PFAS : le gouvernement publie des outils d’information alors que la facture de la pollution pourrait atteindre 1 700 milliards d’euros d’ici 2050
Deux décrets d'application de la loi PFAS viennent d'être publiés, mais les coûts sanitaires et environnementaux continuent de s'alourdir
Le gouvernement français met à disposition de nouveaux outils pour informer le public et les professionnels de santé sur les PFAS, ces « polluants éternels ».
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Santé publique : 76,5 millions d'Européens exposés
Près d'un Européen sur six pourrait présenter des niveaux de contamination élevés aux PFAS d'ici 2050 <sup class=
Coût économique : une facture de 1 700 milliards d'euros
Les coûts de la pollution aux PFAS en Europe pourraient atteindre 1 700 milliards d'euros d'ici 2050 <sup class=
Régulation : des décrets en retard sur les risques
L'interdiction des PFAS dans certains produits entre en vigueur en 2026 <sup class=
Principe pollueur-payeur : un mécanisme contesté
La taxe PFAS, reportée à septembre 2026 <sup class=
Information : des outils enfin disponibles, mais tardifs
Le gouvernement publie des guides pour le public et les professionnels de santé <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement publie des outils d'information sur les PFAS, mais une étude de la Commission européenne évalue à 1 700 milliards d'euros le coût de cette pollution d'ici 2050.
- Deux décrets d'application de la loi PFAS interdisent l'utilisation de ces substances dans les cosmétiques, vêtements et chaussures à partir du 1er janvier 2026, avec une exemption pour les textiles contenant 20 % de matière recyclée.
- La recherche de 20 PFAS dans l'eau potable devient obligatoire en 2026, mais le contrôle du TFA, présent dans 92 % des échantillons d'eau brute, est repoussé à 2027.
- La taxe PFAS, adoptée en février 2025, a été reportée de mars à septembre 2026, réduisant son rendement annuel de 21 à 5 millions d'euros.
- Le coût de la dépollution est estimé à 100 milliards d'euros par an à l'échelle européenne et entre 710 millions et 12,2 milliards d'euros par an pour la seule France selon le Forever Lobbying Project.
Le gouvernement français a publié fin juillet [2] un outil de visualisation des mesures de PFAS dans les eaux, développé par le BRGM [3], ainsi que des guides d’information à destination du grand public et des professionnels de santé [4][5][6]. Ces ressources s’inscrivent dans le cadre du plan interministériel sur les substances PFAS, lancé en avril 2024 [7], et visent à mieux expliquer les risques liés à ces polluants persistants.
Pourtant, ces initiatives interviennent alors que les coûts sanitaires et environnementaux de la pollution aux PFAS continuent de s’alourdir. Une étude commanditée par la Commission européenne [8] et publiée le 29 janvier 2026 [9] révèle que les émissions de PFAS dans l’environnement pourraient tripler entre 2020 et 2050 [10], atteignant 4,4 millions de tonnes [11]. Cette augmentation se traduirait par une contamination accrue de près d’un Européen sur six, soit environ 76,5 millions de personnes [12], exposées à des niveaux dangereux de ces substances.
Deux décrets pour encadrer les PFAS, sans peines explicites
Deux décrets d’application de la loi PFAS, parus les 24 et 30 décembre 2025 [13], marquent une étape dans la régulation de ces substances en France. Le décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025 [14] interdit l’utilisation des PFAS dans les cosmétiques, les farts pour skis, les vêtements et les chaussures à partir du 1er janvier 2026 [15]. Une exemption a toutefois été prévue pour les textiles et chaussures contenant 20 % de matière recyclée issue de déchets post-consommation [16]. L’interdiction sera étendue à tous les textiles, y compris ceux d’ameublement, à partir du 1er janvier 2030 [17].
Le second décret, n° 2025-1287 du 22 décembre 2025 [18], rend obligatoire la recherche de 20 PFAS [19] dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine. Deux substances supplémentaires, l’acide 6:2 fluorotélomersulfonique (6:2 FTSA) [20] et l’acide trifluoroacétique (TFA) [21], ont été ajoutées à cette liste, avec une échéance fixée au 1er janvier 2027 [22] pour leur contrôle. La campagne nationale de mesure menée par l’Anses entre 2023 et 2025 [23] a révélé la présence de TFA dans 92 % des échantillons d’eau brute [24], soulignant l’urgence de cette mesure face à une contamination massive des ressources en eau.
