Formule 1 : à Spa, le règlement 2026 fait polémique après 3,8 secondes perdues
Le pilote Williams fustige la gestion d'énergie imposée par les nouvelles règles après des qualifications catastrophiques à Spa
Les nouvelles monoplaces accusent un retard spectaculaire sur le tracé belge. Carlos Sainz dénonce un règlement qui aurait dû être bloqué dès les simulations de 2022-2023.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Perte de spectacle
Les monoplaces accusent 3,8 secondes de retard sur 2025 à Spa. Les pertes de vitesse atteignent 50 km/h en ligne droite, rendant les qualifications moins spectaculaires.
Validité des simulations ignorées
Les simulations de 2022-2023 montraient déjà les déficits de performance. Sainz accuse : ces alertes ont été ignorées lors de l'homologation.
Blocage réglementaire jusqu'en 2027
L'homologation moteur du 1er mars interdit tout changement avant la fin de saison. Les pilotes réclament un ratio 60/40 thermique/électrique pour 2027.
Désavantage des meilleurs pilotes
Franz Tost estime que la gestion d'énergie excessive pénalise les pilotes talentueux en imposant une approche conservative plutôt qu'offensive.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2022-2023
Simulations initiales
Les premières simulations du règlement 2026 circulent et montrent déjà les déficits de vitesse
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1er mars 2026
Homologation moteurs
Les unités de puissance sont homologuées, interdisant tout changement technique jusqu'à fin 2026
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Avr. 2026
Ajustements post-Miami
La FIA modifie les règles de déploiement après le GP de Miami : recharge réduite à 7 MJ, super clipping porté à 350 kW
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18-19 juil. 2026
Explosions à Spa
Qualifications catastrophiques à Spa : pole à 1:44.361 contre 1:40.562 en 2025. Sainz qualifié 15e dénonce publiquement le règlement
Kimi Antonelli boucle son tour de pole en 1:44.361. Lando Norris avait fait 1:40.562 l’an dernier sur le même tracé. Trois secondes huit de différence. À Spa, les 18 et 19 juillet 2026 - le spectacle a changé de nature.
Carlos Sainz ne décolère pas. Qualifié en 1:46.777 - le pilote Williams sort du paddock avec une conviction: « Personne sur la piste n’apprécie un tour de qualification autant que l’année dernière. Nous avons pas mal perdu avec ces voitures à Spa. »
La cause? Les nouvelles unités de puissance imposent une répartition 50/50 entre moteur thermique et électrique. Résultat: les monoplaces perdent jusqu’à 50 km/h dans le troisième secteur faute d’énergie électrique. À Blanchimont, sortie de virage, la batterie lâche. Le pilote lève le pied. Parfois, il rétrograde en pleine ligne droite pour préserver ce qui reste.
« Cela n’aurait jamais dû arriver »
Carlos Sainz ne s’arrête pas au constat technique. Il remonte à la source. « Quiconque a vu ces simulations en 2022 et 2023 aurait dû se dire: comment peut-on accepter ça? » Le package réglementaire actuel « n’aurait jamais dû être approuvé tel quel » et « n’est pas assez bon » pour le sport, martèle-t-il.
Max Verstappen et Lando Norris partagent la même exaspération.
À Pouhon, des pertes de vitesse significatives
Les simulations le confirment: dans le virage rapide de Pouhon, les écuries perdent jusqu’à 40 km/h par rapport aux années précédentes. Elles évitent de déployer la puissance électrique dans cette section pour gérer l’énergie sur le reste du tour. Franz Tost estime que ces règles « désavantagent les pilotes les plus talentueux en imposant une approche plus conservative ».
La FIA a tenté des ajustements. Après Miami - elle a modifié les paramètres de recharge d’énergie, passant à 7 MJ par tour. La puissance maximale du « super clipping » a été ajustée, avec des valeurs atteignant 350 kW. Insuffisant. Les critiques ont repris de plus belle après Silverstone, puis Spa.
Ce que personne ne dit
Le règlement 2026 a été homologué le 1er mars. Aucun changement technique ne peut être effectué avant la fin de la saison. Les écuries ont signé en connaissance de cause. Les simulations de 2022 et 2023 circulaient déjà. Pourquoi personne n’a exigé un moratoire à ce moment-là? Sainz propose désormais un ratio 60% thermique / 40% électrique pour 2027. Tous les motoristes ne sont pas d’accord.
Gabriel Bortoleto - pilote Audi, a un autre discours. Agacé par les plaintes constantes, il appelle les pilotes à « s’adapter et cesser de rabaisser le sport ». Verstappen, lui, avait qualifié les monoplaces de « Formule E sous stéroïdes » dès les essais de pré-saison. Lewis Hamilton estime que les nouvelles règles sont « difficiles à comprendre » pour les fans et les pilotes.
Domenicali défend le règlement
Stefano Domenicali - PDG de la Formule 1, refuse la critique. Il rappelle que « des défis similaires existaient déjà dans les années 1980 ». Pour lui, la gestion d’énergie fait partie de l’ADN du sport. Une référence qui convainc peu dans le paddock.
En attendant, à Spa, les pilotes lèvent le pied en ligne droite. Le public compte les secondes perdues.
Sources
- Sainz queries F1's support of 2026 rules - Motorsport.com
- 2026 F1 Belgian Grand Prix qualifying results - Racing News 365
- Pole lap time difference Spa 2025 vs 2026 - Reddit F1 India
- Comment accepter ça ? Sainz tacle la F1 2026 - Motorsport.com FR
- FIA urged to be open-minded over 2026 F1 energy management fears - Crash.net
- Carlos Sainz demands change in impassioned appeal - Racing News 365
- F1 drivers hit out at 2026 regulations - GPBlog
- Sainz accuse Mercedes après le fiasco des règles 2026 - NextGen Auto
- Carlos Sainz F1 2026 energy management limits FIA warning - Planet F1
- Carlos Sainz scathing F1 regulations verdict - Motorsport Week
- Carlos Sainz F1 2026 regulations - Formula Rapida
- Sainz becomes fifth driver to take Belgian GP grid drop - Formula1.com
- No one is enjoying qualifying, says Sainz - Pitpass
