Seize jours après l’entrée en vigueur de la taxe sur les petits colis importés, le bilan s’alourdit. Selon Le Parisien, l’entreprise Clevy Links, spécialisée dans le dédouanement à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a perdu 95% de son activité depuis le 1er mars. Une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus sur le tarmac français, préférant les plateformes belges ou néerlandaises.
Les autorités américaines, britanniques et canadiennes ont lancé lundi l’Opération Atlantic, une initiative internationale visant à démanteler en temps réel les réseaux d’escroquerie crypto par phishing d’approbation. Ces fraudes ont généré au moins 14 milliards de dollars de revenus onchain en 2025 selon Chainalysis, un montant qui pourrait atteindre 17 milliards une fois tous les portefeuilles illicites identifiés. L’opération s’appuie sur les résultats du Projet Atlas de 2024, qui avait gelé 24 millions de dollars d’actifs volés.
À rebours de toute logique industrielle, la France dispose de réserves estimées à 100 000 tonnes de tungstène réparties sur 22 sites, mais n’exploite aucun gisement depuis la fermeture de la mine de Salau il y a quarante ans. Pendant ce temps, la Chine, qui contrôle 75 % de la production mondiale, impose des restrictions d’exportation qui ont fait exploser les cours et menacent l’approvisionnement des secteurs aéronautique, automobile et de défense européens. L’Europe mise désormais sur le recyclage (30 à 35 % des approvisionnements visés) et la réouverture de mines en France, Espagne et Portugal, mais le calendrier reste flou.
Le 12 mars 2026, Deutsche Bank a perdu plus de 6% à la bourse de Francfort, entraînant dans sa chute l’ensemble du secteur bancaire européen. Si des réclamations juridiques de 750 à 850 millions d’euros expliquent en partie ce décrochage, un tweet viral évoque une exposition de 30 milliards de dollars au crédit privé que nous n’avons pu vérifier auprès d’aucune source primaire. L’affaire illustre comment, dans un contexte de tensions géopolitiques extrêmes, la désinformation financière prospère sur le terreau de l’incertitude.
Selon un tweet publié vendredi 13 mars, Relais Colis a demandé son placement en redressement judiciaire. Cette défaillance intervient à peine deux mois après une cyberattaque massive ayant compromis près de 10 millions de données personnelles, dans un secteur de la livraison de colis qui enchaîne les turbulences depuis six mois.
Alors que les médias se concentrent sur le pétrole et le gaz, c’est une autre matière première qui risque de payer le prix fort du blocage du détroit d’Ormuz : le soufre. Environ 24% de la production mondiale transite par ce goulet d’étranglement, selon des données circulant sur les marchés, dans un contexte où le marché de l’acide sulfurique affiche déjà une hausse de 500% depuis ses plus bas de 2021.
Depuis les frappes aériennes du 28 février 2026, l’indice immobilier du Dubai Financial Market a reculé de 18,1%, passant de 16 306 à 13 353 points selon Le Revenu. Un chiffre significatif, certes, mais bien en deçà des 32% évoqués sur les réseaux sociaux. Cette distorsion illustre comment la désinformation amplifie les mouvements de panique dans un marché qui, paradoxalement, avait déjà tous les ingrédients d’une correction avant même l’escalade militaire.
Une démonstration troublante vient d’exposer une faille de sécurité majeure dans l’écosystème des agents d’intelligence artificielle. Un chercheur en cybersécurité a réussi à accéder gratuitement à Claude Opus, le modèle premium d’Anthropic, en exploitant une vulnérabilité dans le sandbox de Perplexity. L’opération, réalisée en seulement trois commandes, a permis de facturer l’intégralité des requêtes sur le compte de l’entreprise ciblée. Cette découverte soulève des questions cruciales sur la sécurité des infrastructures d’IA et les risques financiers pour les entreprises du secteur.
À 3,7 %, le taux d’emprunt à 10 ans de l’État français atteint ce jeudi 12 mars 2026 son niveau le plus élevé depuis mars 2021. Cette hausse spectaculaire, qui place la France dans une position moins favorable que l’Italie sur les marchés obligataires, traduit l’inquiétude croissante des investisseurs face à l’instabilité politique chronique et aux dérapages budgétaires persistants. Alors que la Banque centrale européenne maintient ses taux directeurs à 2 % depuis juin 2025, l’écart de rendement entre la France et l’Allemagne continue de se creuser, atteignant des niveaux jamais vus depuis la crise de la dette européenne.
Morgan Stanley et Cliffwater ont rejoint la liste croissante des gestionnaires d’actifs contraints de limiter les retraits dans leurs fonds de crédit privé, totalisant plusieurs milliards de dollars. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes sur le marché du financement non bancaire, alors que les investisseurs s’inquiètent de la qualité des prêts accordés à des entreprises fragilisées par l’émergence de l’intelligence artificielle. Un mouvement qui rappelle les prémices d’une crise de liquidité dans un secteur promettant pourtant une accessibilité trimestrielle.
Ne manquez rien de l'actualité
Recevez gratuitement notre newsletter quotidienne
100% gratuit
Sans engagement
Désabonnement en 1 clic
🍪 Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience et mesurer l'audience.
En savoir plus