budget spending' remained the main source of uncertainty and risk for the outlook »
themoscowtimes.com ↗ ↩
« 'Il est possible qu'une prévision plus conservatrice devienne un facteur de consolidation budgétaire', ont déclaré les analystes de Raiffeisen. »
ch.zonebourse.com ↗ ↩
« depuis février 2022 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« L’Union européenne a imposé vingt séries de sanctions à la Russie »
fr.businessam.be ↗ ↩
« malgré l'opposition de la Hongrie »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les sanctions fonctionnent, elles nuisent gravement à l'économie russe et chaque nouvelle mesure limite davantage sa capacité à mener la guerre », a déclaré Kaja Kallas, vendredi. »
lesechos.fr ↗ ↩
« La cheffe de la diplomatie européenne dit-elle vrai? »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Russie a évité une récession prolongée, un défaut souverain ou des troubles sociaux généralisés »
fr.businessam.be ↗ ↩
« Près de 350 000 soldats envoyés au front auraient en effet été tués depuis 2022 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« et presque 900 000 blessés ou portés disparus »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Le faible taux de chômage, à 2 % en décembre »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« un déficit qui pourrait atteindre trois millions de travailleurs d’ici 2030 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« soit environ 5 % de la population active d’avant-guerre »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
Sources
- Russia downgrades 2026 economic growth forecast to 0.4% from 1.3%, deputy PM says
- Guerre en Ukraine : « Les sanctions ont infligé des milliers de petites blessures qui pénalisent l'économie russe »
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