L’usine de traitement des eaux de Ternay, dans le Rhône, achève en mai 2026 deux ans de travaux pour éliminer les PFAS de l’eau potable. Un investissement de 4,2 millions d’euros, porté par le Syndicat Mixte d’Eau Potable Rhône-Sud et Suez, pour protéger 170 000 habitants du sud lyonnais.
À Arrentès-de-Corcieux, 169 habitants peuvent à nouveau consommer l’eau du robinet. Le préfet Blaise Gourtay a levé l’arrêté de restriction le 30 avril 2026, après des analyses confirmant l’absence de PFAS détectables grâce à un système de filtration par charbon actif.
Des PFAS ont été détectés dans trois sources exploitées par Sources Alma en Ardèche et dans la Loire. Les niveaux relevés dépassent la limite réglementaire pour les eaux minérales. Les sites ont été fermés et une surveillance renforcée est en place.
Après l’eau potable, la viande. Des bovins élevés dans les Ardennes ont été testés positifs aux PFAS, selon des informations révélées par Mediapart le 28 avril 2026. La contamination trouve son origine dans des décennies d’épandage de boues industrielles sur des terres agricoles.
Le gouvernement français met à disposition de nouveaux outils pour informer le public et les professionnels de santé sur les PFAS, ces « polluants éternels ».
La préfecture du Rhône a mis en demeure une entreprise d’Oullins-Pierre-Bénite le 3 mars 2026. Le dossier s’inscrit dans le scandale des PFAS qui empoisonne la « vallée de la chimie » depuis des décennies. Arkema et Daikin sont déjà visés par une action judiciaire historique regroupant 192 plaignants.