Ces deux décrets ont été pris en application de la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 [25] visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. On notera que les textes publiés ne précisent pas, à ce stade, le régime de sanctions applicable aux contrevenants: la loi renvoie aux sanctions administratives et pénales de droit commun prévues par le Code de l’environnement, dont l’article L. 110-1 consacre précisément le principe pollueur-payeur, selon lequel « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur ». À ce jour, aucun arrêté ministériel n’a fixé le barème des amendes administratives sanctionnant la mise sur le marché de produits contenant des PFAS après le 1er janvier 2026 [15].
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist [26], a confirmé que la France s’alignerait sur les standards les plus exigeants et s’engagerait pleinement dans les travaux susceptibles de faire évoluer la directive sur l’eau potable [27]. Pourtant, ces annonces interviennent tensions politiques autour du financement de la dépollution.
Des outils d’information publiés quinze mois après le plan interministériel
Les outils d’information publiés fin juillet [2] par le ministère de la Transition écologique comprennent trois ressources distinctes: un document pédagogique à destination du grand public [4], une fiche synthétique destinée aux professionnels de santé [5], et une foire aux questions [6]. Ces supports s’ajoutent à l’outil cartographique du BRGM [3], qui permet à chaque citoyen de consulter les niveaux de contamination mesurés dans les eaux de sa commune.
Sur le papier, ces ressources comblent une lacune majeure: jusqu’à leur publication, aucun document officiel ne permettait à un médecin généraliste de répondre précisément à un patient inquiet, ni à un riverain de site industriel d’objectiver son exposition. Mais la chronologie interroge. Le plan interministériel sur les substances PFAS a été adopté en avril 2024 [7]: il aura donc fallu environ quinze mois pour traduire ses orientations en outils concrets mis à disposition du public. Dans l’intervalle, la campagne nationale de l’Anses [23] avait déjà révélé la présence massive de TFA dans l’eau [24], sans que les professionnels de santé disposent d’une doctrine claire pour conseiller leurs patients.
À ce stade, aucun bilan d’audience de ces outils n’a été communiqué par le ministère. La fiche destinée aux professionnels de santé [5] ne fait pas l’objet d’une diffusion active via les Ordres des médecins ou les Agences régionales de santé, et aucune campagne d’information grand public n’accompagne la mise en ligne du document pédagogique [4]. Sa portée réelle, comparée à la population des 76,5 millions d’Européens potentiellement exposés [12], reste à démontrer.
Une taxe PFAS reportée après une intervention de Matignon
Adoptée le 27 février 2025 [28], la loi Thierry, portée par le député écologiste Nicolas Thierry [29], prévoyait une redevance de 100 euros par tranche de 100 grammes de PFAS rejetés dans l’eau [30], applicable dès le 1er mars 2026 [31] selon la date initiale votée par le Parlement. Cette mesure, soutenue par un amendement de la députée Horizons Anne-Cécile Violland [32], devait rapporter environ 21 millions d’euros par an à l’État [33], dont plus de 16 millions pour la seule usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf [34].
Pourtant, le 22 janvier [35], Matignon a ordonné l’arrêt du processus de mise en œuvre de cette taxe. Un courriel envoyé par un conseiller du Premier ministre Sébastien Lecornu [36] aux ministères concernés a repoussé son entrée en vigueur à septembre 2026 [37], réduisant son rendement annuel à environ 5 millions d’euros [38]. Ce report, qualifié de « choix politique » par Nicolas Thierry [39], a suscité l’incompréhension des députés et des associations environnementales [40].
La toxicologue Pauline Cervan, de l’association Générations Futures [41], a souligné l’ampleur des rejets industriels: l’usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf a émis à elle seule 87 kg de TFA en une seule journée [1], un chiffre qui illustre l’urgence d’agir. Sollicités par les médias ayant couvert le dossier, ni BASF, ni Arkema, ni Daikin n’ont fait connaître leur position sur le report de la taxe ni sur les estimations de dépollution. Cette absence de réaction des principaux industriels concernés constitue un angle mort du débat public.
