Un bâtiment vacant du quartier La Folie-Couvrechef, rue des Bénédictins à Caen, est occupé depuis le 7 mai 2026 par le collectif AGLE. Vingt personnes sans abri y ont été hébergées, dont 13 enfants issus de 7 familles monoparentales. L’action vise à dénoncer l’absence de réquisition de logements vides dans l’agglomération.
Un immeuble squatté au 4 bis rue Saint-Philippe à Nice a été évacué le 30 avril 2026 après une opération de six heures de la police municipale. Le bâtiment, devenu foyer de trafics de drogue et de prostitution, a été muré et placé sous surveillance permanente. Des locataires légitimes se retrouvent sans logement.
Le président du Département de La Réunion, Cyrille Melchior, tire la sonnette d’alarme. La Ligne Budgétaire Unique pour 2026 serait réduite à 27 millions d’euros, contre 85 millions en 2024. Une division par trois qui menace directement 1 800 logements neufs, 53 000 familles en attente de HLM et le secteur du BTP.
Près de 150 000 Réunionnais étaient mal logés ou sans domicile en 2025, selon le rapport annuel 2026 de la Fondation pour le Logement, présenté le 22 avril. La crise s’aggrave d’année en année, avec une liste d’attente pour le logement social en hausse de 72 % depuis 2018 et un financement divisé par trois en 2026.
Une centaine de familles mal-logées occupent pacifiquement l’esplanade de l’Hôtel de Ville de Paris depuis le mardi 21 avril 2026. Soutenues par l’association Droit au Logement, elles réclament un relogement décent et la transparence sur les attributions de logements sociaux. Aucune réaction officielle de la Mairie ou de la Préfecture n’a été signalée à ce stade.
La fin de la trêve hivernale a donné le signal d’une mobilisation à Toulouse. Des centaines de manifestants se sont rassemblés le 31 mars 2026 devant le Palais de Justice. En toile de fond : une liste d’attente de près de 55 000 ménages pour un logement social dans la métropole.
Des associations bastiaises multiplient les occupations symboliques de logements vacants pour alerter sur la crise du mal-logement. En Corse, la pénurie de logements sociaux atteint un niveau record. À Bastia, 23 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.