En Côte d’Ivoire, l’orpaillage illégal prive l’État de 4 600 milliards FCFA et de 142 tonnes d’or par an, selon plusieurs médias locaux. Malgré les opérations militaires menées depuis 2021, les réseaux clandestins, souvent tenus par des étrangers, continuent de polluer les fleuves et d’exporter l’or hors des circuits officiels.
Le 21 mai 2026, le Tribunal administratif de Guyane a rejeté le recours déposé par une coalition d’associations et de résidents contre l’État pour carence dans la lutte contre l’orpaillage illégal. Malgré la reconnaissance d’un préjudice écologique majeur, les juges ont estimé les moyens de l’État suffisants. La coalition fait appel.
Le parquet de Cayenne, la préfecture, la gendarmerie et l’Association des maires de Guyane ont signé le 1er juillet une convention actant la fin de la destruction du carburant saisi lors des opérations anti-orpaillage. Saint-Laurent-du-Maroni a reçu la première livraison, plus de 10 000 litres, début juillet.
Le 7 juillet 2026, la gendarmerie a remis 10 315 litres de carburant confisqué lors d’opérations contre l’orpaillage illégal à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni. Ce protocole rompt avec la pratique de destruction systématique et offre une ressource concrète aux collectivités locales.
Les autorités coutumières du Haut-Maroni montent au crémeau. Deux mois après le rejet de leur recours contre l’État, elles réclament une mobilisation d’ampleur contre l’orpaillage illégal qui pollue leurs terres. « On est français au même titre que vous », ont-elles lancé au préfet fin juin.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a officialisé le 23 juin l’installation du barrage flottant à Camopi. Déployé par les Forces armées en Guyane et la gendarmerie, il a déjà conduit à des arrestations. Le dispositif répond aux tensions nées en avril après le sectionnement d’un câble artisanal tendu par les habitants.
Le préfet de Guyane Antoine Poussier s’est rendu à Kourou le 11 avril 2026 pour évoquer le renforcement des contrôles migratoires avec le Brésil. L’opération AÏMARA, engagée simultanément sur l’Oyapock et le Maroni, illustre la pression croissante sur ces frontières fluviales.