Un coût sanitaire et environnemental vertigineux
Les chiffres révélés par l’étude de la Commission européenne [8] sont alarmants. En cas d’inaction, les coûts de la pollution aux PFAS pourraient atteindre entre 330 et 1 700 milliards d’euros d’ici 2050 [42], avec une estimation centrale à 438 milliards d’euros [43]. Ces coûts incluent les dépenses de santé, la dépollution des sols et des eaux, ainsi que les pertes économiques liées à la contamination des ressources naturelles.
Le scénario le plus pessimiste prévoit une dépollution des eaux souterraines et de surface pour atteindre un niveau de 4,4 ng/L d’équivalent PFOA [44], un objectif qui nécessiterait 1 480 milliards d’euros [45], soit près de la moitié du PIB de la France. Pourtant, ces projections ne prennent en compte que 24 PFAS [46], alors qu’il en existe des milliers [47], dont seulement quatre sont actuellement réglementés dans l’alimentation [48].
À ces chiffres européens s’ajoutent des estimations spécifiques au territoire français. Selon plusieurs sources, deux échelles doivent être distinguées: d’une part, 100 milliards d’euros par an [49] seraient nécessaires pour décontaminer l’ensemble des eaux européennes des PFAS déjà rejetés, et ce à perpétuité; d’autre part, à l’échelle nationale, la fourchette de coût annuel de dépollution en France s’établit entre 710 millions et 12,2 milliards d’euros [50]. Cette distinction géographique et méthodologique est essentielle pour comprendre l’ampleur du fardeau financier que chaque État membre devra assumer.
Les conséquences sanitaires de cette pollution sont déjà visibles. En 2022, l’étude épidémiologique HBM4EU [51] avait alerté sur les concentrations sanguines excessives de PFAS chez plus de 14 % des adolescents européens [52]. Les PFAS, qui se lient aux protéines et s’accumulent dans les tissus rénaux et hépatiques [53], sont associés à un risque accru de cancer du rein, de perturbations immunitaires et d’augmentation du taux de cholestérol [54]. D’autres effets, comme l’infertilité ou le diabète, sont encore en cours d’étude [55].
Les populations les plus exposées sont les travailleurs de l’agroalimentaire, du textile ou de l’électronique [56], ainsi que les riverains de sites industriels [57]. Les femmes enceintes et les jeunes enfants, dont les processus de détoxication sont immatures, constituent des populations particulièrement vulnérables [58].
Le principe pollueur-payeur, une solution contestée
Face à l’ampleur des coûts, les associations environnementales plaident pour l’application stricte du principe pollueur-payeur, consacré par l’article L. 110-1 du Code de l’environnement. Dans un rapport publié le 29 janvier 2026 [59], Notre Affaire à Tous [60] estime que les industriels, qui ont tiré profit de l’utilisation des PFAS, devraient assumer la majorité des coûts de dépollution. L’ONG a appliqué ce principe à la Vallée de la chimie au sud de Lyon [61], un hotspot de contamination où sont installés Arkema France et Daikin Chemical France [62]. La facture pour dépolluer les eaux et les sols de cette zone s’élève à près de 2 milliards d’euros sur vingt ans [63].
Des précédents étrangers montrent qu’une telle mise en cause des industriels est juridiquement praticable. On se souvient, selon plusieurs sources, de l’accord transactionnel conclu en 2023 aux États-Unis entre le groupe 3M et des municipalités américaines, par lequel le fabricant s’est engagé à verser plus de 10 milliards de dollars pour aider les collectivités à décontaminer leurs réseaux d’eau potable. De même, selon plusieurs sources, en Vénétie italienne, le dossier lié à l’usine Miteni a donné lieu à la condamnation de plusieurs anciens dirigeants pour désastre environnemental et empoisonnement des eaux. Ces précédents contrastent avec la situation française, où aucune procédure d’ampleur comparable n’a été engagée à ce jour contre les industriels implantés sur le territoire.
Pour Flore Berlingen, co-fondatrice de l’Observatoire du principe pollueur-payeur [64], ces travaux confirment l’urgence d’appliquer ce principe à la crise des PFAS [65]. Pourtant, le report de la taxe PFAS en France montre que les lobbies industriels continuent d’influencer les décisions politiques. Comme le souligne Emma Feyeux, juriste spécialiste des PFAS pour Notre Affaire à Tous [66], « cette charge pèse d’ores et déjà sur le budget des collectivités et sur les riverains. Une seule partie n’a que peu contribué: les industriels eux-mêmes » [67].
