Le 29 juin 2026, le Conseil d’État a définitivement clos le feuilleton judiciaire de l’A69 en rejetant les recours contre ses autorisations environnementales. Une décision qui ravive les tensions entre élus locaux et opposants au projet autoroutier entre Castres et Toulouse.
L’A69 Toulouse-Castres avance à marche forcée. Les 100 % des ouvrages d’art sont achevés, la moitié du tracé est bitumée. Le Conseil d’État examine ce lundi 15 juin le pourvoi des opposants, après que le rapporteur public a recommandé son rejet.
Le 9 juin 2026, une quinzaine de militants d’Extinction Rebellion ont bloqué symboliquement la centrale d’enrobés du chantier de l’A69 à Puylaurens, dans le Tarn. L’action précède de six jours l’audience au Conseil d’État, fixée au 15 juin, sur le recours des opposants à l’autoroute.
La séance du 26 mai 2026 à Castres a été la plus animée depuis l’élection du maire RN Florian Azéma. Deux points ont concentré les tensions : un avis sur l’autoroute A69 et une motion de soutien à Robert Ménard, poursuivi pour refus de mariage d’un étranger sous OQTF.
Le siège social d’Atosca à Puylaurens a été perquisitionné le 11 mai 2026, dans le cadre d’une enquête ouverte en décembre 2025. Le préfet du Tarn, Simon Bertoux, a confirmé le 13 mai que le concessionnaire a occupé illégalement 93 hectares, dont 44 au-delà de son autorisation.