Flauraud : 120 emplois supprimés, l’Auvergne durement touchée

Le distributeur de pièces auto, racheté par le fonds allemand FairCap en janvier, sacrifie 37 % de ses effectifs français.

Flauraud : 120 emplois supprimés, l'Auvergne durement touchée
Illustration Audrey Faure / info.fr

Flauraud annonce la suppression de 120 postes sur 320 en France. L'Auvergne est directement concernée. Le plan social intervient trois mois seulement après le rachat de l'entreprise clermontoise par un fonds d'investissement allemand.

Fondée en 1932, l’entreprise Flauraud est spécialisée dans la distribution de pièces automobiles. Elle emploie 320 salariés en France. Selon La Montagne, 120 de ces postes sont menacés de suppression, soit 37 % des effectifs. L’Auvergne est touchée, sans que le nombre précis de suppressions locales n’ait été communiqué à ce stade.

Un rachat suivi d’un plan social

Le fonds d’investissement allemand FairCap a finalisé le rachat de Flauraud au 1er janvier 2026, après une promesse d’acquisition signée en septembre 2025. L’entreprise était auparavant détenue par Emil Frey France. Dans la foulée, Cédric Kuhn a été nommé directeur général, selon Auto Infos et J2R Auto. C’est lui qui pilote aujourd’hui la transformation du groupe. FairCap affiche l’ambition de définir une nouvelle feuille de route stratégique pour Flauraud, sans en préciser le contenu public.

Ce type de restructuration rapide post-rachat par un fonds n’est pas sans rappeler d’autres dossiers industriels récents, comme le cas Polytechnyl dans la Vallée de la Chimie lyonnaise ou Fibre Excellence, placée en redressement judiciaire, où les salariés attendent une issue depuis plusieurs mois.

Un précédent en 2021

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Ce n’est pas la première fois que Flauraud traverse une telle crise. En avril 2021, l’entreprise avait déjà annoncé un plan social prévoyant la suppression d’une cinquantaine de postes. Les magasins de Clermont-Ferrand et de Bort-les-Orgues avaient alors été menacés de fermeture, selon La Montagne. Des mobilisations syndicales avaient suivi. Le plan actuel est nettement plus massif.

Réactions politiques

La députée Marianne Maximi a réagi publiquement sur X :

Sur le fond, aucune date de négociation du plan social n’a encore été annoncée. Les discussions entre direction et représentants du personnel n’ont pas été rendues publiques. Des forums emploi existent dans la région, mais leur portée reste limitée face à des suppressions massives dans un secteur industriel spécialisé.

Le contexte national joue aussi. L’OFCE prévoit une hausse du taux de chômage à 8,2 % fin 2026, contre 7,7 % actuellement. Pour les salariés de Flauraud en Auvergne, le calendrier est particulièrement mal choisi. Les débats autour du budget 2026 pourraient offrir un cadre aux syndicats pour peser sur les négociations, mais rien n’est encore acté.

Sources

Audrey Faure

Audrey Faure

Audrey est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Puy-de-Dôme (63), avec Clermont-Ferrand pour chef-lieu. Spécialité du département : siege Michelin (35 000 emplois locaux) et chaine des Puys UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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