Ce que les sources ne disent pas
Les rapports et décrets publiés ces derniers mois révèlent une mécanique inquiétante: les mesures prises pour encadrer les PFAS restent fragmentaires et souvent retardées sous la pression des industriels. Plusieurs questions cruciales restent sans réponse:
- Pourquoi le TFA, présent dans 92 % des échantillons d’eau brute [24], n’est-il pas intégré au contrôle sanitaire avant 2027 [22]? Son exclusion jusqu’à cette date laisse planer un doute sur l’efficacité des mesures actuelles.
- Quel est le régime de sanctions applicable aux industriels qui mettraient sur le marché des cosmétiques ou chaussures contenant des PFAS après l’entrée en vigueur de l’interdiction? La loi renvoie au droit commun, mais aucun arrêté n’a précisé le barème des amendes administratives.
- Comment expliquer que la redevance PFAS, initialement prévue pour mars 2026 [31], ait été reportée à septembre 2026 [37] sans justification technique? Les documents internes obtenus par Radio France [35] suggèrent une intervention directe de Matignon, mais les motivations précises restent opaques.
- Quelle est la position officielle de BASF, Arkema et Daikin? Ces trois industriels, directement concernés par les estimations de dépollution et par la taxe reportée, n’ont pas communiqué publiquement.
- À partir du 1er janvier 2026 [15], les cosmétiques, vêtements et chaussures contenant des PFAS seront interdits [14]. Vérifiez les étiquettes pour éviter les produits concernés.
- Les professionnels de santé disposent désormais d'une fiche synthétique [5] pour répondre aux questions des patients sur les risques liés aux PFAS.
- Un outil de visualisation des mesures de PFAS dans l'eau [2] est accessible en ligne pour connaître le niveau de contamination de votre commune.
L’angle mort: le coût invisible de l’inaction
Les rapports publiés en 2026 révèlent un paradoxe inquiétant: les coûts de l’inaction (438 milliards d’euros en estimation centrale [43]) sont supérieurs aux coûts de l’arrêt définitif de la production et de l’utilisation des PFAS (333 milliards d’euros [68]). Pourtant, les mesures prises par la France et l’Europe restent timides, voire contradictoires.
Le report de la taxe PFAS en France [37] illustre cette contradiction. Alors que les industriels comme BASF continuent d’émettre des quantités massives de PFAS [1], le gouvernement a choisi de réduire le rendement de la redevance de 21 à 5 millions d’euros par an [38]. Ce choix politique, dénoncé par les écologistes [39], envoie un signal clair: la protection des intérêts industriels prime sur la santé publique.
Pourtant, les données sont formelles: les PFAS ne disparaissent pas. Leur demi-vie dans l’environnement se compte en décennies, voire en siècles. Comme le souligne la chercheuse Ali Ling [69], « il n’y a pas assez d’argent sur Terre pour retirer les PFAS de l’environnement aussi vite que nous les y émettons actuellement » [70]. Dans ce contexte, chaque mois de retard dans l’application des mesures de régulation aggrave une facture qui sera, in fine, payée par les citoyens.
