Israël se prépare à des élections législatives le 27 octobre 2026, première coalition à terminer son mandat depuis 1988. En parallèle, une réforme judiciaire controversée affaiblit la procureure générale, et Benyamin Netanyahou fait face à des tensions internes au Likoud.
Le 12 juillet, la commission de la Constitution de la Knesset a approuvé pour lectures finales un projet de loi limitant drastiquement les pouvoirs du procureur général israélien. Le texte, défendu par la coalition au pouvoir, suscite une levée de boucliers de l’opposition et de la procureure générale Gali Baharav-Miara, qui dénonce une atteinte à l’État de droit.
Le 2 juin 2026, environ trente avocats du barreau de Béziers ont manifesté devant le palais de justice contre le projet de loi SURE et une vidéo promotionnelle du ministère de la Justice. Le bâtonnier Me Sylvie Bar a pris la parole pour dénoncer la procédure de plaider-coupable criminel. Des rassemblements similaires ont eu lieu le même jour à Reims et dans d’autres villes.
Les avocats du barreau de Tours tiennent la distance. Depuis le 1er avril 2026, ils observent une grève perlée d’une journée par semaine contre le projet de loi SURE porté par Gérald Darmanin. Le 29 avril, une quarantaine d’entre eux ont organisé une audience publique devant le palais de justice de Tours pour maintenir la pression sur le législateur.
Les 3 000 avocats du Barreau de Marseille sont en grève depuis le 7 avril 2026 contre le projet de loi SURE de Gérald Darmanin. Le 14 avril, le Conseil de l’Ordre a décidé à l’unanimité de prolonger le mouvement. Plus de 130 barreaux en France sont concernés.
Le barreau d’Annecy s’est joint à la grève nationale des avocats contre le projet de loi SURE, qui étend le plaider-coupable aux crimes. Une centaine de robes noires ont défilé le 13 avril. Le mouvement se poursuit au niveau national.
Le barreau de Chalon-sur-Saône a participé à la journée nationale ‘justice morte’ le 13 avril 2026. En jeu : le projet de loi SURE de Gérald Darmanin, adopté au Sénat le lendemain. Les avocats craignent une justice expéditive au détriment des droits de la défense et des victimes.