Le 23 juin, la mairie des 11e et 12e arrondissements de Marseille a signé une convention avec l’association Éclats de Femme. Cette décision, qui prévoit la mise à disposition gratuite de locaux, est critiquée par l’opposition et des associations féministes en raison des accointances politiques de l’association.
Face à un stock de 2 500 à 3 000 affaires de violences sexuelles sur mineurs, le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a pris des mesures exceptionnelles. Le procureur Éric Mathais a suspendu temporairement les enquêtes préliminaires non prioritaires. Un conseil de juridiction s’est tenu le 19 juin.
Le 19 juin, le ministre de la Justice a demandé à l’Inspection générale de la justice d’enquêter sur la rédaction controversée d’un jugement du tribunal de Bobigny. La mère de l’enfant a saisi le Conseil supérieur de la magistrature après avoir pris connaissance de propos la qualifiant de « psychologue bobo » et accusant son fils d’un « délire de victimisation ».
Le conseil municipal de Lyon a été marqué par l’annonce d’un pacte municipal contre les violences sexistes et sexuelles et par la secousse politique de l’affaire Abreu. L’opposition, en pleine recomposition, se divise en trois groupes.
Dans les Hautes-Alpes, 160 procédures pour violences sexuelles sur mineurs sont en cours. Soixante-dix d’entre elles sont suivies par le parquet de Gap. La procureure évoque une priorité absolue, tandis qu’une association dénonce des lacunes dans la protection des victimes pendant l’enquête.
Le ministre de la Justice a ouvert une enquête administrative après la découverte de propos insultants dans un jugement du tribunal de Bobigny. Le texte, qui relaxait un baby-sitter accusé d’agression sexuelle sur un garçon de 7 ans, qualifiait la mère de « psychologue bobo » et l’accusait de « délire de victimisation ». La mère a saisi le Conseil supérieur de la magistrature.
Le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, a présenté un plan d’urgence pour traiter les violences sexuelles sur mineurs. Un inventaire a recensé 1 648 dossiers en cours. 57 ont été classés en urgence absolue. Le magistrat évoque une « prise de conscience » nécessaire.
Le bilan sécuritaire de la Fête de la Musique à Paris, dans la nuit du 21 au 22 juin, est lourd. Près de 150 personnes ont été interpellées, une dizaine de piqûres sauvages ont été signalées et une enquête a été ouverte pour viol présumé. Un important dispositif de 4 800 policiers était déployé.
Un troisième rassemblement s’est tenu samedi 22 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Châteauroux. Sous le slogan « deux enfants victimes par classe », les participants ont réclamé une meilleure protection judiciaire des mineurs, alors que le parquet local annonce le réexamen de 210 dossiers.
Une enquête des Dernières Nouvelles d’Alsace, publiée le 20 juin, révèle de nouveaux témoignages de violences physiques et sexuelles au collège Saint-André de Colmar. Les faits, commis par des frères marianistes dans les années 1960 et 1970, sont prescrits. La direction de l’établissement lance un appel à témoins.