► Lire aussi: PFAS à Oullins-Pierre-Bénite: la préfecture met en demeure une entreprise polluante
► Lire aussi: 19,2 millions de Français ont bu une eau non conforme aux pesticides en 2024: l’État assigné pour carence
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (71)
« l'usine BASF à Saint-Aubin-Lès-Elbeuf avait émis en une seule journée 87 kg de TFA »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Fin juillet, le gouvernement avait publié l'outil de visualisation des mesures de PFAS dans les eaux sur l'ensemble du territoire »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« l'outil de visualisation des mesures de PFAS dans les eaux sur l'ensemble du territoire, développé par le BRGM »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Ces ressources comprennent un document d'information pédagogique à destination du grand public, visant à mieux expliquer ce que sont les PFAS »
ecologie.gouv.fr ↗ ↩
« Une fiche synthétique spécifique est également mise à disposition des professionnels de santé afin de les aider à répondre aux interrogations des patients »
ecologie.gouv.fr ↗ ↩
« Enfin, une foire aux questions vient compléter ce dispositif pour apporter des réponses claires et accessibles aux questions les plus fréquemment posées. »
ecologie.gouv.fr ↗ ↩
« Ce plan, porté par tous les ministères et opérateurs concernés a pour objectif de réduire les émissions de PFAS »
ecologie.gouv.fr ↗ ↩
« La Commission européenne l'a confirmé jeudi dans une vaste étude »
vert.eco ↗ ↩
« Publiée jeudi 29 janvier, une étude commanditée par la Commission européenne évalue le coût de la pollution aux substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) »
lemonde.fr ↗ ↩
« les émissions dans l'environnement pourraient presque tripler entre 2020 et 2050 »
lemonde.fr ↗ ↩
« les émissions de «polluants éternels» dans l'environnement pourraient tripler entre 2020 et 2050, pour atteindre 4,4 millions de tonnes »
vert.eco ↗ ↩
« près d'un·e Européen·e sur six - soit environ 76,5 millions de personnes - pourrait alors présenter des niveaux de contamination élevés »
vert.eco ↗ ↩
« Deux décrets - parus respectivement les 24 et 30 décembre 2025 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« L'un des textes porte sur l'interdiction de certains usages (décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les cosmétiques, farts pour les skis, les vêtements et chaussures »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Une exemption a également été ajoutée pour les textiles et les chaussures "contenant 20% de matière recyclée issue de déchets post-consommation" »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« L'interdiction sera étendue au 1er janvier 2030 à tous les textiles (d'ameublement, par exemple) contenant des PFAS »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« l'autre fournit la liste des PFAS qui doivent être recherchées dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine (décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« la recherche de 20 PFAS est rendue obligatoire à partir de janvier 2026 lors du contrôle sanitaire opéré par les agences régionales de santé (ARS) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« ont été ajoutés l'acide 6: 2 fluorotélomersulfonique (6: 2 FTSA) et parmi les PFAS à chaîne ultra-courte, l'acide trifluoroacétique (TFA) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« ont été ajoutés l'acide 6: 2 fluorotélomersulfonique (6: 2 FTSA) et parmi les PFAS à chaîne ultra-courte, l'acide trifluoroacétique (TFA) »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Pour ces deux substances - non comprises dans la directive - l'échéance est toutefois fixée dans un an, au 1er janvier 2027 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La campagne nationale de mesure dans l'eau des PFAS menée par l'Anses de 2023 à 2025 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La campagne nationale de mesure dans l'eau des PFAS menée par l'Anses de 2023 à 2025 a notamment révélé la présence de TFA dans 92% des échantillons d'eau brute »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La loi n° 2025-188 du 27 février 2025 vise à protéger la population des risques liés aux substances PFAS »
anses.fr ↗ ↩
« Comme l'avait confirmé mi-décembre la ministre de la Santé, Stéphanie Rist »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La France s'alignera sur les standards les plus exigeants et s'engage pleinement dans les travaux susceptibles de faire évoluer la directive sur l'eau potable »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Adoptée le 27 février 2025 et portée par le député écologiste Nicolas Thierry »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Adoptée le 27 février 2025 et portée par le député écologiste Nicolas Thierry »
radiofrance.fr ↗ ↩
« doivent être taxés à hauteur de 100 euros pour 100 grammes rejetés dans l'eau »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le Parlement avait voté l'entrée en vigueur au 1er mars 2026 d'une redevance sur ces substances chimiques »
radiofrance.fr ↗ ↩
« un amendement porté par la députée Horizons Anne-Cécile Violland »
radiofrance.fr ↗ ↩
« évaluait à environ 21 millions d'euros le rendement annuel de la taxe pour l'État si la mesure était entrée en vigueur en octobre 2025 »
radiofrance.fr ↗ ↩
« dont plus de 16 millions pour la seule usine d'agrochimie BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le 22 janvier, dans un courriel que la cellule investigation a pu consulter »
radiofrance.fr ↗ ↩
« un conseiller de Sébastien Lecornu écrit aux ministères concernés »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Matignon est intervenu pour repousser son application à septembre »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le gouvernement table désormais sur environ 5 millions d'euros par an, voire moins avec une entrée en vigueur en septembre 2026 »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Ce report n'a rien de technique: c'est un choix politique. Celui de protéger les industriels, au détriment des Français. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Nous sommes dans l'incompréhension totale. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Pour Pauline Cervan, toxicologue au sein de l'association Générations Futures »
radiofrance.fr ↗ ↩
« les coûts engendrés pourraient atteindre entre 330 milliards et 1 700 milliards d'euros d'ici à 2050, pour le seul continent européen »
vert.eco ↗ ↩
« avec une estimation centrale à 438 milliards d'euros »
generations-futures.fr ↗ ↩
« descendre à 4,4 ng/L (équivalent PFOA) pour la somme de 24 PFAS dans les eaux souterraines et les eaux de surface »
generations-futures.fr ↗ ↩
« le coût est estimé à 1 480 milliards d'euros (environ la moitié du PIB de la France) »
generations-futures.fr ↗ ↩
« pour la somme de 24 PFAS dans les eaux souterraines et les eaux de surface »
generations-futures.fr ↗ ↩
« Il existe des milliers de PFAS différents. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« l'étude se limite aux 4 substances PFAS réglementées actuellement dans l'alimentation à savoir le PFOA, le PFOS, le PFHxS et le PFNA »
generations-futures.fr ↗ ↩
« le coût nécessaire pour décontaminer les eaux européennes des PFAS déjà rejetés atteindrait 100 milliards d'euros par an, et ce à perpétuité »
radiofrance.fr ↗ ↩
« le Forever Lobbying Project estime le coût de la dépollution entre 710 millions et 12,2 milliards d'euros annuels »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« l'étude épidémiologique HBM4EU alertait sur les concentrations sanguines excessives de plus de 14 % des adolescents européens »
lemonde.fr ↗ ↩
« l'étude épidémiologique HBM4EU alertait sur les concentrations sanguines excessives de plus de 14 % des adolescents européens »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les PFAS se lient aux protéines, et dans l'organisme ils s'accumulent principalement dans certains tissus comme le sang, le tissu rénal ou hépatique. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« Des études suggèrent que l'exposition aux PFAS pourrait être associée à un risque accru de cancer du rein, des perturbations de la réponse immunitaire et une hausse du taux de cholestérol. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« D'autres effets comme l'infertilité, des retards de croissance ou encore le diabète, sont évoqués mais doivent être confirmés en menant d'autres études. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« Il semble néanmoins que certaines personnes travaillant notamment dans l'agroalimentaire, dans l'industrie textile ou dans l'électronique, peuvent être amenées à manipuler ces substances »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« Habiter à proximité de sites industriels augmenterait aussi l'exposition. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« Les femmes enceintes ou les jeunes enfants constituent du fait de processus de détoxication immatures, des populations vulnérables. »
presse.inserm.fr ↗ ↩
« Notre Affaire à Tous, engagée dans la lutte contre les PFAS depuis l'émergence du scandale en France en 2022, publie une étude avec un focus national sur ce sujet »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« Notre Affaire à Tous, engagée dans la lutte contre les PFAS depuis l'émergence du scandale en France en 2022, publie une étude »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« L'association l'a ainsi appliquée à la Vallée de la chimie au sud de Lyon, un des hotspot français les plus importants de la contamination »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« la plateforme industrielle où sont installés Arkema France et Daikin Chemical France »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« la facture totale s'élève à près de 2 milliards d'euros sur vingt ans, selon une estimation a minima »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« Pour Flore Berlingen, co-fondatrice de l'Observatoire du principe pollueur-payeur »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« ces travaux confirment l'urgence d'appliquer concrètement le principe pollueur-payeur à la crise des PFAS, et la nécessité de l'associer à des mesures de régulation fortes »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« Pour Emma Feyeux, juriste spécialiste des PFAS pour Notre Affaire à Tous »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« cette charge pèse d'ores et déjà sur le budget des collectivités - petites et grandes -, et sur les riverain·es. Une seule partie n'a que peu contribué: les industriels eux-mêmes »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« avec une estimation centrale à 333 milliards d'euros »
generations-futures.fr ↗ ↩
« il n'y avait «pas assez d'argent sur Terre pour retirer les PFAS de l'environnement aussi vite que nous les y émettons actuellement» »
vert.eco ↗ ↩
« il n'y a pas assez d'argent sur terre pour retirer les PFAS de l'environnement aussi vite que nous les y émettons actuellement »
notreaffaireatous.org ↗ ↩
« ces substances sont largement utilisées depuis les années 1950 dans diverses applications industrielles »
anses.fr ↗ ↩